Images de Kinshasa pour le public québécois

Images de kinshasa pour le public québécois

François Richard

image

L’artiste et travailleur communautaire originaire de la République Démocratique du Congo Paul Henry Kiese présente pour la deuxième à Montréal son exposition de photographies et de montages vidéos: Kinshasa dans le regard de Paul Henry Kiese. Les oeuvres pourront être admirées du vendredi 20 mars au jeudi 26 mars 2009, au Centre social d’aide aux immigrants, situé au 6201 rue Laurendeau, dans le quartier Ville-Émard (métro Jolicoeur).

La vie au Congo

Les photographies de Paul Henry Kiese illustrent la vie quotidienne à Kinshasa, une ville secouée par les flots de réfugiés, victimes de la guerre dans l’est du Congo, qui y débarquent, l’absence de services publics et la brutalité de forces de l’ordre corrompues. L’artiste ne s’appesantit toutefois pas sur les misères quotidienne des Kinois. Il laisse une large place dans son exposition aux aspects plus positifs, notamment les cérémonies de mariage, de la vie dans sa ville natale. Son emploi de travailleur communautaire auprès des jeunes de la rue à Kinshasa a permis à Paul Henry Kiese de porter un regard compatissant et averti sur les réalités d’une ville en pleine mutation.

Un artiste et travailleur communautaire

L’histoire de Paul-Henry Kiese sera contée plus en détail dans l’édition de juin de Reflet de Société. Les lecteurs pourront alors faire plus ample connaissance avec cet artiste qui se bat quotidiennement pour assurer aux enfants de Kinshasa un avenir meilleur. Son travail auprès des jeunes de rue montréalais sera aussi évoqué. Rendez-vous en juin.

Pour visiter la page Facebook de Paul-Henry Kiese, cliquez sur le lien.

LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE SUR LES IMAGES DE KINSHASA.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Le baroudeur range son sac-à-dos: sabbatique des voyages annoncée

Le baroudeur range son sac-à-dos: sabbatique des voyages annoncées  

Ça fait cliché ou eau de rose. Ça sonne comme un mauvais roman: je me sens comme un étranger chez moi… C’est que, depuis 4 ans, j’ai trimballé mon pack-sac à quelques reprises. Oh, pas 4 ans durant, remarquez.

 Maintenant, je suis de retour pour un bon moment. Je prends une sabattique indéterminée des voyages. Je vois la vie d’une drôle de manière. Je suis tellement sur une autre planète que je regarde les gens, même mes proches, comme si je me trouvais parmi une autre culture que la mienne. Pas toujours mais bon, vous voyez le topo.

 J’ai envie de savourer ce moment. Réapprendre à vivre chez moi! M’enraciner. Mais voilà. J’ai cet article à terminer – sur l’Afghanistan – qui m’angoisse. À vrai dire, tous mes articles qui portent sur l’international ont été douloureux à pondre. Sans exception. Peur de ne pas avoir saisi un peu d’une culture étrangère, peur de ne pas bien l’avoir rendue à l’écrit, peur d’être passé à côté du sujet, peur d’avoir mal transmis mes connaissances. Bref, je me mets une tonne de pression quand vient le temps de composer. Évidemment, je ne suis jamais pleinement satisfait. Comment rendre avec justesse – et justice! -, en quelques milliers de mots, mes liens avec ces autres cultures, mon regard, mes rencontres. Comment concilier la culture d’un pays et le sujet choisi? Alors j’angoisse devant cette tâche que JE considère titanesque. Pour la petite histoire, j’ai décidé, afin de répondre à mon besoin en ce sens, d’écrire un livre sur mes expériences délurées de voyage. J’ai en tête, et au coeur, la République démocratique du Congo, la Sierra Leone, le Vietnam, le Cambodge, Haïti, l’Afghanistan, les Phlippines, le Nicaragua et un peu de l’Europe. Se mêlent à ces pays les enfants soldats, le trafic sexuel, la guerre, la criminalité, l’insécurité sous toutes ses formes (santé, éducation, environnement, économie,..), la reconstruction d’un État. À cela se rajoutent des rencontres hors de l’ordinaire, des aventures dignes de films d’action! C’est ça, mes 4 dernières années.

J’ai vu, assez pour ne plus les apercevoir, des femmes à genoux, la main tendue vers le haut, espérant recevoir l’aumône. Jour après jour, semaine après semaine. Elles y resteront toute leur vie, si ça se trouve. Des enfants utilisés comme du vulgaire bétail à transporter des charges qu’un adulte comme moi ne parviendrai pas à soulever. Des gens qui, à longueur de vie, traîneront dans le coeur cette angoisse ancrée à jamais: vais-je pouvoir manger aujourd’hui? Mes enfants auront-ils de quoi se nourrir?

C’est ce genre de vie que j’ai côtoyée, ces dernières années. Alors pour moi, les problèmes de circulation, de grèves, les accrocs au boulot, ça me passe 10 pieds par dessus la tête. Je ne reproche en rien les gens qui en discutent, qui vivent ces problèmes. C’est là leur réalité. C’est juste moi qui cloche. Je suis encore ailleurs, voilà tout. Un étranger parmi les siens.

Pour m’enraciner, je me suis trouvé quelques moyens. Mon blogue, par exemple. Je n’y écris plus depuis belle lurette. Je vais m’y remettre. En espérant être en mesure, avant longtemps, de susciter un intérêt parmi les miens!

D’ailleurs, pour ceux qui, comme moi, se sont déjà sentis déconnectés… N’hésitez pas à me donner vos trucs! sait-on jamais, ça pourrait m’aider!

Sur ce, à demain… j’espère!

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-l-queb CD de musique Soul, R n B., Hip Hop. Rappeur et rap music de Bu The Knowledgist, L’Queb, HD, Marilyn, Ol1KU. 9,95$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Maltrunition

Maltrunition
Par Dominic Desmarais

Fatanya ne verra plus jamais la lumière du jour. À 6 ans, sa malnutrition sévère a engendré une maladie qui l’a rendu aveugle. Avec ses maigres 20 livres, il se perd dans sa chemise conçue pour un enfant de son âge. Son regard inanimé n’a rien de celui d’un gamin. Il attend on ne sait quoi, sans aucune émotion.

Fatanya est arrivé au Centre nutritionnel thérapeutique (CNT) de Walungu, dans l’est de la République démocratique du Congo, il y a 22 jours, au moment où je l’ai rencontré. Il y restera jusqu’à ce qu’il atteigne son poids idéal, soit 25 livres. Comme les 24 autres pensionnaires de la salle de pédiatrie – un large dortoir -, il est nourri au lait et à la bouillie de maïs.

Jeanne Nzigi, nutritionniste du CNT, s’arrête devant chaque enfant. Elle raconte leur histoire. Depuis combien de jours ils sont arrivés, le poids qu’ils doivent atteindre avant de quitter le centre, les autres maladies qui les accablent. Son sourire optimiste détonne. Dans cette salle, remplie de gamins de 1 à 17 ans, règne un silence déroutant. Pas de cris d’amusement, pas de pleurs. Une sorte de résignation que seuls Jeanne et ses collègues de travail ne voient pas.

Dans un coin, une mère caresse son dernier né. Byamungu, un an, a le ventre gonflé. Une obstruction intestinale lui donne des ballonnements. Il y a 38 jours, s’apercevant qu’il vomissait ses excréments, sa mère est venue demander secours. Le petit sur son dos, elle a marché pendant 7 heures pour arriver au Centre. Depuis, elle veille sur lui. Il s’agit de son troisième enfant (sur 7) à passer par le Centre pour malnutrition.

Suivi alimentaire

Une fois le congé obtenu du centre, l’enfant est suivi pendant 3 mois. À raison d’une visite par semaine dans un autre Centre, il reçoit des vivres pour sa famille et lui. De quoi préparer de la bouillie jusqu’au prochain rendez-vous.

Il recevra des vitamines et des antipaludéens pour soigner les autres maladies dont sont affligés les enfants souffrant de malnutrition: malaria, infections respiratoires, gastro-entérites.

Alors que l’enfant poursuit sa guérison, des agronomes congolais enseignent à sa famille la culture des légumes. Choux, tomates, oignons, aubergines, épinards, carottes, ciboulettes. «On a choisi ces cultures parce qu’elles produisent davantage, donc les familles sont capables de se prendre en charge», explique Zacharie Nguindu, agronome au ministère de l’Agriculture du Congo.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Des oh! et des bah!

Des oh! et des bah! 02-05-2006

Il y a deux ans, je vivais mon premier voyage journalistique. Mon seul en fait. J’étais allé en République démocratique du Congo, en plein coeur de l’Afrique. Ils sortaient alors – et ça n’a guère changé depuis… – d’une guerre de 5 ans (qui a fait plus de 3 millions de morts et autant de déplacés, le conflit le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre mondiale) qui elle suivait une dictature de 32 ans… Mais là n’est pas l’objet de mon propos…

Ce que je veux dire, c’est que j’étais quelque peu rouillé, côté escapade journalistique… Déjà que ma méthode de travail diffère de celle des journalistes traditionnels, je savais bien que mon séjour serait parsemé d’imperfections! Ou d’erreurs, c’est selon!
Mon côté lunatique n’aide guère également… Idem pour mon (non)sens de l’orientation!

Voilà donc que je me dirige vers la Gaspésie. Environ 8 heures de route, sans autres arrêts que ceux pour remplir la voiture d’essence. La mer borde ma gauche, les montagnes ma droite. Je me dirige allégrement en Haute Gaspésie, avec le soleil qui me guide. Tout est parfait. Je suis fébrile. Je ne sais comment se passeront mes prochains 9 jours, ce que verront mes yeux, ce qu’entendront mes oreilles. Je ne suis jamais venu dans cette partie de la province, je n’ai eu que de rares contacts avec les gens que je dois rencontrer. C’est l’inconnu. Un très fort stimulant pour la personne que je suis.

S’il est une chose que je sais – et que j’accepte -, c’est que les événements ne se dérouleront pas comme prévu. J’y suis habitué. D’autant plus que ça fait partie de la beauté des voyages. Apprendre à ne pas pouvoir tout contrôler. Apprendre à improviser ou réagir positivement en cas de pépins. C’est souvent lors de ces moments que l’on se découvre. C’est du moins mon cas! Et ces moments, souvent, ont une place de choix dans mes souvenirs.

Un exemple, question de ne pas m’égarer dans un texte trop long. Dimanche 23 avril. Je quitte Mont-Saint-Pierre, où j’étais hébergé par le père de mon ami d’enfance, maire jusqu’à tout récemment de cette petite municipalité de 250 âmes. Je dois me rendre à Gaspé, pour la suite de mon périple, en faisant un détour par Murdochville. J’espère y rencontrer l’un des frères Atkins, co-fondateur des saumons fûmés du même nom. Pour la petite histoire, les deux frères sont originaires de Granby, en Estrie. En vacances en Gaspésie, ils ont à ce point aimé la région qu’ils s’y sont installés à demeure. Ils ont ouvert leur commerce qui, aujourd’hui, voit l’Europe, les États-Unis et l’Asie reluquer ses produits. Une bien belle histoire, comparativement aux fermetures d’usines ou de mines qui font régulièrement les manchettes.

C’est Ginette, qui est derrière le comptoir les fins de semaine, qui m’a expliqué tout cela. On a parlé 1h30, le samedi après-midi. À son sujet, j’y reviendrai dans un message ultérieur. Une autre très belle histoire. Positive comme je les aime. Bref, Ginette me parle du plus jeune des frères, qui passe ses samedis et dimanches à Murdochville. Paraît qu’il ski.

Malgré l’état de la route (la 198 si je ne m’abuse), j’ai bien hâte de découvrir cette ville dont j’ai entendu parler en raison de la fermeture de la mine qui avait soulevé un débat lancinant: fermer ou non la ville?

J’avoue que Murdochville, c’est déprimant. En titi. Un gros quadrilatère avec peu de rues. La mine et sa grosse bâtisse qui ne tourne plus sont au fond. La ville y ressemble: sans vie. Faut dire qu’on est dimanche… Seule activité palpable, les quelque 10 skieurs présents pour les derniers jours d’opération de la saison. Mais bon, ce n’est pas parce que moi je trouve Murdochville déprimant qu’il doit en être ainsi pour tout le monde. Encore moins pour ceux qui y habitent.

Je voulais prendre en photo la ville. Montrer sa réalité. Du coup, je me souviens que j’ai complètement oublié d’apporter les piles rechargeables de l’appareil photo… Ma première bourde. Moi qui travaillais auparavant avec un vieux Nikon comme arme de guerre, me voilà ancré dans mon époque numérique. La prochaine fois, mon appareil à film va voyager avec moi. Une bonne chose d’apprise.

Je déniche le seul endroit du coin ouvert et susceptible de vendre des piles. Pas de portefeuille. Diable, je l’ai oublié chez mes hôtes. Qui sont partis en même temps que moi. Pour Rimouski, à 3 heures de route. Pas d’argent, pas assez d’essence pour aller les y rejoindre reprendre la clé, des amis qui m’attendent à Gaspé… La déprime de la ville m’atteint. Et mon cellulaire est hors réseau.

Je retourne au commerce des frères Atkins. Ginette m’accueille! « Je suis bien contente de te voir. » Et moi donc! « Dis, j’aurais pas oublié mon portefeuille ici par hasard » que je lui demande, sans espoir, sachant trop bien que je l’avais avec moi la veille quand je l’ai quittée. Je lui explique ma situation, entre les consommateurs qui débarquent. Du coup, elle me refile 40$. Au cas où j’en ai besoin pour l’essence. Une bien belle générosité. Faut dire que la veille, je lui avais remis un exemplaire du magazine. Elle a adoré, son conjoint également. Au point où – elle me l’a annoncé à ce moment – ils vont abonner leurs enfants respectifs. Comme quoi ça donne des avantages, travailler pour un magazine du coeur!!!

Pour couper court, je n’ai pas eu besoin d’aller jusqu’à Rimouski. Je me suis arrêté au motel, voisin de mon hôte. Robert – c’est son prénom -, est connu de tous, il est (était!) maire! Ils m’ont trouvé le numéro de sa nièce, qui habite tout près. Elle a un double des clés. Ce qui m’a permis d’entrer dans la maison, à la recherche de l’objet tant convoité… que j’ai finalement trouvé au fond de mon sac à dos…

Assez écrit… J’ai d’autres anecdotes, des rencontres épatantes. J’en ai encore beaucoup – probablement trop! – à raconter… La suite un autre jour!

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

video-breakdance-hip-hop-break-breaker-how-to-breakdancing Extreme Supreme Science
Vidéo VHS, compétition de break-dance.

Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
Vidéo VHS 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Grande première

Ouin… Dire que je sens une certaine pression de la part de mon co-blogueur serait un euphémisme!!! J’ai déjà une semaine de retard sur Raymond, ce bourreau de travail… Difficile que de commencer…

Allons-y simplement. Après tout, c’est une première. Mais avant tout, juste ouvrir une petite ( ). Y aller simplement ne signifie pas que ce sera court! Fin de la ( ).

Tiens, pourquoi pas ma rencontre de ce matin, sur le chemin du boulot… Je marchais sur Pie-IX quand je croise un employé des égouts de la Ville. En m’approchant, je m’aperçois que son visage m’est familier. Il s’arrête, me dévisage. Lui aussi me reconnaît. C’est Michel, mon ancien superviseur, lorsque je faisais de l’entretient de nuit à l’UQAM.

Du coup, les souvenirs de cette période de ma vie sont remontés. Ça ne fait pourtant pas si longtemps… 8 mois. Mais la vie a pris un tel virage depuis que j’ai l’impression que ça fait des années…

Il y a 8 mois, je faisais des sondages de soir chez CROP. 4 à 5 soirs semaine à m’emmerder à téléphoner chez les gens, à leur demander de bien vouloir prendre de leur précieux temps afin de répondre à des sondages. Je pouvais faire plus de 300 appels en une soirée. Pour un gars qui n’affectionne pas plus qu’il ne faut le téléphone…

Après ce travail, je courrais ensuite vers l’école de génie de l’UQAM. Un autre boulot m’attendait. Je nettoyais les gymnases, la salle de musculature, les chambres de bain, les vestiaires… J’ai compris à quel point les étudiants, ça fait peu attention à ce qui leur est offert. Loin de moi l’intention de généraliser, cependant.

Bref, je partais vers 16h de chez moi pour en revenir à 7h le lendemain… Après une bonne douche et un déjeuner, voilà que je devais repartir: de jour, j’écrivais des articles pour un hebdo de quartier…

Voilà ma vie il y a 8 mois. Des petits boulots pour survivre. Comme bien des gens, quoi. Faut dire que j’arrivais de loin… J’ai terminé mes études en Belgique où je suis demeuré 8 mois, je suis revenu – tantôt chez des amis, tantôt chez ma mère – pour 4 mois pour finalement aller goûter à mon rêve: tâter du reportage de guerre en République démocratique du Congo. 3 mois, que j’y suis resté.

Au retour, ça m’a pris du temps à le comprendre, j’avais passablement changé. Et pour cause. Un an 1/2 passé seul, à ne faire que ce dont j’ai envie, à apprécier les gens pour ce qu’ils ont à offrir – soit une amitié de passage -, bref, je ne vivais que pour moi. Ma nouvelle attitude, forgée au fil des jours, m’a causé des problèmes avec mes amis. Mes aventures africaines m’enlevaient toute saveur dans les petits défis quotidiens. Je venais de vivre une bien belle aventure et voilà que rien, chez moi, ne pouvait égaler ma dernière épopée.

Bon, me suis encore égaré… Ce qui, chez moi, est assez fréquent! Revenons à nos moutons. C’était il y a 8 mois. Une vie antérieure, que je disais. Aujourd’hui, les choses se précisent. Et se précipitent!

Il y a 8 mois, donc, je répond à une offre d’emploi. Le magazine Reflet de Société cherche un journaliste. Il est dit que le magazine est du genre communautaire, versé dans les phénomènes sociaux. Moi qui avait étudié en journalisme, je ne le connaissais pas. Je ne perdais rien pour attendre! J’avais dont hâte de vivre du journalisme, de laisser derrière moi cette vie folle qui ne me menait nulle part… Raymond m’a engagé. Cette reconnaissance m’a revalorisé, m’a redonné confiance.

Petit à petit, je me suis rendu compte que le Journal de la Rue, c’était une belle famille. Les meubles – Raymond, Danielle et Lyne – m’ont vraiment donné goût à mon travail. Mes collègues et les jeunes du Café-Graffiti aussi. Petit à petit, juste par leur façon d’être, tous ces gens m’ont ouvert les yeux. Moi qui était devenu un être de raison, voilà que je retournais aux sources, celles du coeur. plutôt que de décider avec ma tête, je décide avec mon coeur. La tête m’aide simplement à mettre en application ce que le boss à battements décide.

Je suis passé par le Journal de Montréal, l’été passé. Avant ça, une semaine dans la grosse machine Transcontinental, des journaux de quartiers dont le but est d’y mettre pour 80% de pubs… J’en suis arrivé à la conclusion que Reflet de Société, c’est pour moi. J’ai des sujets non seulement intéressants, mais ô combien importants. Et surtout, surtout, nul besoin de verser dans le sensationalisme. Qui plus est, j’écris pour des gens qui ont une conscience sociale. Ça aussi, ça fait du bien. De voir qu’il en existe, et autant, ça met du baume: je ne suis pas seul, que diable!

Vrai que l’international m’intéresse toujours. Ça va me turlupiner toute ma vie. Ça, au magazine, ils le savent. Alors on regarde les avenues possibles pour satisfaire ce besoin qui est en moi… À travailler avec des gens de coeur comme eux, à écrire pour des gens de coeur, j’ai pas besoin d’aller voir si l’herbe du voisin est plus verte. J’y suis allé. Elle ne l’est pas. J’ai trouvé ma place. Ma famille.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-roberto-mayerjours-de-nuit Poésie urbaine. Jours de Nuit. Roberto Mayer. 11,95$

Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
 
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.