«Donnons avec cœur» à Radio Ville-Marie

«Donnons avec cœur» à Radio Ville-Marie

Lisa Melia

Radiodon 50 heures d’animation radiophonique pour «donner avec cœur». C’est le programme du 14e radio-don de Radio Ville-Marie qui sera coprésidé par Louise Harel, député d’Hochelaga-Maisonneuve jusqu’en 2008, Claude Lafortune, connu pour son animation dans L’Évangile en papier, et Claire Pimparé, comédienne. Les 1, 2 et 3 mai prochains, sur les cinq fréquences du réseau de la station à travers le Québec, plus de 200 personnalités se rejoindront sur le thème «Donnons avec cœur».

Perpétuer une radio communautaire

Radio Ville-Marie est une radio communautaire présente sur les ondes depuis 1995. Elle s’est spécialisée dans les grands enjeux culturels, sociaux, humanitaires et spirituels. Au terme de ces trois jours, l’objectif est de recueillir 135.000$ au bénéfice de la radio. Les auditeurs pourront suivre les émissions sur toutes les stations (Montréal (91,3FM), Rimouski (104, 1 FM), Sherbrooke (100,3 FM), Trois-Rivières (89,9 FM), Victoriaville (89,3 FM)) et pourront également participer dans les «Coups de cœur» du public pour gagner prix et cadeaux.

Pour en savoir plus : le site de Radio Ville-Marie

Vos commentaires sur la campagne de financement de Radio Ville-Marie

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Histoire de billots

Histoire de billots

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Pour retracer l’histoire bicentenaire de la forêt du Bas-Saint-Laurent, un jeune chercheur a eu l’étrange idée de faire parler le bois dravé. « Il nous fallait trouver une méthode alternative, car les vieux inventaires forestiers ne remontaient pas à aussi loin », explique l’étudiant au doctorat en sciences de l’environnement à l’UQAR.

Cette méthode originale lui a permis de reconstituer l’historique d’exploitation forestière dès le début du 19e siècle. Il a déniché dans un méandre, en aval du bassin versant de la rivière Rimouski, un site de billots de bois dravés. Tels les draveurs d’autrefois, Yan Boucher et son collègue ont ramené vers la rive le bois flottant à l’aide de crochets.

En récoltant un échantillon de bois à la base de chaque billot, ils ont pu déterminer son espèce, son âge, son année de coupe et son patron de croissance. « Nous avons pu dater et identifier près de 700 billots. Ce qui nous donne une bonne représentation de l’exploitation forestière entre 1800 et 1900 », soutient l’étudiant.

Retour sur l’histoire

L’exploitation forestière, vieille dans cette région d’environ 200 ans, témoigne d’une grande variété d’arbres d’essence noble, comme le pin rouge ou le cèdre blanc. Ces arbres à grand diamètre, plusieurs fois centenaires, étaient particulièrement recherchés à cette époque pour la construction. Le Blocus de la Mer Baltique par Napoléon avait poussé les Britanniques à exploiter intensivement les forêts des colonies. La position du Québec, avec son couloir maritime, était particulièrement favorable.

Cette forêt du Bas-Saint-Laurent était aussi principalement constituée de conifères. « Comme aujourd’hui, l’espèce dominante était le sapin baumier, mais son visage a changé. On constate un “enfeuillement” de la forêt par l’érable et le tremble, des essences plus agressives », relève le jeune chercheur.

Archives de la forêt

Il a également plongé dans le gigantesque fond d’archives de la compagnie Price (Abitibi-Bowater) pour retracer l’histoire de l’exploitation au 20e siècle. Les cartes, photographies et actes notariés lui ont permis de documenter les caractéristiques et les peuplements des forêts à partir de 1930.

Connaître la « portrait » de ces vieilles forêts permettra aux responsables d’aménagement forestier d’adopter une gestion écosystémique de la forêt du Bas-Saint-Laurent. Bien plus proche de l’essence de cette forêt. « Nous n’avons plus de témoins sur le terrain de cette époque», explique le jeune gestionnaire forestier. Seuls les vielles cartes et le bois dravé témoignent encore de l’époque ancienne.

-La dynamique de la forêt du Bas-Saint-Laurent depuis le début de l’exploitation forestière (1820-2000), une thèse de Yan Boucher de l’UQAR, septembre 2008.

 

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Sous-marin de Rimouski

Sous-marin de Rimouski

Sylvain Sarrazin

(Agence Science-Presse) – Après plus de trois décennies d’immersion, on peut bien comprendre son hésitation à se jeter… hors de l’eau! Acquis en 2005, le sous-marin Onandaga deviendra prochainement le fleuron du site historique maritime de la Pointe-aux-Pères, à Rimouski. Mais avant, il faut l’extraire de son élément naturel, la mer. Et ce n’est pas une mince affaire.

Remorquage de sous-marin

En effet, le musée souhaite l’exposer sur le plancher des vaches, ce qui nécessite des opérations de remorquage et de halage. Si cette dernière est une manœuvre courante dans le monde maritime, elle s’avère plutôt périlleuse et bien moins fréquente dans le cas d’un sous-marin.

Au cours du mois d’août, deux tentatives d’extraction ont finalement laissé Onandaga le bec dans l’eau. La grande marée de 15 pieds, nécessaire pour réaliser un premier halage le 2 août, était bien au rendez-vous, mais les conditions climatiques exécrables et un fort vent d’est avaient menacé la sécurité des opérateurs. Or, la prochaine marée de cette hauteur aura lieu en octobre, période à laquelle la météo sera très probablement défavorable.

Opération délicate

Au musée, la riposte ne s’était pas fait attendre : « Nous avons décidé de reporter l’opération et de modifier le site de halage, en allongeant les rails de 7 mètres », a souligné le responsable de la procédure Donald Tremblay, qui hisse son tout premier sous-marin hors des vagues. « Désormais, une marée de 14 pieds est suffisante, ce qui permettra de faire […] d’autres essais courant septembre ». Il n’en reste pas moins que l’opération est jugée « très délicate » par la compagnie chargée de l’extraction.

Et, en effet, la deuxième tentative d’extraction la fin de semaine du 31 août a causé bien des difficultés. Cette fois-ci, les conditions idéales étaient réunies. Mais l’un des rails a cédé, compromettant les opérations. Si les grandes marées seront de retour en septembre, on ignore encore si le système de halage aura été restauré d’ici là. Notons que ce dernier comprend un immense bloc de béton armé ancré dans le roc, qui sert de point d’ancrage, le tout étant tiré par une chargeuse.

Unique sous-marin accessible

Une fois son pénible deuil des flots achevé, il deviendra ainsi l’unique sous-marin accessible au public en territoire canadien. Il exhibera ses entrailles technologiques dès mars 2009, et les curieux pourront découvrir l’ambiance et le fonctionnement de ce poisson d’acier, puisque ses différents équipements électroniques ou mécaniques seront encore actifs.

Désarmé en 2000 par la marine nationale du Canada, le sous-marin Onandaga est un vieux loup de mer dont la construction date de la fin des années 1960. Aujourd’hui désuet, il a été submergé par l’apparition d’appareils plus modernes, tels que le tristement célèbre Chicoutimi.

Projet Onandaga

Ce sous-marin unique est un rescapé de la Guerre froide. Bâti au Royaume-Uni à la fin des années 1960, le mastodonte mesure 90 mètres de long pour plus de 1400 tonnes. Il est capable d’ingurgiter près de 70 membres d’équipage pour les mener jusqu’à 210 mètres sous les eaux.

Comme il est difficile d’être massif et rapide, sa vitesse maximale de déplacement en plongée s’élève à 31 km/h. Le sous-marin n’avait pas attendu le succès des technologies hybrides pour s’équiper de deux moteurs fonctionnant au diesel et à l’électricité.

Inoffensif

Muni auparavant de 16 torpilles, Onandaga est redevenu inoffensif depuis son acquisition par le musée. Les prochains visiteurs ne pourront ainsi pas commettre de bourde en appuyant sur le bouton rouge!

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Avortement: pour ou contre

Avortement: pour ou contre

Isabelle Bérubé, Bic, Rimouski.  Dossiers Avortement, Sexualité.

J’ai été obligée de faire ce choix déchirant, à 17 ans. J’ai avorté après être tombée enceinte alors que je prenais la pilule. Bizarrement, je suis toujours contre cette solution, même après l’avoir vécue.

Mon excuse était des plus banales: je ne voulais tout simplement pas que mes parents l’apprennent. Pourtant, en leur en parlant plus tard, j’ai compris qu’ils ne m’auraient pas jugée. Certaines personnes ont de meilleures raisons que la mienne, et ne doivent pas non-plus être jugées pour ce qu’elles décident de faire. La douleur liée à un avortement est beaucoup plus morale que physique. C’est une décision qui fait mal, très mal.

Les raisons d’avorter sont nombreuses, mais ne sont pas toutes défendables. Certaines femmes utilisent l’avortement comme moyen de contraception, et c’est une des raisons qui poussent beaucoup de gens à être contre cette pratique. Par contre, que dire des femmes qui ont été violées ou des jeunes filles qui tombent enceinte sans avoir aucune ressource? Les gens qui sont pour l’avortement vous dirons que c’est pour ces femmes et ces jeunes filles qu’ils sont en faveur de cette solution.

Si aucune femme n’avait recours à l’avortement, les centres d’adoption déborderaient de poupons qui devraient attendre longtemps avant de trouver une famille. Combien de bébés seraient abandonnés dans des ruelles, comme ça s’est déjà vu? Même avec la contraception et les ressources à notre disposition, il y aura toujours des femmes qui seront confrontées à un choix difficile, mais ça reste un choix. Une des plus belles choses que nous recevons en cadeau de la vie est le libre-arbitre. Le droit de choisir.

La grande question que l’on peut se poser est la suivante: le petit être qui grandit dans le ventre d’une femme a t-il lui aussi le choix? Il n’a pas encore la faculté de parler ou de s’exprimer, mais s’il le pouvait, que choisirait-il? Bien qu’il ne soit pas encore né, il a aussi reçu ce cadeau qu’est le libre-arbitre, seulement on le fait disparaître avant même qu’il ait pu choisir. Certains auraient peut-être une vie un peu plus difficile, mais je crois que la plupart de ces bébés, devenus grands, remercieraient le ciel d’avoir pu goûter à la vie.

VOS COMMENTAIRES SUR POUR OU CONTRE L’AVORTEMENT.

autres textes sur l’avortement:

Ressources sur Internet:

Canadian for choice

Fédération du Québec pour le planning des naissances

Coalition pour le droit à l’avortement au Canada

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

.

VOS COMMENTAIRES SUR POUR OU CONTRE L’AVORTEMENT.

Un mouton qui a du mordant

Un mouton qui a du mordant
Guillaume Brodeur, Volume 16 no 1. Octobre 2007

La concentration des médias québécois a fait disparaître tous les journaux régionaux indépendants. Tous? Non. Le Mouton Noir, un petit périodique de Rimouski, résiste encore et toujours à l’envahisseur. Fier de sa différence, cet animal engagé ouvre grandes ses pages aux journalistes citoyens avides de culture, de politique et d’environnement. La rédactrice en chef Isabelle Girard nous fait découvrir ce mouton qui se prend pour un loup.

Propos d’Isabelle Girard , rédactrice en chef du Mouton Noir, recueillis par Guillaume Brodeur

Artiste multidisciplinaire, Jacques Bérubé réalise en 1995 que les citoyens ne peuvent s’exprimer dans la presse régionale. Il soumet à l’hebdo local de Rimouski un article satirique où il «personnifie» des hommes politiques en animaux. Le rédacteur en chef refuse l’article sans même l’avoir lu. Choqué, Jacques décide de fonder son propre journal avec sa blonde graphiste, le metteur en scène Eudore Belzile et quelques amis. Le Mouton Noir est né de cette idée fondatrice: donner une voix aux gens.

Combler le trou noir

Au départ, Le Mouton Noir avait surtout pour mission de combler les lacunes des hebdos régionaux. Personne ne couvrait la culture locale, hormis Radio-Canada. Ce que nous faisons avec notre cahier spécial Champ libre. Alors que des politicailleux s’opposaient depuis 30 ans à la création d’une salle de spectacle à Rimouski, une mobilisation populaire encouragée par les articles du Mouton est par exemple parvenue à convaincre le gens du bien-fondé du projet.

Par la suite, Le Mouton a pris position sur toutes sortes de dossiers politiques et environnementaux d’importance, comme la construction de ports méthaniers et le développement anarchique de l’industrie porcine. Des dossiers ont été montés pour empêcher que des porcheries s’installent sur le 2e rang du Bic, un endroit hyper touristique. Les principes qui animent Le Mouton Noir sont ceux de solidarité et de justice sociale. Indépendants d’esprit, nous prenons position sur les dossiers régionaux les plus importants.

Oui, nous voulons suivre l’actualité régionale, mais surtout proposer des solutions. Le fait que le journal soit périodique nous permet d’avoir un recul sur certaines questions sociales et politique, et de plus en plus environnementales.

Chien de garde des régions

Plus récemment, le développement de l’énergie éolienne est devenu notre nouveau cheval de bataille. La région a été littéralement envahie par des promoteurs quand le gouvernement a lancé des appels d’offre sans donner des conditions structurantes aux MRC et aux municipalités. Il en résulte un bordel total. Il y a eu beaucoup d’abus dans la région de Matane… Des promoteurs sollicitaient les propriétaires terriens le soir en leur disant : «Signez là, y en aura pas de problème». L’agriculteur se trouvait pourtant à aliéner sa terre pour 50 ans à des prix dérisoires.

Sans se vanter, avant que Le Mouton Noir n’accorde une certaine importance à ce dossier, on n’en entendait jamais parler dans les médias régionaux ou nationaux. Comme par hasard, des articles de fonds dans Le Soleil et Le Devoir ont suivi la publication de nos dossiers sur l’éolien. Quand les gens ont commencé à se plaindre, le gouvernement a encadré le processus et imposé un prix plancher.

Le Mouton Noir se veut un peu le chien de garde de ce qui se passe en région et d’une certaine conscience sociale. À l’interne, on se perçoit comme des éveilleurs de consciences quand les gens «dorment sur la switch». Paradoxalement, notre présence a eu l’effet de rehausser la qualité de la presse régionale qui ne peut plus se permettre de manquer le bateau. Historiquement, nous étions dans une dynamique de confrontation avec eux. Maintenant, on se complète sans trop se côtoyer.

L’important pour nous, c’est de redonner envie aux gens de s’exprimer, de prendre position sur des sujets qui les touchent. Ça tombe bien, car en l’absence de rémunération des collaborateurs, le contenu du journal dépend des articles qu’on reçoit. À l’exception du thème central, je n’ai aucune idée de ce que va avoir l’air le prochain numéro! Tout dépend de la récolte finale. On a une banque d’une centaine de collaborateurs et des nouveaux s’ajoutent régulièrement.

Un petit côté animal

Il n’y a ni censure ni idéologie fermée au Mouton. On ne va jamais empêcher quelqu’un d’exprimer son opinion contre une idée mise de l’avant dans nos pages, on souhaite toujours montrer les deux côtés de la médaille. La qualité des plumes importe, bien sûr, et on essaie de cultiver un certain côté satirique et humoristique. Un créneau surtout occupé par nos chroniqueurs Jacques «Le Stylo Sauvage» Bérubé, Pierre «Faux docteur de campagne» Landry et Michel «Veni Vedi» Vézina à la culture. On est d’ailleurs considéré comme un journal très baveux par les politiciens du Bas-Saint-Laurent, qui demeurent sur leurs gardes lorsqu’on assiste à leurs conférences de presse. Le nom «Mouton Noir» évoque notre esprit grégaire, et son slogan «Plus mordant que le loup…», le côté plus frondeur.

Le Mouton est très lié à la nature et à la réalité régionale, un penchant qui se traduit par des noms de chroniques fort imagés : «Chronique d’une vieille chouette», «La brebis goûteuse», etc. On évite par ailleurs de publier des pubs de char par exemple, même si la publicité demeure notre revenu principal. Le Mouton préfère avoir des pubs discrètes, esthétiquement belles, qui respectent nos valeurs sociales et environnementales.

Survivre dans la jungle

Des projets, j’en aurais pour 10 ans. Développer le site Internet en y ajoutant des forums de discussions et des nouvelles chaque jour, avoir les moyens d’envoyer des collaborateurs sur tout le territoire, les rémunérer pour consolider notre noyau dur, s’ouvrir davantage aux jeunes, etc. Le Mouton Noir poursuit plusieurs objectifs, mais le principal est d’éviter que la survie du journal ne soit en péril. Malgré certaines difficultés, je souhaite à toutes les régions d’avoir un journal comme Le Mouton Noir. Le jeu en vaut la chandelle.

Je viens de Montréal et je suis pleinement consciente que ça n’intéresse pas tout le monde ce qui se passe à Saint-Eugène-de-Ladrière, le petit village de 200-300 habitants où j’habite. Cependant, les gens doivent connaître les enjeux régionaux, savoir que plusieurs écoles risquent de disparaître en raison du vieillissement de la population même s’il y a toujours des enfants… Quand l’école ferme, le bureau de poste et le dépanneur suivent, et les gens sont condamnés à avoir un char et à faire 15 km pour acheter une pinte de lait. Ça fait partie des missions du Mouton de donner la voix à ces gens-là pour aider à sauver les villages, à dynamiser la région.

C’est valorisant de se promener dans la rue et de rencontrer des lecteurs qui nous remercient d’avoir défendu telle ou telle cause. Il y a une relation très directe entre le lectorat et Le Mouton. Plusieurs gens, comme des immigrants, s’adressent à nous lorsqu’ils ne comprennent pas trop comment fonctionne la société. On est vraiment ancré dans notre milieu. Pour nous, un collaborateur basé à Montréal est un correspondant en région!

Encadré

La vie rurale

Contrairement à ce que les gens de Montréal peuvent penser, des régions comme le Bas-Saint-Laurent offrent beaucoup de travail aux jeunes qui viennent s’y établir. L’endroit profite d’une vie culturelle très, très dynamique. Beaucoup d’artistes décident d’y vivre. Le Mouton Noir fait partie de la Coopérative Paradis, une coop regroupant plusieurs acteurs communautaires qui soutiennent divers projets artistiques. Du cinéma d’auteur au théâtre, de la musique aux arts visuels. Il y a plus de solidarité en campagne, du troc… Je connais même quelqu’un du fond d’un rang, sans voiture, qui monte sur la gratte pour aller faire son épicerie au village durant l’hiver. C’est un autre rythme de vie, il se passe moins de choses, mais on en profite mieux.

Encadré

Le Mouton Noir et son troupeau

  • Tiré à plus de 10 000 exemplaires
  • De 500 à 600 abonnés, dont une majorité d’hommes
  • Lecteurs principalement d’âge mûr
  • Banque d’environ 100 collaborateurs
  • 4 employés à temps plein
  • 12 pages en broadsheet (grand format)
  • 8 publications par année
  • Contenu publicitaire maximum: 30%
  • Gratuit au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, 3,50$ ailleurs au Québec

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Le Mouton Noir, invité de Reflet de Société

Le Mouton Noir, invité de Reflet de Société

Dans sa chronique « À la découverte des magazines d’ici » pour le numéro d’octobre, le magazine Reflet de Société vous présente « Le Mouton Noir ». « Le Mouton Noir » est un périodique indépendant régional de Rimouski.

Sous la plume de Guillaume Brodeur, une entrevue avec la rédactrice en chef Isabelle Girard nous présente l’engagement politique et environnemental de ce média.

Chronique À la découverte de magazines d’ici.

Textes sur l’Environnement et commentaires du rédacteur sur l’Environnement

 Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gambling Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/Abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Des oh! et des bah!

Des oh! et des bah! 02-05-2006

Il y a deux ans, je vivais mon premier voyage journalistique. Mon seul en fait. J’étais allé en République démocratique du Congo, en plein coeur de l’Afrique. Ils sortaient alors – et ça n’a guère changé depuis… – d’une guerre de 5 ans (qui a fait plus de 3 millions de morts et autant de déplacés, le conflit le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre mondiale) qui elle suivait une dictature de 32 ans… Mais là n’est pas l’objet de mon propos…

Ce que je veux dire, c’est que j’étais quelque peu rouillé, côté escapade journalistique… Déjà que ma méthode de travail diffère de celle des journalistes traditionnels, je savais bien que mon séjour serait parsemé d’imperfections! Ou d’erreurs, c’est selon!
Mon côté lunatique n’aide guère également… Idem pour mon (non)sens de l’orientation!

Voilà donc que je me dirige vers la Gaspésie. Environ 8 heures de route, sans autres arrêts que ceux pour remplir la voiture d’essence. La mer borde ma gauche, les montagnes ma droite. Je me dirige allégrement en Haute Gaspésie, avec le soleil qui me guide. Tout est parfait. Je suis fébrile. Je ne sais comment se passeront mes prochains 9 jours, ce que verront mes yeux, ce qu’entendront mes oreilles. Je ne suis jamais venu dans cette partie de la province, je n’ai eu que de rares contacts avec les gens que je dois rencontrer. C’est l’inconnu. Un très fort stimulant pour la personne que je suis.

S’il est une chose que je sais – et que j’accepte -, c’est que les événements ne se dérouleront pas comme prévu. J’y suis habitué. D’autant plus que ça fait partie de la beauté des voyages. Apprendre à ne pas pouvoir tout contrôler. Apprendre à improviser ou réagir positivement en cas de pépins. C’est souvent lors de ces moments que l’on se découvre. C’est du moins mon cas! Et ces moments, souvent, ont une place de choix dans mes souvenirs.

Un exemple, question de ne pas m’égarer dans un texte trop long. Dimanche 23 avril. Je quitte Mont-Saint-Pierre, où j’étais hébergé par le père de mon ami d’enfance, maire jusqu’à tout récemment de cette petite municipalité de 250 âmes. Je dois me rendre à Gaspé, pour la suite de mon périple, en faisant un détour par Murdochville. J’espère y rencontrer l’un des frères Atkins, co-fondateur des saumons fûmés du même nom. Pour la petite histoire, les deux frères sont originaires de Granby, en Estrie. En vacances en Gaspésie, ils ont à ce point aimé la région qu’ils s’y sont installés à demeure. Ils ont ouvert leur commerce qui, aujourd’hui, voit l’Europe, les États-Unis et l’Asie reluquer ses produits. Une bien belle histoire, comparativement aux fermetures d’usines ou de mines qui font régulièrement les manchettes.

C’est Ginette, qui est derrière le comptoir les fins de semaine, qui m’a expliqué tout cela. On a parlé 1h30, le samedi après-midi. À son sujet, j’y reviendrai dans un message ultérieur. Une autre très belle histoire. Positive comme je les aime. Bref, Ginette me parle du plus jeune des frères, qui passe ses samedis et dimanches à Murdochville. Paraît qu’il ski.

Malgré l’état de la route (la 198 si je ne m’abuse), j’ai bien hâte de découvrir cette ville dont j’ai entendu parler en raison de la fermeture de la mine qui avait soulevé un débat lancinant: fermer ou non la ville?

J’avoue que Murdochville, c’est déprimant. En titi. Un gros quadrilatère avec peu de rues. La mine et sa grosse bâtisse qui ne tourne plus sont au fond. La ville y ressemble: sans vie. Faut dire qu’on est dimanche… Seule activité palpable, les quelque 10 skieurs présents pour les derniers jours d’opération de la saison. Mais bon, ce n’est pas parce que moi je trouve Murdochville déprimant qu’il doit en être ainsi pour tout le monde. Encore moins pour ceux qui y habitent.

Je voulais prendre en photo la ville. Montrer sa réalité. Du coup, je me souviens que j’ai complètement oublié d’apporter les piles rechargeables de l’appareil photo… Ma première bourde. Moi qui travaillais auparavant avec un vieux Nikon comme arme de guerre, me voilà ancré dans mon époque numérique. La prochaine fois, mon appareil à film va voyager avec moi. Une bonne chose d’apprise.

Je déniche le seul endroit du coin ouvert et susceptible de vendre des piles. Pas de portefeuille. Diable, je l’ai oublié chez mes hôtes. Qui sont partis en même temps que moi. Pour Rimouski, à 3 heures de route. Pas d’argent, pas assez d’essence pour aller les y rejoindre reprendre la clé, des amis qui m’attendent à Gaspé… La déprime de la ville m’atteint. Et mon cellulaire est hors réseau.

Je retourne au commerce des frères Atkins. Ginette m’accueille! « Je suis bien contente de te voir. » Et moi donc! « Dis, j’aurais pas oublié mon portefeuille ici par hasard » que je lui demande, sans espoir, sachant trop bien que je l’avais avec moi la veille quand je l’ai quittée. Je lui explique ma situation, entre les consommateurs qui débarquent. Du coup, elle me refile 40$. Au cas où j’en ai besoin pour l’essence. Une bien belle générosité. Faut dire que la veille, je lui avais remis un exemplaire du magazine. Elle a adoré, son conjoint également. Au point où – elle me l’a annoncé à ce moment – ils vont abonner leurs enfants respectifs. Comme quoi ça donne des avantages, travailler pour un magazine du coeur!!!

Pour couper court, je n’ai pas eu besoin d’aller jusqu’à Rimouski. Je me suis arrêté au motel, voisin de mon hôte. Robert – c’est son prénom -, est connu de tous, il est (était!) maire! Ils m’ont trouvé le numéro de sa nièce, qui habite tout près. Elle a un double des clés. Ce qui m’a permis d’entrer dans la maison, à la recherche de l’objet tant convoité… que j’ai finalement trouvé au fond de mon sac à dos…

Assez écrit… J’ai d’autres anecdotes, des rencontres épatantes. J’en ai encore beaucoup – probablement trop! – à raconter… La suite un autre jour!

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

video-breakdance-hip-hop-break-breaker-how-to-breakdancing Extreme Supreme Science
Vidéo VHS, compétition de break-dance.

Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
Vidéo VHS 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.