Spaghetti, chocolat, magazine et ménage: on continue!

Spaghetti, chocolat, magazine et ménage: on continue!

Valérie C.

Samedi soir passé, avait lieu le souper-spaghetti au profit de notre stage journalistique au Viet-Nam, au Bistrot du Fjord de Chicoutimi. Je ne savais pas à quoi m’attendre vu que je ne connaissais pas ce bistrot, mais comme quelques uns de nos amis avaient décidé que c’était l’événement du mois et que c’était un absolu, la vente des billets avait assez bien été.

Ce n’était peut-être pas aussi formidable qu’on voulait bien le croire, mais ce n’était pas mal non plus, ça s’est assez bien passé. Considérant que la grande majorité d’entre nous viennent de l’extérieur de la région, j’étais la seule qui avait de la famille au souper. Comme on nous avait permis d’amener des enfants pour l’occasion dans cet endroit habituellement réservé aux majeurs, mes quatre petites sœurs et mon petit frère étaient là, en plus de mes parents, mon beau-frère, mes trois grands-parents, ma tante, mon oncle et mes deux jeunes cousins; ne manquait que mon grand frère, trop loin pour venir. Drôle de mélange avec le reste des personnes présentes, toutes des étudiants!

Mais pour ce qui est de l’objectif de financement, ce fut assez bien rempli. Nous en avons aussi profité pour vendre tout plein de chocolat en dessert et quelques magazines du Costa Rica du groupe de l’an passé aux intéressés. Par contre, j’ai oublié de parler de nos fameux billets de tirage pour courir la chance de gagner le ménage d’une maison par nous-mêmes…

Donc, le financement continue, encore et encore. Nous sommes encore bien loin de couvrir tous les frais du projet, mais nous faisons notre possible pour en ramasser au moins une bonne part. Nous sommes maintenant huit participants, une de nos comparses ayant choisi de se consacrer plus entièrement à son stage et à sa future carrière. Nous devons d’ailleurs tous nous préparer pour notre stage, ces temps-ci, car il faut préciser que nous avons un autre stage à faire avant de partir au Vietnam, un stage officiel pour compléter notre formation collégiale en journalisme. En plus, ces stages seront partout à travers le Québec, au mois d’avril, donc les choses se compliqueront pour notre préparation vietnamienne. Pour ma part, je suis en démarche pour faire mon stage à Reflet de Société. J’espère que tout fonctionnera bien en ce sens, maintenant que j’ai appris à mieux connaître l’organisme grâce à notre projet de stage journalistique à l’étranger!

Je vous en donnerai des nouvelles!

Vos commentaires sur le souper-spaghetti des stagiaires en journalisme international

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Numéro spécial sur le Costa Rica par les finissants en journalisme d’Art et technologie des médias (ATM) du Cégep de Jonquière

Numéro spécial sur le Costa Rica par les finissants en journalisme d’Art et technologie des médias (ATM) du Cégep de Jonquière

Après avoir voyagé au Costa Rica pendant un mois et m’être évaporé dans les bois de la région de Portneuf pour 2 mois, je suis de retour au Café-Graffiti jusqu’à la mi-septembre. Ensuite, je me renvoie sur les route de l’inconnus…

Au menu d’ici là, la confection d’un numéro spécial sur notre stage au Costa Rica. Un projet en collaboration avec Reflet de Société qui fait le bonheur de tous les stagiaires. Nous ne savions pas à quoi nous attendre à notre retour; cette poursuite du projet nous surprend agréablement!

Nos textes sont écrits, nos photos sont prises, notre idée est gribouillée. Nous avons maintenant un mois pour préparer ce numéro spécial. Une tâche qui nous oblige à replonger dans notre trip du début de l’été. En lisant les différents textes des filles, j’ai vite ressenti ce que le Costa Rica m’avait fait sentir. Et c’est ce sentiment que nous voulons transmettre par notre magazine spécial. Ainsi que toutes les informations privilégiées auxquelles nous avons eu accès.

La préparation, rédaction, correction et montage d’un magazine, je m’y connais aujourd’hui un peu mieux. Après avoir oeuvré en ce sens pendant 9 mois pour Reflet de Société, je souhaite que mes acquis apportent du professionalisme à notre équipe, ainsi qu’une rigueur de travail. Pour que tout soit en ordre, pour que tout rentre dans le temps, nous avons besoin de cette discipline. À partir de Montréal et en consultant les autres stagiaires réparties dans la Vieille Capitale et au Saguenay, nous poursuivrons notre chemin qui, nous le savions bien, était loin d’être arrêté une fois revenus au Québec.

Je vous redonne des nouvelles prochainement sur le déroulement du projet. Et vous souhaite une bonne fin d’été.

Cordialement votre,
Gabriel.

 

Une route sans fin

Une route sans fin

Serge Daigneault

Du 30 mai au 7 juin aura lieu la 4e édition de «Une route sans fin» au profit des jeunes des centres jeunesse du Québec. Il s’agit d’un défi à vélo qu’une cinquantaine de cyclistes relèveront en parcourant en 9 jours les quelque 900 kilomètres qui séparent Gatineau de Saguenay. Cet événement réunira également plus de 800 jeunes cyclistes et bénévoles mobilisés pour la cause des jeunes en «mal de devenir».

Cette année, huit autres jeunes contribueront à ce projet en réalisant le site Web d’«Une route sans fin». Il s’agit des jeunes étudiants de l’École de la Lancée, résidant eux-mêmes au Centre jeunesse de Montréal-Institut universitaire/Mont St-Antoine.

Le site Web a été réalisé dans le cadre de l’Atelier Aide en infographie, mis sur pied par le directeur de l’école, Gérald Gauthier, et le professeur Marc-André Gilbert. L’objectif était d’offrir aux participants, âgés de 15 à 17 ans, l’occasion de découvrir un métier.

À l’instar des pros du milieu, ils ont étudié les objectifs et les ca-ractéristiques du client, les Centres jeunesse du Québec. L’analyse des informations et des items graphiques les ont amenés à s’initier à plusieurs logiciels, au travail individuel et en équipe.

Tout en ayant été amusante, l’activité a permis d’exercer les ta-lents des jeunes dans un contexte «serré» de production. «En réalisant un site pour la cause des jeunes, dont ils font partie, c’est une image positive d’eux-mêmes qu’ils auront créée par le service à la communauté et la prise de conscience de leurs capacités» souli-gne le directeur de l’école, M. Gérard Gauthier. Les jeunes ont présenté le résultat de leur travail et le client a été ravi de ce qu’il a vu. Vous pouvez visiter le fruit de leurs nombreux clics à l’adresse suivante:
www.uneroutesansfin.org.

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Une politique repoussante?

Une politique repoussante?
Gabriel Alexandre Gosselin   Dossier Immigration

Depuis 5 mois, je suis installé à Montréal. Ayant grandi dans un petit village de la Montérégie et ayant passé mes trois dernières années d’étude au Saguenay, une nouvelle réalité s’étend devant moi: les Québécois de nationalités étrangères. J’en croise, j’en recontre aussi. Ça me permet de faire certaines constatations sur notre façon d’accueillir et d’entretenir les immigrants qui souhaitent vivre ici.

On aura beau se vanter de faire des accommodements raisonnables au Québec, on ne donne certainement pas l’impression aux nouveaux arrivants que nous souhaitons les garder pour longtemps.

Il y a bien sûr ces diplômes étrangers que les ordres professionnels s’entêtent à refuser. Ces diplômes étrangers mais qualifiés qui aideraient grandement l’immigrant à se tailler une place rapidement dans son domaine professionnel et à s’intégrer plus facilement. Ces diplômes étrangers qui, s’ils étaient valider par le Québec, pourraient largement aider notre société qui en arrache entre autres en santé.

Mais là n’est pas l’unique problème que croise un nouvel arrivant sur son passage. J’ai la chance de cotoyer plusieurs de ces immigrants. Fort sympathiques d’ailleurs. J’ai deux exemples à partager avec vous aujourd’hui, qui m’ont un peu étonné :

– Exemple #1: Olivier vient de la Côte d’Ivoire. Depuis 4 ans, il est au Québec, où il est entré en tant qu’étudiant. Olivier n’étudie plus, il travaille maintenant. Un petit boulot dans un resto qui lui permet de vivre ce qu’il y a de plus normal. Mais Olivier est loin de se sentir Québécois: il doit encore payer chaque année un montant de près de 1000$ pour ses assurances-santé. Un service gratuit pour n’importe quel Québécois. Mais pour un immigrant installé depuis 4 ans, et bien là, on parle de tout autre chose! Hein?

– Exemple #2: Rodrigo vient du Mexique. Il est à Montréal depuis quelques mois, pour voir et vivre cette ville du Québec. Après multiples découvertes qui l’ont charmé, il souhaite maintenant venir étudier ici. Et bien, ne me demandez pas pourquoi, mais si Rodrigo veut étudier au Québec…il doit retourner au Mexique. Vous m’avez bien entendu. Il doit retourner au Mexique pour faire officialiser ses papiers, obtenir les permissions, etc. Un investissement pour un billet d’avion aller-retour s’impose donc, en plus des déboursements pour son visa d’étudiant et toute cette captivante paperasse. Un montant important qui pourrait démoraliser n’importe qui. Mais Rodrigo tient à son projet. Et le Québec de lui répondre: «Retourne chez toi si tu veux vivre ici l’ami!»

C’est certain, il y a des questions à se poser sur ces deux histoires. Fait-on vraiment une place accueillante pour ces immigrants qui veulent vivre ici? Ou leur fait-on plutôt comprendre qu’ils sont mieux de s’en tenir à la base, se trouver un petit boulot pour survivre, payer plus cher qu’un Québécois né ici s’ils veulent espérer se tailler une place (aussi minime soit-elle) au Québec?

J’en reste là pour aujourd’hui. Je demeure à l’affût, j’observe et j’apprends. Je réfléchis aussi. Parce que la question de l’immigration au Québec n’en est pas qu’une de culture et de nation, mais de réflexion sur nous-mêmes, et sur ceux qui constituent notre société.

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Objectif: Amérique latine…à partir de Jonquière

Objectif: Amérique latine…à partir de Jonquière

Dominic Desmarais

C’est avec un petit pincement au coeur que je suis retourné au Saguenay vendredi dernier. La ville de Jonquière, où j’ai suivi pendant trois ans mon cours de journalisme, m’est apparue comme un vieux frère qu’on retrouve après un long moment sans se voir…

Mais la nostalgie n’était pas le but de mon voyage dans cette contrée nordique : Avec Dominic Desmarais, le magazine Reflet de Société ainsi que Michel Laprise, enseignant en journalisme du cégep de Jonquière, nous préparons présentement un stage en journalisme international dans lequel s’engagerons quelques étudiants du programme d’ATM (art et technologie dans les médias). Ce stage devait avoir lieu au printemps dernier, mais puisque les choses n’ont pas tourné en sa faveur, nous reprenons le projet cette année. Et nous nous prenons plus tôt surtout.

Une rencontre a donc eu lieu à Jonquière, histoire de faire connaissance. Et de choisir un pays où nous nous aventurerons d’ici l’été prochain. Et de répondre le mieux possible aux questions des étudiants (étudiantes devrais-je plutôt dire, car aucun représentant masculin n’a manifesté son intérêt pour le projet).

Puisque le reportage doit se passer en Amérique latine, l’apprentissage ou le perfectionnement de l’espagnol, les collectes de fonds, l’organisation du voyage, et plusieurs autres points importants d’une préparation à un reportage international ont été discutés à cette table ronde.

Pour l’instant, c’est tout ce que je peux vous dire sur le sujet. Mais soyez-en certain, je vous tiens au courant des développements et péripéties qui se manifesteront tout au long de la préparation à ce périple journalistique.

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Réfugié au Saguenay

Réfugié au Saguenay
Dominic Desmarais,   Dossier Immigration

 Ses phrases sont courtes, son français… impeccablement québécois! Son arrivée a été ardue mais, trois ans et demi plus tard, on la sent optimiste. C’est qu’on lui a facilité la tâche, à son arrivée. «En descendant de l’autobus, on a rencontré quelqu’un qui parlait espagnol. C’était vraiment bien!» À l’entendre, on se croirait en août 2002. Son soulagement est sincère. «Ensuite, quelqu’un de l’immigration nous a parlé de la région. Puis, les gens du SEMO nous ont aidés pour les vêtements, le logement. Pendant sept jours, il y avait quelqu’un avec nous tout le temps. Qui parlait espagnol.»

immigration

Montréal accueille le gros de l’immigration au Québec. Mais la métropole ne pourra à elle seule recevoir cet afflux. Au Saguenay, on travaille pour faire sa part. Et si la solution à l’intégration des immigrants passait par nos régions?

Nayeth Bustos, jeune colombienne de 28 ans, est arrivée à Jonquière à l’été 2002 en tant que réfugiée. Elle a quitté sa terre natale avec 11 membres de sa famille. Personne ne parlait français, voire même l’anglais. C’est le Canada qui a décidé de les envoyer au Saguenay – Lac-Saint-Jean.

Escale à Atlanta, passage obligé vers Ottawa, envoyés à Montréal pour y prendre le bus, Nayeth et sa famille débarquent à Jonquière 30 heures après avoir tout quitté. Sa vie change à toute vitesse. La fuite de son pays, son arrivée dans un lieu qu’elle ne connaît pas, dont la culture et la langue sont inconnues. En foulant le sol de Jonquière, Nayeth est désespérée. «On ne comprenait rien. On a tout laissé en Colombie. Tout ce que nous avions était dans nos valises… Nous sommes partis de Bogota, une ville de 12 millions. On trouvait Jonquière trop tranquille…»

Le SEMO, le service externe de main-d’œuvre du Saguenay, est un organisme sans but lucratif qui aide les exclus du marché du travail. Il a développé une expertise auprès des handicapés, des jeunes, des chômeurs de longue durée et des immigrants.

Omar Chafik, conseiller en gestion des opérations pour le SEMO concède qu’il est difficile, pour ces immigrants, de s’installer en région.. «Ça ne se fait pas facilement, car ce sont des réfugiés. Ils vivent un deuil d’avoir quitté leur pays. Ce n’est pas évident.»

Première étape d’intégration, apprendre le français. Ensuite, trouver un emploi. «Quand ils sont réfugiés, ils n’ont pas apporté leurs diplômes. On fait des entretiens avec eux, puis on va voir les employeurs. Même pour les immigrants francophones, la mentalité par rapport au travail, est différente ici. Ils sont initiés aux attentes des employeurs de la région», explique M. Chafik.

Le Dr Claude Déry participe à ce volet. Dans sa clinique, il a accueilli trois immigrants, médecins de leur métier, pour leur offrir un stage d’observation. «Dans notre secteur, on manque de médecins. Comme partout au Québec. Les médecins des autres pays doivent refaire une partie de la formation au Collège des médecins. Pour eux, c’est très difficile en raison du problème de la langue.» Le Dr Déry parle lentement, pesant ses mots. «En même temps qu’ils apprennent la langue, ils voient comment on fonctionne au niveau de la pratique. Ceux qui sont venus ont bien aimé la partie médicale. Ils ont bien aimé Jonquière. Mais la difficulté, c’est leur famille, qui habite ailleurs.»

Le Dr Déry apprécierait compter sur un médecin parlant espagnol. Les immigrants arrivent de façon régulière, sa pratique se complique. «Ce n’est pas facile, parce que la médecine peut être nuancée, subtile. Ce n’est pas évident avec un interprète», pose-t-il comme diagnostic.

De ses trois stagiaires immigrants, l’un aurait réussi ses examens et attend de dénicher une place en résidence. «On espère qu’il reviendra dans la région. Mais s’il ne revient pas, on l’aura aidé à faire un petit bout de chemin.»

Au SEMO, on cherche des immigrants possédant des compétences en foresterie, agronomie, agriculture, informatique. Des domaines où les besoins sont plus grands au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Pas question de prendre les emplois des Québécois de souche.

«Nous sommes très sensibles à la perception de l’immigration chez les Québécois de souche. À court, moyen et long terme. Nous n’essayons pas d’attirer n’importe qui. On ne va pas concurrencer là où les emplois sont déjà comblés. Sinon, ce ne serait pas utile pour la région, le Québec et pour l’immigrant», affirme M. Chafik, pour qui mieux vaut progresser lentement dans l’intégration des immigrants plutôt que de tout faire de travers. «Pour nous, ce serait un échec, qu’ils ne trouvent pas d’emploi et retournent à Montréal.»

L’emploi semble le facteur déterminant pour éviter l’exode des immigrants. «Ce n’est pas facile trouver de l’emploi, en région. Plusieurs immigrants ont quitté à cause du manque d’emploi. Après trois mois, certains quittent. Certains le font  même dès leur arrivée…» raconte Nayeth, qui avoue avoir pensé, avec son compagnon de vie, quitter Jonquière. «Mais on a eu des enfants. Pour nous, c’est beaucoup mieux d’habiter en région. Avec les petits, c’est plus facile de trouver une garderie.»

Nayeth a persévéré. Du groupe de 11 personnes avec qui elle a fui la Colombie, ne reste plus que son père, son frère et son petit ami. «On en avait parlé, en Colombie, qu’on resterait au Saguenay jusqu’à la fin. On a travaillé fort pour s’intégrer. C’est pour ça qu’on a créé Matéo Boutique, dit-elle, avec fierté. Parce qu’on aime la région, on a pensé à ça. Pour rester en région.»

Matéo Boutique est une coopérative artisanale fondée par son père, son frère, son chum – comme elle l’appelle – et elle. Le paternel concevait des articles artisanaux de cuir en Colombie, ils se sont mis à la confection de portefeuilles et sacs à main, notamment. «On a commencé le 4 mai. On a aussi une boutique, pour vendre ce qu’on fait. Maintenant, nous avons un vendeur pour la boutique. Un Québécois!» Au téléphone, son sourire s’entend. Pour cause. Elle, partie de loin, s’est intégrée au point de donner un emploi à une personne de la région.

Nayeth est consciente de la difficulté, pour un immigrant, de s’installer en région. Elle s’implique aujourd’hui au sein d’un atelier pour femmes immigrantes. «Pour briser l’isolement. Une fois par semaine, on se rencontre. On avait toujours quelqu’un du SEMO, mais pour des questions administratives», explique-t-elle.

Depuis 1998, plus de 650 immigrants d’âge adulte ont élu domicile dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, affirme M. Chafik, du SEMO. Le taux de rétention avoisinerait les 65%, selon lui. Pas assez vite? «Vous vous rendez compte si on créait des ghettos en région? C’est pour ça qu’on y va lentement. On crée une dynamique positive. Mais sans l’ouverture du Québec, on n’y arriverait pas», prétend le conseiller du SEMO.

L’exemple de Nayeth est encourageant. L’intégration est possible. La jeune Colombienne poursuit son rêve. «J’étais prof d’histoire, en Colombie. J’ai commencé les démarches. Le ministère a reconnu mon bac. Je dois passer le test de français pour être prof. Je sais que ça va prendre du temps, mais mon rêve est de devenir prof à Jonquière.»

Elle a fui son pays à 25 ans, composé avec un environnement dont la langue et la culture lui étaient totalement étrangères, créé son propre emploi, mis au monde ses deux enfants au Saguenay. Beaucoup de chemin parcouru. Peut-on douter de sa capacité à atteindre son rêve? Poser la question, c’est y répondre.

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Qu’est-ce qu’un alcoolique?

Qu’est-ce qu’un alcoolique?

Par Conrad de Roberval    Dossier Alcool et drogue.

Qu’est-ce qu’un alcoolique? C’est une personne qui consomme un verre d’alcool et qui sent le besoin d’en absorber d’autres, souvent jusqu’à l’ivresse.

Si je désire vivre une belle sobriété, dans tous les domaines de ma vie, j’ai à y mettre des efforts et je vais y arriver. Si je veux gagner une bataille, il faut que je m’assure que j’ai tous les outils nécessaires pour y arriver. On vient au monde que pour soi-même. Sauvons notre peau.

Face à quelqu’un qui prend de l’alcool, il faut essayer de ne pas se mettre en colère. Ce n’est pas facile, mais il faut chercher à le comprendre. Pour quelqu’un qui ne consomme pas, c’est facile de dire «Tu n’as qu’à pas consommer.» Mais ce n’est pas si simple que ça. La personne veut arrêter mais elle ne peut pas. Il y a quelque chose qui commande les alcooliques à consommer peu importe les conséquences.

Bien peu d’alcooliques ont consacré à leur problème de boisson le moindre examen intelligent. Ils admettent avec réticence qu’il leur faut arrêter. Mais ils continuent de boire.

L’alcoolique vit dans un esclavage. L’alcool lui fournit le seul moyen qu’il connaisse de rendre sa vie supportable ou d’apaiser ses nerfs surexcités. Une existence pareille rend bientôt sa vie incontrôlable.

Le rétablissement de l’alcoolique peut se faire en tout temps avec l’aide de différents mouvements et des ressources.

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

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