Prévenir intimidation et décrochage avec Sans Pression

Le Rap pour éviter qu’on dérape

Sans Pression et l’intimidation

Raymond Viger Dossiers IntimidationRap

sans pression rap intimidation rapper décrochage école jeunesLe rapper Sans Pression en n’est pas à sa première collaboration sur des thèmes sociaux. En 2008, Sans Pression s’impliquait contre le décrochage dans les écoles. Aujourd’hui, le rapper s’implique contre l’intimidation dans les écoles.

Un vidéo que l’on peut partager dans les écoles et les organismes communautaires.

Merci Sans Pression pour ton implication auprès des jeunes.

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Autres textes sur Intimidation

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle La relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Maintenant disponible en anglais: Love in 3 D

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
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Festival anti-raciste à Montréal

Festival anti-raciste à Montréal

Lisa Melia

LOGO-MONTREAL-CONTRE-ATTAQUE-web_1Demain dimanche 29 mars, Antifa Montréal, un collectif montréalais de lutte contre le racisme, vous invite pour la deuxième édition du Festival anti-raciste, avec Sans pression, K6A, Apostoloi, Psynlangwage, Vandamn!, Endover, Openwounds, At worst, Subversive, Cast Anchor, Killing fields et Change Within. En plus du spectacle, les visiteurs auront accès à des tables de groupes militants, un skateboard sur miniramp toute la journée, et au vernissage d’Antife Crew.

L’entrée vous coûtera 8$, et le show aura lieu de 15h à 23h aux Foufounes Electriques (87, rue Sainte-Catherine Est). Pour plus de renseignement, par mail: comite.anti.racist@gmail.com

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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La Maison de Jeunes Kekpart: un engagement citoyen

La Maison de Jeunes Kekpart: un engagement citoyen

Dossier Prostitution, Communautaire et Sexualité

Benjamin Boullier

Soucieuse de la réalité des adolescents de Longueuil, la Maison de jeunes Kekpart entre dans l’âge adulte. Ses 27 ans d’expérience permettent de soutenir des milliers de jeunes en leur offrant un statut de citoyen actif et responsable. Par la prévention, la Maison Kekpart veut contrer les problèmes de la prochaine génération: consommation, taxage, prostitution juvénile, gang de rue, décrochage scolaire et détresse psychologique.

Kekpart où ça a commencécommunautaire jocelyne cazin jeunes

La croissance démographique de Longueuil et le manque de structures pour les jeunes au début des années 1980, ont été les éléments déclencheurs de la  création de cet organisme pas comme les autres. Tout droit sorti de l’imagination et de la passion de sa fondatrice, Hélène Rainville, le projet passe du sous-sol d’un CLSC de Longueuil au quartier du Carillon. Désormais située dans la seconde zone la plus défavorisée de la rive-sud, la Maison est immergée au cœur des problèmes qu’elle entend atténuer.

Richard Desjardins, éducateur spécialisé qui a travaillé en Haïti, en République Dominicaine et en milieu carcéral avec des condamnés à vie, est engagé comme directeur. Plutôt du genre à fuir la routine, il est toujours en poste après 18 ans. Il n’a jamais songé fuir la maison de jeunes Kekpart. «Ici tu ne t’ennuies pas, les journées sont toutes différentes et chargées.»

La prévention comme outil de travail

Monsieur Desjardins nourrit de grands espoirs: «En réadaptation on peut enregistrer 1% de réussite, alors qu’en prévention c’est 99%», explique-t-il en soulignant la différence entre son travail actuel et l’époque où il travaillait avec des prisonniers. Le ton est donné, l’action est de mise et le résultat doit être au rendez-vous. De nombreux projets verront donc le jour, chacun pour aider les jeunes à résoudre leurs problèmes et pour en faire des citoyens responsables.

Le dernier né, le Centre de Formation des Arts de la Scène Desjardins, est la preuve vivante de la foi de l’équipe Kekpart. Après deux ans de démarches administratives, de recherche de financement et une bonne dose de passion, la Maison s’agrandit. Elle se dote de studios et d’équipements à en faire pâlir les idoles artistiques de nos jeunes.

Visite de la Maison de jeunes Kekpart

salle rona jeunes communautaireLa visite commence par l’accueillant salon permettant, en toute autonomie, de jouer aux jeux-vidéo, d’écouter de la musique, de visionner la télé ou tout simplement d’être ensemble à l’abri.

Dans la cuisine, les jeunes peuvent apprendre la préparation de repas et ainsi comprendre les bases de la vie autonome. A la salle d’informatique, on peut à sa guise travailler ou flâner sur internet.

La maison est équipée de matériel plus pointu permettant de pratiquer des activités culturelles. Salle de montage vidéo, de conférence, d’exposition, cinq studios de musique et un d’enregistrement sont à la disposition des jeunes pour apprendre ou approfondir leurs talents.

Cet agrandissement permet aujourd’hui à Kekpart de faire vivre 21 employés dont 5 anciens jeunes participants. De plus, 6 000 jeunes participent chaque année à un projet (écoute, repas communautaires, pratique de sport ou de musique, suivi psychologique).

Kekpart entre décrochage scolaire et responsabilisation de la personne

Le centre propose également un projet novateur en prévention du décrochage scolaire. La Relève émane d’un constat simple: pour qu’un jeune échappe au décrochage et à l’exclusion sociale, il faut l’intégrer dans un projet motivant et favoriser son intérêt à s’instruire.

La base du projet est un contrat signé entre le jeune, son école et la Maison Kekpart. En s’engageant à être assidu en cours et à compléter son année scolaire, le jeune accède à un stage de trois mois en art de la scène, en techniques sonores ou en vidéo. «Ces activités accrocheuses donnent de l’espoir aux jeunes et leur démontrent qu’ils peuvent devenir quelqu’un souligne Jocelyne Cazin, marraine de l’organisme depuis 2003.

Des projets pour raccrocher

Après des écarts de conduite, Alex, alias Lexzibé du groupe Xplicite, intègre ce programme via l’école Jacques Rousseau de Longueuil. Ce rappeur de 17 ans a désormais des projets plein la tête. Il se montre assidu en classe. «Si tu manques l’école, on peut t’enlever une journée de stage», résume-t-il. Lorsqu’on est passionné par son projet comme lui, on ne souhaite pas que cela arrive!

Durant les trois mois de son immersion, Alex a ainsi appris le travail en studio d’enregistrement, participé à la création d’un court métrage et travaillé avec des professionnels reconnus tels DJ Eklipse, Sans Pression, Caya ou encore Pop Star.

Une intervention qui inspire

Le stage achevé, il ne quitte pas Kekpart, sa «deuxième maison», comme il aime l’appeler. Il prépare, en collaboration avec l’organisme, une compilation ainsi qu’une tournée d’une dizaine de villes en Montérégie.

Pour son avenir, Alex envisage maintenant fréquenter le CEGEP en Technique de son, une fois son secondaire terminé. Ses relations avec ses parents se sont améliorées et il a trouvé sa voie: il travaillera dans les studios et dans le Hip Hop.

Avec ses programmes originaux et un équipement à la hauteur de ses ambitions, cet organisme a su devenir un lieu dynamique remplissant ses missions. «Espérons que la Maison de Jeunes Kekpart fera des petits au Québec» ajoute Jocelyne Cazin. C’est tout le bien que nous lui souhaitons.

Reflet de Société, Vol.17, No 2, Février/Mars 2009, p.26-27

Kekpart en Kek’ chiffres :

1 salle de spectacle (disponible à la location)

1 salle de conférence (disponible à la location)

1 salle d’exposition (disponible à la location)

5 studios de pratique pour groupes de musique (disponibles à la location)

1 studio d’enregistrement (disponible à la location)

1 salle de montage vidéo

1 salon pour les jeunes

1 salle d’ordinateur

7 plans de soutien :

Projet Komma : dépendances alcool et drogues

Projet Focus : taxage, victimes et bourreaux

Projet Mordicus : détresses psychologiques

Projet Sans P ni E : prostitution juvénile

Projet L’École j’l’apprend et Projet La Relève : décrochage scolaire

Projet Adrénaline : gang

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Dossier Prostitution 

autres textes sur sexualité

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Manifestation Fredy Villanueva, invitation de Will Prosper de Montréal-Nord Républik

Manifestation Fredy Villanueva, invitation de Will Prosper de Montréal-Nord Républik

Raymond Viger Dossiers Montréal-Nord, Journal de Montréal

Plusieurs jeunes vivant à Montréal-Nord et d’autres qui y entretiennent des liens très rapprochés avec la communauté de Montréal-Nord m’ont invité à une manifestation en l’honneur de Fredy Villanueva et dénonçant la brutalité policière.

Plusieurs membres et artistes de la communauté Hip Hop seront présents: Sans Pression, Dramatik et Imposs (Muzion), Dupuis, Cyrano de MTL, Diaspora, Le Voyou, Catburglaz, MFG, Nomadic Massive, Metazon.

Je reçois à plusieurs reprises un sorte de communiqué de presse sur les revendications qui animent cette manifestation suivi d’un texte pour une conférence de presse. Un texte similaire, mais pas identique se retrouve sur le Facebook de la Coalition contre la répression et les abus policiers (CCRAP).

J’ai plusieurs questions sur toute cette information que je reçois. Le texte est signé par une vingtaine d’organismes communautaires. Je décide de vérifier leur niveau d’implication. Grande surprise! Un des signataires dit ne pas avoir signé ce texte et ne pas être d’accord avec plusieurs points de cette manifestation.

Cela ne fait que remonter toutes une série de questions.

– Dans les messages reçus, je n’ai aucune idée qui m’a vraiment envoyé le message, ses intentions…

– Dans le message, je n’ai pas de vrais signataires, ni de coordonnés pour rejoindre les personnes derrière le message.

– Plusieurs organismes ne sont pas de Montréal-Nord.

– Est-ce que les organismes de l’extérieur qui viennent manifester dans Montréal-Nord ont pris contact et travaillé avec les organismes déjà implantés dans la communauté?

– Est-ce que les artistes Hip Hop impliqués dans cette manifestation sont au courant de toutes les implications de celle-ci ou est-ce que leur générosité à vouloir aider la communauté les y amènent sans trop savoir avec qui ils travaillent?

– Le texte dénonce le Journal de Montréal qui aurait:

…semé la peur volontairement en diffusant de fausses informations sur la manifestation. C’est juste du sensationnalisme! Nous dénonçons le manque d’éthique journalistique du Journal, qui se plaît à discréditer une initiative politiquement juste et légitime. Pourquoi le Journal occulte les revendications? Pourquoi le Journal ne dit pas que la coalition est composée et appuyée par plusieurs groupes et individus de la communauté de Mtl-Nord? Pourquoi le Journal ment-il au sujet de nos intentions?

– Tout le monde, sans discernement serait de gros méchants:

Nous savons que la police, les autorités municipales et les vendus du communautaire entretiennent un climat de peur à Mtl-Nord

– Sur le site de la Coalition contre la répression et les abus policiers (CCRAP), les organismes communautaires se font pointer du doigt assez vertement, malgré que la coalition prétend qu’une vingtaine d’organismes auraient signé leur document:

Nous ne tomberons pas dans la dénonciation facile des émeutes, comme l’ont fait quelques groupes communautaires en manque de fonds gouvernementaux.

Je suis convaincu de la bonne foi des jeunes qui vont manifester à Montréal-Nord ainsi que des artistes qui prêtent leurs noms et notoriété à cette cause. Mais je me questionne sur le déroulement de l’événement et les moyens de communications utilisés.

Dans une heure 15 minutes la manifestation débutera. D’autres nouvelles à suivre.

VOS COMMENTAIRES SUR LA MANIFESTATION FREDY VILLANUEVA.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Yvon Kreve bat le Hit Parade au Cafe-Graffiti

Yvon Krevé bat le Hit Parade au Café-Graffiti

Plusieurs artistes urbains sont représentés au Café-Graffiti. Dans les ventes de CD, l’artiste vedette du mois de juillet est sans contredit, Yvon Krevé. Ce rappeur de Longueuil en est à son 3e album.

Le Café-Graffiti était en rupture de stock. Quand le nouvel arrivage de CD d’Yvon Krevé a trouvé sa place dans le présentoir du Café-Graffiti, un client attendait déjà en BannerFinale ligne pour en acheter un et Mélissa, la préposée aux commandes électroniques en voulait aussi un pour un de ses clients.

Je sais que vous en mourrez d’envie, mais je vais laisser la critique du CD à d’autres. Je me contenterais de dire que les fans du Hip Hop de la scène montréalaise s’arrachent le CD d’Yvon Krevé.

Yvon Krevé se fait connaître sous le nom de Von Von le vet.

Yvon Krevé a débuté sa carrière par une collaboration avec Sans Pression à L’étage sous terrain . Son 1er album, en 2001, L’Accent grave, a été nominé à l’ADISQ, nommé le meilleur album francophone au Canadian Music Awards ainsi qu’un trophé MIMI. Le 2e album d’Yvon Krevé, Quand J’Rap Pas, a aussi été nominé à l’ADISQ. Avec sa propre maison de disques, Ruzik Records, Yvon Krevé sort son 3e album, Le Vet.

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

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Musique, décrochage et théâtre; rencontre avec Sans Pression et Léma

Musique, décrochage et théâtre

Rencontre avec Sans Pression et Léma

Raymond Viger, Dossiers Décrochage, Éducation

Les membres du groupe Hip Hop Sans Pression, forts populaires auprès des jeunes, sont les invités spéciaux et les porte-parole d’une pièce au Théâtre Denise-Pelletier. Quel genre de pièce de théâtre peut toucher et intéresser un rappeur comme Sans Pression.? Une pièce touchant aux effets pervers du décrochage et de la violence dans les relations des jeunes couples. Présentée dans le cadre du projet Décrocher… Puis Après? par des habitués du Foyer des jeunes travailleurs de Montréal, la pièce exprime l’expérience vécue de jeunes adultes face à ces problèmes.

Pour Annie, Éric, Jayme, Léma, Nathalie et Sheila, les jeunes du Foyer des jeunes travailleurs de Montréal, décrocher, c’est comme tomber dans un trou noir, où la drogue, l’incertitude et le manque d’estime prennent souvent trop d’espace. Le décrochage, SansPression connaît bien. «Tout le monde près de moi a décroché, moi le premier. Certains sont revenus, mais pour cela, il faut se raccrocher à quelque chose, avoir un but, vouloir faire quelque chose. On dit qu’un jeune du secondaire sur trois quitte l’école. C’est beaucoup. J’ai un fils de trois ans, Andy, et j’espère qu’il ira longtemps à l’école. Ça t’ouvre les portes, ça te donne plus de chance dans la vie.»

Sans Pression est venu rencontrer les comédiens en herbe et assister à leur représentation. «J’ai parlé aux jeunes. Juste d’être présent, ça leur a fait de l’effet. Pour moi, ça vaut plus qu’un million d’albums vendus. Je communique bien avec les jeunes.»

Le chanteur Hip Hop n’a que des éloges à leur offrir. «C’est du jamais vu. Ces jeunes ne sont pas des acteurs, ils viennent de la rue. La pièce m’a touché et le sujet est profond. Ça se passe partout, il faut en parler. Certains pensent qu’on exagère, mais j’ai vu des jeunes qui n’avaient même pas 20 ans et qui se piquaient à l’héroïne. Ça me dépasse.»

Malgré tout, Sans Pression garde espoir. «Il y a quelque chose à faire. Il faut leur parler avant qu’il ne soit trop tard. Parce qu’il n’est jamais trop tard. Tout le monde fait des gaffes. Même moi, souvent j’ai voulu tout lâcher, j’ai fait une dépression, plus rien ne marchait. Je ne suis pas Superman, je ne suis pas différent d’eux. Je vivais dans un appartement, on était 15 gars à y rester. Je traînais, foutais de la merde. On se disait: «Yo, qu’est-ce que tu fais?» On achetait une bière et on «chillait» ensemble. Il fallait qu’on me sorte de ce milieu. Je faisais du surplace. J’ai été à Tremplin, un centre de thérapie. Il a fallu que je lâche un paquet de monde. Si j’étais resté dans le milieu, je ne serais pas dans la musique. Elle m’a permis de raccrocher. Beaucoup ont choisi la bonne voie. Il faut savoir ce que tu aimes, aller droit vers son but, savoir ce que tu veux faire. Il faut prendre les choses au sérieux.»

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. «Depuis que j’ai Andy, mon garçon, je le comprends mieux. Depuis que je me lève le matin, je découvre qu’il y a plein de choses à faire, c’est motivant. C’est important de se lever avec le soleil, tu deviens plus actif, plus productif et plus créatif.»

Le rappeur n’est pas tendre envers ceux qui font la promotion de la violence dans la culture Hip Hop. «J’ai été dégoûté en voyant les albums des groupes «50 cents»ou encore «Eminem». Des photos de violence gratuite, de drogue, de gens qui se tirent dessus… On n’a pas à faire la promotion de la violence et du gangster rap, raconte le chanteur qui se dit sensible à la violence suite au suicide de son frère. Avec notre musique, on influence la masse. Ce sont les jeunes qui achètent ce qu’on produit.»

Au Québec, on a la chance de voir le mouvement Hip Hop qui grossit. «Il y a tout le talent pour que ça marche. Il faut continuer. Je suis fier de ce que je fais et de ce que je vois chez les jeunes. Je le vois dans leurs yeux. Je suis un jeune de la rue. Les problèmes des jeunes, si je ne les ai pas vécus, quelqu’un dans mon entourage les a vécus. J’ai pas les gros mots savants de certains, mais par le regard on se parle, on se comprend. I’m just like you.»

Pour compléter l’entrevue, Sans Pression m’a dirigé vers Léma, touché par sa prestation. Sentiment réciproque chez le jeune homme qui estime avoir donné le meilleur de lui-même dans la pièce de théâtre. «Les chansons de S.P. parlent de drogue, de violence de la rue, de femmes battues… Une de ses chansons rejoint mon sketch. Ce sont des gars qui veulent s’en sortir.»

Léma a apprécié l’implication du chanteur et de son groupe Hip Hop dans le projet du Foyer des jeunes travailleurs de Montréal. «C’est bon ce qu’ils font. Sans Pression touche les jeunes qui se cherchent. On a créé de bons liens rapidement avec eux.»

La pièce aura permis de faire des prises de conscience importantes pour Léma. «Dans la vie, il n’y a rien de parfait. Moi aussi j’ai décroché. Mais peu importe quel problème tu rencontres, il faut en parler. C’est en discutant qu’on trouve des solutions pour s’en sortir. Peu importe les temps difficiles, il faut persévérer et toujours continuer. C’est pas facile de se lever le matin, mais c’est pas une raison suffisante pour abandonner.»

Des raisons pour abandonner, Léma aurait pu en trouver facilement. À ses dires, le projet n’a pas été un camp de vacances. «Être neuf à travailler ensemble dans un petit local, c’est pas évident. Il a fallu sortir le meilleur de nous dans les instants de chicane. Il a fallu travailler pour créer une chimie de groupe, se motiver et avoir la discipline nécessaire pour atteindre nos objectifs. Si tu veux rester dans le groupe, tu dois travailler, t’investir. Il y en a trois qui n’ont pu terminer le projet. C’est dur de voir quelqu’un qui quitte le projet.»

Pour Léma, le décrochage n’était qu’un mot sans trop de signification. Son implication lui a permis de réaliser que le décrochage n’est pas juste une question d’école. «Ça touche nos relations familiales, notre rôle de citoyen, notre vie de couple… Le projet a provoqué une réflexion sur le sens à donner à sa vie, au chemin qu’il veut emprunter pour sa continuité.»

Son chemin, Léma l’a trouvé. Le jeune homme a profité du projet pour tenter certaines expériences dont une formation en informatique qui a suscité son intérêt. Il veut poursuivre dans cette direction.

Le coordonnateur du projet qui a pris en charge le groupe dans une période difficile à traverser, M. Germain Bouleau, est fier du travail accompli par son groupe. «Plusieurs de ces jeunes n’ont jamais appris de leçons par cœur. Au théâtre, tu dois connaître ton texte, il y a une rigueur, une discipline, une attitude et un lâcher prise que le groupe doit suivre. Si tu ne connais pas ton texte, tu ne peux pas jouer ton rôle. Et il faut être au moins deux pour jouer. Tu renvoies à l’autre une émotion qu’il doit saisir. Chacun doit être présent dans son rôle. Cela exige un effort moral et physique mais surtout, une remise en question.»

«La créativité des jeunes est essentielle. En bas âge, un enfant saute, dessine, chante… Dès qu’il entre en maternelle, nous perdons notre ouverture d’esprit face au développement de la créativité du jeune. Il faut maintenant réhabiliter une expression qui passe par la parole et le corps. Le théâtre est un art qui permet des applaudissements après chaque représentation. L’appréciation du public est un juste retour du travail accompli», raconte M. Bouleau. »Quand le groupe commence à jouer sur scène, c’est une occasion unique de s’amuser et de partager ses émotions avec son public.»

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VOS COMMENTAIRES SUR MUSIQUE, DÉCROCHAGE ET SANS PRESSION

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