Les dangers des nausées prénatales

Les dangers des nausées prénatales

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Près de 80% des femmes enceintes connaissent des nausées et des vomissements dans le premier trimestre de leur grossesse. Pour 1 % des futures mamans, ces malaises intenses peuvent même les conduire à l’urgence où elles seront hospitalisées.

«On parle alors d’hyperémèse, de nausées et de vomissements excessifs. La future maman a cessé de s’alimenter durant plusieurs jours et accuse une perte de poids», explique la chercheuse Anick Bérard, du CHU Sainte-Justine.

Les femmes enceintes qui souffrent d’hyperémèse peuvent ainsi perdre jusqu’à 5% de leur poids initial. Cela nécessite généralement quelques jours d’hospitalisation et un traitement à base d’antiémétiques tout au long de la grossesse.

Le métoclopramide s’avèrerait bien meilleur que les antivomitifs pour diminuer plus rapidement la sévérité des vomissements. Cette molécule a été récemment introduite au CHU Sainte-Justine suite à l’alerte de Santé Canada sur le dropéridol susceptible d’accroître les risques cardiovasculaires.

Les résultats de cette récente étude auprès de 229 femmes souffrant d’hyperémèse, pilotée par la titulaire de la Chaire pharmaceutique famille Louis-Boivin — Médicaments, Grossesse et Allaitement, ont été publiés dans le European Journal of Obstetrics and Gynecology and Reproductive Biology.

Pas à la légère

Car il y a nausées et… nausées extrêmes. Si elles constituent une manifestation «normale» liée au débalancement hormonal du début de la grossesse, elles ne doivent pas empêcher la future maman de s’alimenter.

Lorsqu’un simple verre d’eau suffit à faire vomir et que l’alimentation représente une épreuve insurmontable, il ne faut pas hésiter à consulter. «Les femmes consultent de plus en plus tôt, c’est encourageant. Si l’hyperémèse s’installe, cela peut être plus long et difficile», rappelle la chercheuse qui évalue le seuil critique à seulement deux jours sans alimentation.

Les étourdissements, la déshydratation et les crises de vomissements à répétition constituent les symptômes avant-coureurs. Si on ne décède plus d’hyperémèse, comme il y a 100 ans, ne plus s’alimenter peut nuire au bébé en plein développement.

Certains gestes peuvent aider — prendre de petites portions, consommer du gingembre, réduire les fritures ou le café — et peuvent apporter un certain bénéfice. Mais lorsque la femme enceinte souffre de nausées et de vomissements intenses, la médication s’avère incontournable.

Médicaments et grossesse

Contrairement à l’idée reçue, la prise de médicaments n’est pas rare chez les femmes enceintes. Plus de 50% seraient sous médication, principalement sous antidépresseurs.

Au cours de la grossesse, la femme enceinte doit avoir une bonne prise de poids – 35 livres en moyenne — pour que l’embryon se développe bien. On sait maintenant qu’un enfant en santé demande une maman en santé.

«Les premiers mois qui suivent la naissance nécessitent d’une énergie monstre. Il n’y a pas de recette miracle, la future maman doit bien s’alimenter», tranche la chercheuse. Et pour cela, d’abord arrêter de vomir…

Note: Les indications de prise de poids ont été récemment modifiées. Elles se basent sur le poids de départ de la future mère et varient entre 15 livres (femme obèse) et 45 livres (femme maigre).

 

Attention aux antidépresseurs

La prise d’antidépresseurs devrait toujours être réfléchie. «Il faut étudier la situation à la pièce. Nous avons des données probantes que les antidépresseurs augmentent les risques de fausse-couche, de malformation et de bébés au petit poids», tranche la chercheuse. Environ 14% des femmes en prendraient durant leur grossesse.

Ainsi le Paxil, l’un des plus utilisés n’est pas du tout recommandé chez les femmes enceintes. Pas question toutefois d’arrêter toute médication lorsqu’on attend un bébé, mais il faut établir le ratio risque/bénéfice lié à la prise de ces puissants médicaments.

 

Campagne de vaccination Gardasil: Une controverse qui pique

Campagne de vaccination Gardasil

Une controverse qui pique

Lisa Melia  DOSSIER Vaccin Gardasil effets secondairesSexualité, Santé

Depuis septembre 2008, les jeunes Québécoises sont vaccinées en 4e année et en 3e secondaire contre le cancer du col de l’utérus. Or, plusieurs, dont des professionnels de la santé, remettent en cause le bien-fondé d’une campagne de vaccination qui a le soutien financier des gouvernements québécois et canadien.

vaccin-gardasil-effets-secondaires-vaccination-VPH-virus-du-papillome-humain Annabelle Morin avait 14 ans, vivait à Laval et était en parfaite santé. Le 24 octobre 2008, elle est sortie de sa chambre complètement perdue, incapable de parler ni de se souvenir de son nom ou de sa date de naissance. Ses parents s’inquiètent: «Ma première réaction a été de lui demander si elle avait pris des médicaments. On aurait dit une overdose. Ma fille ne prenait pas de drogues, mais, à 14 ans, on ne sait jamais», raconte Linda Morin, la mère d’Annabelle.

À l’hôpital, elle passe des tests et reste une nuit en observation. Les médecins concluent à une migraine basilaire (induisant des problèmes de coordination des mouvements). Ses parents doutent du diagnostic. La mère d’Annabelle insiste alors pour faire passer un scanner à sa fille, sans résultat concluant. Six semaines après, Annabelle rentre chez elle et va prendre son bain. Linda  Morin retrouve le corps sans vie de sa fille dans la baignoire trente minutes plus tard.

La première autopsie montre qu’elle ne s’est pas noyée, mais n’identifie pas la cause du décès. Les parents attendent encore la seconde autopsie. «Il ne s’est rien passé entre les deux incidents, explique sa mère. Quand je l’ai vue dans la baignoire, ça a été un choc.» Linda Morin a ensuite pris connaissance du retrait d’un lot de Gardasil en Espagne, en février dernier, suite au malaise de deux jeunes filles ayant reçu le vaccin contre le papillomavirus humain. Elle s’est renseignée et a appris qu’Annabelle avait été vaccinée à l’école. À partir de 14 ans, les élèves sont en effet libres d’accepter ou non un traitement médical, incluant la vaccination.

Les premiers troubles et la mort sont survenus à chaque fois deux semaines après l’administration d’une dose de vaccin. Janelle Marquis, l’infirmière qui a suivi la famille pendant plusieurs années, croit que le lien est plausible. Une réaction allergique suite à l’administration d’un vaccin peut prendre deux semaines avant d’atteindre son pic. «Je ne peux pas totalement exclure le vaccin comme cause du décès, mais je ne suis sûre de rien», dit pour sa part Linda Morin.

La famille d’Annabelle tente maintenant de prévenir les autres jeunes filles des dangers potentiels de la vaccination. Selon Mme Morin, celles qui auraient voulu refuser le vaccin ont été convaincues par les médecins et les infirmières scolaires de la nécessité de l’accepter.

Un virus qui fait peu de victimes

Le papillomavirus humain (PVH) est une maladie transmissible sexuellement (MTS) qui peut provoquer un cancer du col de l’utérus. Abby Lippman, chercheure au département d’épidémiologie de l’Université McGill, explique que le PVH est l’une des MTS qui s’attrapent le plus facilement: à peu près toutes les femmes ont été infectées au moins une fois. La probabilité d’être touchée par les souches de la maladie qui provoquent des cancers est cependant de moins de 3 %. De plus, cette infection est l’une de celles dont on guérit le plus facilement. «Dans 90 % des cas, même pour les formes les plus dangereuses, le système immunitaire élimine spontanément la maladie», explique Abby Lippman.

Le gynéco-oncologue Philippe Sauthier explique que le nombre de cancers du col de l’utérus est stable dans les pays développés, voire en baisse, grâce au frottis (test Pap), un examen gynécologique généralement pratiqué. Toutefois, une situation de pauvreté et un système immunitaire affaibli augmentent considérablement les risques que l’infection aboutisse à un cancer. «Le problème en est un de conditions socioéconomiques, explique-t-il. C’est le deuxième tueur dans le tiers-monde. Si l’on cessait tout ce qui existe maintenant, du vaccin au dépistage, il reviendrait au premier plan.» D’où l’intérêt du vaccin, car c’est le moyen de prévention susceptible de toucher le plus grand nombre de femmes.

Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes estime au contraire que le vaccin peut s’avérer nuisible car celles qui le reçoivent peuvent avoir un faux sentiment de sécurité. Les jeunes filles qui ont reçu une dose de Gardasil penseraient alors pouvoir cesser de se protéger lors de relations sexuelles. Or, le vaccin ne protège que contre 70 % des formes du virus pouvant causer un cancer et n’est d’aucune utilité contre d’autres MTS ou une grossesse non désirée.

Effets secondaires controversés

Par ailleurs, les effets secondaires du vaccin soulèvent des questions: un rapport du National Vaccine Information Center américain estime que plus de 5 000 vaccinées ont dû consulter en urgence à cause de troubles cardiaques, convulsions ou vertiges. À ce jour, 29 décès de jeunes filles dans le monde pourraient être reliés au Gardasil.

Jointe par Reflet de Société, Merck Frosst, la firme qui commercialise le vaccin, s’en tient à la décision de Santé Canada, en juillet 2006, d’autoriser le Gardasil et refuse de faire davantage de commentaires. «Que le vaccin entraîne des discussions et des controverses, c’est normal. Ça a été le cas pour tous les vaccins. Mais il n’y a pas d’effets secondaires graves», affirme Philippe Sauthier, qui est membre de l’Association des gynécologues du Québec, une organisation dont le «partenaire officiel» est la firme Merck Frosst. Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec appuie cette affirmation et rappelle que la décision de mener une campagne de vaccination n’a pas été prise à la légère mais dans un but de prévention.

Abby Lippman souligne la nécessité d’une «collecte de données fiables pour évaluer les risques liés au Gardasil». Elle estime que pour réduire la transmission du VPH, il faut considérer d’autres solutions que le vaccin et travailler sur la prévention et l’éducation sexuelle. «Le vaccin peut jouer un rôle, mais il ne peut pas être le seul acteur.»

Silence, on vaccine

Devant la caméra de Lina B. Moreco, réalisatrice du documentaire Silence, on vaccine (2008), plusieurs médecins s’interrogent sur les impacts négatifs potentiels des 48 doses de vaccins que reçoivent, avant l’âge de six ans, les enfants nord-américains. Des éléments chimiques comme le thimérosal et l’aluminium auraient des effets néfastes très importants sur la santé. Serge Rivest, chercheur au CHU de Québec, explique que la réponse à un vaccin est différente selon les personnes. Il faudrait donc prendre systématiquement en compte l’historique médical des vaccinés.

Lina B. Moreco ne rejette pas les aspects positifs de la vaccination mais met en garde contre la fermeture du milieu médical à reconnaître leurs dangers. Une situation accentuée par l’influence des firmes pharmaceutiques. Le député américain Dan Burton, qui a enquêté sur les vaccins, affirme que «c’est probablement le groupe de pression le plus puissant à Washington.»

Compagnies omniprésentes

La multinationale Merck Frosst, qui commercialise le Gardasil, dirige toute la chaîne d’informations, de la rémunération des experts à la tenue des colloques, selon Lina B. Moreco, et empêche les chercheurs indépendants de mener des recherches.

Ken Boessenkool, lobbyiste de Merck Frosst, est l’ancien conseiller à la santé du premier ministre canadien Stephen  Harper, dont le gouvernement a débloqué 300 millions de dollars pour la campagne de Gardasil. 70 millions$ ont été alloués au Québec. Pour Lina B. Moreco, les pharmaceutiques ont fabriqué une peur sociale de mourir si l’on n’a pas été vacciné, en plus de renvoyer une image d’irresponsable à ceux qui refusent un vaccin.

Reflet de Société, Vol. 17, No. 4, Juin/Juillet 2009, p. 22-23 

Autres textes sur Vaccin Gardasil effets secondaires

Gardasil condamné en France

Pas de sexe sans le vaccin Gardasil nous dit Québec!

Campagne de vaccination Gardasil; conséquences et effets secondaires

Victimes et conséquences de la vaccination au Gardasil.

Controverses sur la campagne de vaccination au Gardasil.

Ce texte est dédié à Juste un peu frustré qui avait écrit un billet sur la campagne de vaccination Gardasil. Ce billet m’en inspiré les deux billets dont les liens sont présentés ici. J’ai ensuite demandé à Lisa de préparer ce reportage. Connu sous le nom de La Félée, cette blogueuse d’expérience vient de fermer son blogue et nous n’aurons plus la chance de la lire.

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Manger pour se faire belle

Manger pour se faire belle

Mélanie Robitaille

(Agence Science-Presse) – Manger pour sa santé, d’accord. Manger pour être belle? De plus en plus. Après le phénomène des aliments fonctionnels dont certains ingrédients ajoutés ont une visée santé, voici venue l’ère des aliments pour la beauté. Véritable mélange des genres entre cosmétiques et nourriture, les experts du marketing visent les femmes et les enfants, et se frottent déjà les mains devant l’engouement qu’ils suscitent.

Nourriture et beauté

Les traits tirés après une courte nuit? On vous propose l’eau au collagène pour stimuler le tonus de la peau. Besoin d’un nouveau parfum? Prenez ces bonbons nouveau genre qui embaument le corps. Envie d’adoucir sa peau? Voici le chocolat noir enrichi de vitamines C et E. En plus, les flavonols concentrés, des composés réputés pour être protecteurs contre les maladies cardiovasculaires. Une bonne excuse pour manger du chocolat chaque jour!

On joue sur les frontières entre l’alimentation, la santé et la beauté au point que les cosmétiques prennent même l’apparence des aliments. Appelés nutricosmétiques ou, en France, les cosmétofoods, le Salon international de l’alimentation (SIAL) présentait à Paris en octobre cette nouvelle tendance.

«Pour l’instant, ce sont des termes plus alliés à la mise en marché, analyse Paul Paquin, chercheur à l’Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF) de l’Université Laval. On veut parler de cosmétiques, mais si c’est un aliment, ça s’inscrit dans aliments fonctionnels.» Bonne nouvelle alors, puisque la loi sur les aliments et drogues de Santé Canada stipule qu’il est «interdit d’attribuer des qualités à un aliment qui sont fausses, trompeuses ou non fondées.»

La mode des cosmétofoods

Pour 85 % des Français, manger sain est relié à la beauté. La mode des cosmétofoods explose présentement sous la dominance des Japonais, bien accrochés en tête pour le nombre de produits nouveaux et les parts de marché. Elle suit naturellement l’engouement des aliments fonctionnels dont les ventes en 2011 seront de 169 milliards de dollars américains selon Business Insights, une entreprise spécialisée en analyse de marché. Selon Françoise Dasseto, directrice de l’Agence de marketing française White Spirit, on observe une médicalisation de l’alimentation qui répond au besoin des gens d’être rassurés sur leur santé et de dorloter leur apparence face à l’angoisse de la longévité.

Qu’est-ce qui prouve que les produits remplissent leurs promesses? Rien. Selon la revendication du produit, s’il se destine à une application sur la peau, plusieurs restrictions réglementaires sautent. «Tant que le produit n’est pas utilisé dans un contexte pathologique, ça reste du cosmétique», explique Estelle Loing, directrice scientifique chez UNIPEX Innovations qui produit des extraits actifs pour cosmétiques. Pour Jean-Marc Lévy de l’agence de marketing Jump France «Ce sont des produits de croyance. L’efficacité avérée des produits n’intervient pas tant que cela dans l’acte d’achat.» Manger pour croire d’être belle?

 

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Succès, espoir et résistance

Succès, espoir et résistance
Isabelle Burgun – Agence Science-Presse

Chercheur renommé en virologie, Mark Wainberg a été l’un des premiers scientifiques canadiens à plonger dans la lutte contre le VIH. Il a participé à l’élaboration du traitement 3TC (trithérapie) et poursuit ses recherches au sein du McGill AIDS Centre qu’il dirige.

Grand activiste et conférencier, Mark Wainberg a présidé la Société internationale sur le Sida, de 1998 à 2000, et a organisé le Congrès international de Durham. Il a été nommé Officier de l’Ordre du Canada (2001) et Officier de l’Ordre national du Québec (2005). En 2006, il a coprésidé la XVI International AIDS Conférence de Toronto (1).

Dans le cadre de la Journée internationale du Sida, Mark Wainberg, le directeur du McGill AIDS Centre et l’un des éminents scientifiques canadiens de la lutte contre le VIH, se confie à l’Agence Science Presse.

ASPQu’est-ce qui a changé depuis le début de votre implication, en 1983-84, dans la lutte contre le sida?

Mark Wainberg — Le développement des médicaments qui connaît un grand succès. Actuellement, quelqu’un qui se soigne peut vivre très longtemps, jusqu’à 90 ans. Il mourra d’une crise cardiaque, mais pas du sida.

ASPOù en êtes-vous dans vos recherches au sein de l’Université McGill?

Mark Wainberg — Nous travaillons dans le domaine de résistance aux médicaments, nous cherchons des molécules susceptibles de la contrer. Malheureusement, il se développe différentes mutations de différents sous-types du VIH. Il nous faut comprendre comment le virus opère pour muter si rapidement et résister aux médicaments.

ASPOù en sommes-nous du côté du diagnostic ? Quelles sont les avancées majeures?

Mark Wainberg — Les journaux ont annoncé récemment le développement d’un test rapide basé sur les anticorps — développé par Biolytical Laboratory — et susceptible de donner une réponse au médecin en 60 secondes. Il faut généralement de 10 à 14 jours pour avoir savoir si la personne est infectée. Nous désirons que le gouvernement du Québec approuve son utilisation – le test est déjà approuvé par Santé Canada. Obtenir un résultat rapide améliore d’autant la prévention.

ASPOù en sommes-nous du côté de la prévention ? À part le port du condom, existe-t-il des technologies prometteuses?

Mark Wainberg — Pas beaucoup. Que cela soit du côté d’un vaccin ou d’un onguent microbicide vaginal, qui permettrait de protéger les femmes de l’infection, la plupart des essais cliniques ont échoué. La seule piste vient de la circoncision. On a découvert que les hommes circoncis diminuaient jusqu’à 60 % leur risque de contracter le VIH. C’est, pour l’instant, notre seul espoir.

ASPVous affirmez que du côté de la thérapie, c’est très positif. Vous dites même que «nous sommes victimes de notre succès». Pouvez-vous nous expliquer ce que vous entendez par là?

Mark Wainberg — Il y a l’émergence d’une drôle de mentalité, particulièrement chez les hommes gais qui pensent que ce n’est pas grave d’être infectés puisque la thérapie permet d’y survivre, alors ils font moins attention et adoptent des rapports sexuels non protégés. C’est une attitude stupide. Ce n’est pas à moi de leur dire ça, mais les groupes de pairs doivent délivrer le message qu’en dépit du succès traitement, il reste important de rester en santé… et leurs partenaires aussi.

ASPÊtes-vous optimiste ? Comment voyez-vous les prochaines années?

Mark Wainberg — Bien sûr que je le suis, je n’ai pas le choix. Nous allons continuer à trouver d’autres médicaments. Il faut aussi développer l’accès de la thérapie auprès des malades des pays en voie de développement. Nous vivons plus que jamais dans deux mondes, celui du Nord où l’on peut se soigner et celui du Sud où l’on continue de mourir du sida.

(1) La prochaine conférence internationale sur le Sida se déroulera à Mexico du 3 au 8 août prochain.

Pour les insatiables

Courte présentation de Mark Wainberg :
http://www.mcgill.ca/microimm/department/associate_adjunct_prof/wainberg/

XVI International AIDS Conference, 2006:
http://www.aids2006.org/

Société canadienne du sida:
http://www.cdnaids.ca

VIH et sida par Santé Canada:
http://www.hc-sc.gc.ca/dc-ma/aids-sida/index_f.html

Centre canadien d’information sur le sida:
http://www.aidssida.cpha.ca/

Réseau canadien d’info-traitements sida:
http://www.catie.ca/fre/Home.shtml

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autres textes sur sexualité

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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De l’assiette à la tétée : La pollution

De l’assiette à la tétée : La pollution
Isabelle Burgun – Agence Science-Presse

Le lait maternel que l’on pense aussi pur que la maman qui le donne, peut se retrouver plus ou moins pollué. Lorsque maman mange des aliments contaminés, cela passe dans le lait. Résidus toxiques et polluants figurent à l’état de traces dans le tout premier aliment de la vie.

« Le lait maternel est la première mesure d’exposition aux contaminants. On y retrouve de tout mais à l’état de microtraces », avance Thierry Le Bricon du département de santé environnementale et de santé au travail à la Faculté de Médecine de l’Université de Montréal.

Dans le cadre d’un mémoire en toxicologie agroalimentaire, il s’est intéressé à l’allaitement maternel et aux substances chimiques susceptibles de le contaminer. Se penchant sur une cinquantaine d’études, il a suivi la variation de contamination de ce liquide nourricier.

Le lait maternel se trouve contaminé par des substances chimiques auxquelles la mère est exposée, par son alimentation notamment. « Et les substances bio persistantes peuvent mettre plus de 20 ans avant d’être éliminées de l’organisme », s’alarme l’étudiant en toxicologie.

Les substances chimiques présentes dans l’assiette de maman vont des médicaments vétérinaires, tels les anabolisants, présents dans les produits animaux (viande, lait, œufs), aux polluants industriels, en passant par les pesticides ou les engrais agricoles et les additifs de la production agroalimentaire.

Une fois consommées, les substances qui présentent une forte affinité pour les graisses s’accumulent dans le tissu adipeux, le cerveau, les os, le foie et même le tissu mammaire. Lors de l’allaitement, elles seront transmises au nourrisson dans le lait maternel.

Et l’eau…

Alors que la ville de Montréal vient d’émettre des avis sur le taux de plomb présent dans certaines tuyauteries montréalaises présentant un risque lors de la consommation de l’eau chez les femmes enceintes et les enfants de moins de six ans, Thierry Le Bricon se veut rassurant.

« Il s’agit d’un neurotoxique grave pour l’enfant de moins de 3 ans mais le plomb passe mal dans le lait maternel. Les bénéfices de l’allaitement dépassent le plus souvent une possible contamination », soutient l’étudiant qui s’est mérité le Prix d’excellence en vulgarisation scientifique du Fonds d’investissement des cycles supérieurs de l’université de Montréal pour son travail.

« Six enquêtes de Santé Canada, conduites entre 1967 et 1992, montrent que la contamination du lait maternel par les polluants industriels et agricoles est à la baisse », relève aussi l’étudiant.

La prise de conscience du niveau élevé des pesticides et des dérivés du chlore dans l’environnement a entraîné des interdictions et l’adoption de normes pour de nombreux polluants. Et les cas d’infractions détectés par l’Agence canadienne d’inspection des aliments seraient rares. Ainsi seulement 26 infractions aux médicaments vétérinaires ont été relevées en 2003-2004.

Par contre, on ignore encore les risques liés aux nouveaux produits remplaçant ceux qui sont frappés d’interdiction. « Il y existe un décalage entre les données scientifiques et l’arrivée des nouveaux toxiques. Une zone d’incertitude subsiste », convient l’étudiant. Ainsi, les dérivés du brome, utilisés comme retardateurs de combustion (biphénylethers et des bisphénols-A), sont susceptibles d’être des perturbateurs endocriniens. On ignore encore s’ils peuvent passer dans le lait.

À lire

Les travaux de Thierry Le Bricon publiés dans la revue DIRE à l’été 2006 sous le titre « L’allaitement maternel face au défi chimique : promouvoir tout en protégeant. L’exemple du Canada et du Québec »
http://www.ficsum.qc.ca/dire/

L’article de Penny Van Esterik, professeure du World Alliance for Breastfeeding Action (WABA) « Communication sur les risques environnementaux et l’allaitement des nourrissons »
http://www.cewh-cesf.ca/bulletin/fv3n2/page7.html#2

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Le Doc Mailloux et Yves Boisvert de La Presse

Le Doc Mailloux et Yves Boisvert de La Presse

Dans sa chronique du 5 février, Yves Boisvert de La Presse souligne un fait intéressant dans l’histoire du Doc Mailloux. Le comité de discipline des médecins a été provisoirement radié. Ceci est une mesure exceptionnelle utilisé pour qu’il y ait un arrêt d’agir immédiat sur un médecin dangereux. Une radiation avant que le comité ait le temps de juger de la situation.

M. Boisvert nous mentionne que c’est une décision purement politique. Même si plusieurs, comme moi, en avait assez de l’entendre dire des absurdités dans les médias, en tant que psychiatre, il n’y a eu aucune plainte contre le Doc Mailloux.

Et c’est là que je suis un peu bouleversé. Dans ce cas-ci, sans aucune plainte, non seulement le comité de discipline des médecins va juger l’affaire Mailloux, mais ils ont été jusqu’à le radier immédiatement en attendant d’étudier le cas. Dans d’autres histoire, nous entendons régulièrement des institutions tel Santé Canada nous dire qu’ils ne peuvent rien faire tant qu’il n’y a pas de plainte. Deux poids, deux mesures.

Quand c’est politiquement dérangeant, on procède. Si ce n’est que la sécurité des citoyens qui est en jeu, on s’en lave les mains et il faut attendre des plaintes en bonne et dû forme. Est-ce une façon d’utiliser les institutions en place à son avantage personnel?

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/07/251/

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LE « GINSENG » INUIT

LE « GINSENG » INUIT
Isabelle Burgun, Agence Science-Presse

Tullirunak, c’est le nom que lui donnent les Inuit. L’orpin rose, à l’allure de plante commune dotée de petites fleurs jaunes ou roses et de larges feuilles vertes poudrées, participe activement à la vie traditionnelle des communautés autochtones du nord du Québec. Mais il est aussi qualifié de  » médicament du 21e siècle  » par les naturopathes, et on lui prête des vertus anti-stress, anti-vieillissement et même de stimulant du système immunitaire.

 » C’est une vedette de la phytothérapie « , confirme Alain Cuerrier. Le botaniste de l’Institut de recherche en biologie végétale de l’Université de Montréal poursuit des travaux, avec la chercheuse Anne Bruneau et l’étudiante Mariannick Archambault, sur la variabilité génétique des populations québécoises de l’orpin rose (Rhodiola rosea) Mieux connaître cette plante et sa provenance pourra permettre de savoir si elle possède les mêmes propriétés phytochimiques que ses sœurs européennes.  » Ce qui pourrait encourager les Inuit à lancer sur leur territoire une mini industrie de phytomédecine pour la commercialiser « , avance le chercheur. Ils utilisent depuis longtemps cette plante, qui pousse sur le littoral de la baie Ungava (Nunavik) et sur les îles Mingan, comme aliment ou plante médicinale.
Outre-Atlantique —l’orpin rose est connu depuis longtemps de la médecine traditionnelle des pays scandinaves, de Russie et de Mongolie— l’orpin rose fait l’objet d’une curiosité accrue depuis les années 1960. Près de 180 études pharmacologiques, phytochimiques et cliniques ont été publiées sur elle (1). Ici toutefois, cette plante de la famille des Crassulaceae reste encore peu connue. Et donc, ne risque pas de subir une surexploitation comme en Russie !

L’équipe de recherche va se livrer à des analyses morphologiques, moléculaires et même génétiques. Bien avant de penser se livrer à de quelconque bio-essais.  » L’objectif est de vérifier si nous sommes en possession d’une plante similaire, donc que l’on a un bon produit « , explique Alain Cuerrier.

Le succès naissant des tisanes Boréales —produites par les Inuit— ouvre la porte à un commerce mariant botanique et savoir autochtone. Le botaniste s’intéresse d’ailleurs à d’autres plantes régionales susceptibles d’offrir un bon potentiel pour la communauté et les scientifiques.  » On commence à peine. Il nous faut acquérir plus de connaissances sur ces plantes. Et rassurer les autochtones que ce savoir leur appartient bien « , relève le chercheur. Une inquiétude très présente au sein des communautés. L’ethnobotaniste l’avait déjà remarqué lors d’un second projet de recherche touchant 18 plantes de la forêt boréale, très connues des Cris, qui offriraient un potentiel antidiabétique prometteur (2).

Le projet sur l’orpin rose bénéficie d’un financement des Instituts de recherche en santé du Canada, de Nunavik Biosciences, mais aussi d’une collaboration de la société de développement Makivik et de l’Institut culturel Avatak.

(1) Rhodiola rosae par le American Botanical Council :

(2) Plantes médicinales pour le diabète dans les collectivités cries :

http://www.hc-sc.gc.ca/sr-sr/activ/consprod/cree-cries_f.html

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Implants mammaires: MOINS DE CANCER, PLUS DE SUICIDE

Implants mammaires: Moins de cancer, plus de suicide

Isabelle Burgun, Agence Science-Presse

Les femmes qui se sont dotées d’implants mammaires risquent moins de mourir d’un cancer que les autres. Par contre, elles seraient plus sujettes au suicide.

 » Nous en avons relevé 58. Il s’agit d’une très faible proportion de femmes de notre cohorte mais cela reste un indicateur pour les médecins et les chirurgiens qui voient ces femmes « , soutient le Pr Jacques Brisson de la Faculté de médecine de l’Université Laval.

Une équipe de recherche ontario-québécoise a suivi durant 14 ans une cohorte de 24 558 Canadiennes ayant subi une chirurgie esthétique dans le but de rendre leurs seins plus volumineux.  » Les médecins auraient avantage à porter attention aux motivations autres que physiques « , soutient le co-auteur de cette étude sur la mortalité reliée aux implants mammaires, publiée récemment dans l’American Journal of Epidemiology. L’objectif était d’examiner le risque de cancer attaché à ce changement esthétique, particulièrement de cancer du sein.

Le principal résultat est donc que ces femmes présentent un risque de cancer inférieur à la population générale. Un risque moindre également que les 16 000 femmes ayant subi d’autres chirurgies esthétiques en Ontario et au Québec entre 1974 et 1989.  » Notre hypothèse est que ces femmes, ayant auparavant des seins plus petits, présenteraient moins de tissu mammaire et donc moins de risque que les femmes qui en possèdent plus  » explique le chercheur. Ces Canadiennes présentent aussi une mortalité générale inférieure à la population générale. Elles sont généralement en bonne santé, comme il faut l’être pour subir une chirurgie, et sont d’un statut socio-économique un peu plus élevé que la moyenne.

Cette étude longitudinale a été initiée par Santé Canada au début des années ’90, au moment où le sujet était très controversé.  » Cela suscitait beaucoup d’inquiétude. On se questionnait sur les effets à long terme des implants mammaires, leurs effets sur la santé particulièrement en lien avec le cancer du sein « , rappelle le Dr Brisson.

« Mortality among Canadian Women with Cosmetic Breast Implants » par Paul J. Villeneuve, Eric J. Holowaty, Jacques Brisson, Lin Xie, Anne-Marie Ugnat, Louis Latulippe and Yang Mao dans l’American Journal of Epidemiology :
http://aje.oxfordjournals.org/cgi/content/short/164/4/334

autres textes sur le  suicide:

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Santé Canada et la santé du citoyen

Santé Canada et la santé du citoyen

Il m’arrive régulièrement d’entendre la phrase suivante: «Santé Canada ne fait pas d’enquête car ils n’ont pas reçu de plaintes». Quand cette phrase est accolé par un média travaillant pour la protection du consommateur, cela me laisse perplexe.

À partir du moment où un média sort une question touchant la santé du citoyen, devons-nous avoir une plainte pour que quelqu’un bouge?

D’un côté, attendre une plainte de l’extérieur permet d’éviter certains abus. Un fonctionnaire, mal intentionné, pourrait commencer des enquêtes pouvant faire du tort à une entreprise qu’il n’aime pas. Cela n’empêche pas le citoyen mal intentionné de le faire.

D’un autre côté, lorsqu’un média dévoile certaines lacunes ou dangers potentiels pour la santé, ne peut-on pas considérer que cela devient une plainte? Il y a eu un travail de recherche et journalistique derrière le reportage. On ne peut plus faire semblant qu’on n’est pas au courant. Alors, pourquoi ne pas bouger?

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