Déclin de la mémoire et le vieillissement

Pertes de mémoire

Sont-elles normales?

On estime que le tiers des personnes de 65 ans et plus seront atteintes d’une maladie de la mémoire, par exemple la maladie d’Alzheimer, selon une étude pancanadienne sur le vieillissement.

Marie-Ève Cloutier          Dossiers SantéSanté mentale.

Considérant également que d’ici 2025, un Canadien sur cinq aura plus de 65 ans et que dans 30 ans, le Québec sera l’une des sociétés les plus vieilles en occident, le vieillissement de la population sera l’un des enjeux de santé publique majeurs des prochaines décennies.

«Le facteur de risque le plus important associé aux pertes de mémoire, c’est l’âge. En plus, ce facteur est non modifiable», explique le Dr Fadi Massoud, gériatre au CHUM (Centre hospitalier de l’Université de Montréal) et à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, à l’occasion du premier Café Alzheimer organisé par la Société Alzheimer de Montréal, le 19 septembre 2014.

Est-ce normal de perdre la mémoire en vieillissant?

Oui et non. D’après le Dr Massoud, on ne considère plus cela «normal» d’avoir des pertes de mémoire «significatives» lorsque l’on avance en âge.

Lorsqu’une personne vieillie normalement, on observera chez elle un ralentissement de son temps de réaction, une diminution de sa concentration, une diminution de son attention divisée (capacité à gérer plusieurs informations en même temps): il est plus facile de lire en regardant la télévision d’un œil et en écoutant la radio d’une oreille lorsque nous sommes plus jeunes qu’en vieillissant.

Il est aussi normal d’oublier parfois des noms propres, d’égarer ses clés ou de ne plus se souvenir où nous avons garé la voiture dans un stationnement.

«Ces oublis sont bénins, mais il faut quand même surveiller leur évolution dans le temps», indique le Dr Fadi Massoud. Il existe aussi d’autres facteurs qui peuvent causer des pertes de mémoire en vieillissant qui, eux, sont considérés comme «anormaux». La prise de certains médicaments (antidouleur, antidépresseur, somnifère pour ne citer qu’eux) et souffrir de certaines maladies chroniques graves (insuffisance cardiaque, démence) en sont des exemples.

Aux États-Unis, le top trois des facteurs de risque associés aux pertes de mémoire est la dépression, la cigarette et l’inactivité physique.«Tous des facteurs sur lesquels il est possible d’avoir une incidence grâce à la prévention et en adoptant de saines habitudes de vie», souligne le docteur.

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Autres textes sur Santé

L’Amour en 3 Dimensions (français), Love in 3 D (anglais).

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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Les nouveaux modèles et l’hypersexualisation

Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

Hypersexualité

Modèles à redéfinir

Dans les semaines à venir, vous pourrez lire le prochain numéro de Reflet de Société. Parmi les sujets abordés, l’anorexie mais également l’hypersexualisation.

Delphine Caubet Dossiers Hypersexualisation, AnorexieSanté mentale, Santé, Société.

hypersexualisation sexualité sexy sexuel éducation hypersexualitéDans le numéro de juin, vous retrouverez les causes mais également les conséquences de cette hypersexualisation, souvent omniprésente dans l’espace public.

Les clips vidéo, mais également les publicités seront mises en cause. Il suffit de penser au clip vidéo de Miley Cyrus, Wrecking ball ou encore du dessin animé le Winx Club. Autant d’images hypersexualisées adressées aux jeunes filles.

En discutant du sujet avec Louise, la journaliste chargée du dossier, une idée m’est venue à l’esprit. Et si en tant qu’adulte nous cherchions de nouveaux modèles inspirants?

Personnellement, je ne me suis jamais sentie concernée par les concours de Miss ou autres sujets «pour femmes». Sans être aussi réactive que d’autres, ces modèles féminins ne m’ont juste jamais touchée.

Alors, pourquoi ne pas chercher de nouvelles icônes pour nous guider et nous aider à être les adultes que nous voulons. Il y a peu, je vous présentais Michelle Bachelet, actuelle présidente du Chili. Pour moi, elle fait figure de modèle féminin auquel j’aspire à ressembler.

Et vous, chers lecteurs, quels sont vos modèles (autant masculins que féminins) qui vous inspirent ? Moi je vous ai déjà présenté Michelle Bachelet.

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Autres textes sur Hypersexualisation

Abonnement au magazine Reflet de Société

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Maladie bipolaire et la santé mentale

Louise Hudon, La Sarre       Dossier Santé, Santé mentale

Hospitalisée pendant plus d’une année pour dépression majeure, j’ai un diagnostic de maladie bipolaire. Le poème qui suit, c’est ma vie, mon vécu. Je suis forte malgré tout. Je combats les préjugés.

En me battant, je n’ai pas perdu mon emploi, sans jamais cacher ma maladie. Je suis entourée d’amis. J’ai un conjoint formidable. Tous ensemble, on peut s’en sortir.

Une personne sur quatre va souffrir de dépression. En Abitibi, nous battons un record de suicides.

Ce poème se veut un message d’espoir, mais aussi une sensibilisation pour la population qui ne comprend pas.

Mon poème est le reflet de ma réalité, même si elle n’est pas toujours belle.

Je n’oublierais jamais le jour où on a refusé de me louer un appartement parce que j’étais hospitalisée en psychiatrie. Par la suite, le propriétaire a changé d’idée, mais n’a jamais voulu me signer un bail.

SANTÉ MENTALE

Dans la cohue folle d’aujourd’hui

On nous réclame des produits

De plus en plus et sans arrêt

Pour l’employeur, son intérêt.

En courant sans nous limiter,

Sommant de ne pas s’arrêter,

La tension naissante pour nous,

On se sent tout à coup à bout.

Le corps nous lâche de partout,

Difficulté d’être debout.

Nos larmes coulent pour un rien,

Sentiment de ne pas se sentir bien.

On ne joue pas à l’incompris

Mais dans les yeux il y a un mépris.

Prenant cela pour une faiblesse,

Certains parlent aussi de paresse.

Si l’inexpliqué a du sens

Malgré le manque de connaissance

En ce qui a trait à l’être humain

On oublie de tendre sa main.

Surtout ne pas généraliser

Parlant de personnes épuisées.

De bons employeurs il y a.

Pour l’entourage, parfois ça va.

Beaucoup d’importance sur le temps

Pour chaque malade, c’est évident.

Prendre cela une heure à la fois,

Une bonne chose à faire quelquefois.

La santé sera retrouvée.

Pour le travail, très motivé.

On recommence dès le début,

On a changé, de nouveaux buts.

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Autres textes sur Santé mentale

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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L’Ennemi en moi. Maladie mentale: Étienne Gervais

L’Ennemi en moi

Maladie mentale: Etienne Gervais

Lisa Melia DOSSIER Santé mentale

«Je veux briser l’isolement et les préjugés autour de la maladie mentale» explique Etienne Gervais, qui connaît bien son sujet. Etienne Gervais est atteint de TPL, acronyme de Trouble de la Personnalité Limite, une maladie mentale qui a ravagé sa vie pendant des années avant qu’il ne parvienne à reprendre un semblant de contrôle. Son parcours, il le raconte dans un livre témoignage, L’Ennemi en moi, dans lequel il dit tout: ses frasques, ses mensonges, ses excès, ses douleurs, sa recherche d’une paix intérieure qui semble inaccessible.

Écriture et maladie mentale

Quand on lui demande si coucher sur papier toutes ses épreuves a été difficile, Etienne Gervais répond avec un petit rire que tout le monde lui pose cette question, mais que ce n’était pas si dur. «Ça n’a été facile, bien sûr, mais ça a surtout été bénéfique, raconte-t-il. Ça oblige à regarder une situation de près et avec une vision différente.»

Le jeu en valait la chandelle, car en plus du travail sur soi que l’écriture lui a permis, beaucoup de personnes ont été concernées par son histoire. D’autres individus atteints de TPL se sont sentis moins isolés et incompris, d’autant plus que le livre se termine sur un message positif et encourageant.

Ce sont surtout des parents qui lui ont écrit pour le remercier de son témoignage, qui leur permettait enfin de mieux comprendre leur enfant. Pour sa famille, en revanche, lire le livre a été une véritable épreuve. Etienne Gervais n’en parle pas beaucoup avec eux. «S’ils n’ont pas envie d’aborder le sujet, je le comprends et le respecte.»

Un nouveau projet avec la Fondation des maladies mentales

Avant d’écrire, Etienne Gervais pensait pourtant que personne ne voulait entendre parler de la maladie mentale ni en parler. Il s’est rendu compte que beaucoup de personnes voulaient s’exprimer. «Les gens attendent leur chance, affirme-t-il. C’est de là qu’est née l’idée de faire un ouvrage collectif.»

Au-delà de la folie est un projet en collaboration avec la Fondation des maladies mentales dont le but est de rassembler des textes écrits par des personnes souffrants de maladie mentales ou des proches qui souhaitent partager leurs expériences et leurs vies. «Il y a la volonté de lever le voile sur cette réalité, affirme Etienne Gervais. Le but est d’enfin démystifier la maladie mentale» en faisant découvrir cet univers par la plume d’individus qui vivent avec elle directement ou indirectement. Une mission dans laquelle il s’engage pleinement pour que les stigmatisations et les préjugés contre les personnes atteintes de maladies mentales cessent et que l’écoute remplace les tabous.

Dans le prochain numéro de Reflet de Société, vous pourrez retrouver un texte d’Etienne Gervais, qui écrit sur ses expériences sur le marché du travail.

Vous pouvez également visitez son site et son blog, si vous souhaitez en apprendre davantage ou participer à son ouvrage collectif.

Site de la Fondation des maladies mentales

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Autres textes sur Santé mentale

Etienne Gervais au dela de la folie.

Martin Matte, l’humour et les traumatismes crâniens à Tout le monde en parle.

Ma schizophrénie

Les réalités de l’autisme.

Des artistes atteints de déficiences intellectuelles

École Irénée Lussier: Bricoler l’estime de soi

La rage du trop gentil

La dépression des jeunes

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

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Suicide des jeunes

Suicide des jeunes

Dominic Desmarais    DOSSIERS SuicideSanté mentale ET REFLET DE SOCIETE

Le nombre de suicides a légèrement diminué au Québec l’an dernier. Derrière cette bonne nouvelle se cache toutefois la réalité des 1 091 personnes qui sont passées à l’acte, de ceux qui ont tenté de s’enlever la vie et de ceux qui y pensent. Adolescents, adultes et personnes âgées, ce mal de l’âme n’a pas d’âge. Pour le contrer, les approches sont différentes. Reflet de Société s’est penché sur une façon de prévenir le suicide chez les jeunes.

Au Canada et au sein des pays industrialisés, le Québec fait figure d’enfant récalcitrant dans la lutte contre le suicide. Ce problème de société ne fait pas souvent l’objet de débats. On en parle peu. Trop peu, au goût de Claude Poirier, pas le célèbre chroniqueur judiciaire, mais le président et fondateur de Réseau Ado, un organisme qui s’implique dans la prévention du suicide en visitant des écoles secondaires de la province. «Il y a deux écoles de pensée, précise M. Poirier: ne pas en parler pour ne pas donner des idées à ceux qui seraient tentés de mettre fin à leurs jours, ou en parler pour que ceux qui vivent avec des idées suicidaires puissent s’exprimer. Je suis de la deuxième école, mais au niveau des professionnels et des institutions, le suicide est un sujet tabou.»

ado7 Claude Poirier travaille depuis 50 ans pour l’entreprise familiale de salons funéraires Magnus Poirier. Il rencontre constamment des gens touchés par le suicide. «Qui ne connaît quelqu’un ayant vécu une dépression ou fait une tentative de suicide?» demande-t-il avec sérieux. Depuis 1997, M. Poirier et le Mouvement Richelieu s’investissent dans la prévention du suicide chez les jeunes. Dans un élan passionné, il parle des tendances suicidaires chez les adolescents. «Pourquoi ont-ils ces idées? Pourquoi n’en parlent-ils pas? Des recherches menées par un psychologue et un psychiatre auprès de jeunes ont démontré qu’ils étaient plus à l’aise de s’en ouvrir à des gens de leur âge.»

De là est né Réseau Ado. Des jeunes adultes, étudiants en travail social, en psychologie ou en animation culturelle, s’intègrent, le temps d’un cours, dans la vie d’élèves de troisième secondaire pour les faire parler du stress qu’ils vivent. Ils sont deux animateurs pour une quinzaine d’élèves. Pas de professeur, de psychologue ou de directeur. Que des jeunes qui discutent entre eux.

Santé mentale

L’approche des animateurs est axée sur la bonne santé mentale. Le but est d’encourager les élèves à discuter.

Sous forme de jeu, les animateurs de Réseau Ado créent avec les jeunes une définition de la santé mentale. «On demande aux élèves ce qui fait que, certains jours, notre santé mentale ne va pas bien. Le stress sort très souvent. On les aide à le verbaliser et à prendre des moyens pour le régler ou le diminuer. Le stress est abordé par rapport à la définition qu’ils en font, par des sujets qui viennent d’eux. On n’abordera pas le suicide nous-mêmes, il n’y pas de priorité sur cette question. Si l’un d’entre eux en parle trop ouvertement, il sera rencontré après, en post-groupe, pour qu’il ne monopolise pas toute l’attention», explique Patrick Chaput, le coordonateur de l’équipe.

Stress à cause de la famille

Les problèmes familiaux sont régulièrement mentionnés comme principale source de stress. Ce sont les différends entre les parents qui affectent le plus les jeunes. Pour Claude Poirier, les plus à risque sont les jeunes inscrits dans les programmes internationaux. «Ils se mettent de la pression pour leurs notes scolaires. Ils en reçoivent de leurs parents et de leurs professeurs, qui veulent les voir réussir. Certains, en raison de leur réussite scolaire, sont au-dessus de tout soupçon. On les laisse circuler librement dans l’école. Alors, les pushers passent par eux pour entrer la drogue en douce dans l’école. S’ensuit l’intimidation et la menace de dénonciation. Là, ils sont pris avec un gros problème qu’ils n’osent confier à personne.»

C’est là l’objectif de Réseau Ado: découvrir les jeunes aux prises avec des problèmes et les diriger vers les ressources d’aide offertes par la polyvalente. Les élèves se confient plus facilement aux animateurs, des jeunes à leur image. «C’est cool parce que je ne cadre pas dans un rôle de professionnel. Je peux parler aux jeunes comme un jeune. Pour nous, les animateurs, c’est libérateur. Et le jeune le sent, dit Rachel, 20 ans, qui aspire à devenir médecin. Moi, le secondaire 3, c’est pas loin. Je me souviens comment j’étais. Ça me replonge dans mes souvenirs. Même moi, en secondaire 3, je ne savais pas qu’il y avait des ressources pour m’aider. Je n’ai jamais pensé y aller.»

Repérer les jeunes à risque: prévenir le suicide

La rencontre permet aux animateurs de présenter l’intervenant de l’école et de faire le pont entre l’élève et les ressources pouvant l’aider. Les élèves brisent leurs préjugés envers les psychologues. Au grand plaisir de l’équipe de Réseau Ado, ce que les jeunes retiennent le plus de leur visite, c’est comment aider un ami qui aurait des problèmes. Les animateurs font ainsi des petits en multipliant le nombre de jeunes pouvant établir un pont entre élèves et ressources.

Si l’animation de Réseau Ado permet de parler de certains problèmes, c’est le questionnaire rempli pendant la rencontre qui cible les cas plus lourds. Une des questions s’articule ainsi: «t’es-tu déjà senti mal au point de vouloir mourir?» Si un jeune répond par l’affirmative, il est systématiquement rencontré après la discussion de groupe. Les animateurs demandent à l’étudiant à quel moment il a ressenti l’envie de mourir et s’il a des idées concrètes pour mettre son projet à exécution.

«Le jeune va être référé s’il démontre une certaine planification. S’il n’a pas un niveau de dangerosité élevé, on va seulement faire le suivi avec l’intervenant de l’école pour le mettre au courant. On ne cherche pas les solutions ou les raisons, mais plutôt cibler la problématique, pour ensuite référer l’élève. En deux à cinq minutes, le problème peut facilement être cerné. Ce n’est pas une intervention. On veut éviter de faire répéter le jeune deux fois», dit le coordonateur de l’organisme, qui précise que tous les animateurs ont reçu de Suicide Action Montréal une formation avancée, créée sur mesure pour leurs rencontres post-groupe afin de détecter les signes, le vocabulaire et le niveau de dangerosité des jeunes, afin de mieux prévenir le suicide.

Travail avec les psychologues

L’équipe de Réseau Ado n’offre pas de services pouvant remplacer ceux d’un psychologue. Les animateurs sont formés pour détecter les cas problématiques et les référer. Pour éviter d’être aux prises avec des problèmes qui dépassent les capacités de ses jeunes employés, l’organisme s’assure de créer un filet de sécurité pour chaque établissement visité. Le filet de sécurité, ce sont toutes les ressources qui s’appuient entre elles pour intervenir.

Le premier maillon, c’est l’intervenant de l’école. «S’il est absent, on ne rencontre pas de groupe, car il doit toujours y avoir quelqu’un – travailleur social, psychologue ou autre professionnel de la santé», explique Patrick Chaput. Ce filet permet de mieux mobiliser la communauté. «L’accord du directeur de l’école et du conseil d’établissement, quand c’est possible, est recherché. On veut que le programme soit accepté et compris de la même façon par tout le monde», poursuit-il. Le CLSC, et parfois même la police, sont intégrés à la démarche.

Le problème du suicide chez les jeunes demande une mobilisation générale de la communauté, un filet de sécurité élargi. Redonner le goût de vivre à ces adolescents pourrait peut-être servir à conscientiser les adultes de tous âges à leur bonne santé mentale.

Reflet de Société, Vol. 17, No 3, Avril/Mai 2009, p. 30-31

Le site de Réseau Ado

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le  suicide:

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Cyberdépendance: être dépendant du monde virtuel d’Internet

Cyberdépendance: être dépendant du monde virtuel d’Internet

Matthieu Burgard      Dossier Gambling et jeu compulsif, Cyberdépendance

(Agence Science-Presse) – Paupières lourdes après une nuit passée sur Internet, sautes d’humeur, perte d’efficacité au travail, tensions au sein du couple… mais toujours cette irrépressible envie d’aller naviguer. La cyberdépendance semble être l’un des nouveaux maux de notre époque, mais reste encore mal comprise des cliniciens.

«Nos connaissances sont fragmentaires et il faut d’abord déterminer ce qu’on entend par dépendance à Internet. Il n’y a d’ailleurs pas de définition officielle dans la classification internationale des maladies» explique Louise Nadeau, directrice de l’Institut universitaire sur les dépendances à Montréal. «Pourtant au Québec, 100 personnes sur 40 000 auraient déjà consulté un spécialiste à ce sujet alors qu’aucun centre de santé publique n’offre de service spécifique.» La chercheuse mène actuellement des focus-groups avec des cliniciens pour définir des lignes directrices de recherche et identifier les enjeux éthiques liés à la cyberdépendance pour les professionnels de la santé mentale. «Mettre quelqu’un en traitement, ça n’est pas rien, affirme-t-elle. Il faut d’abord savoir ce qu’on traite, qui l’on traite et si l’on devrait traiter.»

Une vie hors de la réalité

Ce l’on sait pour l’instant: les surfeurs pathologiques utiliseraient plus souvent des applications qui leur permettent de sociabiliser comme les jeux en ligne ou les logiciels de clavardage. «Derrière leur écran, les personnes sont plus sûres d’elles, ce qui renforce leur identité». Mais un désengagement social et affectif dans le monde réel en est souvent le prix à payer. La durée passée en ligne, parfois pointée du doigt par l’entourage, ne semblerait pas être un élément satisfaisant pour le diagnostic. «On remarque par contre que certains critères du jeu pathologique ou de la dépendance à une substance peuvent être transposés à la cyberdépendance, par exemple, la perte de contrôle de l’utilisation malgré la conscience des souffrances associées», explique Mathieu Goyette, coauteur avec Louise Nadeau d’un article sur le sujet dans la revue Alcoologie et addictologie.

 

Dans 10 ans?

Les chercheurs en psychologie auront à «réaliser des études épidémiologiques plus larges et plus systématiques sur la dépendance à Internet», estime Mathieu Goyette. Les données accumulées serviront à déterminer un seuil clinique à la maladie et à comprendre son évolution. Enfin des traitements issus de ces connaissances permettront de soigner les patients, qui selon les scientifiques, pourraient être de plus en plus nombreux.

Autres textes sur Gambling et jeu compulsif

Le jeu compulsif chez les jeunes

À Loto-Québec de qui se moque-t-on?

Merci à Loto-Québec de nous avoir ruiné

Les sociétés d’État veulent-ils remplacer le Ministère de la culture?

Gambling, vidéo et DVD

Rien ne va plus, les jeux sont faits

Loto-Québec, le Casino et le suicide

Loto Quebec: Plus de cadeaux que de prévention

Les dés sont cliqués

Témoignage d’un joueur compulsif

2$; le prix à payer pour devenir un joueur compulsif

Maudite Machine, Biz, rappeur de Loco Locass

Lu dans la presse :

http://www.nouvelles.umontreal.ca/content/view/1650/1/

http://www.lactualite.com/sante/article.jsp?content=20080917_170033_40044

http://www.technaute.ca/nouvelles/internet/200802/11/01-8414-peu-de-ressources-pour-les-cyberdrogues.php

http://www.lefigaro.fr/france/20060225.FIG000002953_la_psychiatrie_de_plus_en_plus_confrontee_a_la_cyberaddiction.html

Pour les insatiables

 

Un site dérivé de psychologie.fr, entièrement dédié à la maladie

http://cyberdependance.fr/

Un dossier sur la cyberdépendance du Centre Québécois sur les Dépendances

http://www.cqld.ca/publications/cyberdependance.pdf

Un état des lieux de la maladie sur le site du Ministère des Services Gouvernementaux du Québec

http://www.bibliotheque.assnat.qc.ca/01/PER/815011/2007/2007_01.htm

L’état des connaissances sur la cyberdépendance et les activités du Centre québécois de lutte contre les dépendances

http://www.ledevoir.com/2006/11/03/122041.html

La cyberdépendance chez les adolescents

http://www.arrondissement.com/?module=document&uid=1479&division=0&subject=0&audience=5&type=1

La dépendance à Internet vulgarisée par des chercheurs de l’Université de Moncton

http://www2.umoncton.ca/cfdocs/saee/psychologie/pdf/cyberdependance.pdf

Le compte rendu d’une étude sur la cyberdépendance du Docteur Robert Ladouceur, directeur du Centre québécois d’excellence pour la prévention et le traitement du jeu

http://www.jeu-aidereference.qc.ca/www/cyberdependance_fr.asp

Un dossier sur l’addiction à Internet proposé par un site traitant de Santé

http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0309/ps_3663_cyberdependant.htm

La cyberdépendance aux Etats-Unis

http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200512/01/01-16591-peut-on-etre-dependant-dinternet.php

http://www.branchez-vous.com/actu/06-10/10-316106.html

Un article d’une chercheur français de L’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale

http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/toxicomanies/internet_addiction/cyberaddiction.htm

Testez votre degré de dépendance à Internet (en anglais)

http://netaddiction.com/resources/internet_addiction_test.htm

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Une visite au Spectre de rue

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Sophie Moreau-Parent, stagiaire en intervention au Café-Graffiti

Dossier ToxicomanieProstitution et Sexualité, Itinérance

Je suis allée visiter le Centre de jour Spectre de rue dans l’après-midi du jeudi 8 janvier 2009. Suite à ma participation à un de leurs ateliers de poésie, j’ai pu me familiariser avec l’organisme et ses différents services. Au Spectre de rue, il y a un centre de jour, un centre fixe, du travail de rue, du travail de milieu, le projet TAPAJ et le projet Hépatite C. Tous ces services se retrouvent au même endroit, soit au coin de la rue Ontario et De la Visitation.

Cet organisme naît dans les années 1980 sous un autre nom et se transforme jusqu’en 1994, où l’ajout du site fixe et du centre de jour le font renaître sous le nom de Spectre de rue. Ce centre a plusieurs mandats: «Prévenir et réduire la propagation des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), du VIH/Sida et des diverses formes d’hépatites; sensibiliser et éduquer la population et le milieu aux réalités de ces personnes pour favoriser leur cohabitation et soutenir les démarches de nos membres vers la socialisation et l’intégration sociale (Spectre de rue, 2009).»

Sensibiliser la rue

La clientèle du Le Spectre sont des personnes marginalisées de 16 ans et plus qui habitent le territoire du centre-ville de Montréal et qui ont des difficultés liées à la toxicomanie, à la prostitution, à l’itinérance et à la santé mentale. Le centre de jour est un endroit de répit ou les gens de la rue peuvent venir passer du temps, poser des questions et répondre à des besoins divers. Il y a une infirmière qui est présente 2 après-midi par semaine.

Le site fixe s’occupe de la distribution de matériel d’injection/d’inhalation afin de prévenir la propagation d’infections transmises par le sang. De plus, ils récupèrent les seringues utilisées dans les rues de Montréal. Les intervenants du volet travail de rue se plongent directement dans le milieu des individus qui vivent des problèmes et les accompagnent dans leur cheminement.

Du la rue à la communauté

Le travail de milieu diffère grandement du travail de rue. Cet axe de l’organisme le représente au sein de la communauté en général. Ces intervenants informent et sensibilisent les gens sur les phénomènes qui sont vécus par les gens qui fréquentent Le Spectre de rue.

D’autre part, TAPAJ est un projet divisé en trois étapes qui permet aux gens de la rue de faire du travail rémunéré à la journée. De cette manière, ils peuvent subvenir à leurs propres besoins. Même si cet argent n’est suffisante pour répondre à leurs besoins que pour une courte période de temps, cette aide est grandement appréciée par les bénéficiaires et permet de les encourager à continuer à gagner leur propre sous. Enfin, le projet Hépatite C offre des activités d’information et de sensibilisation pour vivre en santé même s’ils sont atteints de cette maladie.

Une intervention valorisante

Ma visite au Spectre m’a été très agréable. J’ai pu discuter avec plusieurs personnes qui ont vécus des expériences très différentes de moi et qui en ont long à raconter. L’approche de réduction des méfaits et d’empowerment valorisés par cet organisme m’ont beaucoup plue. La réduction des méfaits, pour être plus exact, c’est une «approche centrée sur la diminution des conséquences négatives de l’usage des drogues plutôt que sur l’élimination de l’usage. (Spectre de rue, 2009)» Tandis que l’empowerment, c’est d’intervenir de sorte à redonner le pouvoir aux gens qui ne croyaient pas nécessairement en avoir. En fait, c’est de les aider à réaliser qu’ils ont le pouvoir de décision et de choix, qu’ils sont les acteurs les plus importants dans leur vie.

La valorisation de ces deux approches est très réaliste et efficace en ce qui concerne le milieu et la clientèle du Spectre de rue. Tous les intervenants m’ont accueillie à bras ouverts et remplie d’enthousiasme. Même extrêmement occupés, ils ont pris un moment pour m’expliquer leur rôle dans l’organisme. J’ai pu percevoir les efforts constants de ces intervenants et tout le temps qu’ils consacraient aux gens qui fréquentent le centre. Je compte y retourner au printemps pour offrir mon aide lorsqu’ils ramasseront les seringues souillées du quartier. Faute de temps, je ne sais pas si je pourrai retourner passer des après-midi en compagnie de ces charmants individus. Par contre, je peux assurément affirmer que j’ai passé de beaux moments à jaser de tout et de rien, à bricoler et à faire de la poésie avec les gens du centre.

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