Accouchement à l’indienne

Accouchement à l’indienne

Marc Gallichan                Dossier Autochtone

(Agence Science-Presse – SÃO PAULO) – Après l’accouchement, on enterre le placenta en terre fertile pour garantir un bon rythme de vie au nourrisson. Juste après avoir donné la vie, la mère ne se nourrit que de poulet fraîchement abattu, de riz, de gruau et de maïs.

Les rites indiens

Si ces rites peuvent nous sembler folkloriques, ils font partie d’une véritable tradition indigène. Et pour ne pas y être respectée, beaucoup de femmes indiennes rejettent les hôpitaux, même lors de grossesses à risque. Dans l’espoir de mieux accompagner ces femmes, dix centres hospitaliers de l’état de São Paulo, au Brésil, ont intégré la culture guarani, principale ethnie au pays, dans leur routine.

Culture à l’hôpital

Ce sont les Indiennes, elles-mêmes, qui ont revendiqué ces services, explique Augusta Sato, coordinatrice du volet Peuple indigène au sein du Secrétariat de la santé de l’état. Il faut savoir que près de 80 % des Indiennes donnent naissance dans la tribu. Le taux de mortalité infantile est de 48 sur 1000 naissances, soit presque 2 fois la moyenne nationale (28 sur 1000). Les risques sont dus principalement à la promiscuité des accouchements dans les réserves. «Nous les avons informées que ces accouchements nous préoccupaient. Mais, cette demande ne pouvait venir que d’elles.»

Culturellement, les femmes guaranis tombent aussi enceintes vers 16 et 18 ans. Ce projet de réappropriation de la médecine traditionnelle de la population indigène, unique au pays, cherche de plus à offrir les soins nécessaires — dans certains cas, à éviter le pire — et à permettre à ces jeunes femmes de vivre une grossesse épanouie dans le respect de leurs coutumes ancestrales.

Ainsi, les femmes enceintes peuvent maintenant être accompagnées à l’hôpital de membres de leur tribu. Les accouchements sont réalisés que si la mère et la tribu le désirent. Et, suivant la mise au monde, le régime alimentaire est suivi à la lettre et le placenta, remis à la mère dans un récipient.

Redécouverte du culturel

Malgré les efforts déployés, on ne se bouscule pas aux maternités. Les Guaranis, indique Mme Sato, font partie de l’une des ethnies les plus réservées du pays et refusaient souvent de se rendre à l’hôpital. Or, «lorsqu’on a commencé les discussions avec les tribus, on s’est rendu compte que beaucoup de jeunes Indiennes ignoraient l’existence même de ces rites», convient-elle.

Plusieurs auraient redécouvert cette tradition, revalorisant du même coup le rôle de ces Indiennes qui agissent dans la tribu un peu à la manière de nos sages-femmes. Ainsi, elles préfèrent toujours accoucher au village, mais viennent dans les hôpitaux des «Blancs» s’il y a des complications, «parce qu’elles s’y sentent en confiance, sachant qu’elles peuvent y venir sans écorcher leur culture».

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Réchauffement climatique, météo et foudre au Brésil

Réchauffement climatique, météo et foudre au Brésil

Marc Gallichan, Agence Science Presse, dossier réchauffement de la planète.

SÃO PAULO — Le Brésil se targue de ne pas avoir de volcans actifs, ni d’être sur la trajectoire des ouragans et d’avoir rarement des tremblements de terre. Il y a toutefois un phénomène qui le touche avec une fréquence dévastatrice : la 807670_lightning foudre. Le Brésil est le pays qui est le plus frappé par les éclairs au monde. Par an, 50 millions l’atteignent, soit environ 7 par km2, soit sept fois plus qu’au Canada.

Ce phénomène trouve son explication dans l’étendue de son territoire, les conditions climatiques et l’absence de grandes élévations. « Le Brésil est le plus vaste pays tropical de la planète et la chaleur est l’énergie principale pour la formation de tempêtes », explique Osmar Pinto, coordonnateur du Groupe électricité atmosphérique (ELAT) de l’Institut brésilien de recherche spatiale. Cette équipe de recherche étudie les causes et les effets des éclairs, utilisant différents instruments tels un réseau de capteurs de localisation d’éclairs et des caméras, captant des images, à haute vitesse.

Cette abondance de décharges électriques a bien sûr ses conséquences. La foudre tue chaque année plus de 80 personnes et coûte 500 millions de dollars en dommages à la nation brésilienne. Étudier les éclairs permet alors « de développer de nouveaux systèmes de surveillance et d’alerte pour minimiser les dégâts lors d’orages », commente M. Pinto. Si les régions chaudes ont plus de tempêtes que les tempérées — comme au Canada —, tout porte cependant à croire, selon M. Pinto, que la hausse des températures — contribuant à une plus grande évaporation de l’eau, matière première de la formation de nuages dont les cumulo-nimbus, véritables fabriques à tempêtes — augmenterait du même coup le nombre d’éclairs.

Les premiers résultats d’une étude de l’Université de Princeton corroborent d’ailleurs des évidences déjà observées par l’ELAT. Dans les centres urbains, on note une tendance à un bond des attaques de foudre en comparaison aux zones rurales. Le vilain, suspecte M. Pinto, est l’effet connu sous le nom d’île de chaleur causé par les édifices, l’asphalte, mais aussi la pollution.

« L’action humaine serait, par exemple, responsable de la hausse de 15% des éclairs à São Paulo », fait remarquer le chercheur qui s’apprête à publier un travail sur l’influence du climat et des éclairs. Autre constat: lors des journées moins polluées, notamment les fins de semaine, le tonnerre et les éclairs diminuent dans la mégalopole. Cela laisse présumer, conclut-il, que ce phénomène augmentera possiblement avec le réchauffement climatique. Le Brésil n’a donc pas fini de se faire bombarder!

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