Pipi spatial

Pipi spatial

(Agence Science-Presse) – Que font 10 étudiants en génie de l’Université de Californie passionnés d’exploration spatiale, associés à un expert en mécanique des fluides de la NASA?

Un système plus «agréable» pour faire ses petits (et gros) besoins en gravité zéro!

Ils ont testé leur «machine à pipi» en avril dans un de ces avions qui simule, pendant quelques dizaines de secondes, l’absence de gravité.

Principal obstacle: capter l’urine… sans éclaboussures.

PUBLICITÉ

Concert bénéfice pour le Café-Graffiti

orchestre symphonique pop de montréal concert bénéfice 50 musiciens de l’Orchestre symphonique pop de Montréal nous présenterons un répertoire de musique de films tels que Spiderman, Mission Impossible, James Bond… Les danseurs de Breakdance seront présents sur scène avec l’orchestre symphonique. Le 28 novembre à 19:30 heures à l’Église St-Jean-Baptiste.

Pour le prix d’un spectacle, vous soutenez un organisme jeune, intense et dynamique. Pour l’achet de vos billets du Concerto aHÉROSol, par téléphone au (514) 256-9000, sur le site Internet de l’organisme ou encore sur le Réseau Admission. Pour plus d’informations sur le concerto aHÉROSol de l’Orchestre symphonique pop de Montréal.

Consultant scientifique hollywoodien

Consultant scientifique hollywoodien

Pascal Lapointe

(Agence Science-Presse) – CHICAGO — Vous aimeriez côtoyer les vedettes, contribuer à la production d’une série télévisée et mettre des mots dans la bouche des plus belles filles? Simple: devenez consultant scientifique!

Hélas, le métier n’existe pas encore en français. Mais ça ne saurait tarder: il a un tel historique à Hollywood qu’il a déjà réussi à alimenter le travail d’un chercheur britannique, David Kirby, de l’Université de Manchester — dont le livre doit paraître en 2009 — et a pu justifier un atelier spécial lors du récent congrès annuel de l’Association américaine pour l’avancement des sciences.

Science et CSI

Il faut dire qu’on a nettement l’impression que la science occupe davantage de place à la télé américaine ces dernières années — l’effet CSI? —, mais en plus, même dans des productions qui n’ont rien de scientifique, se dégage un réel effort pour ne pas plaquer un jargon juste pour faire illusion.

«Aussi étonnant que cela semble: Hulk», donne en exemple David Kirby. «Son réalisateur était très soucieux de lui donner un arrière-plan (backstory) qui lui apporterait une vraisemblance scientifique.» Tout un contrat, pour un géant vert!

Mais attention aux grands sensibles: si vous tenez mordicus à garder le contrôle sur votre savoir, passez votre chemin. Vous ne serez un bon conseiller scientifique que si vous apprenez à vous adapter et à faire des compromis. Les gens de l’industrie «ne sont pas anti-scientifiques, au contraire. Mais leur jugement l’emportera toujours: est-ce intéressant? Avons-nous le budget? Le temps?»

La crédibilité de The Big Bang Theory

Propos corroborés par Tony Lordon, un des (nombreux) conseillers scientifiques auxquels a fait appel la série américaine Numb3rs (où un génie des mathématiques collabore aux enquêtes du FBI) et par le physicien de l’Université de Californie David Saltzberg, conseiller scientifique pour la série The Big Bang Theory — une comédie tournant autour de deux postdocs en physique, dont l’un voit ses horizons soudain élargis par l’arrivée d’une jeune et jolie voisine.

S’il y a des gens qui s’étonnent que des professeurs d’université se consacrent à des contrats aussi peu «sérieux», ce n’est certainement pas leur cas à eux: au contraire, disent-ils, cela fait partie du mandat de «service à la communauté» de tout prof d’université. Certains vont dans les écoles primaires, donnent des conférences ou sont juges pour les expo-sciences; eux contribuent à la qualité de produits culturels!

Et ça fait quoi, un physicien qui travaille pour The Big Bang Theory? Premier rôle: vérificateur de faits (fact checking), en relisant le scénario. «C’est le plus gros morceau du travail», explique David Saltzberg. Mais avant d’en arriver à cette étape :

— parler de temps en temps au téléphone avec les scénaristes, pour répondre à leurs questions; «mais ne vous faites pas d’idées: le gros de leur science est déjà correct, ils ont fait des recherches; ils sont intéressés, ça aide beaucoup!»

— faire des suggestions sur «la science à venir»;

— leur envoyer des photos (ou les diriger vers des animations sur YouTube) qui montrent ce à quoi devrait ressembler la scène qu’ils ont en tête;

— assister aux enregistrements, au cas où il y aurait des changements de dernière minute;

De temps en temps, une partie de l’équipe de production visite l’université, les laboratoires ou les postdocs; et à ce sujet, en 2006, avant la production du tout premier épisode, les décorateurs avaient demandé à visiter l’appartement «typique» d’un postdoc, afin de s’en inspirer.

Ils s’en inspirèrent tellement bien que le résultat fut jugé… déprimant!

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,

Cinq idees reçues sur l’évolution

Cinq idées reçues sur l’évolution

Julie Picard et Pascal Lapointe

(Agence Science-Presse) – Le créationnisme est tenace, et sous sa version moderne, appelée «dessein intelligent», plusieurs personnes jugent bien tentant d’y croire. Comment répliquer à ces arguments quand on n’est pas soi-même scientifique? Cyrille Barrette, biologiste à l’Université Laval, et qui a eu «l’honneur» de participer à des débats avec des créationnistes, nous fournit quelques pistes.

1. Religion et science sont incompatibles

Pour les créationnistes purs et durs, c’est un être supérieur qui a créé la Terre et les êtres humains sous leur forme actuelle, la preuve… c’est écrit dans la Bible!

Cyrille Barrette — Dit comme ça, c’est sûr que la science est incompatible avec la religion. Mais ça ne l’est pas si l’on considère ces textes sacrés comme des métaphores. Si l’on veut les utiliser au pied de la lettre, là, il y a une incompatibilité totale avec tout ce que la science nous enseigne.

2. La vie est tellement bien «fabriquée» que seul un Créateur peut être responsable. 

Certains insectes glissent sur l’eau alors que d’autres font des bonds incroyables. Et les oiseaux volent. Ces différences ne peuvent être dues au hasard.

CB – Premièrement, les biologistes sont tous d’accord pour dire que la vie n’est pas juste le produit du hasard. La sélection naturelle intervient aussi pour produire les adaptations. Ensuite, dire que c’est le Créateur qui a fait ceci ou cela, c’est un argument d’ignorance. C’est ce qu’on appelle «le Dieu bouche-trou»: il y a des trous dans nos connaissances — par exemple, on n’arrive pas à expliquer une adaptation en particulier — alors on fait une capitulation de la raison: on dit «c’est Dieu qui a fait ça».

3. Si nous avons évolué des singes, comment se fait-il qu’il y ait encore des singes?

CB – C’est une question difficile si on la prend telle quelle. Parce que posée de cette façon, cette question suppose que l’existence des singes avait un objectif; que l’objectif de l’évolution, ou de la vie, aurait été l’émergence de l’humain; donc, pour que l’humain émerge, il fallait qu’il y ait des singes avant, et puis avant les singes, des mammifères, et puis avant eux, des amphibiens, etc. Dans cette vision, c’est comme si chacune des étapes avait une mission à remplir: paver une partie du chemin qui devait mener éventuellement à l’humain, grande vedette de l’évolution.

Mais dans cette optique, on pourrait aussi se poser la même question pour les poissons: pourquoi sont-ils encore là? Ils ont donné naissance aux amphibiens, donc leur job n’est-elle pas terminée? Or, ce n’est pas du tout comme ça que ça se passe. Une espèce n’a pas pour «mission» de permettre l’émergence d’une autre espèce.

4. L’évolution est juste une théorie

CB – D’abord, il faut se défaire du sous-entendu péjoratif «c’est juste une théorie». Parce que dans le langage courant, on peut avoir toutes sortes de théories; on peut par exemple en avoir une pour expliquer pourquoi le Canadien a perdu hier soir. Mais c’est plutôt une opinion ou une spéculation. En science, ce qu’on appelle «théorie» est quelque chose de beaucoup plus solide. C’est une proposition qui explique un grand nombre de phénomènes, qui a été mise à l’épreuve, qui a résisté pendant des années aux objections. En ce sens, on peut dire que l’héliocentrisme — le Soleil au centre et la Terre qui tourne autour — est une théorie, mais c’est une théorie qui a tellement été testée que, finalement, on considère ces phénomènes comme des faits. Ce n’est pas «juste une théorie».

L’évolution est un fait qu’on peut observer: les espèces peuvent changer dans le temps et toutes les espèces ont des ancêtres, c’est-à-dire qu’elles ont émergé à partir d’ancêtres qui les ont précédés. Ce sont des faits qu’on peut observer.

5. Créationnisme et immoralité, même combat

Croire en l’évolution peut mener à la désintégration de la société, affirment certains créationnistes. Sachant qu’il doit se battre pour sa survie, l’homme devient de plus en plus égoïste et égocentrique. Tout ce qui compte, c’est que ses caractères génétiques passent à la postérité.

CB – Non seulement ça n’a aucun rapport, mais en plus, Darwin lui-même, dans ses écrits, s’est opposé catégoriquement à l’idée que ses explications biologiques puissent servir de modèles explicatifs pour les affaires humaines, la vie en société, la loi de la jungle, et tout ça. Darwin nous dit, «oui c’est ce qui se passe dans la nature, mais l’humain est autre chose que ça». L’humain est capable de transcender ça: c’est ce qu’on appelle la culture et la civilisation.

Pour écouter l’entrevue complète avec Cyrille Barrette :

www.sciencepresse.qc.ca/balado/jvpls050209.mp3

Stephen Harper, Évangélisme et créationnisme en politique.

théories anti-scientifique de Stephen Harper

Stephen Harper et l’avortement

 Stephen Harper et l’homosexualité

Lutte à la drogue: les Conservateurs contre la science

Est-ce que notre système politique met en danger la démocratie?

Stephen Harper et le social, 2 mondes étrangers

Vie sociale et politique

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Spore: jeu vidéo d’évolution biologique

Spore: jeu vidéo d’évolution biologique

Amélie Daoust-Boisvert

(Agence Science-Presse) – Il est derrière la franchise de jeu d’ordinateur la plus vendue de tous les temps. Après cent millions de copies de cet univers où le joueur invente à son avatar virtuel une maison, un emploi, des amis et des amours, Will Wright lançait dernièrement un jeu qui se targue de fusionner génétique et évolution avec une expérience ludique. De The Sims à Spore, divertissement électronique et science se conjuguent-ils au présent… ou à l’imparfait?

Quatre joueurs testent Spore

L’Agence Science Presse a observé la perception du jeu chez différents joueurs. Jonathan est un artiste: la biologie et autres chimies remontent au secondaire. Son ami, Jonathan, est informaticien: ses notions de biologie lui viennent du cégep. Alors que Valérie détient un bac en écologie et est aujourd’hui naturaliste et animatrice scientifique, Mélanie détient une maîtrise en écologie et comportement animal.

Un premier choix confronte les joueurs: herbivore ou carnivore. Leurs animaux-cellules se promènent et grossissent en mangeant – et en évitant d’être dévorés – dans un océan grouillant. «Ça commence mal… ils représentent mal la cellule», dit Valérie d’emblée. Des unicellulaires avec des yeux et une bouche ne convainquent pas la biologiste. Le premier stade de Spore se rapproche plus exactement des protozoaires, les animaux multicellulaires minuscules. Amusés, ils poursuivent et les voilà qui atteignent le deuxième niveau: la terre ferme.

Evolution à la carte

Jonathan trouve que l’évolution entre l’eau et le plancher des vaches s’est fait à une vitesse fulgurante. En effet, tout stade entre l’unicellulaire et le carnivore terrestre est éliminé. Pour «évoluer», la bibitte créée par chacun des joueurs ramasse de nouveaux caractères – pattes, nez, plumes – dans des carcasses et en obtenant des points ADN – en charmant une autre espèce, par exemple. Lors de l’accouplement, l’animal se retrouve dans un atelier où selon les points et les caractères accumulés, il peut changer d’apparence. Nos deux biologistes, Mélanie et Valérie, expliquent qu’«il n’y a aucune pression de sélection. Qu’on soit gros ou petit, rouge ou vert fluo, ça ne vaut pas la peine, il n’y a pas de différence. Et, d’une fois à l’autre, la bibitte peut passer de petite poule à T-Rex si on le veut!» «Les carnivores, même si l’on met leurs yeux en avant, ça ne change rien, alors que ça a des raisons évolutives», poursuit Mélanie. Bref, tout est sélectionné par la fantaisie du joueur, et le hasard, moteur de l’évolution, est évacué.

Réserve des scientifiques et des joueurs

Will Wright connaît les réserves des scientifiques sur la représentation de l’évolution dans Spore. Pourtant, il affirme qu’«au début de la conception, les travaux de biologistes comme Richard Dawkins et Edward Wilson m’ont stimulé». En entrevue au New York Times peut avant la sortie officielle du jeu, il expliquait qu’il voulait montrer les grandes lignes de l’évolution, mais pas faire attendre le joueur «des millions d’années pour que quelque chose se passe». «J’ai rencontré plusieurs scientifiques, leur a-t-il confié, mais tu découvres beaucoup de choses et dois décider quels 20 % serait cool et amusants dans un jeu.»

Après quelques heures devant leurs écrans, ce n’était pas tant les différents détails que la vision d’ensemble qui titillait les cobayes de ce test. «Ça montre une évolution dirigée vers le cerveau. Ça renforce la fausse croyance que l’évolution est dirigée et qu’elle tend vers une forme supérieure, l’humain», a résumé Valérie. «Tout Québécois qui a complété son secondaire possède les bases suffisantes pour comprendre que ça ne fonctionne pas», a complété Jonathan, dont la bibitte devenue un féroce carnivore se tenait prête à diriger une civilisation.

Science et informatique

La science de l’évolution a profité du jeu et de l’informatique qui lui ont permis de créer des simulations cruciales. Aujourd’hui, les jeux veulent s’inspirer de la science. Même sur Facebook, on peut afficher sur son profil une petite application, Evarium, où des unicellulaires stylisés en forme de fleurs se reproduisent et évoluent. C’est le chercheur Ralph Haygood, de l’Université de Duke, qui en a eu l’idée.

Si Spore n’est même pas une vague métaphore de l’évolution, il apparaît de source sûre qu’une certaine biologiste fort critique s’y amuse malgré tout depuis plusieurs semaines…

Exergue: Au commencement était une météorite qui s’écrasa dans l’océan d’une planète propice à la vie, raconte Spore. Dès lors, la vie sous forme unicellulaire apparaît.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Un congrès dans World of Warcraft

Un congrès dans World of Warcraft

Sylvain Lanouette

(Agence Science-Presse) – Au premier coup d’oeil, le biophysicien assis devant son ordinateur semble jouer à un jeu vidéo. En réalité, son personnage est en route pour la toute première conférence scientifique organisée dans l’un des plus populaires jeux en ligne, World of Warcraft, où chaque personnage interagit avec des millions d’autres joueurs au sein d’un monde virtuel digne du Seigneur des anneaux.

Science et jeux vidéos

Plusieurs chercheurs voient comme un sujet d’étude ces univers avec leurs règles sociales et économiques mimant le monde réel. John Bohannon, chroniqueur à la revue Science, y a vu une opportunité d’unir son amour des jeux et de la science. Inspiré par ces recherches, il a organisé un congrès sur la convergence entre le réel et le virtuel… à l’intérieur même d’un univers virtuel!

Des spécialistes des univers virtuels ont pris ainsi place derrière leurs écrans au printemps dernier. Par l’intermédiaire de leurs personnages d’elfes et de trolls, ils se sont assemblés dans les égouts fictifs de Lordaeron.

L’économie selon World of Warcraft

Si l’environnement est cocasse, le sujet est sérieux. Pour John Bohannon, il semble inévitable que des sciences comme l’anthropologie, la psychologie, la sociologie et l’économie se tournent vers l’étude du monde des jeux en lignes. Des chercheurs travaillant sur le virtuel étaient invités pour animer les conférences et participer aux débats. Au programme: relations entre le système économique réel et celui de World of Warcraft, mouvements sociaux dans l’univers virtuel, adoption de personnalités alternatives par les joueurs et signification de l’amitié et des valeurs dans la réalité virtuelle. Lors de la dernière conférence, tous ont partagé leur vision du développement futur des mondes virtuels. «C’est comme une vraie conférence finalement!», confie Sébastien Légaré de l’Université Laval, participant au congrès.

On respecte même dans le monde virtuel les traditions des congrès. Les personnages recevaient un sac promotionnel avec programmes et vêtements virtuels à l’effigie du congrès. Les conférences prenaient la forme de tables rondes et de débats animés par un président de séance. Une fois les conférences terminées, les participants étaient invités à des activités récréatives pouvant plaire aux joueurs de World of Warcraft. Leurs personnages ont pris part à un tour de zeppelin gnome, exploré des catacombes, mené l’assaut sur une ville ennemie et célébré un mariage troll…

Troll et scientifique

Attablé à la table d’une auberge virtuelle, John Bohannon, par son personnage Gonzorina, communiquait son enthousiasme pour cet événement. «Assis ici, nous prenons part à une expérience impressionnante». Non seulement un tel événement est un pas vers une nouvelle implication du monde virtuel dans le réel, mais ils ont un impact environnemental très faible. Il reste encore toutefois bien des défis à relever, l’interaction dans un monde virtuel restant limitée. Néanmoins, l’aspect virtuel gagnera en importance dans la société et la science ne fera pas exception, prédit-il, des événements comme celui-ci sont un pas vers le web 3.0: une toile interactive et 3D.

autres textes sur l’hypersexualisation

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

 

Valérie Borde: L’actualité, science et média

Valérie Borde:valerie-borde L’actualité, science et média

Raymond Viger     Dossier Média

Mon penchant pour la science est connu. J’ai commencé par  5 années en biochimie, suivi de 5 années dans l’aviation comme pilote et instructeur. Je n’aurais jamais imaginé autre chose que la science dans ma soupe quotidienne.

Conscient de l’importance de la science dans nos vies, c’est ce qui explique notre implication dans la diffusion des textes d’Agence Science Presse sur le site du Journal de la Rue ainsi que les publicités offertes dans notre magazine Reflet de Société au groupe OVNI, un regroupement de 15 magazines québécois traitant de la science.

C’est aussi cette sensibilité qui m’a poussé à faire des reportages sur Félix Maltais pour les magazines Les Explorateurs et les Débrouillards, Raymond Lemieux pour Québec Science, Paule Brière pour les magazines Pomme D’Api et J’aime lire, ou encore Géo Plein Air

Aujourd’hui, je fais la présentation d’un nouveau blogue du magazine L’actualité: Valérie Borde, le blogue d’une journaliste scientifique en colère. Je l’ai mis dans ma blogoliste et j’espère que vous serez nombreux à la lire et la suivre.

Un blogue qui se définit par la rage de Valérie Borde contre les légendes urbaines et les mauvaises utilisations des principes scientifiques. Un blogue quotidien sur l’actualité du Québec pour remettre les pendules à l’heure et vulgariser les informations scientifiques.

Fini les légendes urbaines. Les médias et les politiciens ne seront pas épargnés dans cette recherche de vérité. Et je cite l’objectif du blogue:

Mettre en échec le discours des charlatans, des vendeurs de miracles et autres politiciens démagogues.

Félicitations à L’actualité pour ce choix des plus pertinents pour notre société. Bienvenue Valérie Borde dans la blogosphère et bonne continuité.

VOS COMMENTAIRES SUR L’ACTUALITÉ VALÉRIE BORDE MÉDIAS ET SCIENCE.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

Le livre est disponible au coût de 10,00$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,

Élections: la science dans les programmes

Élections: la science dans les programmes

Pascal Lapointe           Dossier Pauline Marois

(Agence Science-Presse – novembre 2008) – Deux surprises: parmi les cinq principaux partis, le seul à aborder en détail l’hydrogène comme source d’énergie alternative est… l’Action démocratique! Et la seule occurrence du mot «science» dans le programme du Parti vert est à l’intérieur du mot… science-fiction!

Ce sont là deux des constats qui se dégagent d’un survol des programmes des cinq principaux partis politiques. Deux cent quarante pages (dont 125 dans la seule plate-forme de l’ADQ)… où, n’eut été les énergies alternatives, les mentions de dossiers scientifiques se seraient comptées sur les doigts de la main.

Génétique et hydrogène en politique

Par exemple, les mots gène et génétique sont absents, tandis que OGM n’apparaît que trois fois dans ces 240 pages — chez le PQ, Québec Solidaire (QS) et les Verts— chaque fois pour en promouvoir l’étiquetage. L’adjectif scientifique n’est guère plus chanceux: une seule apparition du côté du PQ, du PLQ et de QS, aucune chez les Verts… et sept présences chez l’ADQ, surtout dans le cadre de sa promesse de «rétablir des liens entre le milieu de l’enseignement et l’entreprise» (on ne précise pas quand ces liens auraient présumément été rompus).

La quête d’énergies nouvelles, en revanche, se détache un peu du lot: quatre partis sur cinq (le PLQ étant l’exception) parlent explicitement de réduire notre dépendance au pétrole, bien que les moyens varient considérablement. Outre sa promotion de la «filière hydrogène» et des économies d’énergie, l’ADQ vante le nucléaire («un choix intéressant du point de vue de l’environnement») tandis que le PQ et les Verts visent, entre autres choses, le respect des objectifs de Kyoto et l’adoption de normes d’efficacité énergétique. Québec Solidaire va jusqu’à recommander la nationalisation de l’éolien.

Absences significatives : les mots pollution (zéro apparition au PLQ et à l’ADQ), gaz à effet de serre (PLQ) et Kyoto (PLQ).

Énergies alternatives au Québec

Dans le cadre de son ambitieux Plan Nord, le PLQ parle surtout du développement de la filière hydro-électrique, prévoyant au passage de consacrer 20 % des nouveaux mégawatts aux énergies alternatives. Cela représenterait environ 850 MW, alors que le PQ, le seul autre à se risquer à chiffrer, promet 12 000 MW d’énergie éolienne, d’ici 2030.

Québec Solidaire (en 34 pages) et les Verts (en 13 pages) vont plus loin dans leur ambition de concilier écologie et économie. QS en fait carrément le premier de ses huit axes (soutien à une agriculture bio et aux villes qui limitent la circulation dans leurs centres, lutte contre la pollution de l’eau, etc.), bien qu’il soit par moments exagérément vague : «Québec Solidaire protégera les écosystèmes».

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

T-Shirt promotionnel disponible avec votre logo

tshirt-cafe-graffiti-t-shirt-personnalise-votre-logo Soutenez le Café-Graffiti, affichez vos couleurs.

Votre T-shirt Café-Graffiti pour seulement 9,95$. Disponible en rouge, noir ou blanc.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/T-shirts-promotionnels-et-personnalise.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Pour votre T-shirt promotionnel avec votre logo: Café-Graffiti: (514) 259-6900

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,