Donnez-moi de l’oxygène

Donnez-moi de l’oxygèneClaire Gaillard, Volume 15 no 6, août 2007.Ce qui devait être l’un des plus beaux jours de l’existence de Rémi (nom fictif) a été le premier d’un long chemin de croix. Après la naissance de sa fille, sa conjointe, victime d’une dépression post-partum, se laisse complètement aller, s’en prend à lui et ne s’occupe pas du bébé. Elle devient incontrôlable et imprévisible. Le quotidien de Rémi bascule et la famille dont il avait toujours rêvé vit au rythme de la violence.

L’homme de 32 ans est alors soudeur et monteur de structure. « Je gagnais bien ma vie. Je m’enlignais pour acheter une maison avec ma femme et on voulait fonder une famille. » Le couple a mûri sa décision pendant 5 ans avant de faire un enfant. La mère refuse cependant de prendre le nouveau-né dans ses bras et de s’en occuper. Le personnel médical finit par signaler son cas à la DPJ pour négligence d’enfant. « Il a fallu que je leur garantisse que j’allais être très présent pour m’occuper de ma fille, rapporte Rémi. À partir de là, ç’a été la descente aux enfers. »

Sa copine refuse toute aide. Son comportement entraîne la séparation du couple en 2005. « Elle n’arrêtait pas de sauter sa coche, elle négligeait la petite, mais ne voulait pas vraiment que je m’en occupe. Elle la disputait tout le temps. Elle pitchait des affaires partout à travers la pièce. Il fallait que j’envoie la petite chez ma mère ou qu’on aille se réfugier dans les toilettes », confie Rémi.

« Une enfant, c’est un travail à temps plein. Ç’a beaucoup perturbé mon travail, j’étais trop absent et j’ai fini par perdre ma job. Toutes celles que je retrouvais, je les perdais. Je suis tombé sur le bien-être social. » Sa conjointe ne travaillant pas, leur situation financière se détériore rapidement, tout comme l’ambiance à la maison.

La famille connaît une courte période d’accalmie lorsque la mère est diagnostiquée dépressive et qu’on lui prescrit un traitement. « Elle a fini par mélanger alcool et médicaments. Finalement, les choses sont devenues pires. Elle ne s’occupait jamais de la petite. Elle était toujours saoule ou gelée. »

Entre temps, le couple avait dû accueillir un colocataire avec qui la conjointe de Rémi a entamé une relation. « Les deux ont commencé à m’écœurer, à rire de moi sans arrêt, à me provoquer en me demandant sans arrêt « t’es jaloux, hein ? ». C’était de la violence psychologique, mais ça fait mal pareil, remarque Rémi. Ils voulaient que j’explose, que je m’énerve. J’ai tout fait pour ne pas craquer… Alors, je pleurais dans ma chambre. »

En plus du harcèlement moral, Rémi a reçu des coups, il a eu plusieurs doigts cassés et a subi des crises nerveuses, hurlements et autres objets qui volaient dans sa direction. « Un jour, elle a voulu me lancer une bouteille de liqueur dans la face, raconte-t-il, mais c’est ma fille qui l’a reçu. Ça lui a ouvert le front. »

Peu après Noël, « elle a voulu m’assommer avec une bouteille de champagne vide devant la petite, raconte Rémi. Je l’ai maîtrisée sur le lit et menacée de porter plainte ». Quelques jours plus tard, sa conjointe part vivre dans la famille de son nouvel amoureux. « Elle est partie avec l’argent du loyer et son nouveau chum m’appelait tout le temps pour me menacer. J’ai gardé les messages et j’ai appelé la police. Mais ma copine a tout retourné contre moi et a porté plainte pour violence conjugale. C’est ce dont j’avais toujours eu peur, poursuit-il. J’aurais dû tout dénoncer avant, mais les lois ne sont pas faites pour les hommes. C’était sa parole contre la mienne. Pourquoi appeler si on sait qu’on fera rire de soi? » Rémi obtient finalement la garde de sa fille, traumatisée par les événements. Encore plus pauvre qu’avant, il perd cependant son logement et mettra trois mois à récupérer les allocations familiales adressées au nom de sa femme.

Rémi et sa fille seront hébergés, dans des conditions sommaires, chez plusieurs membres de la famille. Il s’adresse à un CLSC pour trouver de l’aide. On le redirige vers la Maison Oxygène, rare ressource pour les hommes avec enfants en difficulté. « Aujourd’hui, je regagne ma tranquillité. Ma fille va commencer l’école en septembre, ce qui me permettra de recommencer à travailler. J’ai bien hâte. Mais, toute cette histoire, c’est quand même 9 ans d’efforts scrappés. J’y ai perdu tous mes rêves. »

Oh maman blues !Les femmes sont fréquemment atteintes d’instabilité émotionnelle durant les premiers jours qui suivent une naissance. Cet état passager, communément appelé baby-blues, est provoqué par un changement hormonal brutal. La dépression post-partum, ou dépression postnatale, fait également suite à l’accouchement, mais s’avère beaucoup plus profonde et durable. Il s’agit pourtant d’un phénomène encore assez méconnu. Selon l’Association canadienne de santé mentale, « les femmes qui en sont atteintes éprouvent les symptômes suivants: découragement, tendance à pleurer constamment, sentiment de ne pas être à la hauteur, culpabilité, anxiété, irritabilité et fatigue. Les symptômes physiques comprennent des maux de tête, de l’engourdissement, des douleurs thoraciques et de l’hyperventilation. Une femme souffrant d’une dépression post-partum peut éprouver des sentiments d’ambivalence, de négativité ou de désintérêt envers son enfant. »Maison Oxygène: www.cafaho.org/heberge.htm ou 514-523-9283

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Psychologie: l’enfer à deux

Psychologie: l’enfer à deux

Isabelle Burgun, Agence Science-Presse

Il s’est écrit des centaines de livres là-dessus. À tel point qu’on a l’impression que tout a déjà été dit, lu ou vu sur le couple et ses conflits. Pourtant il manquait une opinion —généralement tenue au secret professionnel— celle du thérapeute.

Un sondage réalisé auprès de 453 psychologues québécois, dont 305 femmes, lève le voile sur les coulisses de la mésentente intime.  » Les idées que l’on se fait sur la dichotomie homme/femme dans la gestion du couple s’observent beaucoup dans la pratique  » annonce Mélanie Lamarre, étudiante au doctorat en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières et auteure du sondage.

Quels sont les motifs de rupture et, à l’inverse, les facteurs qui font qu’un couple va durer ? Quels sont ceux à la base de disputes ? Les résultats de ce sondage, réalisé sous la supervision du Dr Yvan Lussier, étaient présenté au dernier congrès bisannuel de l’Ordre des psychologues du Québec qui se tenait début novembre au Complexe Desjardins de Montréal.

Donc, la faute à qui ? La majorité des psychologues soutiennent que la responsabilité est également partagée (60%). Mais une bonne proportion pense que c’est majoritairement la femme qui s’avère en cause —30% pour la femme contre 8% pour les hommes.

 » Cela rejoint souvent les croyances populaires. Les mêmes croyances qui veulent que ce sont les femmes qui proposent les solutions tandis que les hommes adoptent un comportement de fuite, ou que ce sont les femmes qui communiquent plus que leur conjoint « , relève Mélanie Lamarre.

 » L’objectif de ce sondage était d’abord de prévenir la détresse conjugale, associée aux troubles de santé mentale, à la prise d’alcool, etc. « , soutient Mélanie Lamarre.

On consulte davantage

Autre constat dans ce sondage, les couples consultent plus rapidement qu’autrefois et la séparation n’est plus nécessairement la solution recherchée. Les motifs de consultation vont du stress aux familles recomposées, en passant par l’utilisation d’Internet (clavardage, site de rencontre, pornographie). Les gens consultent pour mieux comprendre ce qui leur arrive, mais cela n’empêchera pas forcément la rupture.

Responsabilité partagée et comportements stéréotypés, il y a donc peu de surprises dans les réponses des psychologues. Et si ces derniers observent peu de changements dans les motifs de consultation, ils relèvent de petites nouveautés ailleurs : l’impact d’Internet, la valorisation de l’individu et de ses choix personnels et une sexualisation plus ouverte. Et du neuf aussi du côté des motifs de rupture : une baisse de la tolérance aux relations insatisfaisantes et un fort désir de croissance personnelle… qui passera avant la survie du couple !

Les facteurs à la base des conflits, selon les thérapeutes

  1. les comportements négatifs d’un des conjoints
  2. les conflits liés à la vie de tous les jours
  3. les comportements distants d’un des conjoints

Les trois motifs de rupture

  1. 1) Les partenaires ont de la difficulté à communiquer
  2. Incompatibilité des partenaires
  3. Les intérêts, buts et valeurs des partenaires ont changé en cours de route

Quel serait le meilleur conseil que vous donneriez à un couple afin qu’il réussisse sa relation?

  1. Le choix du partenaire
  2. Connaissance de soi
  3. Respect
  4. Communication
  5. Travailler la relation
  6. Sexualité
  7. Partager
  8. Consulter
  9. Textes sur la famille.

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L’espoir au-delà du brouillard

L’espoir au-delà du brouillard
Conte d’Anne-Marie Miron, Secondaire IV, Vol 13,4

Robert a 60 ans, il est bon vivant, farceur et conducteur de train à la retraite. Il aime le golf, la musique, ses amis et sa femme. Il voit sa vie basculer dans la noirceur le jour où sa femme le quitte pour un autre plus jeune et plus riche.

Robert perd non seulement son épouse et sa belle-fille Marianne mais également le goût de vivre.

Sa vie heureuse et sereine devient un enfer. Ses amis l’abandonnent et Robert ne sort pratiquement plus de chez lui sauf pour respecter son engagement dans une maison de thérapie où il fait du bénévolat.

À la maison de thérapie «La CASA» on soigne les âmes en peines, les cœurs blessés, les esprits confus et les corps fatigués. Et ce qu’il y a de particulier c’est que la maison est située en pleine mer. Il faut prendre le bateau pour s’y rendre.

Ils ont une tradition dans cette maison qui consiste à devenir «Gardien de Phare» pour une saison, tout employé ou bénévole qui vit une épreuve difficile, comme ce que Robert vit maintenant. Robert est donc promu «Gardien de Phare». Le soir même, il s’installe, sans enthousiasme, au phare tout près de la maison.

Il passe son temps à nettoyer les vitres, laver les planchers, balayer les escaliers et faire briller la grosse lanterne (le phare) sur le toit. Tout doit être, en tout temps, propre! C’est la première tâche du «Gardien de Phare».

Deuxième tâche, scruter. Scruter l’horizon à la recherche de la moindre petite lumière. En examinant avec attention toute cette grande étendue d’eau autour de lui, jour après jour, Robert prend conscience de la profondeur de son être. Tout le brouillard qui l’habite se dissipe. Son cœur se libère de la souffrance qui étouffe sa joie de vivre.

Plus le temps passe et plus Robert reprend goût à la vie. Comment en serait-il autrement quand la mer te berce et que le ciel t’enveloppe de ses mille et une Beautés! Quand on est enfant de l’Univers, il y a toujours de l’espoir.

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poesie-urbaine-roberto-mayerjours-de-nuit Poésie urbaine. Jours de Nuit. Roberto Mayer. 11,95$

Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

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