Vidéo Mes seins d’Andréanne Martin

Mes Seins, vidéoclip d’Andréanne Martin

vidéo Mes seins Andréanne MartinRoman éducatif sur la sexualité.

Raymond Viger     Dossiers Sexualité

Qui est Andréanne Martin?

Andréanne Martin est très active sur la scène musicale.

  • L’émission « La Voix » saison 1 en 2013, Équipe Ariane Moffatt
  • Finaliste à l’émission « Faites comme chez vous » animée par Maripier Morin sur les ondes de TVA en 2015.
  •  L’émission « Belle et Bum » début 2016 aux côtés de Normand Brathwaite.

13680912_1826358124262358_8716363840048028041_n2016, une année prolifique

  • Premier Ep « Mon beau bandit »
  • Premier vidéoclip du single « Je bégaye » sur les ondes de Musimax
  • Plusieurs chansons en ondes dans différentes stations de radios à travers le Québec
  • Les Rencontres d’Astaffort en France parrainées par Francis Cabrel
  • Une rencontre avec Robert Charlebois au Festival de la chanson de St-Ambroise.

13891852_1830513350513502_7142607458435591166_nPourquoi un vidéoclip sur la chanson « Mes seins »?

Le vidéoclip est une histoire qui viendra accompagner et compléter la chanson « Mes seins ». Andréanne veut mettre quelque chose au clair tout de suite, cette chanson n’est pas revendicatrice. « Mes seins » c’est pour célébrer la femme: la fonceuse, la rêveuse, la curieuse, la rieuse, l’allumeuse, le tout fait avec élégance et plaisir!

Pour rencontrer le budget pour ce vidéoclip, Andréanne a mis sur pied une campagne de financement: Mes Seins, vidéoclip d’Andréanne Martin

13590453_10154316572814439_8192350278517122192_nChaque contribution est importante. Toute une série de cadeaux de participation sont disponibles pour vous remercier de votre contribution.

Merci de donner un coup de main à Andréanne.

PARTAGEZ dans vos réseaux.

Mes Seins, vidéoclip d’Andréanne Martin

Andréanne est une artiste qui fait partie de la grande famille du Bistro le Ste-Cath.

Bistro le Ste-Cath

bistro restaurant où manger bonne bouffe est montréal souper spectacle bistronomiqueUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes. Plus de 260 spectacles gratuits sont présentés annuellement.

4264, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1V 1X6. 

(514) 223-8116 www.stecath.com.

autres textes sur sexualité

Publicités

Un roman traitant de la sexualité

Vanessa… C’est un départ

Vanessa… Voyage dans les Caraïbes

Raymond Viger     Dossiers SexualitéLivres

Mercredi le 9 novembre, c’était le lancement du livre de Vanessa… Voyage dans les Caraïbes. Un roman traitant de sexualité.

Une soirée intime où j’ai pu rencontrer beaucoup de nouveaux visages, plusieurs reliés à la promotion Montréal à Table produit par Tourisme Montréal.

Le voyage

Le titre pouvait porter à confusion. Une journaliste écrivant sur les voyages s’est présenté pour couvrir le lancement. Surprise au début, elle n’a pas été déçu de sa soirée.

Le lancement

Danielle a fait l’ouverture de la soirée. Grâce aux judicieux conseils de B.U, elle est maintenant une vraie pro de la scène et du micro.

Après ma présentation du livre et du « making of », une lecture d’un passage a été réalisé avec 3 personnages. Personnifié par le photographe Georges Dutil, le Premier ministre de la Nation. Le rôle de la directrice d’un organisme communautaire a été joué pour Delphine Caubet. Finalement j’ai conservé le rôle du beau, jeune et svelte Victor, un des personnages principaux du roman.

L’adaptabilité du livre

J’ai présenté mon projet d’adaptabilité de mon livre. Les lecteurs que je vise avec cette édition sont les adolescents de 14 et les adultes. J’espère trouver une place dans les écoles. Pour ceux intéressé à une édition adaptée à l’âge d’un groupe particulier, je peux rééditer le livre en enlever les sections qui pourraient choquer les plus jeunes.

Ce service d’adaptabilité est possible en achetant un minimum de 4 copies. Cela veut dire que même une famille de 4 personnes qui aimerait avoir un livre avec leurs noms d’imprimer avec une dédicace personnelle pour avoir leur livre exclusif.

Merci à tous ceux qui ont été présents, en personne, par Facebook ou courriel pour cette soirée toute particulière. Le lancement de mon 10e livre dont 5 best-sellers.

couverture.jpgVanessa, Voyage dans les Caraïbes

Un roman humoristique sur la sexualité.

Un roman qui, je l’espère, pourra être lu autant par des jeunes qui s’éveillent à leur sexualité, qu’à des adultes qui veulent guérir des zones de grandes blessures.

Si vous avez peur que votre jeune ne soit pas encore assez vieux ou mature, accompagnez-le dans sa lecture. Soyez prêts à répondre à ses questions, à en discuter ouvertement avec lui.

Ce roman a été nourri par des années de travail de rue et de thérapie dans différents milieux. Des instants privilégiés qui auront permis de recevoir de grandes quantités de confidences sur un sujet, trop souvent tabou.

Bonne lecture et bon voyage dans les Caraïbes avec Vanessa.

Compte tenu du sujet développé, je ne peux pas affirmer que certains passages explicites ne choqueront pas certains. C’est pourquoi j’ai décidé de le classer 14 ans et plus. C’est l’âge à laquelle une jeune fille peut rencontrer une infirmière du CLSC et demander que les parents ne soient pas avisés de sa démarche.

14 ans et plus. Parental Guidance

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Pour commander par Internet:

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

autres textes sur sexualité

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

Pédophilie chez les femmes

Pédophilie

Des femmes comme «agresseuses» sexuelles?

Travailler dans un magazine comme Reflet de Société ça change une personne. Quand j’ai commencé mes piges en 2014, un collègue m’avait dit de me fixer des limites de sujets que je ne pourrais pas traiter émotionnellement. «Pour éviter de finir en boule sous mon bureau», comme il disait si bien. Conseil que j’ai suivi.

Delphine Caubet        Dossier CriminalitéSexualité

homme victime femme pédophile

Je me suis donc mis 2 barrières (qui se rejoignent): les violeurs et les pédophiles. Deux perspectives que je refusais d’ouvrir. Maintenant que j’y repense, c’était assez stupide de ma part. Essayer de comprendre ces 2 phénomènes, c’était comme les tolérer pour moi. Pourtant, en tant qu’être humain, je condamne la violence conjugale, mais ça a toujours été un problème m’a interpellée et sur lequel je me suis intéressée aux agresseurs. En somme, j’avais établi 2 poids, 2 mesures.

Face caché de la pédophilie

Finalement, il y a quelques semaines, il s’est présenté l’opportunité de mieux comprendre la pédophilie et d’écouter ce qu’il se passait dans la tête des agresseurs. D’abord un peu craintive, je m’y suis lancée et j’ai eu 2 surprises : une première bonne, car j’ai pu écouter le récit d’un agresseur sans pour autant lui sauter à la gorge ou partir en courant.

Par contre, la 2e surprise fut différente… Après mon entrevue avec Cathia Lavallée du Centre d’entraide et de traitement des agressions sexuelles (CETAS), elle m’a révélé qu’environ 20% des agressions seraient commises par des femmes. Un chiffre largement supérieur à ce à quoi je m’attendais. Mais ces dernières ne sont pas dénoncées ou les victimes ne sont pas prises au sérieux. Après tout, de quoi se plaindrait le p’tit gars qui a eu son initiation avec une femme qui sait ce qu’elle fait. Je caricature à peine.

Après avoir pris contact avec l’institut Pinel (hôpital psychiatrique), ils n’auraient à l’interne aucune patiente pédophile, et depuis 2012, ils n’ont vu qu’une femme par année avoir un commis délit de la sorte, sans pour autant être considérée comme pédophile.

Banalisation

Un article récent montre bien la différence de traitement entre les pédophiles hommes et femmes. Sur le site du média MCE (Ma chaîne étudiante) est paru un top 10 «des profs [femmes] les plus sexy qui ont abusé de leurs élèves.»

Oui, ce site n’est pas une référence pour de l’information pointue et de l’actualité, mais il n’empêche qu’un billet résumant les hommes les plus hot ayant abusé de leurs étudiantes n’aurait jamais été publié ou aurait fait scandale. Et ce, sur n’importe quel média. Et particulièrement dans les pages d’un destiné aux étudiants.

D’après Cathia Lavallée, les choses commencent à changer dans ce domaine. Auparavant, les femmes étaient vues comme des victimes, où il fallait chercher l’homme derrière ses actes. Mais ces dernières années, nous avons vu quelques procès où l’implication des femmes se dessinait autrement.

Et détail intéressant que j’ai découvert en écrivant ce billet, d’après le dictionnaire Larousse, le nom «agresseur» n’a pas de féminin.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

autres textes sur sexualité

VOS COMMENTAIRES SUR Des femmes pédophiles?

Autres textes sur Justice

iberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Biographie de l’auteur

VOS COMMENTAIRES SUR Des femmes pédophiles?

L’Église et la communauté LGBT; diversité identitaire et sexuelle

L’Église Unie accueille la communauté LGBT

Diversité identitaire et sexuelle

L’Église Unie du Canada, est l’une des plus importantes Églises protestantes du pays. Gary Paterson, le Modérateur (équivalent au Pape), ouvertement homosexuel appuie notamment l’égalité des sexes et prend en compte les droits sociopolitiques de la communauté LGBT. L’Église Unie célèbre des mariages entre conjoints de même sexe et elle ouvre ses portes à tout le monde, peu importe l’orientation sexuelle. Les pasteurs peuvent être des hommes ou des femmes et être en couple hétérosexuel ou homosexuel.

Sophie Laisney. Dossier HomosexualitéSexualité

Le Pasteur Marco, qui représente l’Église Unie à Montréal, dans l’arrondissement de Verdun, nous en dit plus sur son Église et sa relation avec la communauté lesbiennes, gays, bisexuels et trans (LGBT). 

Sophie Laisney: Sur quel principe se fonde l’Église Unie?

szombathely-church-eglise-religion-spiritualitéPasteur Marco: L’Église Unie a toujours été très orientée vers la justice sociale. Par exemple, les femmes ont été ordonnées dans cette Église en 1936, avant même qu’elles aient le droit de vote au Canada. Nous sommes une église chrétienne et nous accueillons les personnes qui sont en cheminement de foi. Nous n’avons aucun problème avec l’accueil de personnes de tous horizons confondus. En 1988, l’Église Unie a fait une déclaration, accueillant les gens de toutes les diversités et identités sexuelles. Cela nous a posé quelques problèmes avec d’autres dénominations (sous-groupe d’une religion), il y a eu des réticences et certaines tensions.

S.L: Êtes-vous critiqués par d’autres Églises?

P.M: En tant qu’Église «à contre-courant», on s’est fait harceler par beaucoup d’autres Églises. On s’est fait envoyer en enfer! Ce qui est assez particulier, car Jésus se serait certainement associé à la cause LGBT, car il a toujours approché dans son ministère les marginalisés de son époque pour enlever le stigmatisme social qui entoure ces exclus (les lépreux, les malades, les femmes ou les samaritains -les musulmans de nos jours-). Donc, il aurait selon moi, sans doute voulu démystifier les exclus de la communauté LGBT. Concernant cette communauté, il y a en effet des dénominations plus conservatrices dans les Églises baptistes ou les Églises évangélistes. Nous n’avons aucun contact avec eux et je pense que nous n’en aurons jamais. Et ils n’auront probablement pas d’ouverture à la communauté LGBT, en tout cas pas dans les prochaines décennies. Par contre, nous avons de bien meilleures relations avec l’Église anglicane qui est aussi très ouverte sur la justice sociale. Nos Églises sont en communion.

S.L: Globalement, est-ce que vous constatez une ouverture des religions face aux diversités sexuelles?

église et homosexualité  religion homosexuel lesbienneP.M: Oui, absolument. L’Église anglicane, par exemple, est ouverte au mariage de conjoints de même sexe, c’est une chose que l’on n’aurait pas vue il y a une dizaine d’années. D’autres religions sont en train de s’ouvrir sur cette question. Il y a un an, pratiquement jour pour jour, j’ai marié deux hommes: un musulman et un chrétien. C’était un mariage inter-foi et c’était important pour moi d’unir ces deux traditions au sein de mon église. Nous avons lu le Coran et la Bible durant le mariage. Nous avons aussi des contacts très étroits avec la synagogue Emanu-El-Beth Sholom, qui est ouverte à la communauté LGBT.

S.L: Le public a très peu d’échos des ouvertures religieuses. Pourquoi?

P.M: On ne veut pas entendre parler de religions libérales. On veut entendre parler des sectes, de la femme qui est emprisonnée chez elle par son mari. On ne veut pas entendre ce que l’Église Unie fait, mais de ce que l’Église catholique ne fait pas. Les prêtres ne peuvent pas se marier, les femmes ne peuvent pas être ordonnées dans l’Église catholique, mais cela, l’Église Unie le fait, et on n’en entend pas parler. Ça ne fait pas vendre les journaux.

S.L: Vous utilisez beaucoup les nouveaux médias (Youtube, Facebook) pour faire passer le message de l’Église. Pour quelles raisons?

P.M: Il faut utiliser les médias de notre temps pour être capable de rejoindre les gens. Les réseaux sociaux apportent l’opportunité de rejoindre le plus grand nombre. Cela apporte une vision plus saine et plus libre de vivre sa foi.

Mais on gère ces réseaux sociaux de très près, car il peut y avoir facilement des débordements. Nous avons dû «supprimer» beaucoup de personnes de nos pages, car elles revenaient continuellement sur Facebook et sur Youtube pour nous démolir complètement avec des propos ancrés dans l’ignorance. Sur la plupart de nos vidéosYoutube, l’option des commentaires est désactivée parce qu’on a eu notre lot de commentaires négatifs.

Au Québec et de façon plus générale, actuellement, il y a une forte ignorance religieuse. On ne connait pas l’Islam, le Christianisme ou le Judaïsme. Tout est mis dans le même panier, et une sorte de propagande «pleut» sur les réseaux sociaux. Par exemple, il y en a beaucoup qui croient que la foi, c’est juste des rituels à faire. Mais la foi, c’est bien plus profond que ça. Mes vidéos sont des entrevues qui veulent montrer différentes facettes d’un aspect méconnu de la religion pour diminuer les préjugés. Le plus gros de mon travail c’est la démystification. Il faut informer les gens qui sont «désinformés».

S.L: Est-ce que l’Église Unie a créé des partenariats avec les organismes LGBT?

P.M: Il y a une dynamique de méfiance des gens à l’encontre de l’Église, y compris des organismes LGBT. L’Église Unie a tenté de s’unir avec des associations, mais il n’y avait jamais de suite. Les partenariats n’ont pas abouti. Il ne faut pas oublier que l’Église a été très «instrumentale» dans l’homophobie.

Dans mon Église (l’Église Unie la Passerelle) et de façon plus générale, on essaie de créer une démystification de l’homosexualité. Pour l’instant, il n y a pas de partenariat et ça me surprendrait que ça arrive. Sur la page de l’Église La Passerelle, on fait malgré tout la promotion de l’association GRIS-Montréal (Ndlr:Groupe de recherche et d’intervention sociale), par exemple. On essaie d’être un soutien dans les actions ou les levées de fonds, autant qu’on peut le faire et avec les moyens qu’on a. Mais ce n’est pas parce qu’on ne crée pas de partenariat que nous ne sommes pas unis par le même but : la diminution des discriminations.

VOS COMMENTAIRES SUR Diversité identitaire et sexuelle; l’Église et la communauté LGBT

autres textes sur sexualité

Autres textes sur Homosexualité

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

VOS COMMENTAIRES SUR Diversité identitaire et sexuelle; l’Église et la communauté LGBT

Même combat pour les trans et les homosexuels?

La cause trans encore marginalisée

Oppression des genres

Sophie Laisney. Dossier HomosexualitéSexualité

«Les mouvements trans en sont au même point que l’étaient les mouvements homosexuels dans les années 70», déclare Gabrielle Bouchard du Centre de lutte contre l’oppression des genres. «GRIS-Montréal, par exemple, leur travail est très important, mais ce qu’ils ont réussi à bâtir date des années 80. C’est-à-dire une structure, une connexion, des réseaux qui leur ont permis d’avoir des connaissances dans le financement.»

Anonymat des trans

artistes urbains street art underground illustrateur t-shirtL’Aide aux trans du Québec (ATQ), principal organisme de soutien à la communauté, n’a pas la pleine capacité de s’organiser pour obtenir les moyens financiers. De plus, les personnes trans  quittent le milieu communautaire une fois que leur transformation est complétée. «Ce n’est pas le même problème, lorsqu’un homosexuel fait son coming-out. Il est homo pour le reste de sa vie. Une personne trans, une fois que sa réassignation est terminée, il n’a pas envie d’être un transsexuel toute sa vie. Désormais, il est une femme ou un homme. Ils veulent vivre un certain anonymat», raconte Marie Houzeau de GRIS-Montréal.

L’ATQ, fondée au début des années 80, est tenue à bout de bras par sa fondatrice Marie-Marcelle Godbout. Après plus de trente ans, l’ATQ ne bénéficie toujours pas d’un financement continu. L’organisme fonctionne principalement grâce au bénévolat. La question des personnes trans et ses revendications sont isolées au sein de la communauté homosexuelle et bisexuelle.

Exclusion des trans

De nombreux organismes qui militent pour la cause homosexuelle et bisexuelle ne prennent peu ou pas en compte les souffrances liées aux personnes trans. «L’expérience des transgenres est complètement différente. Si notre organisme doit faire des interventions concernant les transgenres, il faudrait que nous développions nos connaissances. Même les organismes qui se consacrent à la transsexualité ne sont pas unanimes; certains veulent qu’on s’intéresse à leur cause, d’autres considèrent que ce n’est pas à nous de le faire», affirme Marie Houzeau.

Ainsi, des clivages se créent au sein des diverses communautés LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans). Gabrielle Bouchard évoque des organismes homosexuels et bisexuels qui ne parlent pas de la communauté trans par souci de «stratégie».

La voix des trans

Néanmoins, la représentante du Centre de lutte contre l’oppression des genresn’oublie pas de nommer les organismes qui font avancer la cause des personnestrans. «La coalition des familles homoparentales», qui a pour principal partenaire l’ATQ et le Conseil québécois LGBT en fait partie. «Steve Foster est sûrement celui qui a fait le plus de chemin dans sa pensée personnelle, mais aussi dans les actions de son organisme. Il utilise son privilège de président du Conseil québécois pour faire entendre les voix des personnes trans.» Steve Foster, dans le cadre du Conseil québécois LGBT, sensibilise énormément aux droits des personnes trans et les a joint à la cause des gays, lesbiennes et bisexuelles. 

Illustrations Cyril Blanchard du Café Graffiti

VOS COMMENTAIRES SUR Trans et homosexuel, un même combat?

autres textes sur sexualité

Autres textes sur Homosexualité

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

VOS COMMENTAIRES SUR Trans et homosexuel, un même combat?

Diversité identitaire et sexuelle et les enfants transgenres

Enfants transgenres

Diversité identitaire et sexuelle

Notre société est réglée sur un mode binaire. On est gentil ou méchant. C’est noir ou blanc. On est un homme ou une femme. Mais pour certains enfants, la chose est plus compliquée. Ils aimeraient être une nuance de gris, parfois proche du blanc, d’autres fois du noir. Et pour certains, être un mélange de couleurs indéfinissables.

Ces enfants ne rentrent pas dans la catégorie de leur genre (homme – femme) habituel. Ils sont appelés transgenres, et dans notre société catégorisée, ils tentent de se forger leur propre identité. Regard sur ces jeunes qui dépassent leur sexe pour se construire leur genre.

Delphine Caubet       Dossiers HomosexualitéSexualité

Mat a 16 ans. Au quotidien, il aime créer un flou autour de son genre. Tantôt plus masculin, tantôt plus féminin. Cette confusion autour de son genre lui offre une plus grande liberté et surtout, diminue la pression sociale. Il ne répond plus aux attentes et aux clichés sociétaux, auxquels il devrait se conformer en tant que garçon ou fille. Mat est androgyne. Le français étant ce qu’il est, nous utiliserons le pronom «il» pour qualifier Mat.

Le sexe n’est pas le genre

À la naissance, les enfants sont identifiés en fonction de leurs organes génitaux et les parents les habillent en conséquence. Une fille portera des robes et un garçon des pantalons. Les jouets seront également achetés en fonction. Mais certains enfants dits transgenres se sentent à l’étroit dans ces modèles. D’après le docteur Shuvo Ghosh, pédiatre du développement à l’Hôpital de Montréal pour enfants, ces jeunes développent une identité ou un genre atypique.

Paradoxalement, auprès des enfants de son service, le Dr Ghosh voit essentiellement de jeunes garçons. «Car la moitié féminine est mieux acceptée comme garçon manqué. C’est pas la petite fille qui joue au soldat qui va arriver dans ma clinique. Mais un garçon de 4 ans, qui a une « obsession » des princesses, sera amené ici pour qu’on sache ce que nous pouvons faire pour lui.» Selon le Dr Ghosh, il y a davantage d’interdictions chez les garçons. En bas âge, une fille peut porter des pantalons et jouer aux soldats, mais l’inverse est interdit. En revanche, à l’adolescence, le docteur constate qu’autant de garçons que de filles viennent le consulter.

Akiko Asano, la mère de Mat, parle du genre de son enfant: «À 3 ans, mon enfant a fait sa première transition sociale.» «Un jour, je lui ai dit « tu es un bon garçon » et il m’a répondu que non, qu’il était une fille. Il avait la conviction totale d’être une fille.» Akiko parle d’un enfant plein de frustration et de colère, «mais depuis qu’on a fait la transition sociale, il est devenu très calme.» « Avant, c’était comme si mon enfant voulait dire qu’il existait et que personne ne l’écoutait.» Par transition sociale, Akiko Asano entend reconnaître son enfant tel qu’il le souhaite et surtout, le laisser s’habiller et jouer avec ce qu’il veut.

Tous les enfants dits transgenres ne sont pas aussi catégoriques que Mat. Pour certains, il peut s’agir d’une simple variation du genre. C’est-à-dire, qu’ils dépassent les clichés, par des goûts ou comportements, qui normalement ne devraient pas être associés à leur sexe.

Accepter sa différence?

Depuis une dizaine d’années, la société accepterait mieux les variances de genre, selon le Dr Ghosh. Mais le vrai changement est de parler de ces jeunes, même si cela crée de la controverse.

Ce qui est étrange, d’après le Dr Ghosh, c’est qu’une frange de la population est très conservatrice sur ce sujet-là, alors qu’elle ne l’est pas nécessairement dans la vie courante. « Peut-être qu’ils ne sont pas confortables avec le sujet, car cela leur pose des questionnements personnels. Je ne sais pas.» Mais aujourd’hui, les personnes transgenres sont de plus en plus démystifiées. Ce sont des personnes concrètes que l’on côtoie tous les jours.

Pour le Dr Ghosh, il est important de travailler l’estime de soi avec ces jeunes. Car, les préjugés et les regards des autres les atteignent. Alors, le docteur parle longuement avec les familles pour les aider à trouver des ressources permettant à l’enfant de socialiser avec son entourage, autant avec des enfants que des adultes.

Réticences

Si les parents de Mat ont toujours été ouverts à la différence de leur enfant, leur entourage, en revanche, a été plus réticent. «Nous avons perdu beaucoup d’amis et au niveau familial, il existe des frictions.» Au primaire, pour que Mat soit reconnu comme une fille, Akiko et son conjoint ont engagé un psychologue pour expliquer et aider les enseignants à intégrer leur enfant. Mat voulait qu’on s’adresse à lui au féminin.

Aujourd’hui, à 16 ans, Mat a changé 4 fois d’école, même si sa mère précise que la première fois n’avait aucun rapport avec son genre. Pour les 3 changements d’écoles au secondaire, «c’était à cause de leur ignorance. Ils ne pouvaient pas supporter l’anxiété de mon enfant.»

Depuis, Mat a fait une seconde transition et se considère comme androgyne. Il se plait à créer un flou autour de son genre et demande à ce qu’on utilise le pronom neutre en anglais ou le masculin en français. Une façon pour lui de diminuer l’anxiété de l’adolescence.

Diminuer les hormones

«Chez les enfants transgenres, la puberté est très inquiétante» explique le Dr Ghosh, car «c’est le choc de la réalité.» Pour les jeunes qui poursuivraient leur variance à l’adolescence (et donc, persisteraient avec le temps), cette nouvelle étape de la vie peut s’avérer très stressante. Elle s’accompagne de changements physiques qui peuvent troubler le jeune s’il n’est pas en accord avec son corps.

Pour qu’ils aient plus de temps de réflexion et diminuer l’anxiété, certains d’entre eux prennent des bloqueurs hormonaux. Comme Mat, qui les utilise depuis ses 11 ans. Ces bloqueurs ne stoppent pas complètement la puberté. Ils la ralentissent. Naturellement, cela prendrait 2 à 3 ans, explique le Dr Ghosh, mais avec ces médicaments elle durerait 4 ou 5 ans. Ainsi, le jeune dispose de plus de temps pour réfléchir à son avenir et à ses options. Certains peuvent se diriger vers un changement de sexe physique, d’autres au contraire voir plus au jour le jour, comme Mat.

Il n’existe pas de schéma sur l’avenir des enfants transgenres. Ceux avec une simple variance peuvent grandir en accord avec leur genre et sexe, d’autres choisir de cultiver le mystère, comme Mat. Enfin, d’autres peuvent changer de sexe pour être plus en accord avec leur genre. Ils deviendront alors ce que l’on appelle des transsexuels. En somme, il existe autant d’avenirs possibles qu’il y a d’enfants.

Le coming out?

Avec l’adolescence vient aussi la période des premiers amours. «Et c’est compliqué» rit Akiko. Car à moins de deux personnes transgenres, le jeune s’interroge. Doit-il se dévoiler ou être plus subtil? Mais alors, l’autre ne sait pas «ce que j’ai dans les culottes» plaisante la mère de Mat. Pour Akiko, il est important que son enfant ait des endroits où il se sente en sécurité, et où il pourra tomber amoureux. Cela peut-être des camps de jour, des camps d’été, des retraites,… Des lieux où il pourra exprimer son genre sans crainte des regards.

Lorsque de nouveaux parents arrivent avec leur enfant, une question revient souvent au Dr Ghosh: l’enfant est-il gay? Et sa réponse est toujours la même: «À 4 ans ou même 8 ans, l’orientation sexuelle n’est pas impliquée. On ne peut pas en discuter à cet âge-là.» En revanche, à l’adolescence, le docteur commence à en parler progressivement.

Pas de consensus

La difficulté dans notre société binaire est de vouloir enfermer des personnes dans des cases. Une personne avec un sexe masculin, de genre féminin et aimant les hommes. Est-ce un homosexuel? Un hétérosexuel? Et pour ceux qui préfèrent les transsexuels?

Dans son bureau, le Dr Ghosh voit des enfants de tous horizons. «Entre 2 à 3 nouveaux par semaine.» Étant le seul médecin du Québec à s’occuper d’enfants transgenres, il reçoit des patients de toute la province. Et contrairement aux idées reçues, il a proportionnellement autant d’enfants transgrenres à la campagne qu’à Montréal.

Peu d’études ont été faites sur le questionnement du genre, mais selon le Dr Ghosh environ 5% à 10% de la population se poserait des questions, et seul 1% à 2% présenterait une vraie variance. Enfin, seuls 40% à 50% de ces derniers changeraient de sexe. Soit au maximum 1% de la population. Un chiffre non négligeable à l’échelle nationale.

L’origine de cette variance n’est pas claire. Si tant est qu’il faille une origine. Pour le Dr Ghosh, les transgenres ont toujours existé: «Le phénomène est là depuis 2, 3 ou 4 mille ans. Depuis l’histoire de l’humanité. Mais ce n’est pas un sujet acceptable à discuter ouvertement. Même si maintenant, c’est davantage autorisé d’en parler.» Une autre des théories serait qu’aujourd’hui, les parents auraient moins tendance à enfermer leur enfant dans un genre. Ce qui les laisserait libres d’être ce qu’ils veulent, sans contrainte. L’avantage de cette hypothèse est de ne pas voir ce phénomène comme une dégénérescence de la société, précise le Dr Ghosh. «Les choix sont plus individuels, plus naturels et surtout moins anxiogènes, car la personne est ce qu’elle veut.»

VOS COMMENTAIRES SUR Enfants transgenres; diversité identitaire et sexuelle

autres textes sur sexualité

Autres textes sur Homosexualité

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

VOS COMMENTAIRES SUR Enfants transgenres; diversité identitaire et sexuelle

Article 71: Droit des personnes Trans

Diversité identitaire et sexuelle

Article 71, vers un nouveau projet de loi

Les inquiétudes concernant la modification de mention du sexe à l’état civil pour la communauté transsexuelle font débat. En effet, en plus des nombreuses démarches administratives qu’elles impliquent, elles semblent ne pas avoir été débattues suffisamment en profondeur, en niant les personnes directement concernées.

Gabrielle Bouchard, porte-parole du Centre de lutte contre l’oppression des genres, s’exprime à propos de l’article 71 du Code civil.

Sophie Laisney        Dossiers HomosexualitéSexualité

diversité sexuelle et identitaire trans-genres homosexualitéCet article de loi a été voté en niant toute remarque ou proposition de membres de la communauté elle-même. Exposons l’ancien article tel que présenté: «La personne qui a subi avec succès des traitements médicaux et des interventions chirurgicales impliquant une modification structurale des organes sexuels et destinés à changer ses caractères sexuels apparents, peut obtenir la modification de la mention du sexe figurant sur son acte de naissance et, s’il y a lieu, de ses prénoms. Seul un majeur domicilié au Québec depuis au moins un an et ayant la citoyenneté canadienne peut faire cette demande.»

En novembre 2013, le gouvernement a tranché en faveur des revendications de la communauté trans. La modification physique des organes sexuels n’est plus nécessaire pour changer de sexe. Cependant, l’âge de la majorité des personnes concernées et leur citoyenneté sont toujours discutés.

Stérilisation forcée

Il est important de comprendre la disparition prochaine de l’obligation de recours au changement de sexe physique. Le cadre légal, en nommant les «organes sexuels», implique les «organes reproducteurs». Donc si cette modification physique est obligatoire pour changer l’état civil, il n’y a pas d’autres solutions que la stérilisation des personnes trans. «Non seulement il y a des risques d’infection, mais aussi de perte de la vie sexuelle en plus de la stérilité imposée. La communauté trans est contrainte à des changements de vie majeurs pour une modification de l’état civil», déplore Gabrielle Bouchard.

La loi obligeait ces chirurgies, tandis que d’autres traitements ne sont pas considérés comme le traitement hormonal ou l’augmentation mammaire. Depuis l’adoption de ce nouveau projet de loi, cette opération ne sera plus obligatoire.

Souffrir jeune

La défense des droits des transsexuels mineurs se heurte au cadre juridique. Selon le Code civil: «Avant 18 ans, un enfant ou un adolescent est juridiquement incapable, à moins d’être émancipé. Il ne peut agir seul et doit être assisté et représenté par ses parents ou, le cas échéant, par son tuteur. Sinon, l’acte est nul.» Mais, «cette incapacité n’est toutefois pas totale. Elle varie en fonction: de l’enfant ou de l’adolescent (son âge, sa maturité et son degré de discernement); de la nature de l’acte.»

Dans cette loi, on note de nombreuses contradictions. Si le jeune en question est sous la responsabilité légale de ses parents, il peut être émancipé s’il fait preuve d’une maturité suffisante (mais dans ce cas, comment juge-t-on objectivement de la maturité d’un individu?). Dans le contexte de la transsexualité, s’agirait-il d’une mise en danger de la santé mentale d’un jeune en souffrance? Ce qui n’est pas précisé dans ces textes de loi, c’est le mal-être de ces personnes qui, avant la transformation, sont victimes de barrières sociales qui empêchent leur auto-détermination (33 % de suicide dans la communauté trans et 70% de tentatives.)

Selon les détracteurs de l’article 71, en exigeant la majorité, on maintient un risque élevé de suicide chez les trans. «La loi nie les identités trans chez les enfants et les ados qui vivent la discrimination à l’école» affirme Gabrielle Bouchard. L’Aide aux trans du Québec (ATQ) déplore un service «inexistant» pour les personnes transsexuelles.

Crainte d’abus

Si l’on s’en tient à tous les pré-requis et les nombreuses démarches obligatoires, entre le suivi médical et psychologique qui s’étend sur plusieurs mois, une personne réclamant un changement de sexe, qu’elle soit citoyenne canadienne ou migrante, aura beaucoup de mal à tromper les autorités.

Selon Elysa (site du département de sexologie de l’UQAM), «il est tout d’abord demandé que la personne puisse faire une démarche thérapeutique. Un approfondissement de la connaissance de soi et des motivations qui sous-tendent la transformation de sexe est nécessaire avant même que la personne puisse obtenir l’hormonothérapie et la chirurgie. Selon le cas, une thérapie peut être faite en groupe ou individuellement. Pendant que la thérapie a lieu, l’individu est amené à faire des tests psychologiques afin de s’assurer que ce choix n’est pas secondaire à un problème psychiatrique tel que, par exemple, un diagnostic de schizophrénie. L’individu sera aussi amené à faire un test de « vraie vie » c’est-à-dire que, si ce n’est déjà fait, celui-ci devra s’identifier selon l’autre sexe 24 heures sur 24.»

Néanmoins, Gabrielle Bouchard n’hésite pas à qualifier cette démarche thérapeutique comme «dépassée» et relevant du gate keeping. «Le concept de gate keeping est utilisé lorsque des groupes minoritaires ou marginalisés doivent répondre à une définition d’un besoin qui est déterminé par une majorité. L’identité est donc nié et l’individu « pathologisé ».» Les figures d’autorité (ici, le psychiatre ou le docteur) autorisent et valident les besoins et identités d’autrui.

La modification de mention de sexe dépend du Directeur de l’état civil qui vérifiera si toutes ces démarches ont été effectuées et se penchera attentivement sur l’avis des professionnels de la santé. Les abus des immigrants pour obtenir un changement de mention de sexe paraissent donc quasi-impossibles.

VOS COMMENTAIRES SUR Droits des personnes Trans: L’article 71

autres textes sur sexualité

Autres textes sur Homosexualité

couverture-love-in-3 d l'amour en 3 dimensions colin mcgregor

LOVE in 3 D, L’Amour en 3 Dimensions

Colin McGregor est un prisonnier de Cowansville. Depuis plus de 3 ans, ce journaliste anglophone tient une chronique régulière dans le magazine Reflet de Société. Une chronique très appréciée par sa façon originale de nous conter une histoire carcérale et les anecdotes du système pénitencier.

Colin et moi avons vécu une expérience fort intéressante. J’ai publié un roman humoristique L’Amour en 3 Dimensions. Une histoire pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement.

Colin a traduit en anglais cette histoire qui peut être lu autant pour le plaisir que pour un cheminement personnel. Pour commander L’amour en 3 DimensionsLove in 3D, journal@journaldelarue.ca, (514) 256-9000. 19,95$.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Biographie de l’auteur.

VOS COMMENTAIRES SUR Droits des personnes Trans: L’article 71