14e randonnée à velo «Libre comme l’air» d’Équiterre

Sillonner les routes de l’Outaouais à vélo pour la planète

14e randonnée à vélo «Libre comme l’air» d’Équiterre

Dossier Équiterre

Montréal, 7 mai 2009 – Pour cette 14e édition de la randonnée à vélo «Libre comme l’air» d’Équiterre, c’est en Outaouais que plus de 200 cyclistes enfourcheront leur monture, du 7 au 9 août prochain, afin d’y découvrir les plaisirs écolos, culturels et gourmands. Ils profiteront aussi de leur passage dans la région pour porter un message aux élus d’Ottawa sur l’importance pour le Canada de prendre de réels engagements en matière de changements climatiques lors de la Conférence des Nations Unies sur le climat à Copenhague en décembre prochain.

Inscriptions en cours

Il reste encore quelques places pour cette activité de sensibilisation citoyenne aux plaisirs et à l’importance de l’éco-tourisme. La randonnée permet aux participants de parcourir 150 km en trois jours afin de célébrer le plaisir de rouler à vélo, ainsi que découvrir une région du Québec, ses richesses gourmandes, artisanes et culturelles tout comme ses acteurs et enjeux sociaux et environnementaux. Nouveauté cette année, les cyclistes traverseront en Ontario afin de porter un message politique à Ottawa. «Depuis quelques années, nombre de participants nous ont demandé d’inclure un volet plus militant à la randonnée, comme c’était le cas à l’origine. Le choix de visiter cette région s’est imposé de lui-même, surtout en cette année cruciale dans le dossier des changements climatiques», explique Emilie Forget, co-organisatrice de l’événement.

Plaisirs, loisirs, valeurs écologiques et solidarité

Tout est mis en œuvre afin de démontrer qu’il est possible d’allier plaisirs et loisirs aux valeurs écologiques et solidaires promues par Équiterre. La randonnée se distingue par le souci de réduire son impact environnemental: compostage, réduction des déchets à la source, repas végétariens composés entièrement d’aliments biologiques, locaux ou équitables, etc. De plus, pendant leur périple, les participants visiteront des fermes biologiques, des producteurs et artisans locaux, et assisteront à des conférences et performances d’artistes de la région en soirée. Équiterre invite les citoyens à venir encourager les cyclistes qui sillonneront les routes de leur région et à profiter de plusieurs des activités organisées.

Pour réduire son empreinte écologique au maximum, la randonnée à vélo «Libre comme l’air» sera encore cette année certifiée carboneutre. Les organisateurs compenseront les gaz à effet de serre (GES) émis lors de l’activité en acquérant des crédits de compensation auprès de Planetair, un service à but non lucratif proposé par le Centre international Unisféra.

Les personnes intéressées peuvent télécharger le formulaire d’inscription directement en ligne à l’adresse suivante : http://www.equiterre.org/transport/randonnee/

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Médecins sans frontières: un organisme d’urgences dans des pays sous-développés

Médecins sans frontières

Un organisme d’urgences dans des pays sous-développés

Valérie Carrier MSF      Dossier International, Économie

Les responsables des ressources humaines de Médecins sans frontières (MSF) pour Montréal ont tenu une rencontre d’information et de recrutement dans leurs locaux, le lundi 23 avril dernier. Ce fut l’occasion pour la vingtaine de personnes présentes d’apprendre à connaître les valeurs et manières d’agir de l’organisme non-gouvernemental.

MSF ne recherche pas que du personnel médical. Bien sûr, c’est là une partie plus qu’importante des ressources demandées, mais MSF a aussi besoin de professionnels de différents domaines tels que la mécanique, l’électricité et les communications. Son mandat se situe au niveau des urgences, qu’elles soient causées par des catastrophes naturelles ou humaines, et il laisse aux autres organismes la responsabilité du développement à long terme. «Si, pour nos plans d’urgence, nous devons construire quelque chose qui va rester, ok, on va le faire, précise Maria-Elena Ordoñez, agente des ressources humaines non médicales sur le terrain pour Montréal. Mais on touche le moins possible au développement durable. Notre mandat, c’est les urgences.»

MSF prend énormément de mesures de sécurité pour ne pas risquer la vie de ses volontaires. Quand il arrive quelque chose de grave à un membre de l’équipe, c’est la mission au complet qui tombe et à cause de cela, beaucoup de gens du pays où MSF agissait meurent, laissés sans soins. C’est pourquoi la prudence est une priorité. Malgré tout, les candidats aux équipes de MSF doivent être conscients du danger tout de même présent. Être volontaire pour Médecins sans frontières, c’est souvent risquer sa vie pour en sauver d’autres; il faut être prêt à ça.

Les personnes qui veulent être de l’aventure, en toute connaissance de cause, doivent avoir deux ans d’expérience professionnelle dans leur domaine. Il est aussi requis qu’ils aient d’abord vécu une mission humanitaire significative dans un pays sous-développé. Puis, ils peuvent poser leur candidature pour une mission de MSF qui durera entre 6 à 9 mois pour les médecins et 9 à 12 mois pour les personnes d’autres professions, une aventure de solidarité humaine hors du commun.

Vos commentaires sur Médecins sans frontières: un organisme d’urgences en recrutement

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Un trio gagnant

Un trio gagnant

Les jeunes du comité EVB ont trouvé les moyens de concrétiser leurs ambitions. Ils ont réussi l’exploit en moins de temps qu’ils ne s’en croyaient capables. Voici en détail 3 actions qui les ont aidés à en aider d’autres.

Gabriel Alexandre Gosselin

Solidarité

Le comité SOLIDARITÉ s’est engagé dans un projet d’aide humanitaire au Maroc. «C’est bien joli d’aider les Marocains, mais notre cote de pauvreté dans la région est de 9 sur 10, 10 étant la pire. On se deman-dait donc ce qu’on pouvait faire pour des gens plus près de nous, des gens de notre communauté», explique Amélie Gougeon, conseillère en information scolaire de l’Érablière.

Il ne fallait pas chercher plus loin, car Amélie rencontre sa source d’inspiration dans les couloirs de l’école: «Notre concierge de soir a un petit garçon de sept ans qui a manqué d’air à la naissance. Il a une déficience intellectuelle. Les traitements pour son fils coûtent très cher. Le comité SOLIDARITÉ s’est emparé de la cause.»

On peut désormais voir le visage de ce petit garçon sur toutes les boîtes pour canettes vides dans l’école. L’argent des consignes servira aux soins de santé de cet enfant. Le père déborde d’enthousiasme de-puis qu’il a appris la nouvelle. «Il n’en revient tout simplement pas!», s’exclame Amélie.

Écologie

22 avril 2008, jour de la Terre. Une dizaine de jeunes s’activent dans les couloirs de l’école avant l’heure du dîner. Ils montent un kiosque. Des banderoles faites de matériaux recyclés, des bacs de recyclage et de compostage, des jeunes motivés à informer leurs confrères et consoeurs: voilà tout ce dont ils ont besoin pour instaurer de nouvelles mesures écologiques dans leur établissement scolaire.

«On fait déjà du recyclage dans l’école et on ramasse les piles usagées, mais les endroits où on peut le faire ne sont pas visibles, ni connus des étudiants. On veut donc leur rappeler que ces mesures existent et qu’il est important de les utiliser», explique Marianne Marion, 17 ans, du comité ENVIRONNEMENT.

Le kiosque préparé en ce jour de la Terre présente aussi aux jeunes deux nouvelles mesures dans l’école, les bacs pour les cannettes vides à la cafétéria ainsi que le compostage: «Il n’y a pas beaucoup de gens qui savent que le papier brun est une matière 100% biodégradable. On a donc installé des bacs à compost dans les toilettes et dans le laboratoire de science. On en posera un aussi dans la cafétéria, avec des indications pour que tout le monde sache quoi mettre où», complète Marianne, satisfaite de l’achalandage du kiosque pendant toute l’heure du dîner. Prochaine étape pour son comité: une conférence sur les algues bleues le 3 mai!

Pacifisme

La paix règne déjà dans l’école l’Érablière. Ce qui n’empêche pas le comité PACIFISME d’organiser une journée «blanche», où tous sont invités à se vêtir de blanc. Pendant cette journée, une personne remet des contraventions… de bonne conduite, pour ceux qui ont fait les meilleurs propositions d’actions pacifiques dans l’école.

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

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Petit geste deviendra grand

«Les petits gestes font la différence». À l’école secondaire de l’Érablière, à Saint-Félix-de-Valois, une poignée de jeunes a décidé de suivre cet adage. Depuis février, ils dépensent temps et énergie dans le but de poser des gestes à répercussion sociale. Leur source d’inspiration: le mouvement des Établissements Verts Brundtland ( EVB ) et le conviction de pouvoir changer les choses.

Petit geste deviendra grand

Gabriel Alexandre Gosselin

C’est en surfant sur le web que la conseillère en information scolaire de l’Érablière, Amélie Gougeon, trouve par hasard le site Internet du mouvement EVB (voir encadré). Le mouvement québécois encourage et reconnaît les établissements qui posent des gestes en lien avec 4 valeurs: écologie, solidarité, démocratie et pacifisme.

À sa grande surprise, Amélie se rend compte que son école répond à plusieurs critères du mouvement. L’Érablière recycle le papier et les batteries mortes. Des membres du personnel tiennent une friperie à même les couloirs de l’établissement scolaire. Une petite fille malade de la région reçoit l’appui financier des élèves et membres du personnel depuis 3 ans. «Je me suis vite rendue compte que notre école est plus belle que ce qu’on laisse croire. Il ne faut pas avoir peur de se faire ce genre de compliment», croit Amélie Gougeon.

Revenant d’un congé de maternité, «c’est d’abord en pensant à mon fils que le projet m’a interpellé. Une espèce d’égo-trip!», reconnaît-elle. Elle en parle au conseil étudiant, qui s’engage sans hésitation. Ce dernier part à la rencontre du personnel de école, «parce qu’on a besoin qu’il pousse dans le même sens que nous pour que ça fonctionne», explique Mathieu Gravel, président du conseil étudiant. Les enseignants et les employés cadres de l’Érablière acceptent sur le champ.

Ne reste plus qu’à tâter le pouls des étudiants. Au départ, Mathieu et Amélie ne s’attendent pas à un miracle: «On se disait que si 10 personnes voulaient participer, ce serait déjà bien.» Finalement, 32 jeunes se portent volontaires pour trouver des idées et agir au nom des 4 valeurs du mouvement EVB.

De ce nombre, 4 comités sont créés, un pour chaque valeur. Les jeunes s’impliquent dans le comité qui répond le plus à leurs aspirations. Un système démocratique les relie. L’objectif des comités: faire reconnaître leur école par le mouvement EVB en 2008.

À l’action

On avait les gens qu’il fallait pour faire avancer le dossier. On s’est mis au travail immédiatement, pour d’abord faire connaître le concept dans l’école et l’implanter», dit Mathieu Gravel, 17 ans. Lui et plusieurs membres des comités sont en secondaire V. Ils quitteront l’Érablière à la fin de l’année sco-laire. Le temps presse.

C’est d’abord à leur insu que les différents comités agissent en faveur d’une valeur du mouvement, la solidarité. Des jeunes sont en adaptation scolaire à l’Érablière. Leur cours ont lieu dans des locaux un peu en retrait du reste de l’établissement. «On ne côtoie pas beaucoup ces jeunes là. 5 d’entre eux se sont montrés intéressés au projet EVB, raconte Mathieu. On ne savait pas trop à quoi s’attendre mais ils nous ont vite prouvé leur valeur. C’est fou comme ils sont à leur affaire et allumés. Ça nous a permis de réaliser leur isolement.»

Puis, la roue s’engrange: consultation de la population étudiante, instauration du compostage, projet d’aide au Maroc réparti sur 3 ans en collaboration avec une autre école secondaire de la région de Lanaudière, collecte de fonds pour LEUCAN, organisation de différentes conférences sur des sujets qui touchent les 4 valeurs EVB… Les idées ne cessent de fuser, les actions de se multiplier.

Plus vite que prévu

Amélie Gougeon est emballée par l’engouement qu’expriment les jeunes impliqués: «Ils pètent le feu! C’est incroyable comme ils sont motivés, inspirés et sérieux dans le projet.» Mathieu Gravel, de son côté, croit qu’une telle démarche favorise le sentiment d’apparte-nance à l’école: «On a le pouvoir de changer les choses dans notre école et ailleurs. Ça change la donne. On ne vient plus à l’école uniquement pour suivre des cours. On vient pour générer des actions.»

Mathieu et les autres finissants des comités se sentaient amers de quitter l’Érablière au moment où le projet EVB prenait son envol. Ils auront eu droit à un prix de consolation avant de partir vers d’autres horizons: leur école secondaire a été reconnue par le mouvement EVB le 23 mai dernier, soit un an avant la date prévue! «C’est sûr que je vais revenir l’an prochain, pour voir si le projet a continué sur sa lancée», avoue le jeune homme.

Le mouvement EVB

À la suite du rapport Brundtland publié en 1987, qui faisait état des politiques nécessaires au développement durable, certains établissements québécois créaient des comités environnementalo-pacifique. Le phénomène s’amplifiant dans les grands centres, la Centrale syndicale du Québec (CSQ) décide de créer le mouvement EVB. En regroupant les établissements, la CSQ s’assurait une concertation dans les actions et donnait la chance au mouvement de se développer dans d’autres régions du Québec.

Depuis, plusieurs institutions ont été tentées par l’aventure. Le mouvement regroupe au-jourd’hui 1188 établissements qui sont reconnus à 2 niveaux: ceux qui sont affiliés à la CSQ, et ceux qui ne le sont pas.

Les établissements prennent eux-mêmes l’initiative de s’inscrire au mouvement EVB par un versement annuel. À partir de ce moment, ils doivent émettre des relevés de réalisation sur une base régulière. Cette liste des actions reliées aux 4 valeurs EVB (environnement, solidarité, démocratie et pacifisme) est étudiée par les représentants du mouvement, qui reconnaissent ou non les établissements.

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Des projets de développement pour une planète solidaire

Des projets de développement pour une planète solidaire
Terre des Débrouillards – Agence Science-Presse

Chronique préparée en collaboration avec le magazine Les Débrouillards

Le karité, l’arbre à beurre

Qu’y a-t-il de commun entre du chocolat et une crème pour le visage ? Le beurre de karité, qui aide des milliers de familles du Burkina Faso.

Le karité est un arbre sacré qui pousse en Afrique occidentale. En Afrique, les femmes fabriquent du beurre avec les fruits du karité depuis toujours. Elles s’en servent pour cuire leurs aliments, faire du savon et en enduisent leur peau pour l’hydrater et la guérir.

De l’amande au beurre

De juin à septembre, les fruits mûrs du karité tombent par terre. On en mange la pulpe. Les femmes collectent les noyaux et en retirent les amandes. Elles les lavent, les trient, les sèchent au soleil et les cuisent à feu vif. Elles en font ensuite une pâte, semblable à du chocolat, mais sans son odeur sucrée.

Cette pâte est barattée pour séparer le beurre des autres composantes. Une fois bouilli et filtré le beurre est prêt pour la vente. Dans les villages, les productrices de beurre font tout manuellement. Mais lorsqu’elles travaillent au sein d’associations, comme l’ASY, elles utilisent des appareils qui leur facilitent la tâche : concasseur, moulin, etc.

S’associer pour tripler son salaire

Honnore Ilbouldou est productrice de beurre de karité. Cette mère de quatre enfants fait partie de l’Association Songtaab-Yalgré (ASY), un regroupement de femmes du Burkina Faso qui produit surtout du beurre de karité biologique pour les cosmétiques

Grâce à ce travail, Honnore gagne 100 $ par année. C’est peu, mais trois fois plus que lorsqu’elle fabriquait du beurre conventionnel chez elle et le vendait au marché. Ses consœurs de l’ASY, qui collectent des amandes, étaient dans la même situation qu’elle. S’associer, ça rapporte !

Dur, le marché du chocolat!

Dans le monde, le beurre de karité est surtout utilisé par les fabricants de chocolat car il est un bon substitut au beurre de cacao. Or, les fabricants s’approvisionnent auprès de sociétés européennes, qui transforment eux-mêmes les amandes de karité. L’ASY ne peut donc pas percer ce marché. Il est difficile de trouver des clients.

Malgré tout, les femmes de l’ASY sont optimistes. Et Honnore Ilbouldou, elle, aime retrouver ses consœurs, chaque jour, dans le bâtiment de production de l’Association.

* L’Association Songtaab-Yalgré, nom qui signifie « s’entraider largement », en langue moré, est soutenue par le CECI, un organisme canadien de coopération. L’ASY compte 2 000 membres.

Cet article est publié avec la collaboration de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

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Les syndicats: un mal nécessaire?

Les syndicats: un mal nécessaire?

Par Nicole Sophie Viau

Chaque fois que des syndiqués utilisent des moyens de pression pour revendiquer de meilleures conditions de travail, au mieux on est d’accord ou indifférent s’ils ne dérangent pas notre vie, au pire on veut leur disparition s’ils ont le malheur de perturber notre vie. Pire, si ces syndiqués ont de meilleures conditions qu’eux-mêmes, on trouvent cela honteux, inacceptables.

Souvent, j’entends des professionnels ou des travailleurs relativement bien payés se plaindre des syndiqués et montrer un certain mépris, voir être carrément insultés à la pensée d’être syndiqués eux-mêmes. Ces mêmes personnes travaillent comme des zombies. Le prestige, ou ce qu’ils perçoivent comme un job de prestige, ne peut pas être un travail de syndiqué; ils occultent ainsi le fait d’être des salariés soumis à la tyrannie déguisée de leur employeur.

Ils n’ont peut-être pas compris ou préfèrent ignorer que l’expansion du syndicalisme dans nos sociétés est souvent un signe de richesse mieux répartie au sein la population. En Suède, 85% de la population travailleuse est syndiquée. Selon les critères socio-économiques de l’O.N.U., c’est le meilleur pays de la planète.

Oublie-t-on la raison d’être des syndicats? Pourquoi y en a-t-il?

Les réponses varient: «C’était parce que les travailleurs étaient exploités, ils se sont donné des moyens pour combattre l’employeur-exploiteur… les choses ont changé et ils exagèrent, ils ne sont pas adaptés… C’est un mal nécessaire… ils sont violents et font du chantage… ils sont plus forts que les employeurs… ils sont trop gros… il vaudrait mieux qu’ils disparaissent…»

Voyons ce qu’il en est!

Il y a des abus, personne ne peut en toute honnêteté le nier. Entre autres abus mentionnons, ceux qui ont nui à des travailleurs mal payés et impuissants ou aux moins nantis. Par ailleurs, les abus ne sont pas le propre des syndicats puisqu’il existe de nombreux exemples parmi les employeurs, ce qui nuit directement aux employés, mais qui peut aussi tous nous affecter (pollution, utilisation abusive des ressources…) Cela ne justifie pas pour autant que les syndicats agissent sans tenir compte des conséquences de leur geste.

Les syndicats doivent le faire et être conséquent. La responsabilité des syndicats est importante dans la société québécoise. Ils représentent 40.4% des travailleurs. C’est-à-dire 1 260 000 individus sur les quelque 3 millions de travailleurs québécois. Les syndiqués qui suscitent davantage la réprobation sont ceux qui proviennent du secteur public. Ils représentent 48.2% des travailleurs de ce secteur public au Québec. Ils ont, par la force du nombre et de leur fonction, un impact important sur la population et sont plus largement médiatisés.

Dans le secteur privé, une firme est en grève et la concurrence se fait un plaisir de prendre la relève sans trop de conséquences sur la clientèle desservie. Retenons que 51.8% des travailleurs du secteur privé sont syndiqués au Québec.

Pourquoi sommes-nous si peu solidaires?

La solidarité se conjugue-t-elle uniquement aux besoins des syndiqués? Souvent, la population se sent prise en otage par des syndiqués revanchards. Les syndicats mènent un combat et les citoyens deviennent leurs captifs. Des citoyens qui sont souvent des syndiqués. Les centrales qui négocient la majorité des conventions collectives au Québec sont pratiquement des corporations d’envergure. Il en découle un esprit corporatiste les éloignant des gens-mêmes qui devraient être leurs alliés.

La société québécoise a changé. Ses citoyens ont un niveau d’instruction plus élevée, sont mieux informés et en mesure de comprendre les enjeux. Certains dirigeants syndicaux ignorent trop souvent cette réalité et utilisent des moyens de pression séculaires et passéistes. Ces moyens qui sont de plus en plus décriés les isolent. Comme tout groupe attaqué, ils ont des réflexes autarciques. (Ex. protéger un membre même si ce dernier a dépassé et de loin les bornes d’une conduite tolérable).

Je crois au syndicalisme. Il est le rempart aux abus potentiels du patronat. Souvenons-nous des excès particulièrement inhumains qui ont sévi au début de l’ère industrielle et que l’on trouve encore aujourd’hui dans les pays du Tiers-Monde. La légitimité du syndicalisme n’est pas à remettre en question. Nos dirigeants syndicaux doivent revoir leurs stratégies pour tenir compte des changements survenant dans la société à laquelle ils appartiennent et des moyens de revendication plus respectueux envers les «autres» salariés. Surtout lorsque ceux-ci sont impuissants à se syndiquer. Les acquis des syndiqués ont été obtenus à la suite de longues luttes ardues. Être syndiqué constitue un droit. Mais il est aussi un privilège par rapport à certaines catégories de travailleurs.

Prenons l’exemple du salaire horaire moyen au Québec pour un syndiqué, il est de 19.60$ et un non-syndiqué de 15.19$ ce qui représente un écart de 4.41$ pour l’année 2002. Rappelons-nous tous les emplois créés ou sauvés par le capital de risque généré par les différents fonds de solidarités syndicaux. Un bel exemple de l’argent des travailleurs syndiqués au bénéfice des autres travailleurs et d’aide aux employeurs qui en profitent.

Les dirigeants syndicaux auraient tout avantage à considérer et mobiliser la population pour que leurs luttes intègrent celles de tous les salariés. En ces temps de mondialisation et de régression des préoccupations de justice sociale de nos gouvernements, ils ne peuvent s’aliéner une partie de la population pour gagner leurs luttes. La société ne peut se permettre d’ignorer le syndicalisme qui demeure l’outil le plus efficace pour contrer l’exploitation et un des instruments renforçant la démocratie.

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