Livre: Après la pluie … Le beau temps; Se retrouver face à soi-même

Après la pluie… Le beau temps

Se retrouver face à soi-même

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Raymond Viger Dossier Croissance personnelle

Toi qui ouvres ton téléviseur
Pour fuir ta souffrance dans la distraction.
Toi qui ouvres ta radio
Pour enterrer ta souffrance dans le bruit.
Toi qui laisses toutes les lumières allumées
De peur de voir ta souffrance.
Toi qui t’entoures sans cesse de gens
De peur de te retrouver seul avec ta souffrance.
Toi qui te renfermes seul
De peur d’exprimer ta souffrance.
Toute l’énergie que tu investis dans ta fuite.
T’empêche de découvrir ta sensibilité, ta créativité.
Tu te fuis, mais tôt ou tard
Ta souffrance saura te retrouver.
Dans le noir, dans le silence et dans la solitude.
Tu n’auras plus d’endroits ou fuir.
Tu te libéreras de ta souffrance.
Tu te découvriras sous ton vrai jour.
À partir de tes cendres.
Tu rebâtiras ta vie.
Tu renaîtras à la vie.

Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

La suite: Liberté… Un sourire intérieur.

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

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Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

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Suicide des personnes âgées

Suicide des personnes âgées

DOSSIER SUR LE Suicide

Il est peut-être étonnant de découvrir que le taux de suicide chez les hommes de plus de 75 ans est 7,5 fois plus élevé que la moyenne du taux de mortalité par suicide en France. Pourtant, la réalité parle d’elle-même et le problème est encore largement sous-estimé. Force est de constater que le suicide chez les séniors est encore un sujet tabou.

Suicide des personnes âgée - Source de l'image: www.babyboomercaretaker.com

La prévalence du suicide des personnes âgées

En France, les décès volontaires chez les seniors sont largement plus nombreux que dans les autres tranches d’âge, et notamment chez les hommes de plus de 75 ans. En effet, leur taux de mortalité par suicide est de 150 pour 100.000 habitants, ce qui en fait le chiffre le plus élevé d’Europe. Les veufs de plus de 75 ans se suicident de cinq à dix fois plus que les femmes veuves du même âge. D’autre part, plus on vieillit, plus le risque est élevé: l’âge le plus critique se situe entre 85 et 89 ans.

Les raisons du suicide des seniors

Dans l’univers de la vieillesse, les raisons qui conduisent une personne âgée sont multiples et personnelles, mais on retrouve souvent le veuvage, les traumatismes liés à la guerre, la souffrance d’une maladie de longue durée, la solitude et le sentiment de ne plus servir à rien ni à personne. Ce mal-être se termine alors par la réalisation du geste irréversible, une fois sur deux. Ne pouvait-on pas le prévenir? Le problème, c’est que les signes de dépression sont souvent masqués chez les personnes âgées, ou considérés comme «normaux», liés à la vieillesse, malgré le constat que le «désir d’en finir» est intense. Même dans la famille, on parle très souvent de suicide légitime, rationnel, d’un choix sensé. Comme si le suicide était une fin de vie anticipée, une précipitation vers cette mort de toute façon inéluctable. Mais c’est là occulter la souffrance de l’être…

Le suicide des personnes âgées: un tabou?

Le chef du Service Psychiatrie de Brest, le Pr. Walter, souligne: «quel que soit l’âge, toute tentative de suicide est une tentative pour ne plus souffrir». Comment lutter contre ce mal-être? «En en parlant, répond le psychiatre, et en faisant passer ce message: oui, on peut être vieux sans être déprimé!». La dépression est un signe de cette souffrance. Elle est pourtant mal détectée et par conséquent peu traitée chez les personnes âgées, ce qui pourrait expliquer ces chiffres accablants. «Le tabou du suicide chez l’adolescent est tombé, alors qu’il persiste vis-à-vis des personnes âgées», souligne-t-il. La souffrance doit être exprimée et écoutée. Afin de sensibiliser le public à cet autre phénomène de la vieillesse, les associations de prévention du suicide ont commencé à faire des campagnes d’informations… mais le problème devrait peut-être relever de la santé publique, comme aux Etats-Unis.

Source: le blog Cap Retraite

VOS COMMENTAIRES SUR LE SUICIDE DES SENIORS

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Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

Autres textes sur le suicide

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Gang de rue et suicide

Gang de rue et suicide

 Dominic Desmarais       Dossiers Gang de rue et Suicide

Les jeunes membres de gang sont présentés comme des voyous violents. Et si derrière cette façade de tough se cachait un être en détresse, en proie aux idées suicidaires? Et si le gang offrait ce refuge pervers qui retient le délinquant de s’enlever la vie? Comment, alors, le sortir de son enfer? Reflet de Société vous présente les gangs de rue sous un angle différent: celui de la détresse, de la désorganisation. Conversation avec Claude Hallé, l’âme dirigeante de la Fondation québécoise des jeunes contrevenants (FQJC).

Fusillade dans un bar entre deux gangs de rue rivaux. Meurtre d’un jeune lors d’une transaction de drogue. Enlèvement, séquestration pouvant mener à la torture, l’ombre des gangs se profile.

Violence expliquée

La gravité des gestes commis par les jeunes membres de gangs, des adolescents de 14, 15, 16 ans, fait froid dans le dos. Cette violence est difficile à justifier. Pourtant, certains de ces jeunes sont aux prises avec le désespoir lorsqu’ils s’engouffrent dans cette violence. «Les jeunes qui ont des idées suicidaires, souffrent d’une dépression, présentent des problèmes de santé mentale, ce sont eux qui se font ramasser par les gangs. Ce sont des gens à risque. Ils sont vulnérables» explique Claude Hallé, coordonateur à la FQJC.

Ce jeune, qui n’a pu être signalé par l’école, la famille et la communauté, trouve un réconfort auprès de sa famille d’adoption, son gang. En y comblant ses besoins, par l’estime et la compréhension de ses pairs délinquants, le jeune tisse des liens qui forment une toile d’araignée. Une toile qui le sécurise et étouffe ses idées suicidaires. Une toile qui rend ses amis de plus en plus indispensables.

Le gang, centre de la vie

«Le gang peut sauver temporairement le jeune du suicide», confirme M. Hallé. La jeune cinquantaine, l’homme s’exprime davantage comme un intervenant qui a passé sa carrière sur le terrain, avec des contrevenants. Son propos est imagé, comme s’il s’adressait à un adolescent. «Pour certains jeunes, la vie c’est comme passer à l’épicerie. Dans le chariot, tu mets l’amour, l’église, le travail, les partys, le sport, etc. Moi, quand je remplis mon panier, je vais prendre un peu de travail, d’amour, de loisir, de party, un peu de spiritualité. Nos gars, ils sont tellement fuckés, déséquilibrés, qu’ils remplissent leur chariot d’une seule chose: le gang.

Le problème, c’est la violence qui y est très présente. Si tu es en dépression, tu risques d’être enrôlé par le gang. Et le gang a un impact externe. Tu vas rebondir sur les gens autour. Comme, dans un cas extrême, tirer sur quelqu’un dans la rue», explique le coordonnateur de la FQJC.

Ces jeunes, déséquilibrés, ont de la difficulté à quitter la famille qu’ils se sont créée. «Les jeunes se sont bâti une société en soi, le gang. Quand on désaffilie un jeune, il faut le réinsérer socialement. C’est la même chose quand tu sors quelqu’un d’une secte.»

Des jeunes fragiles

À l’arrestation du délinquant, le centre jeunesse prend le relais du gang. Sa jeune clientèle souffre de problèmes multiples: consommation, signes précurseurs maniaco-dépressifs ou schizophrènes, idées suicidaires. Plusieurs ont subis des abus ou vivent des situations familiales difficiles. «On ne les a pas placés en centre jeunesse pour rien», s’exclame M. Hallé pour qui le problème criant survient lors du retour à la maison.

Réintégration difficile

Quand il ressort du centre jeunesse, il retrouve le même environnement qu’il a quitté pour quelques mois. «Le jeune va être confronté avec SA réalité. Nous, au centre jeunesse, on va lui dire où trouver un emploi, des amis, des loisirs. Mais il part déjà avec un handicap social: terminer son secondaire et travailler sur son comportement. Et ce double défi va l’amener à commettre des gestes nuisibles», raconte M. Hallé.

«Lorsque le jeune retourne chez lui, dans son milieu, il est laissé à lui-même, avec ses défis et ses réalités. Ça augmente la possibilité de suicide. Souvent, la famille n’est pas ouverte à sa réintégration. On parle de jeunes qui ont commis un délit. C’est un constat d’échec important, au sein de la famille. Les parents se sentent coupables et ils ne veulent pas nécessairement le prendre sur leurs épaules», précise l’ancien intervenant.

Jeune délinquant seul restera jeune délinquant…

M. Hallé considère qu’on demande beaucoup à ces jeunes délinquants dont la vie se résume à quelques années. «Moi, j’ai 51 années d’expérience de vie. Eux, ils en ont 14, 15, 16. C’est peu d’ancienneté pour leur faire porter le poids de leurs choix. Il faut les guider, mieux les appuyer.»

On peut bien aider nos jeunes délinquants pour les réinsérer dans la vie. Mais les laisser seuls, sans appui à 14 -15-16 ans, lorsqu’ils quittent le centre jeunesse, c’est les renvoyer à leur ancienne vie.

Reflet de Société, Vol.17, No 2, Février/Mars 2009 p.14-15

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Les multiples tentations du jeu

Les multiples tentations du jeu

Rox Ann   Dossiers Gambling et jeu compulsifGamblers anonymes, Alcool et drogue

cenne_volante Intervenante auprès des joueurs excessifs, j’en ai vu des personnes en détresse… avec l’envie de s’en sortir. Parce qu’elles étaient vraiment rendues dans le «fond du baril».

Inversement, il y en avait d’autres avec de la motivation, du bon vouloir et tout ce que vous voudrez… jusqu’à ce que le chèque du premier arrive pour quelques-uns ou la paye pour les autres. Parmi eux, il y en a qui ont fait une thérapie juste pour dire qu’ils la faisaient… d’autres voulaient vraiment la vivre… Deux contextes complètement différents qui influent grandement sur le résultat final.

Tout miser… jusqu’à la raison

Toutes les raisons sont bonnes pour jouer mais les bonnes raisons pour arrêter se font plus rares. Avec la petite bière ou la ligne de coke, vient les «gratteux» ou la machine. Ils sont les héros du jeu, capables de battre le hasard parce qu’ils ont tellement perdu la veille que ça ne se peut pas que «ça ne paye pas» !

Prendre un verre pour se donner encore plus de chance de gagner avant et pendant le jeu… et prendre encore un verre pour oublier l’argent du loyer, des comptes et de l’épicerie qui vient de passer dans la machine.

J’en ai vu qui ont perdu des condos, des maisons et qui ont vendu leur char sur un coup de tête pour aller jouer. Si ce n’était que le matériel qu’ils risquaient de se faire saisir… Mais finalement, la famille, les amis et les collègues de travail s’en vont. Ça aussi, je l’ai vu.

Thérapie par dessus thérapie

Trois, quatre thérapies pour certains! Des rechutes… et même des idées suicidaires, jusqu’aux tentatives. La honte, le désespoir, l’endettement, la solitude «même plus une larme pour pouvoir pleurer…» C’est la réalité, et ce n’est sans doute pas un hasard que tout cela vienne avec le jeu.

La question que je me pose c’est: pourquoi attendre d’être seul avec plus rien au monde pour penser, peut-être, suivre une thérapie, aller chercher de l’aide.

Tentation du jeu

C’est sûr qu’avec toute la tentation, «ce n’est pas un cadeau»! En allant au dépanneur pour acheter une pinte de lait, il y a un beau gros «pad de gratteux», n’est-ce pas tentant? Maintenant, il y a même des moniteurs qui présentent les gagnants, les lots à gagner, etc. À la pharmacie, la caissière qui demande «une petite loto avec ça?» Les publicités à la télévision, les affiches… tout ce qui nous entoure publicise et banalise le jeu. Combien de bars dans votre région possèdent des machines à loterie vidéo? Dans certaines villes, on organise même des voyages au casino! Une cinquantaine de dollars et voilà le voyage payé, dîner compris!

La santé mentale, pas important?

Dans bien des endroits, je me suis fait refuser d’apposer de la publicité pour l’organisme où je travaille… Pourquoi ? Peut-être par peur de perdre de la clientèle et de l’argent? On donne des «gratteux» aux enfants, on crée déjà l’illusion du gain facile en très jeune âge. J’ai déjà entendu, dans les groupes de thérapies, qu’on cache les cigarettes dans les dépanneurs mais pas la loterie… On parle d’une question de santé physique parce que la fumée c’est cancérigène. Mais que fait-on avec la santé mentale des joueurs ?

C’est à se demander, «si on ne cherche pas le trouble…» Posez-vous des questions! Essayez de trouver les réponses. Le hasard, on ne peut rien y changer.

Vaut mieux prévenir que guérir…

Reflet de Société, Vol.17, No 2, Février/Mars 2009, p.8

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Dans l’assiette des aînés

Dans l’assiette des aînés

Delphine Naum

(Agence Science-Presse) – Jean ne mange presque plus de viande parce que son dentier lui fait mal. Lucille a de la difficulté à couper ses aliments à cause de son arthrite. Jean-Claude ne mange que du junk food depuis que sa femme est décédée parce qu’il n’a jamais su cuisiner. Madeleine mange comme un oiseau parce qu’elle n’aime pas ce qu’il y a au menu de son centre de soins de longue durée. Pierrette a perdu du poids, mais se dit que c’est normal à son âge. Ces exemples fictifs reflètent une situation bien réelle : au Canada, plus de 40 % des personnes âgées vivant dans la communauté seraient à risque de connaître des problèmes nutritionnels. En milieu de soins, les chiffres sont encore plus élevés.

De la solitude à la pauvreté en passant par la maladie et les problèmes de mobilité, les facteurs qui font des aînés un groupe à risque sur le plan nutritionnel sont nombreux. Ajoutons à cela l’ignorance de la population. « La bonne nutrition des aînés est pourtant un enjeu important, car il en va entre autres de leur maintien à domicile », avertit Nancy Presse, diététiste et doctorante à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

Manque d’information

Les aînés, de même que ceux qui les conseillent, ne sont pas toujours outillés pour conjuguer correctement vieillissement et alimentation. « Les pratiques alimentaires des personnes âgées sont peu encadrées », déplore la spécialiste. De fait, il manque cruellement de diététistes pour accomplir le boulot. Au Québec, on en compte environ 1,33 par 1000 lits en CHSLD. Et lorsque les médias traitent de nutrition, ils laissent souvent les aînés dans l’ombre. « À l’exception des produits contenant des fibres, les messages nutritionnels véhiculés par les médias et par la publicité sont principalement destinés aux adultes et aux jeunes familles », remarque-t-elle.

De nombreux mythes alimentaires concourent à miner la bonne nutrition des aînés. L’un des plus persistants dans la société et même dans certains milieux de soins concerne leur perte de poids qui serait chose normale. « C’est faux! insiste Nancy Presse. Une perte de poids peut être un indicateur de problèmes de santé sous-jacents, il ne faut donc pas la banaliser ».

Quand vieillir et manger ne font pas bon ménage

« La solitude, l’isolement social et le deuil sont des facteurs qui amènent les personnes âgées à moins bien s’alimenter, ce qui s’accompagne le plus souvent d’une diminution de l’apport de protéines, explique la diététiste. Certaines études ont montré que les aînés vivant seuls présentaient des apports nutritionnels inférieurs à ceux vivant en couple ou en famille. Plusieurs études démontrent aussi que le revenu est un indice de la qualité de l’alimentation.

En milieu de soins?

Les menus sont bien plus souvent fonction de l’équilibre budgétaire que de la variété. Avec un budget de quatre à six dollars par jour en moyenne dépensé par les centres d’hébergement pour personnes âgées pour nourrir chaque aîné au Québec, l’Ordre des diététistes du Québec doute que cela leur permette de bénéficier d’une offre alimentaire qui puisse satisfaire leurs besoins nutritionnels tout en tenant compte de leur condition de santé.

La dénutrition, un mal qui passe trop souvent inaperçu

Lorsque ce que l’on mange ne suffit plus à répondre aux besoins de l’organisme survient la dénutrition. Si l’on se fie aux études américaines et européennes, elle toucherait jusqu’à 15 % des personnes âgées vivant dans la communauté et jusqu’à 65 % des aînés hospitalisés ou vivant en centre d’hébergement.

Plusieurs travaux ont mis en lumière un fait potentiellement inquiétant : le personnel soignant est souvent aveugle à la dénutrition. Une étude menée auprès de 1017 aînés vivant en résidence a montré que la dénutrition n’était décelée que dans 43 % des cas. Même s’il existe de nombreux outils de détection éprouvés, on ne fait pas le dépistage systématique de la dénutrition au Québec. Or, si elle passe inaperçue, la dénutrition n’est pas soignée. En plus d’entraîner de nombreux changements dans l’organisme, la dénutrition affecte le système immunitaire. Chez les aînés, elle augmente de deux à six fois la morbidité infectieuse et multiplie par deux à quatre le risque de mortalité.

Devant ce portrait, Nancy Presse dessine un souhait : « Dans la population et chez les professionnels, il faudra prendre acte de l’importance des troubles nutritionnels et de leur dépistage chez les aînés. Cela impliquera d’augmenter les services d’aide à domicile et le nombre de diététistes dans les CLSC et les CHSLD du Québec. Par la prévention, on peut éviter de nombreux problèmes de santé découlant d’une mauvaise alimentation. »

Pour en savoir plus
Ferland, Guylaine, Alimentation et vieillissement, Presses de l’Université de Montréal, 2007
Mémoire de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec :
Consultation publique sur les conditions de vie des personnes aînées : un enjeu de société, une responsabilité qui nous interpelle tous, 2007

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