Santé: Les urgences … un bordel bordélique

Impacts sur le système de Santé

Le système de Santé en chute libre

Je profite d’un nouveau séjour à la même hôpital en deux ans pour comparer la dégradation du système de Santé. De 2013 à 2015, les hôpitaux ont bien changés.

Raymond Viger       Dossier Santé

Après avoir vu les différentes problématiques des urgences dans les hôpitaux, nous pouvons maintenant tenter d’en comprendre les impacts sur les patients et sur le personnel.

Conséquences

On comprend facilement et sans faire de grands calculs que les conséquence de ces premiers constats augmentent drastiquement le temps de réaction pour répondre aux patients. Je n’ai même plus de sonnettes pour aviser un préposé que j’ai besoin d’aide. Lève la main, crie plus fort que le voisin… Fais ce que tu peux pour être vu. Et ça ne veut pas dire qu’ils auront le temps de régler ton problème. Il y en possiblement d’autres qui ont fait des demandes avant toi ou qu’ils en ont faites des plus pressantes que la tienne.

Risques d’erreur et problèmes de communication

Lors de ma radiographie avec injection d’iode, le technicien me fait retirer pour 48 heures la pilule pour mon traitement du diabète. Il mentionne : ce médicament avec la présence d’iode pourrait endommager gravement mes reins.

La préposé qui m’amène mes pilules inclus malgré tout cette pilule. . Je la refuse en mentionnant que c’est la pilule qui pourrait endommager mes reins à cause d’un test à l’iode radio-actif. Le lendemain matin, après que le médecin alu les consignes de ses collègues, je reçois encore la pilule de la préposé. Elle me répond : Le médecin a dû considérer qu’il n’y avait pas de risques puisqu’il ne l’a pas enlevé du cocktail de pilules à prendre. J’ai refusé la pilule malgré tout. Elle a demandé une confirmation du médecin. Il appele le radiologiste et il a finalement retiré la pilule de ma prescription pour 48 heures tel que demandé.

Je ne pourrais pas vous dire avec précision ce qu’il aurait pu se produire si je n’étais pas demeuré maître de mon traitement.

Augmentation de la souffrance. Les patients, laissés dans une souffrance qui augmente et le manque de communication pour être entendu ne rassurent personne. La situation devient intenable. La violence verbale augmente le stress et la pression. Sans être médecin, je peux supposer que ce climat de guerre qui règne dans le dortoir n’aide pas le calme requis pour commencer une guérison. Et cette violence est palpable et vivante autant de jour que de nuit. Même la nuit, dormir est devenu un luxe.

Quand la morphine diminue à faire effet, certains patients regardent l’infirmière en criant Donnez-moi de la morphine… ça presse. Attendre que le médecin en prescrive d’autres ou encore attendre que le temps demandé entre deux injections soient écoulé ne semble pas être des arguments convaincants devant la peur du retour de la souffrance.

Augmentation de la violence. Les patients perdent leur titre de noblesse et deviennent des impatients. La violence verbale augmente. Certaines demandes deviennent irrespectueuses envers le personnel.

Quand une femme confuse tourne en rond dans le dortoir à la recherche de son lit même s’il faut répéter à plusieurs occasions, cela demeure une situation comique qui ne dérange personne. Elle s’arrête devant votre lit en affirmant que vous utilisez le sien. À chaque fois qu’on lui montrait où elle demeure, elle ne réussissait pas à s’y rendre sans se perdre à nouveau.

Quelques exemples

Le téléphone sonne. 20 à 30 coups. Pas de boîtes vocales qu’on auraient pas le temps de toute façon de vider. Pléonasme, dans le personnel, personne n’a le temps de répondre. Des patients, devenus impatients et essayant de dormir pour oublier leur souffrance se mettent à crier :

Y a-t’il quelqu’un qui va finir par répondre. J’ai censuré ici quelques sacres faisant comprendre le niveau d’intolérance des patients.

Personne n’a le temps d’aller voir et rassurer une italienne qui crie sa souffrance à tue-tête ou encore une personne psychiatrique qui crie après tout le monde pour avoir accès à un des rares téléphones mobiles pour la vingtaine de lits de l’urgence. Le personnel reçoit de violents commentaires.

  • Y a personne qui va la voir ?
  • Y a personne pour faire sa job icit ?
  • Arrêter donc de parler et de vous pogner le cul.
  • Faites donc votre job…

Plusieurs patients en sont même venus à se crier des bêtises directement de l’un à l’autre dans un total manque de respect.

Le ton a monté jusqu’à devenir des menaces aucunement voilé.

  • Si t’arrêtes pas j’vas aller t’en crisser une.
  • M’a la tuer la tabarnac…
  • J’su pas capable.

Devant le manque de service, les patients deviennent inquisiteurs. Quand j’ai demandé un téléphone quelques minutes pour aviser le bureau de mon absence prolongée, le préposé part à la quête du téléphone. Le temps perdu à ce genre d’opération empêche les préposés de faire leur vrai job en matière de santé. J’ai pu assister à une crise d’hystérie de la patiente « propriétaire » du téléphone qui ne voulait pas accepter que son tour était terminé. Deux préposés ont dû intervenir.

L’intraveineuse d’une femme âgée se défait. Son sang pisse à terre. Trois ou quatre voisins cri l’urgence la situation au préposé. Pour le personnel soignant comment comprendre que ces cris sont plus importants que les autres cris entendus aux quatre coins du dortoir. Il ne reste plus de places pour augmenter l’intensité quand une urgence supérieure arrive.

Une histoire à suivre…

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Autres textes sur Santé

Les mardis littérature du Ste-Cath

Soirée de poésie et d’art oratoire animé par Raymond Viger en alternance avec les rencontres littéraires de la journaliste Amélie Boivin Handfield. 4264 Ste-Catherine est Montréal. (514) 223-8116.

La suite: Liberté… Un sourire intérieur.

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Livre: Après la pluie … Le beau temps; Se retrouver face à soi-même

Après la pluie… Le beau temps

Se retrouver face à soi-même

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Raymond Viger Dossier Croissance personnelle

Toi qui ouvres ton téléviseur
Pour fuir ta souffrance dans la distraction.
Toi qui ouvres ta radio
Pour enterrer ta souffrance dans le bruit.
Toi qui laisses toutes les lumières allumées
De peur de voir ta souffrance.
Toi qui t’entoures sans cesse de gens
De peur de te retrouver seul avec ta souffrance.
Toi qui te renfermes seul
De peur d’exprimer ta souffrance.
Toute l’énergie que tu investis dans ta fuite.
T’empêche de découvrir ta sensibilité, ta créativité.
Tu te fuis, mais tôt ou tard
Ta souffrance saura te retrouver.
Dans le noir, dans le silence et dans la solitude.
Tu n’auras plus d’endroits ou fuir.
Tu te libéreras de ta souffrance.
Tu te découvriras sous ton vrai jour.
À partir de tes cendres.
Tu rebâtiras ta vie.
Tu renaîtras à la vie.

Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

La suite: Liberté… Un sourire intérieur.

Liberté… Un sourire intérieur

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Livre: Après la pluie … Le beau temps; l’acceptation

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L’acceptation

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Raymond Viger Dossier Croissance personnelle

Vaincre tes peurs.
C’est accepter de voir ta peur.
Accepter de la laisser remonter.
Accepter de l’extérioriser.
Accepter de recevoir les réactions de ton entourage.
Accepter de tomber.
Accepter de te relever.
Accepter de ne pas projeter tes peurs sur les autres.
Accepter de te sauver  »toi ».
Accepter de sentir la souffrance de ton entourage.
Accepter de ne pas prendre cette souffrance pour toi.
Accepter de rester dans tes affaires.
Accepter de ne pas vivre dans l’attente.
Accepter que le vrai libre choix
Se vit libre de toute attente,
Se vit dans l’acceptation.
L’acceptation de soi
Et la reconnaissance de soi.

Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

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Liberté… Un sourire intérieur

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Après la pluie … Le beau temps: Le lâcher-prise

Après la pluie… Le beau temps

Le lâcher-prise

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Raymond Viger Dossier Croissance personnelle

Toi qui vit une dure épreuve.
Toi qui vit une souffrance énorme.
Accepte cette épreuve.
Accepte cette souffrance.

Ne retourne pas ton regard.
De ce que Je veux te faire vivre.
N’enterre pas cette souffrance en toi.
Car elle reviendra te chercher.
Au moment où t’y attendras le moins.

Face à cette épreuve.
Exerce ton lâcher-prise.
C’est le but de cette épreuve.
C’est le but de cette souffrance.

Quand tu auras pris conscience de ce lâcher-prise.
Toutes tes épreuves,
Toutes tes souffrances
Deviendront l’enseignement que tu recherchais.

Tu grandiras avec amour dans l’épreuve.
Tu apprendras à mieux te connaître.
Tu découvriras les peurs.
Que tu avais cachées en toi.

Tu te découvriras tel que tu es.
Dans l’amour et non la souffrance.

Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

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Livre: Après la pluie … Le beau temps: Le pardon

Après la pluie… Le beau temps

Le pardon

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Raymond Viger      Dossier Croissance personnelle

Quelqu’un a commis un faute envers toi.
Tu viens d’en prendre conscience.
Cela te bouleverse.
Cela te peine.

Ne le juge pas.
Fais ton pardon.
Mais quand tu lui dis.
Je te pardonne d’avoir commis une telle faute.
Tu ne fais que te servir du pardon.
Pour le juger et l’accuser.
Pour essayer de soulager ta conscience sans y parvenir.

Fais ton pardon avec amour.
Et prends conscience de cet amour.
Ferme les yeux quelques instants.
Et mets-toi à la place de ton agresseur.

Librement, sans jugement.
Ressens toute sa souffrance.
Ressens tout ce qu’il avait à vivre.
Avec toute cette souffrance.
Peut-être tu aurais fait pareil.
Peut-être tu aurais fait pire.
Avec amour pardonne-lui maintenant.

Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

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Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

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Temoignage Agressee par mon frere

Témoignage

Agressée par mon frère

Amélie Drobey-Robert       DOSSIER REFLET DE SOCIETE

Toute petite, tu es arrivé dans ma vie en étant un grand frère. Fils de mon beau-père alcoolique, tu étais tout à mes yeux. Le temps passé avec toi, quand tu me gardais, étais précieux. Tu étais un ami et un confident. Le seul ami que j’avais dans ce temps-là, le seul en qui j’avais totalement confiance. Mais tu m’as trop manipulée. Moi, je t’aurais donné la lune, avec mon coeur de p’tite fille.

L’inexistence

C’est dur à comprendre, mais je ne me souviens plus de la première fois où tu m’as utilisée. Je ne peux te dire ce que tu m’as fait pendant les deux ans où tu as joui de mon corps d’enfant. Quand je te disais non, tu m’ignorais, tu pensais seulement à ton plaisir. Sans défense, je ne pouvais rien contre toi. Je ne sentais plus rien à ton touché, je n’entendais rien de ce que tu me disais et je ne pensais plus en ta présence. Je n’existais plus pendant les cinq, quinze minutes ou peut-être même l’heure qui suivait. Je sais que tu ne voyais pas le chagrin qu’il y avait au fond de moi. J’aimerais tout oublier, mais la cicatrice est toujours là.

La souffrance

La douleur des nuits remplies de cauchemars, je m’étouffe dans mes draps pour ne plus en souffrir. Mon âme existe encore, mais mon coeur est incapable d’y survivre. Offrir son coeur à quelqu’un est précieux, mais le forcer est impensable, intenable, épouvantable… Penser que je t’ai laissé une partie de mon coeur en toute confiance, que j’ai pu me laisser faire, que j’ai pu étouffer mes cris me fait mal. Mais quand je te regardais faire, mon âme, elle, rêvait d’être ailleurs, de se perdre dans la mort. Qu’est-ce que j’avais fait de mal? Pendant le temps que tu profitais de moi, tu m’as massacrée!

Je pourrais passer ma vie à subir la torture des souvenirs, des traces que tu as laissées. Je pourrais passer ma vie à chercher pourquoi tu m’as choisie. Ma colère envers toi, le regret de mon enfance blessée, la honte d’avoir été  impuissante,tout ça me détruit. Comment pourrais-je accepter? Comment pourrais-je seulement te pardonner? Pour l’instant, j’en suis incapable. Mais je me suis pardonnée pour retrouver ma paix intérieure. Ce n’était pas de ma faute, je ne t’ai rien demandé. Je ne suis plus une victime et je m’accroche à la vie.

Désormais je peux vivre, tu es rendu loin de moi, loin de mon âme. Jamais plus personne ne m’atteindra!

Reflet de Société, Vol. 18, No. 3, Juin/Juillet 2009, p. 10

 

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

show_image Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre, au coût de 4,95$, est disponible :
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
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Suicide des personnes âgées

Suicide des personnes âgées

DOSSIER SUR LE Suicide

Il est peut-être étonnant de découvrir que le taux de suicide chez les hommes de plus de 75 ans est 7,5 fois plus élevé que la moyenne du taux de mortalité par suicide en France. Pourtant, la réalité parle d’elle-même et le problème est encore largement sous-estimé. Force est de constater que le suicide chez les séniors est encore un sujet tabou.

Suicide des personnes âgée - Source de l'image: www.babyboomercaretaker.com

La prévalence du suicide des personnes âgées

En France, les décès volontaires chez les seniors sont largement plus nombreux que dans les autres tranches d’âge, et notamment chez les hommes de plus de 75 ans. En effet, leur taux de mortalité par suicide est de 150 pour 100.000 habitants, ce qui en fait le chiffre le plus élevé d’Europe. Les veufs de plus de 75 ans se suicident de cinq à dix fois plus que les femmes veuves du même âge. D’autre part, plus on vieillit, plus le risque est élevé: l’âge le plus critique se situe entre 85 et 89 ans.

Les raisons du suicide des seniors

Dans l’univers de la vieillesse, les raisons qui conduisent une personne âgée sont multiples et personnelles, mais on retrouve souvent le veuvage, les traumatismes liés à la guerre, la souffrance d’une maladie de longue durée, la solitude et le sentiment de ne plus servir à rien ni à personne. Ce mal-être se termine alors par la réalisation du geste irréversible, une fois sur deux. Ne pouvait-on pas le prévenir? Le problème, c’est que les signes de dépression sont souvent masqués chez les personnes âgées, ou considérés comme «normaux», liés à la vieillesse, malgré le constat que le «désir d’en finir» est intense. Même dans la famille, on parle très souvent de suicide légitime, rationnel, d’un choix sensé. Comme si le suicide était une fin de vie anticipée, une précipitation vers cette mort de toute façon inéluctable. Mais c’est là occulter la souffrance de l’être…

Le suicide des personnes âgées: un tabou?

Le chef du Service Psychiatrie de Brest, le Pr. Walter, souligne: «quel que soit l’âge, toute tentative de suicide est une tentative pour ne plus souffrir». Comment lutter contre ce mal-être? «En en parlant, répond le psychiatre, et en faisant passer ce message: oui, on peut être vieux sans être déprimé!». La dépression est un signe de cette souffrance. Elle est pourtant mal détectée et par conséquent peu traitée chez les personnes âgées, ce qui pourrait expliquer ces chiffres accablants. «Le tabou du suicide chez l’adolescent est tombé, alors qu’il persiste vis-à-vis des personnes âgées», souligne-t-il. La souffrance doit être exprimée et écoutée. Afin de sensibiliser le public à cet autre phénomène de la vieillesse, les associations de prévention du suicide ont commencé à faire des campagnes d’informations… mais le problème devrait peut-être relever de la santé publique, comme aux Etats-Unis.

Source: le blog Cap Retraite

VOS COMMENTAIRES SUR LE SUICIDE DES SENIORS

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le suicide:

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

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Apprendre à être heureux

Apprendre à être heureux

Je pense qu’il n’est pas toujours vrai de dire que les gens heureux n’ont pas d’histoire. Je me suis entraînée à être heureuse, j’ai choisi d’être heureuse comme un athlète choisi un sport olympique et décide de s’entraîner chaque jour en vue d’atteindre son objectif.

Ma mère a été marquée par l’époque où il fallait faire son devoir, faire des sacrifices et où le plaisir était suspect. C’est la conception de la vie que j’avais également à l’adolescence.

Mon conjoint, un professeur de catéchèse, avait une conception toute différente de la vie. Pour lui, nous sommes sur la terre pour être heureux, pour participer à la création. Nous sommes sur la terre pour nous dépasser, oui, mais cela ne doit pas nous rendre malheureux. Au contraire, cela doit nous combler, nous devons en tirer une satisfaction. Nous n’avons pas à être masochiste, nous n’avons pas à cultiver le malheur.

Je pensais qu’il fallait gagner son ciel, que je ne pouvais pas réellement être heureuse sur la terre, que cela viendrait plus tard. Pour moi, la vie n’avait pas réellement de valeur. Je la trouvais trop difficile.

À partir du moment où j’ai choisi le bonheur, ma vie a été transformée.

J’ai choisi d’avoir des enfants malgré la crainte que j’avais qu’ils aient à souffrir comme j’ai souffert dans mon adolescence. J’ai choisi d’accepter le handicap de mon plus vieux. J’ai choisi d’accepter l’homosexualité de mon plus jeune. Aujourd’hui je les vois heureux et épanouis.

J’ai compris et accepté que la vie n’est pas comme dans les contes de fées: «Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants». Tous les jours, dans les grandes difficultés comme dans les petites, je refais constamment ce choix. Parce que je fais ce choix, les solutions que je cherche à mes problèmes ne sont plus les mêmes.

Durant la maladie de mon mari atteint du cancer, j’ai, encore là, décidé d’être heureuse. De quelle façon? En étant présente, sou-riante, attentionnée, aidante, prévenante. Lorsque mon conjoint est décédé à 58 ans, il était serein, heureux de la vie qu’il a vécue, même s’il aurait bien aimé pouvoir en profiter encore quelques années.

Il avait la foi en la vie éternelle qui nous est promise dans la religion catholique, même s’il n’en avait pas la certitude. Il voulait occuper sa vie de retraité à rendre grâce, dire merci pour le bonheur que cette vie lui a apporté.

Je choisis de croire qu’il a été exaucé au-delà de ses espérances, comme moi j’ai été et suis heureuse au-delà de toutes mes espérances.

Voilà ce que je vous souhaite à vous aussi.

P.S. J’ai été obligée d’écrire ce texte avec ma main gauche, lettre par lettre, car je me suis fracturé l’épaule droite. Je choisi de mordre dans la vie et aujourd’hui, vous écrire m’apporte de la joie et de la satisfaction.

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Profils du meurtrier

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Profils du meurtrier

Jean-Pierre Bellemare

Prison de Cowansville

Après avoir côtoyé autant de meurtriers pendant plusieurs années, je me suis fait une bonne idée sur ce qui les a entraînés à commettre l’irréparable. Les meurtriers que je connais ne réagissent pas de la même manière ni pour les mêmes motifs. Il est important de les différencier. Celui qui a tué pour une dette d’argent ou pour un affront ne ressemble en rien à celui qui a sauté les plombs à cause de son divorce.

Le drame passionnel

Une souffrance constante combinée à une douleur lancinante nous dirige vers le blackout (la personne ne voit plus rien). La réalité devient floue. Les alternatives semblent inexistantes. On en vient sérieusement à désirer la mort de quelqu’un. Poussé dans nos derniers retranchements, le bouchon saute, la soupape éclate. Une réponse à une accumulation incroyable de tourments et de malheurs.

L’erreur ou l’accident

Les criminels de quartier se forgent des réputations de durs et seront éventuellement mis à l’épreuve dans des circonstances inattendues. Pour ne pas perdre la face, ils commettront l’irréparable à leur grand dam. Un cas typique: croire qu’en menaçant d’une arme sa victime, l’agresseur obtiendra ce qu’il veut sans que celle-ci ne se défendent. L’imprévisible brouille les cartes. La victime se débat et réagit sans réfléchir, attaque ou crie. L’agresseur, dépassé par les événements, tire, frappe ou poignarde. Mauvais réflexe.
Le tueur n’a jamais eu l’intention de tuer. Il lui sera pratiquement impossible d’en convaincre un jury. L’utilisation d’une arme est considérée comme une admission de culpabilité. Les gars que je connais et qui ont été pris dans ces circonstances regrettent amèrement ce manque de jugement ainsi que la perte d’une vie humaine. Ils n’ont jamais souhaité la mort de l’autre. Leur maladresse dans le maniement d’une arme mêlée au stress intense qu’ils vivent pendant un vol provoque ce genre de meurtre. Ce sont des accidents impardonnables parce qu’ils auraient pu être évités.

Pour le meurtrier qui vit avec les autres détenus, admettre que ce n’était pas le but recherché re-viendrait à reconnaître son étourderie. Il tente de minimiser la gravité des événements. En prison, les autres détenus admirent avec crainte et respect ceux qui ont déjà tué.

Le tueur à gages

Le meurtre étant réservé à une élite de confiance, les erreurs probables sont inadmissibles. Elles entraînent des sentences à perpétuité ou purement l’élimination du tueur, ce qui justifie une méticulosité presque paranoïaque dans ce milieu. Ceux qui travaillent pour les organisations criminelles doivent passer différentes épreuves avant d’être engagés comme tueur. Celui qui a le désir d’accéder à un rang supérieur devra participer automatiquement à des actes répréhensibles.
En vingt ans, j’en ai connu trois ou quatre au maximum. Si je me fie à ce qu’on me raconte, il devrait y en avoir au minimum une centaine. Au pénitencier, le mensonge est une chose commune. Les véritables professionnels n’attirent pas l’attention et sont d’une discrétion totale. Ils ne cherchent pas la renommée. C’est considéré comme un vilain défaut par ceux qui octroient les contrats. Les hommes avec qui j’ai pu échanger ont renversé plusieurs de mes propres croyances. La plupart du temps, les gens qu’ils doivent exécuter ne sont pas des enfants de chœur.

On donne systématiquement tort à celui qui mange une correction en prison. Pourtant, les meilleurs batailleurs n’ont pas nécessairement raison. C’est souvent à tort que nous pensons ainsi. Pour les exécutants, peu importe qui a raison ou tort, c’est celui qui paie qui décide, point final.

Certains criminels auraient fait d’excellents soldats car ils ont cette rare capacité d’obéir froidement aux ordres donnés, sans questionner l’autorité. Ils n’ont pas choisi le bon groupe.

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