Gymnaste de mère en fille

Histoire de gymnaste

Accepter les blessures du passé

Dès mon plus jeune âge, je grimpais et m’accrochais à tout ce qui était en hauteur; ce qui effrayait ma mère, surtout quand je lui demandais de me rattraper! À cette époque, je vivais avec ma mère et mon frère, et ma famille ne comprenait que des cousins… j’étais la seule fille.

Jass     dossiers Handicap, Croissance personnelle

Gymnaste, blessures, passé, peur jeux olympiques sport professionnel

Déjà à cet âge, la compétition était forte et je voulais me faire accepter, avoir ma place, mon «rang» en fonction de mon âge et non de mon sexe.

J’ai toujours été bonne dans tous les sports, et j’étais souvent la meilleure en force et en endurance (filles et garçons confondus) et ce, jusque l’âge de 13-14 ans. J’étais toujours choisie dans les 3 premières des équipes. Non pas par popularité, mais parce que j’étais la fille forte.

Mon sentiment de gagnante était fortement développé et j’avais confiance en moi – souvent avec raison. C’est au primaire que j’ai gagné l’un de mes premiers prix; c’était en athlétisme durant les Jeux de Montréal.

Début de l’intensité

Mon entraineur a remarqué mon talent en gymnastique, ma souplesse, mon équilibre, ma détermination… le fait de n’avoir peur de rien, surtout quand vient le temps de se lancer dans les airs. C’est lui qui conseilla à ma mère de me diriger vers ce qui serait mon mon 1er club de gymnastique.

J’ai débuté mon entraînement sur le tard, vers l’âge de 9 ans, mais j’avais le corps assez solide et musclé pour m’adapter. Quand les coachs voient le potentiel d’une bonne gymnaste, ils ne pensent pas à la protéger des blessures… ils ne pensent qu’à dépasser les limites, toujours plus loin, et à augmenter le nombre de médailles du club.

Moi ça me rendait fière, heureuse, de voir ce dont j’étais capable; surtout comparé aux autres plus fragiles, moins fortes ou juste moins disciplinées. Tout ceci faisant grandir encore davantage ma confiance en moi.

Au fur et à mesure des années, le nombre d’heures d’entrainement devenait de plus en plus intense. Après l’école, je partais directement au gymnase où je pouvais finir vers 9h le soir. Les fins de semaine étaient également chargées, sans parler des camps d’été où je pratiquais la gymnastique librement.

Je me nourrissais de ce sport dans lequel je me suis rendue assez loin. Au niveau provincial, j’ai décroché la 6e place aux barres asymétriques, le meilleur de mes appareils. J’avais 15 ans et mon club était fier de moi.

Mes entraineurs ne cherchaient pas à me protéger, ils étaient confiants en mes capacités et me poussaient toujours plus loin, avec ce corps qui commençait à changer.

Pendant mes échauffements, ils pouvaient s’assoir sur moi pour ajouter du poids et me faire forcer davantage. J’avais une facilité à faire l’écart, mais on m’a tellement poussée à remonter toujours plus les jambes, qu’aujourd’hui elles claquent à chacun de mes pas.

À cette époque, je n’avais pas conscience du mal et des blessures que mon entrainement, de plus en plus rigoureux, allait engendrer.

J’ai fait de la physiothérapie pendant plusieurs années avec des spécialistes en médecine sportive. On m’a diagnostiqué une déchirure du labrum (substance qui empêche les os des hanches de se frotter) associée à des microtraumatismes répétés dus à des mouvements de torsion (partie vulnérable lors de mouvements d’extensions et de torsions). Personne ne m’avait prévenue des dommages à long terme.

À ce moment de ma vie, je me sentais privilégiée de faire quelque chose que les autres ne pouvaient pas faire. Je me donnais à fond et allais au-delà des exigences… mais jamais on ne nous a demandé de ralentir… bien au contraire.
Pourtant, nous étions des enfants. Nous n’avions pas la conscience d’adultes et moi je me sentais invincible. Il suffisait que je passe devant un terrain pour faire des flic-flacs ou une split, juste à la demande de mes amis. Le tout sans échauffement. C’était naturel pour moi. Dans ma tête, mon corps était constamment réchauffé puisque je m’entrainais tellement. J’étais toujours prête.

Frapper un mur

À partir de 15 ans, je commence à faire mes premières expériences d’adolescente: fumer, un petit-ami…

À cette même période, je déménage chez mon père où les exigences étaient quasi inexistantes. Je lâche donc la gymnastique. Mais je suis toujours active et je performe dans d’autres sports tels que l’aki-filet (dont certains de mes amis font maintenant de la compétition internationale). Je pratique le skate-board (autant en rampe qu’en free-style), le patin à roues alignées et même le karaté! Il n’y avait pas beaucoup d’autres filles dans ce que je faisais, je peux vous le garantir.

Sans trop de conscience, l’égo assez enflé, je ne ressentais pas la douleur et je continuais à faire des pirouettes, me lançais en l’air, m’accrochais aux barres ou juste testais mes capacités. Mon énergie et mon entrain plaisaient aux autres et les impressionnaient; ce qui me procurait un bon ressenti.

Mais il a suffi d’un accident, d’un saut d’une trop grande hauteur pour que tout craque. J’ai cru que tout allait s’arrêter ce jour-là. Mais encore une fois, dans ma tête de jeune superhéros, la confiance gonflée à bloc, rien ne pouvait m’arriver de mal. Je réussissais tout ce que je faisais, j’avais presque des superpouvoirs.

Mais une fois sur le rempart du mur de l’école, à une hauteur de presque 2 étages, je me suis rendu compte de la situation. Je l’avais escaladé pour aller chercher un foutu aki et une fois en haut, j’ai réalisé que j’allais devoir sauter pour redescendre, au risque de me casser une jambe ou pire. Et effectivement, le dos en a pris un coup dur ce jour-là. Mais avec mon corps solide et cet entêtement d’adolescent, je me ressaisis, me relève et rejoue avec mes amis.

Et ce ne fut pas la bonne chose à faire… C’est à ce moment que mon corps commence à se détériorer, tranquillement, mais toujours dans cet état d’esprit de fonceuse, je ne me fais pas traiter, pensant que ça va guérir.

Puis les années passent, avec des épreuves, des opérations au ventre et des grossesses où les blessures me rattrapent et les douleurs deviennent insupportables.

Briser le miroir

Ayant fait travailler mes muscles toute ma vie, je ressens souvent le manque d’entrainement. Mais aujourd’hui, je ressens la douleur, je me blesse rapidement, donc je n’ose plus trop bouger par peur de me blesser davantage. Je garde mes forces pour jouer avec mes enfants, mais je sens mon corps s’affaiblir.

Aujourd’hui, je ne fais plus que des exercices d’étirement et un minimum de conditionnement pour ne pas «coincer».

Il y a 2 ans, je me suis déclenché une bursite et pendant un mois je ne pouvais plus me servir de mon bras droit, dont l’immense douleur me donnait l’impression que j’allais le perdre. Je suis devenue très fragile et surtout, j’ai pris conscience de mes limites.
Maintenant, avant d’agir, je dois m’interroger sur ma capacité à l’exécuter,. Et si je le peux, je ne le fais pas, par peur de me faire mal. Je n’ai plus ma tête de jeune athlète qui peut tout faire.

Maintenant que les blessures sont bien présentes, je peux les relier aux mouvements ou aux exercices intenses que je faisais: les hanches avec les splits extrêmes, les bras avec les barres asymétriques et le dos à force de sauter trop haut…
Je n’avais jamais pensé que plus tard je serais limitée dans mes mouvements et restreinte en activité ou en longue ballade. Moi qui adore marcher en montagne, monter tout là-haut et contempler l’horizon…

Maintenant, je dois penser au retour. Parfois, je dois marcher seulement 4 coins de rue et faire demi-tour pour ne pas aller trop loin et pouvoir faire le retour avec ces douleurs.

Devenue mère de 2 enfants, je dois les retenir pour ne pas qu’ils se défoncent trop en sport. Ils me ressemblent beaucoup, sont plus actifs que leurs amis et sont bons en tout. Ma fille m’a demandée de faire de la gymnastique… ouf! Je peux vous dire que cela m’a fait peur. Je vois en elle la même détermination, le talent, la force et la grâce. Mais je vois aussi les conséquences destructrices pour le reste de sa vie.

Alors, je lui ai offert un parcour différent du mien: toucher à tout, sans aller trop loin, ni s’acharner dans un seul sport. J’ai beaucoup parlé avec ma fille des conséquences extrêmes du sport en compétition. Elle a touché mes hanches qui claquent à chacun de mes pas; elle me voit avec des douleurs permanentes…

Elle n’a pas aimé mon choix et n’approuvait pas mes décisions. On voyait en elle, dans son corps inconscient, qu’elle se sentait différente et qu’il ne lui arriverait pas la même chose qu’à moi. Ça lui a fait de la peine que je lui refuse ce que moi j’avais eu. Elle le voyait comme une injustice. Elle me disait qu’elle ne deviendrait pas handicapée… mais je ne connais pas une gymnaste ou un grand athlète sans blessures graves.

Je l’ai plutôt encouragée vers la musique, la danse, un peu d’éveil à la gymnastique (mais sans plus), la natation, le théâtre, le cheerleading en secondaire 1 (mais on a arrêté car il perturbait ses études).

Aujourd’hui, elle a 15 ans et aucune blessure, un corps non démoli et un bel équilibre au niveau des sports. C’est différent, mais toucher un peu à tout amène une curiosité à apprendre de nouvelles choses.

Avec mes enfants, j’ai essayé quelque chose de différent et j’aime le résultat. On continue toujours à vivre nos rêves en voyant nos enfants s’impliquer avec cœur. Pour moi, c’est le secret d’un véritable gagnant: voir ses enfants évoluer sans se blesser.

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Autres textes sur Handicapés

 

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Biographie de l’auteur

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14e randonnée à velo «Libre comme l’air» d’Équiterre

Sillonner les routes de l’Outaouais à vélo pour la planète

14e randonnée à vélo «Libre comme l’air» d’Équiterre

Dossier Équiterre

Montréal, 7 mai 2009 – Pour cette 14e édition de la randonnée à vélo «Libre comme l’air» d’Équiterre, c’est en Outaouais que plus de 200 cyclistes enfourcheront leur monture, du 7 au 9 août prochain, afin d’y découvrir les plaisirs écolos, culturels et gourmands. Ils profiteront aussi de leur passage dans la région pour porter un message aux élus d’Ottawa sur l’importance pour le Canada de prendre de réels engagements en matière de changements climatiques lors de la Conférence des Nations Unies sur le climat à Copenhague en décembre prochain.

Inscriptions en cours

Il reste encore quelques places pour cette activité de sensibilisation citoyenne aux plaisirs et à l’importance de l’éco-tourisme. La randonnée permet aux participants de parcourir 150 km en trois jours afin de célébrer le plaisir de rouler à vélo, ainsi que découvrir une région du Québec, ses richesses gourmandes, artisanes et culturelles tout comme ses acteurs et enjeux sociaux et environnementaux. Nouveauté cette année, les cyclistes traverseront en Ontario afin de porter un message politique à Ottawa. «Depuis quelques années, nombre de participants nous ont demandé d’inclure un volet plus militant à la randonnée, comme c’était le cas à l’origine. Le choix de visiter cette région s’est imposé de lui-même, surtout en cette année cruciale dans le dossier des changements climatiques», explique Emilie Forget, co-organisatrice de l’événement.

Plaisirs, loisirs, valeurs écologiques et solidarité

Tout est mis en œuvre afin de démontrer qu’il est possible d’allier plaisirs et loisirs aux valeurs écologiques et solidaires promues par Équiterre. La randonnée se distingue par le souci de réduire son impact environnemental: compostage, réduction des déchets à la source, repas végétariens composés entièrement d’aliments biologiques, locaux ou équitables, etc. De plus, pendant leur périple, les participants visiteront des fermes biologiques, des producteurs et artisans locaux, et assisteront à des conférences et performances d’artistes de la région en soirée. Équiterre invite les citoyens à venir encourager les cyclistes qui sillonneront les routes de leur région et à profiter de plusieurs des activités organisées.

Pour réduire son empreinte écologique au maximum, la randonnée à vélo «Libre comme l’air» sera encore cette année certifiée carboneutre. Les organisateurs compenseront les gaz à effet de serre (GES) émis lors de l’activité en acquérant des crédits de compensation auprès de Planetair, un service à but non lucratif proposé par le Centre international Unisféra.

Les personnes intéressées peuvent télécharger le formulaire d’inscription directement en ligne à l’adresse suivante : http://www.equiterre.org/transport/randonnee/

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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Herpès chez les sumo

Herpès chez les sumo

(Agence Science-Presse) – Connaissez-vous l’herpes gladiotorum? Non, ça n’a rien à voir avec des gladiateurs gays. C’est une mutation de ce virus qui n’a rien de sexuel. Mais qui est particulièrement présente chez les lutteurs, à la faveur de leurs nombreux contacts… et de leurs nombreuses coupures en différents endroits de leur corps. C’est un virologiste japonais, Kazuo Yanagi, qui a récemment réalisé que les lutteurs sumo étaient un bon groupe —ne pas dire: un bon bouillon de culture— pour étudier la façon dont ce virus voyage…

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L’espace, console Wii et les papillons

L’espace, console Wii et les papillons

Chronique Les Débrouillards

Préparée en collaboration avec le magazine Les Débrouillards

Agence Science-Presse, Laurène Smagghe et Olivier Rey  Dossier espace

Un départ très spatial

Le 14 juin prochain, le départ de la célèbre course automobile « Les 24 heures du Mans », en France, sera donné depuis l’espace. À 15 heures, les astronautes de la Station spatiale internationale agiteront un drapeau français, en même temps que trois astronautes présents sur la piste. Les écrans géants du circuit retransmettront les images.

Wii 1 Sport 2

Pour se tenir en forme, il ne suffit pas de se déchaîner devant son écran, la console Wii à la main. Des scientifiques anglais ont montré que si la Wii te fait dépenser plus d’énergie qu’un jeu vidéo classique, rien ne vaut un vrai sport. Par exemple, jouer une heure au tennis sur la Wii te fait dépenser environ 180 calories. Une heure de vrai tennis brûle plus de 300 calories. Or, plus on dépense de calories, moins on grossit et plus on est en forme. Alors, range ta télécommande et sors tes souliers de course !

Diantre, quelle fiente !

Tu es une chenille et tu veux éviter de finir en collation pour oisillons ? Fais comme la larve du papillon swallowtail. Pendant les premiers mois de sa vie, cette chenille ressemble à… une fiente d’oiseau. Puis, avant de se transformer en papillon, elle devient verte et prend la forme exacte des feuilles sur lesquelles elle vit. Une pro du déguisement.
© Ryo Futahashi

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Passe-moi le ballon, la chicane est finie!

Terre des Débrouillards
Des projets de développement pour une planète solidaire
Chronique de l’Agence Science-Presse préparée en collaboration avec le magazine Les Débrouillards

Passe-moi le ballon, la chicane est finie!
Nicole Castéran

L’Albertaine Jennifer Heil, championne du monde de ski acrobatique, revient d’un séjour au Rwanda. Des jeunes victimes de la guerre s’y réconcilient en faisant du sport!

Au Rwanda, en 1994, les membres de deux ethnies, les Tutsi et les Hutu, se sont entretués. Il y a eu 800 000 morts. Quatre millions de personnes ont fui leur foyer. Aujourd’hui, tout est à reconstruire. Il reste beaucoup de haine entre les deux peuples.

Débrouillards: Jennifer, au Rwanda, on se réconcilie par le sport?
Jennifer Heil: Oui! En jouant tous ensemble, ils apprennent une foule de choses: régler les conflits, accepter les autres, se maintenir en bonne santé et éviter les maladies. Ils abandonnent moins l’école et réussissent mieux en classe. Le jeu leur procure un moment loin des dures réalités de leur vie.

C’est l’organisme Right to Play Canada (Le droit de jouer), dont je suis une ambassadrice, qui organise ces jeux.

1-0 pour la paix
Jouer ensemble, c’est apprendre la coopération, l’esprit d’équipe et la tolérance. De retour à la maison, les jeunes sportifs transmettent un message positif à leur famille et à leur communauté. Ainsi, toutes les générations en profitent.

Débrouillards: Comment apprend-on à éviter les maladies par le jeu?
Jennifer Heil: Voici un exemple. Dans le jeu du pont, on demande aux jeunes de traverser une rivière infestée de crocodiles en marchant sur un étroit morceau de bois. On étend une bande de tissu (c’est le cours d’eau) et on y dépose des peaux de crocodiles. Les enfants qui ne réussissent pas ont droit à un deuxième pont (plus large), puis à un troisième si nécessaire.

Après, on discute. Que symbolisent les crocodiles? Les microbes qui nous donnent des maladies. Les ponts, eux, représentent les divers moyens de les éviter: par exemple se laver les mains, ne pas boire l’eau des ruisseaux, se faire vacciner, etc.

Débrouillards: Les discussions ont donc un rôle très important. Qui les anime?
Jennifer Heil: Ce sont des moniteurs rwandais spécialement formés. J’ai rencontré plusieurs de ces filles et garçons d’une vingtaine d’années. Ce sont des survivants du génocide de 1994. Ils ont terriblement souffert, pourtant aujourd’hui ils s’emploient, avec une admirable compassion, à réconcilier les ethnies. Le travail est immense.

Débrouillards: Qu’est-ce que ce voyage t’a apporté?
Jennifer Heil: La plus grande leçon que j’en tire, c’est la force de l’esprit humain. Comment des gens qui ont si peu reçu peuvent-ils tant donner? Ça fait réfléchir quand, comme moi, on a beaucoup reçu.

«Je suis allée au Rwanda pour aider l’organisation Right to Play Canada à recueillir des fonds, relate Jennifer. L’exemple de Clara Hughes, médaillée d’or en patinage de vitesse et déjà ambassadrice, m’avait beaucoup inspirée. Je suis convaincue que l’on peut apprendre énormément avec le sport et le jeu.»

Cet article est publié avec la collaboration de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

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La bonne forme physique : une question de gros bon sens !

La bonne forme physique : une question de gros bon sens !

(Agence Science-Presse) Plusieurs fausses idées sont colportées sur l’activité physique. Sauras-tu discerner les mythes de la réalité ?

 Mythe ou  réalité ?
Les boissons énergétiques (Gatorade, Powerade et autres) améliorent mes performances sportives.

Mythe ! Les boissons énergétiques. Elles sont conçues pour remplacer l’eau et les sels minéraux, mais n’améliorent pas ta performance. Ces boissons contiennent aussi beaucoup de sucre afin de refaire les réserves d’énergie de tes muscles. Elles sont donc utiles pour les sports d’endurance (effort intense de plus d’une heure), mais peu utiles pour des exercices plus courts. À éviter aussi si tu ne fais pas d’exercice.

Très différentes, les boissons énergisantes (Red Bull, Base, etc.) ont pour but de te « réveiller » plutôt que de te réhydrater. Elles contiennent autant de sucre que les boissons gazeuses et beaucoup de caféine, l’équivalent d’une tasse de café fort ! Alors, évite-les !

 Mythe ou  réalité ?
B) La musculation, c’est pour les grands !

Réalité ! L’entraînement en force avant la puberté est déconseillé. Tu es en pleine croissance. Tes os et tes muscles sont encore fragiles. Soulever des poids ou utiliser des machines d’entraînement, ça pourrait les blesser. Tu peux t’initier au travail musculaire à l’aide d’exercices qui utilisent uniquement le poids de ton corps (pompes, redressements assis, etc.). Quelques autres exercices peuvent être pratiqués sans danger, mais uniquement sous la supervision d’un médecin et d’un entraîneur qualifié.

 Mythe ou  réalité ?
C) Pour m’améliorer, il me faut le meilleur équipement possible.
Mythe ! De grands champions ont commencé avec de l’équipement de fortune. Lorsqu’ils ont atteint un niveau supérieur, le matériel haut de gamme est devenu essentiel. Mais tous sont d’accord : pour apprendre et progresser dans un sport, tu as besoin de matériel de base, sans plus.

Texte : Gilles Morneau
Merci aux entraîneurs Côme Desrochers, Michel LeBlanc, René Lévesque et Raymond Veillette

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Les séries éliminatoires : des physiciens proposent une meilleure méthode !

Les séries éliminatoires : des physiciens proposent une meilleure méthode !

 
 
 

 

Les séries éliminatoires sont le point culminant de la saison de hockey. Deux équipes s’affrontent dans plusieurs matchs, la gagnante passe à l’étape suivante, et ainsi de suite jusqu’à la finale. Cependant, selon les physiciens américains Eli Ben-Naim et Nick Hengartner, cette méthode simple et efficace ne garantie pas que la meilleure équipe remporte la coupe Stanley. Ils proposent une meilleure formule !

En effet, la probabilité qu’une équipe plus faible gagne face à une équipe plus forte, est loin d’être négligeable. Elle serait, selon ces experts, de 41 %. Dans ces conditions, il faut donc jouer plusieurs parties afin de déterminer la meilleure équipe. D’après leurs calculs, le nombre de parties nécessaire pour triompher, de façon non équivoque, augmenterait avec le cube du nombre d’équipes. Ainsi, si 30 équipes composent la Ligue nationale de hockey (LNH), il faudrait disputer 13 500 parties en saison régulière (30 équipes3/2 équipes jouant une partie) alors qu’on n’en joue que 1230 ! En se limitant qu’aux finales, le nombre d’affrontements s’élève tout de même à 2048 (163/2) !

Heureusement, les chercheurs ont trouvé une astuce permettant de minimiser le nombre de matchs. Leur méthode consiste à tenir des séries préliminaires afin d’éliminer les clubs les plus faibles. En choisissant judicieusement le nombre d’équipes passant à l’étape suivante, on s’assure de ne conserver que la meilleure équipe, tout en réduisant au minimum la quantité de parties à livrer.

Dans le cas de la LNH, le schéma éliminatoire optimal proposé par les physiciens serait le suivant. Les 16 clubs finalistes jouent une première ronde de quatre rencontres contre des opposants sélectionnés au hasard. Les neuf meilleurs clubs disputent une seconde ronde de six nouveaux matchs contre des adversaires déterminés aléatoirement. Seuls les quatre premiers clubs prennent part à la finale où ils affrontent chacun de leurs antagonistes à quatre reprises. La meilleure équipe de cette ronde gagne la coupe Stanley.

Appelé à commenter cette proposition, le porte-parole de la LNH, Frank Brown, s’est montré sceptique. Selon lui, l’aspect aléatoire de la sélection lors de la première ronde diminue l’importance des 82 parties de la saison régulière.  » Si vous allez jouer contre des opposants choisis au hasard, à quoi bon jouer une saison régulière ? « , fait-il remarquer ! Reste à voir ce qu’en pensent les amateurs de sport, car ce seront eux qui auront le dernier mot.

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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Les athlètes ont de meilleures performances mieux le soir

Les athlètes ont de meilleures performances mieux le soir

(Agence Science-Presse) – Les athlètes qui pratiquent certains sports tels la natation ou la course sur de courtes distances obtiendraient de meilleurs résultats si leurs compétitions se déroulaient à 23h00. Une étude récente publiée dans The Journal of Applied Physiology révèle que les records des athlètes surviennent tard le soir. Selon les auteurs de l’étude, chacun d’entre nous possédons un rythme circadien athlétique contrôlé par notre hypothalamus, une glande située au centre du cerveau. Ce rythme circadien est influencé par l’exercice, les repas, le sommeil et la lumière. Et c’est lui qui permettrait à notre métabolisme de réaliser nos meilleures performances sportives peu avant minuit.

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
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L’aréna Maurice-Richard, le hockey et le patinage de vitesse

L’aréna Maurice-Richard, le hockey et le patinage de vitesse

Dossier Jeux Olympiques.

Sous la plume d’André Beauvais du Journal de Montréal, nous apprenions qu’un changement de vocation menace l’aréna Maurice-Richard. 200 équipes de hockey représentant 2000 joueurs et 1000 bénévoles seraient affectés par ce changement. L’aréna Maurice-Richard deviendrait un centre d’entraînement exclusif pour le Centre national courte piste.

Ce changement de vocation permettrait à 100 patineurs de vitesse de se préparer pour les compétitions qui auront lieu à Vancouver en 2010.

Tout un dilemne. D’un côté, nous pronons la participation à des sports, nous voulons que les jeunes sortent dehors et délaissent leurs manettes de jeux vidéos. Le hockey est l’un des sports qui réussit bien cette mission. De l’autre, nous voulons soutenir des athlètes pour faire de meilleures compétitions internationales. Les performances de nos athlètes influencent aussi positivement l’implication sportive de nos jeunes.

Qui a préscéance sur qui? Qui est plus important que l’autre? Le nombre ou la qualité? Tout un débat de principes et de priorités.

On aurait beau donner de bons exemples à nos jeunes pour faire du sport, s’ils n’ont pas de lieux pour s’exprimer, c’est un coup d’épé dans l’eau. Les sports professionnels tels le football et le hockey ont leurs lieux bien à eux pour réunir leurs publics. Le financement vient des droits de télévision, du coût des billets, des publicités, des commandites, des produits dérivés…

Mais qu’en est-il pour les athlètes olympiques? Ne devraient-ils pas avoir leur lieu bien à eux sans avoir à mettre à la porte les jeunes qui veulent s’amuser et pratiquer leurs sports? Qui devraient en soutenir le financement? Une partie de nos taxes et une partie des revenus des sports professionnels? En finançant ainsi de nouveaux équipements adaptés pour les Jeux Olympiques, ces installations pourraient aussi servir à des compétitions dans certaines disciplines qui pourraient s’adapter à ces installations.

La quantité ou la qualité? Ni l’un, ni l’autre. Les deux! Parce que sans quantité, nous n’aurons pas de qualité à offrir éventuellement. Et sans la participation d’une quantité de jeunes dans les sports, notre société finira par devenir des gérants d’estrade obèses qui nous coûteront des sommes faramineuses en frais de santé.

Les Jeux olympiques de Vancouver veulent-ils discréditer le graffiti?

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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