Suicide et Premières Nations

Suicide chez les autochtones

Entrevue avec Alain Mindjouk, président de l’association Action prévention santé – villages, à Iracoubo en Guyane. Une association qui vient en aide aux Amérindiens. Lui-même issu de culture autochtone, il partage ses connaissances et son expérience sur l’enjeu du suicide auprès des Premières nations.

Delphine Caubet    Dossier SuicideAutochtones

Delphine Caubet: Comment peut-on expliquer le suicide des Amérindiens de Guyane?

Alain Mindjouk: Les explications rejoignent celles du Québec. C’est relié à leur identité. Auparavant, les Amérindiens vivaient en harmonie avec l’environnement, et ils n’étaient pas habitués à ce qu’on leur impose des règles. Mais l’évolution moderne et la technologie ont fait changer les choses. L’État français est venu avec un système, un mode de fonctionnement, mais nous n’étions pas prêts. Ils ont changé notre mode de vie. C’est l’origine du mal-être des autochtones.

Certains choisissent de quitter cette identité, mais on reste amérindien au fond. Les jeunes ont voulu entrer dans cette évolution, mais ils se sont mal adaptés. Par le passé, il y avait également des suicides, mais moins nombreux, et nous disions que c’était dû à des esprits maléfiques. «L’épidémie» de suicide est là depuis environ 10 ans, dans les villages isolés de la France.

Quand je suis venu au Québec, j’ai pu comparer la situation des Premières nations avec nous. On se ressemble, on a les mêmes problèmes. Mais au Québec, il y a plus d’organisation et de structures. Pour arriver à ce résultat, nous faisons appel aux institutions françaises. Et le Québec peut nous aider avec son expérience.

DC: Comment intervenez-vous auprès des autochtones pour lutter contre le suicide?

A.M: Certains ne connaissent pas Cayenne [Ndlr: principale ville du département]. Nous, nous voulons les encadrer, car ils se sentent perdus une fois sur le littoral. Ils sont influencés par le mode de vie et la technologie, c’est là où le mal-être commence. Ils ont beaucoup d’obstacles à surmonter avec les études et leur intégration sociale. Car il y a beaucoup d’ethnies différentes dans le département.

Certains retournent au village, car ils n’ont pas réussi à s’adapter. Mais au village, il n’y a pas de travail et ils commencent à penser au suicide. On essaye alors de les encadrer au maximum. On essaye de leur expliquer les risques des addictions, et de leur remonter le moral. Mais c’est difficile. Moi je suis bénévole et ce devrait être la responsabilité des institutions.

L’association ADER (Action pour le développement, l’éducation et la recherche) a 2 médiateurs qui interviennent sur le terrain. Ils sont implantés localement. Mais le problème est que les coordonnateurs ne restent pas…. 2 ans en moyenne. En plus de ce roulement [qui rend difficile d’établir un lien de confiance], les Amérindiens ne sont pas habitués à parler à un psychologue.

Même si nous sommes sur le terrain depuis des années, c’est très compliqué…

DC: Quels sont les points forts et les points faibles dans la situation des Premières nations au Québec?

A.M: L’un des points forts est que le gouvernement reconnaît les Premières Nations. En Guyane, ce sont des Français, ils ont les mêmes droits que les autres. La France refuse leur identité spécifique. C’est cela qui est difficile. Alors qu’au Québec, dans la réserve, c’est eux qui gèrent. Nous, nous devons demander l’autorisation pour construire des maisons.

Votre niveau de structures est beaucoup plus développé au Québec. Comme avec les Centres d’amitié autochtone par exemple. Je veux en mettre en place ici. Ils porteraient le nom de Centre d’hébergement pour les Amérindiens de Guyane. J’ai dû faire beaucoup de démarches et de demandes, mais j’ai mis de l’avant les besoins en santé de notre population et notre différence culturelle.

Même si la France ne veut pas reconnaître notre identité, nous avons conscience de nos coutumes et nos langues. Beaucoup d’Amérindiens ne parlent pas français. Et il y a urgence, car lorsqu’un Amérindien arrive à l’hôpital en ville, il est perdu. C’est avant qu’il faut agir et les aider.

Je me suis battu pour ce projet. J’ai montré au préfet [représentant de l’exécutif] la nécessité d’avoir de telles structures spécifiques aux Amérindiens. Je lui ai fait voir la réalité avec toutes les difficultés que nous rencontrons, et avec tous les problèmes comme l’alcool… Le préfet est d’accord, c’est bien parti pour qu’un tel centre voie le jour.

En point négatif au Québec, malheureusement vous avez les mêmes problèmes que nous. L’échec scolaire, l’alcool ou encore la discrimination en ville. Encore que chez nous, cette discrimination est moins accentuée, car il y a beaucoup d’ethnies en Guyane.

Santé et peuples autochtones

À l’automne 2013, Alain Mindjouk est venu au Québec avec plusieurs de ses concitoyens pour une rencontre franco-québécoise sur l’enjeu de la santé des peuples autochtones.

Comme le souligne Hélène Lamaison, responsable à Guyane Promo Santé, la Guyane est le seul département français d’outre-mer avec une population autochtone. Au total, il y aurait environ 12 000 Amérindiens français. Et cette petite population n’incite pas les chercheurs de métropole à étudier leurs enjeux.

Alors, les associations guyanaises regardent le Québec, lisent les recherches et s’inspirent de leurs expériences. Mais elles ne reproduisent pas tout, précise Hélène Lamaison. Elles cherchent un échange et des connaissances. Et dans les 2 contextes, il y a un rapport dominant/dominé.

Lors de la rencontre au Québec à l’automne 2013, Alain Mindjouk est reparti stimulé de cet échange. Hélène Lamaison raconte comment il était épaté de voir des autochtones être avocats ou policiers. «Il faut que nos frères le sachent», telle était sa conclusion.

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Autres textes sur Autochtone

fanny aishaa muraliste peuple autochtone première nation

Trois mots pouvent décrire le cheminement artistique de la muraliste Fanny Aïshaa: Unité, biodiversit

é et diversité des peuples.

Visitez la boutique de Fanny Aïshaa. Fanny y présente des reproductions de quelques-unes de ses oeuvres. Que ce soit avec une affiche 8.5 » X 11 » à 5$, une carte de voeux à 4$, un T-Shirt à 20$ ou encore un Sweat-Shirt à 40$, les reproductions de Fanny sont une façon originale de la soutenir dans ses différents projets de création avec les peuples autochtones tout en ayant une

partie de son oeuvre chez vous.

Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

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Suicide de Robin Williams: mauvaise couverture Facebook et Twitter

Dérapage des réseaux sociaux

L’enfer est pavé de bonnes intentions

Raymond Viger Dossier Suicide

intervention crise personnes suicidaires suicide se suicider mourir sans souffranceJ’ai fait parti de ceux qui ont sensibilisé les médias sur l’importance parler du suicide d’une façon responsable et adéquate. Parce qu’en parler n’importe comment risque de créer des mythes autour du suicide qui seront difficiles à défaire par la suite.

Parler du suicide d’une façon positive peut créer des réactions d’imitation, faussement faire croire à des personnes fragiles que le suicide pourrait être une option pour eux.

Le suicide de Robin Williams

Je ne voulais pas prendre position dans le suicide de Robin Williams. Parce que j’ai les yeux cernés par la fatigue. Je travaille 15 heures par jour. 7 jours sur 7. Parce que j’interviens déjà sur Internet auprès de personnes fragiles qui sont envahies par des pensées suicidaires. Parce que je vais écrire ce billet sans avoir le temps de le relire. Compte tenu de l’importance du sujet, j’aurais préféré passer mon tour.

J’ai reçu beaucoup de demandes pour que je prenne position. Même des demandes directes. Malgré tout, j’avais décidé de ne pas en parler. Parce que je fais confiance aux journalistes du Québec de bien couvrir le sujet.

Le traitement médiatique du suicide

quebec-suicide-prevention-handbook interventionNos débats sur la façon de traiter le suicide ont porté fruit. Les journalistes Québécois en font, majoritairement, un excellente couverture.

De temps à autre, je suis obligé de dénoncer quelques fautes éthiques ou morales dans le traitement du suicide. Parfois c’est pour bien faire mais certains producteurs se mettent les 2 pieds dans les plats.

Et tous les gains que nous avions fait auprès des journalistes sont maintenant annulés par la force des réseaux sociaux.

Suicide Robin Williams et les réseaux sociaux

Dans le suicide de Robin Williams, The Academy of Motion Picture Arts and Sciences,les gens qui sont derrière les Oscars, ont mis en ligne sur Twitter une image du suicide de Robin Williams qui valorise le suicide et qui met en danger tous les internautes qui pourraient déjà être dépressif.

Selon le site d’analyse des réseaux sociaux, ont parle de 270,000 personnes qui l’auraient partagées, permettant à plus de 69 millions de personnes d’avoir vu cette très… très… mauvaise description d’un suicide.

Je suis convaincu que les gens de cette académie n’avait pas de mauvaise intention. Mais on dit bien que l’enfer est pavé de bonnes intentions.

Ça nous a pris 10 ans de travail auprès des journalistes du Québec pour avoir une couverture adéquate. En 10 minutes, un seul Tweet vient tout détruire. Les communications en 2014 sont plus faciles et plus rapides.

Mais pas toujours pour le mieux.

Ressources touchant le suicide

Je profite de cette occasion pour demander à tout ceux qui veulent parler du suicide de laisser, à la fin de leur billet, les cordonnées des ressources pouvant aider et soutenir les personnes qui seraient dérangées par le suicide. Parce que le suicide dérange.

Et n’oubliez pas que sur l’Internet, ce sont des gens de partout à travers le monde qui pourrait lire votre billet. Ne vous limitez donc pas aux ressources locales. Assurez-vous d’inclure des ressources internationales d’intervention auprès de personnes suicidaires. Et n’hésitez pas à les partager pour que nous fassions de même.

Article du Washington Post présentant la mauvaise couverture du suicide de Robin Williams.

Ressources en prévention du suicide:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide.

Autres textes sur le Suicide:

Mauvaise couverture médiatique du Suicide

Vos commentaires sur le traitement par les médias sociaux du suicide de Robin Williams.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet:http://www.editionstnt.com/livres.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Vos commentaires sur le traitement par les médias sociaux du suicide de Robin Williams.

La maladie des émotions

Une maladie difficile à guérir 

Blessure de nos émotions

Raymond Viger Dossier Suicide

quebec-suicide-prevention-handbookJ’ai été un intervenant de crise auprès de personnes suicidaires. J’ai rencontré des gens qui avaient toutes sortes d’histoire, mais souvent la même finalité.

Des femmes qui auraient voulu terminer une relation qui ne les satisfaisait plus. Mais leur dépendance affective les garde prisonnières de cette vie de couple. La seule alternative qu’elles ont trouvé; le suicide.

Un homme a été agressé par un pédophile dans sa jeunesse. Incapable de surmonter cet événement il a tenté de noyer sa souffrance dans l’alcool. Insatisfait d’une vie où il a l’impression de tourner en rond, il veut en finir au plus vite.

Des joueurs compulsifs ayant tout perdu au Casino ou dans les machines gobe-sous. Après avoir tout essayé pour se refaire (emprunter à tout le monde, voler et inventer toutes sortes de magouilles), devant l’incapacité de trouver de nouvelles façons de s’en sortir, face à la honte de devoir affronter leurs responsabilités, l’idée de mourir devient la seule solution qui leur reste.

Le suicide de nos émotions

Et que dire de celle-ci qui mange ses émotions, une autre qui n’ose plus manger pour tout contrôler. Ou encore tenter de trouver une place dans une secte pour se trouver. Quand la fuite dans l’alcool, la drogue, la dépendance affective ou autre ne suffit plus pour engourdir nos souffrances, le suicide peut devenir la seule avenue qui s’offre à nous.

Qu’ont en commun tous ces comportements qui peuvent avoir comme finalité le suicide? Des événements de la vie nous brasse, nous bouscule. Pris individuellement, nous pourrions passer à travers chacun de ces événements. Agression, perte d’emplois, rupture amoureuse, décès d’un proche… Mais quand le nombre d’événements devient trop imposant.

Quand il y a trop d’incidents qui se produisent sur une courte période de temps. Nous pouvons perdre le contrôle de notre vie. Nous avons été émotionnellement blessé. Nous avons tenté de trouver un mode de vie pour survivre face à ces souffrances. Mais ces comportements ont fini par nous blesser encore plus.

Une extrême vulnérabilité

Ces événements nous ébranlent. Le temps et le soutien de nos proches peuvent nous permettre de revenir à notre état stable. Mais quand le temps n’y est pas. Quand le soutien ne l’est plus. Nous devenons vulnérable, sensible.

Ce n’est pas en les moralisant sur leur comportement que nous pouvons en arriver à les aider. Offrons-leur soutien pour trouver de nouveaux choix. De l’écoute. Beaucoup d’amour. Blessés dans nos émotions, c’est par celles-ci que nous pourrons guérir.

Sur notre blog, notre site Internet ou encore dans notre magazine Reflet de Société, vous avez lu les témoignages de personnes qui sont touchés par l’anorexie, la crise suicidaire, le gambling, l’alcoolisme, la toxicomanie ou encore qui ont fait parti d’une secte.

Et si un jour c’était ton tour…

Après avoir lu ces reportages, posez-vous le questions suivantes : tous ces gens sont-ils si différents entre eux? Leur vécu est-il similaire malgré que les chemins qu’ils ont pris soient si différents? Tous ces gens sont-ils différents de ce que nous sommes ? Et si un jour c’est nous qui vivions ces difficultés… quels chemins prendrons-nous ?

Ressources en prévention du suicide:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet:http://www.editionstnt.com/livres.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

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Livres: Suicide Prevention Handbook

Après LOVE in 3D

The Suicide Prevention Handbook

Nouvelle publication anglophone de Colin McGregor et Raymond Viger, The Suicide Prevention Handbook.

Raymond Viger        Dossier Suicide

suicide-suicidaire-se-suicider-guide-intervention-preventionDeux auteurs; Colin McGregor et Raymond Viger. Deux tentatives de suicide chacun. Aujourd’hui, ils font de la prévention dans leur milieu respectif: Colin McGregor à la prison de Cowansville. Raymond Viger pour le Journal de la Rue et au Café Graffiti.

Depuis 1996, il existe une version francophone: L’intervention de crise auprès d’une personne suicidaire. Après 6 éditions francophones, au printemps 2014, la version anglophone, The Suicide Prevention Handbook, verra le jour.

À l’automne dernier, Colin McGregor nous présentait le roman de cheminement LOVE in 3D, l’adaptation anglophone de L’Amour en 3 Dimensions. Pour l’automne prochain, il espère pouvoir publier le premier numéro du magazine The Social Eyes, le pendant anglophone du magazine Reflet de Société.

Entre-temps, c’est le guide de prévention du suicide en anglais qui verra le jour: The Suicide Prevention Handbook. Au coût de 7,95$, il peut être réservé à l’avance.

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens.

Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Autant de questions que nous avons tenté de répondre dans ce guide. À partir de nos années de travail sur le terrain en intervention et en prévention du suicide, à partir de notre vécu personnel, ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social.

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Au coût de 7,95$ (2$ taxe et frais de transport), The Suicide Prevention Handbook est disponible par courriel: journal@journaldelarue.ca, par téléphone (514 256-9000 en région: 1-877-256-9009). Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

En Français: L’intervention de crise auprès d’une personne suicidaire.

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

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Ressources:

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Livres: Après la pluie… Le beau temps; Préface

Après la pluie… Le beau temps

La préface

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Raymond Viger Dossier Croissance personnelle

recueil textes méditer guide croissance personnelle cheminement personnel développementJ’ai mis 35 ans pour bien refouler mes émotions. J’ai mis 35 ans à  ne pas exprimer ce que je vivais.

À 16 ans, à la demande de ma mère, j’ai dû me présenter en cour, pour témoigner contre mon père au moment de leur divorce.

De 17 à 20 ans, j’ai pris soin de ma mère qui avait le cancer. À 21 ans, j’ai vu ma mère mourir à l’hôpital.

J’ai promis, devant Dieu et les hommes, de prendre soin d’une femme et de l’aimer. De la protéger toute la vie, pour le meilleur et pour le pire. Devant Dieu et les hommes, je n’ai pas su tenir ma promesse, laissant deux magnifiques enfants derrière moi.

J’ai défoncé la porte de l’appartement de mon père. Je l’ai découvert, les veines tranchées. Un suicide qui m’a touché profondément.

À une autre femme, je lui ai promis protection et amour pour la vie. Je m’étais promis que je vivrais un bonheur parfait. J’ai été brusqué par son départ très rapide.

J’ai mis 35 ans pour bien refouler mes émotions. J’ai mis 35 ans à  ne pas exprimer ce que je vivais.

Un homme ne peut pas vivre d’émotions. Un homme ne peut pas pleurer. Jusqu’au jour où toutes ces émotions refoulées explosent. Une explosion qui m’aura mené à deux tentatives de suicide.

J’ai cherché un peu de lumière pour m’accrocher. Je me suis découvert dans une grande sensibilité. Je me suis donné le droit de vivre mes émotions. Je prends le temps de les vivre à tous les jours, un jour à la fois.

J’aurais mis plus de 35 ans à préparer ces textes. Je voudrais aujourd’hui vous les offrir, en espérant que vous prendrez le temps… de ne PAS les lire.

Prenez le temps de vous les laisser conter, par cette voix intérieure, que trop souvent on enterre, dans une tumulte de nos activités quotidiennes.

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Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

La suite: Liberté… Un sourire intérieur.

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres textes sur le suicide

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Biographie de l’auteur.

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Quelques extraits de Après la pluie… Le beau temps.

Suicide: Éric Godin & Zilon – La lettre à Vincent

L’ONF présente la Lettre à Vincent

Le suicide d’un enfant

Raymond Viger     Dossiers SantéSuicideTout le monde en parle

Lors de l’émission Tout le monde en parle du 8 décembre dernier, Guy A. Lepage a reçu Éric Godin.

M. Godin est un père de famille qui vit le deuil de son fils. Pour l’aider dans son deuil, l’artiste urbain Zilon lui avait suggéré d’écrire ce qu’il vivait. À partir des textes, Zilon les a illustrés. Un livre a été publié. Vous pouvez le trouver gratuitement sur: http://www.vincentgodin.com/vincentgodin/lettre.html.  L’ONF en a fait un vidéo pour consultation gratuite. http://lettreavincent.onf.ca/#/lettreavincent.

Merci à Éric Godin pour le partage de tout ce vécu. Merci à Zilon pour ta présence à Éric Godin et ton implication dans ce projet. Merci à l’ONF pour la diffusion gratuite du document.

Ressources en prévention du suicide:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet:http://www.editionstnt.com/livres.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Société: notre responsabilité envers le suicide

Journal de Montréal, Sarah-Maude Lefebvre

Article questionnable sur le suicide

Raymond Viger          Dossier SuicideJournal de Montreal

La lecture de l’article de dimanche le 8 décembre dernier sur le suicide me laisse un peu perplexe. C’est comme si la seule responsabilité d’intervenir auprès d’un jeune n’appartiendrait qu’aux parents, comme le démontre ces 2 passages:

Ce n’est pas facile pour les parents de détecter les signaux indirects que leur envoie leur enfant, indique M. Johnson… Malheureusement, on laisse parfois passer ces signaux parce qu’ils ne sont pas clairs. C’est après qu’on le réalise. Mais il ne faut pas culpabiliser. Chaque parent essaie toujours de faire de son mieux.
C’est difficile pour les parents de juger si l’état de leur enfant est passager ou s’il faut agir. Mais ils devraient toujours prendre au sérieux la détresse de leur jeune. Dans le doute, il ne faut jamais s’abstenir, explique Bruno Marchand.

Un jeune est pourtant entouré de parents, d’enseignants, de professionnels… Tel que souligné dans cet autre passage, trop souvent les suicides ont été précédés d’une tentative de suicide:

Parmi les 69 cas consignés dans les rapports de coroner depuis 2008, près de la moitié des adolescents québécois qui se sont suicidés avaient déjà tenté préalablement de s’enlever la vie ou avaient eu des idées suicidaires.

Malgré cela, il m’est arrivé trop souvent d’aller à l’hôpital accompagner un jeune qui avait fait une tentative de suicide et qu’il soit retourné chez lui en 24 ou 48 heures avec comme seule prescription un rendez-vous avec un psychiatre dans 6 mois!

J’ai eu à mettre de la pression sur des centres de crise pour qu’ils prennent en charge certaines personnes. J’ai joué au yoyo pendant 6 mois entre Louis H. Lafontaine et l’hôpital Maisonneuve-Rosemont pour qu’un jeune reçoive une aide adéquate. Les premiers l’envoyait à Maisonneuve pour un problème d’alcool qui eux le retournait à Louis H. pour un problème de santé mentale. Il a eu de l’aide qu’au moment où il a fait une défenestration!

J’ai vu des parents appeler la police pour des jeunes dangereux pour eux-même mais que ces derniers réussissaient à convaincre la police que tout était correct et que ceux-ci repartaient sans offrir l’aide nécessaire au jeune.

Le suicide un mal de toute une société

Il est triste et malheureux de voir que, malgré que les parents aient fait l’impossible pour demander des soins à leurs jeunes, que ces soins ne soient pas toujours disponibles adéquatement et qu’on retourne trop facilement le jeune chez lui sans suivi adéquat.

Le suicide est un mal de société. Nous avons tous notre part de responsabilité et un rôle à jouer dans sa prévention et son intervention.

Ressources en prévention du suicide:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet:http://www.editionstnt.com/livres.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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