Guitare Gibson et guitares DeVillain

Guitare Gibson et guitares DeVillain

856335_80213621 Sylvain Sarrazin, Agence Science-Presse. Si les musiciens s’évertuent à créer des sons nouveaux, ils peuvent compter sur les ingénieurs en coulisses, qui rivalisent d’imagination pour concevoir les instruments de demain. L’évolution de la musique est imprévisible. Cependant, certaines pistes laissent entrevoir à quoi ressemblera la guitare du futur.

À la disposition des fous du manche depuis peu, un exemple probant : la guitare qui s’accorde seule. La célèbre firme Gibson a misé sur un principe de robotique développé par ses soins depuis une décennie. Les fréquences sonores de chaque cordes sont récupérées par un capteur, puis envoyées vers une unité informatique miniaturisée. Celle-ci pilote les mécaniques (petites clés de métal réglant la tension de la corde) en conséquence. La production en série du système devrait débuter dans quelques mois.

Toujours côté pratique, le Suédois Fredrik Johansson, fondateur de la marque DeVillain, a joué fort. Cet ancien pilote de ligne a mis au point une guitare dont le manche peut se replier sur le corps de l’instrument. Les cordes, quant à elles, s’enroulent autour d’un chevalet pivotant. Fini, les soucis d’encombrement…

Il ne s’agit là que de menus exemples, en marge des innovations sur le plan acoustique qui restent au cœur de la recherche.

Ainsi, à l’Institut technologique européen des métiers de la musique, basé en 856336_66514335 France, on développe un dispositif de mesure et d’analyse, qui permettra d’obtenir une évaluation objective des caractéristiques d’un instrument à cordes.

D’après Antoine Chaigne, chercheur en mécanique spécialisé dans le domaine de la musique, « le terrain scientifique est mûr pour envisager la mise au point technique […] permettant de garantir une certaine reproductibilité d’un modèle existant ». En d’autres termes, on se rapproche tranquillement du clonage des guitares!

Si les jeux vidéo tels que Rock Band ou Guitar Hero – qui permettent de s’improviser musicien virtuel – ont une valeur pédagogique très limitée, l’essor de l’Internet bouleverse en revanche l’apprentissage. « On peut se payer des leçons avec n’importe quel virtuose de la guitare même s’il demeure à des milliers de kilomètres », constate Reno De Stefano, guitariste professionnel et musicologue à l’Université de Montréal. Selon lui, « Internet est l’outil pédagogique le plus imposant en ce moment et il continuera à l’être dans le futur ». 

On ignore encore le profil de la guitare de demain, mais l’évolution sera, pour les musiciens comme pour leur instrument, inéluctable.

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Contraception, avortement, pilule du lendemain et Plan B

Contraception, avortement, pilule du lendemain et Plan B

Sylvain Sarrazin      Dossiers Avortement

(Agence Science-Presse) – L’Association nationale des organismes de régulation de la pharmacie a donné son feu vert pour la vente libre au Canada de la fameuse pilule du lendemain. Ce médicament contraceptif, aussi dénommé Plan B, pourra être obtenu sans prescription aucune. Une modification des comportements est-elle à attendre? Les avis divergent, d’autant plus que la décision n’est pas exécutoire pour les provinces du Québec et de Terre-Neuve, où la consultation en pharmacie reste une condition nécessaire à l’obtention de la pilule.

Après cette annonce, deux lignes forces se dessinent. Et elles semblent s’opposer. Les enjeux sociaux au cœur de cette flexion de la réglementation concernent aussi bien les utilisatrices que le système médical lui-même.

D’un côté, nous trouvons d’ardents défenseurs de la mise à disposition la plus totale du Plan B. « Je ne crois pas qu’il y ait de grands bouleversements des pratiques contraceptives, mais la mise en vente libre de cette pilule est absolument nécessaire », estime Francine Descarries, professeur de sociologie à l’UQAM et directrice universitaire de l’alliance de recherche IREF/Relais femmes. « Il est certain que tout ce qui permet aux femmes de mieux contrôler leur fécondité est une avancée pour leurs droits », précise-t-elle.

Un point de vue relayé par la Fédération du Québec pour la planification des naissances (FQPN) : « On doit retirer tous les obstacles qui peuvent empêcher les femmes de se prémunir, et toutes les études faites à ce jour montrent que les comportements ne changent pas pour autant », fait valoir Nathalie Parent, coordonnatrice de la fédération.

Dans ce cas, pourquoi deux provinces canadiennes font-elles bande à part?

L’Ordre des pharmaciens du Québec, consulté avant la prise de décision, a mis en valeur plusieurs arguments allant à l’encontre d’une vente totalement libre. Le plus solide d’entre eux demeure l’accessibilité économique, puisque la mise en rayons annulerait toute possibilité de remboursement.

L’institution juge aussi que le pharmacien doit pouvoir jouer un rôle d’éducateur social, et vérifier si les utilisatrices sont bien informées (par rapport aux maladies sexuellement transmissibles, par exemple). Et cela, sans sacrifier l’accessibilité du produit. « Nous avons fait en sorte que le pharmacien puisse prescrire la pilule du lendemain, car le Québec affichait en 2001 un taux d’avortement plus important qu’ailleurs au Canada », rappelle Manon Lambert, directrice générale de l’Ordre des pharmaciens, qui considère que les objectifs d’accessibilité ont été atteints.
En effet, la Régie de l’assurance maladie du Québec indique que le nombre de prescriptions pour le plan B augmente de façon exponentielle, passant de 2222 en 2001 à près de 35 000 sept ans plus tard.

Pourtant, la corrélation entre la vente libre de la pilule du lendemain et le taux d’avortement est loin d’être évidente. En Suède, où le Plan B est en vente libre depuis 2001, l’augmentation des avortements n’a pas été enrayée pour autant.

Des études menées dans ce pays montrent que si les Suédoises connaissent bien ce procédé, elles en savent peu sur les modalités de sa prise. Le médicament est tout de même jugé comme complément important aux autres méthodes de contraception.

« Une étude démontre que la moitié des femmes cherchant un appui dans le cadre d’un avortement auraient utilisé le Plan B si elles en avaient eu à disposition chez elles », indique Veronika Halvarsson, sociologue à l’Université de Stockholm.

De son côté, la FQPN invoque des réalités différentes selon les secteurs géographiques. Dans les endroits où le maillage social est plus restreint, un défaut de confidentialité pourrait rebuter certaines femmes. « C’est un obstacle : on sait que certaines pharmacies ne pratiquent pas la politique du bureau fermé », rapporte Mme Parent.

La responsabilité des utilisatrices reste aussi sujette à débat.

« Avec la vente libre, certaines auraient tendance à se dire « C’est pas grave, je prendrai la pilule du lendemain. » Ça déresponsabilise », témoigne Aurélie Bernier, qui a eu recours au Plan B à plusieurs reprises. Pourtant, dans son cas, elle affirme qu’elle n’utiliserait pas ce médicament plus fréquemment, en raison du dérèglement hormonal provoqué.

« Un quart des femmes rechignent à prendre le Plan B en raison des effets secondaires », confirme Mme Halvarsson.

Manon Lambert rappelle que ce médicament n’est pas un moyen de contraception usuel. Une utilisation répétée donne des doses hormonales qui peuvent diminuer l’efficacité du traitement à long terme.

La sociologue Francine Descarries, relayée par sa consœur suédoise, met l’accent sur le danger d’assimilation de la pilule du lendemain à une technique d’avortement. « Il ne faut pas qu’elles soient culpabilisées. Les femmes doivent demeurer responsables de leur fécondité », avance-t-elle.

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Ressources sur Internet:

Canadian for choice

Fédération du Québec pour le planning des naissances

Coalition pour le droit à l’avortement au Canada

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L’arme de glace qui devait résister aux armes à feu

L’arme de glace qui devait résister aux armes à feu
Agence Science-Presse – Sylvain Sarrazin

 

 

Il y 65 années de cela, dans un lac lointain, très lointain… un vaisseau de guerre incroyable prenait forme dans l’ouest du Canada. Nom de code : Habbakuk. Son principe : un porte-avion tout de glace vêtu. Il ne dépassa pas le stade de projet mais des reliques en subsistent encore au fond du lac Patricia, en Alberta. Des scientifiques et des archéologues sous-marins spécialistes du sujet ont plongé au cœur du secret de ce projet qui ne laisse pas de glace.

 

 

1942. La guerre fait rage. Pour contrer la stratégie militaire allemande, les Alliés étudient tous les moyens possibles de riposter avec force. Tous ? Oui, tous. Même la construction d’un « navire iceberg », voué à ravitailler les avions et contrecarrer les sous-marins ennemis. Cette idée folle, nous la devons à Lord Mounbatten, dont le conseiller scientifique avait découvert l’extrême résistance de l’assortiment de copeaux de bois et de glace, baptisé Pykrete. L’idée finit par naviguer jusqu’au bureau de Winston Churchill. Le feu vert est donné pour la construction d’un prototype sur le territoire canadien occidental, loin du front et des soupçons.

 

 

C’est dans les profondeurs du lac Patricia, en Alberta, que repose actuellement la relique du projet Habbakuk. Plusieurs expérimentations scientifiques avaient été effectuées sur les lacs Louise et Beauvert, au Saskatchewan, dans le Manitoba, et même à Montréal. La carcasse arbore un système de réfrigération, prévu pour maintenir le navire d’un seul bloc.

 

 

Comment un porte-avion de glace aurait-il pu résister à une batterie de feu ? Susan Langley, spécialiste en archéologie subaquatique a effectué de nombreuses investigations sur place. Elle livre sa réponse : « La Pykrete, mélange de pâte de bois et d’eau, provoque un renforcement macro cristallin de la glace. Cela signifie qu’un élément microscopique se trouve renforcé par l’accolement d’un élément plus large. Il ne s’agit pas d’une réaction chimique, mais physique. Plusieurs tests avaient été effectués, les meilleurs résultats ayant été obtenus avec l’épicéa, à hauteur de 4 à 10%. » Cette matière composite fond lentement, tout en possédant la particularité de résister aux balles et aux explosions.

 

 

Cependant, des coûts astronomiques se profilant à l’horizon, le prototype de l’insubmersible fut abandonné. Selon Robert Grenier, archéologue et président du Comité scientifique international du patrimoine culturel subaquatique, même si le projet Habbakuk eût été mené à terme, il était voué à l’échec. « Le navire aurait été mis à mal par un milieu marin hostile : le sel ou les remous furent autant de conditions qui n’avaient pas été prises en compte lors de la construction du prototype. »

 

Il gît à ce jour au fond du lac Patricia, mais nul ne sait combien de temps les archéologues auront le loisir de l’observer. Susan Langley a constaté une détérioration du site depuis ses premières recherches, en 1984. « Je suis retournée voir les vestiges il y a deux ans. J’ignore si la dégradation est due à un facteur environnemental ou à un facteur humain, à savoir un milieu aquatique érosif ou la suractivité des plongeurs. » Une chose est sûre. D’ici quelques années, l’insubmersible risque de se fondre dans la nature.

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