Santé: un séjour à l’hôpital

Violence à l’urgence

Le système de Santé en chute libre

Raymond Viger       Dossier Santé

Pourquoi le niveau de violence a augmenté dans les hôpitaux ?

Je profite d’un nouveau séjour à la même hôpital en deux ans pour comparer la dégradation du système de Santé. De 2013 à 2015, les hôpitaux ont bien changés.

  • Plus d’équipements brisés ou en pénurie. Cela oblige les préposés à débuter leur travail en cherchant qui utilise un équipement adéquat pour faire le test. Attendre après un collègue pour lui emprunter une partie de son équipement. Plusieurs équipements sont utilisés mais ne sont pas fonctionnels à 100%. Le personnel perd du temps à échanger quelques bonnes pièces sur des équipements fonctionnels peut-être à 80%.
  • Il y a aussi le partage de l’électricité, des sorties d’oxygène… Emprunter mes services de base à partir des branchements de mon voisin peut devenir périlleux. D’une part, à chaque fois que je dois débrancher l’électricité de mon soluté pour aller à la toilette, je dois entrer dans l’intimité de mon voisin pour retirer ma prise électrique de son panneau. Je dois ensuite faire l’opération inverse à mon retour. Mais dans son délire de se débrancher, il arrachait tout mon filage en même temps que les siens. Les aiguilles plantées dans mes veines en ont mangées tout un coup.
  • Moins de préposés. Une estimation sans étude scientifique. Il pourrait y avoir qu’il y en autant qu’à mon hospitalisation précédente. Sauf que leur charge de travail et les pertes de temps ont fortement augmenté.
  • Plus de patients. Une autre évaluation non scientifiquement prouvé. Est-ce le hasard des saisons qui fait varier le nombre d’hospitalisation ou encore le refus des hôpitaux psychiatriques de recevoir les psychiatrisés qui ne sont pas suivi à long terme qui en augmente leur présence à Santa Cabrini ?
  • Les clients qui étaient vu en psychiatrie à Louis H. Lafontaine sont maintenant détournés vers les hôpitaux généralistes. Par hasard, la semaine précédente mon hospitalisation, l’Hôpital St-Luc m’avait appelé pour me dire qu’ils ont trop de gens psychiatrisés. Ils doivent les refuser et cherche des organismes communautaires pour les recevoir ! Je leur ai expliqué qu’on est un organisme non subventionné et que nous ne sommes pas équipé pour recevoir des psychiatriques qui ne sont pas suivi. Nous les référions à Louis H. Lafontaine et à St-Luc selon l’adresse du domicile de la personne. Ni Louis H. Lafontaine, ni St-Luc ne peuvent continuer leur travail avec les psychiatriques.

Je propose à l’agente de l’hôpital St-Luc d’appeler les organisateurs des CLSC. Ils connaissent les contacts des organismes de leurs secteurs. Elle me répond que depuis les dernières fusions, ils n’ont plus d’aide des CLSC.

Notre organisme avait déjà perdu cet important soutien du CLSC lors des fusions CLSC – CHSLD. Maintenant, même les hôpitaux perdent aussi ce contact. Inacceptable. Depuis fort trop longtemps les CLSC ne sont devenus que l’ombre de leur raison d’être. Comme avalés par la grosse machine de la Santé qui bouffe tout sur son passage.

Une histoire à suivre…

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREEPar Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Santé: le système sous observation

Le système de Santé en chute libre

Une semaine d’observation à l’urgence

Raymond Viger       Dossier Santé

À deux reprises sur deux années, j’ai été hospitalisé en urgence pour une semaine pour des difficultés pulmonaires. Troubles identiques, même traitement, même hôpital.

J’ai décidé d’en faire un portrait comparatif de ce qui se passe dans nos urgences avec deux années de décalage.

Mon hospitalisation de 2013 aura été un charme me laissant de bons souvenirs d’un hôpital qui a su donner une ambiance de travail

L’histoire débute à l’aube du 9 novembre 2015 vers les 5h00.

Je ne peux plus tenir.
Incapable d’obtenir une respiration complète.
À bout de souffle à ne faire que deux pas.
Je dois m’avouer vaincu.
Incapable d’affronter une journée de travail.
Je me résigne à appeler un taxi pour entrer d’urgence à l’hôpital.

Dès que j’avise le conducteur de m’amener à l’hôpital Santa Cabrini, il me dit sans hésiter : à l’urgence ? Je lui fais signe positivement de la tête. Je suis presque couché sur la banquette arrière. Assieds, l’air ne rentre plus dans mes poumons. Complètement à l’horizontale c’est tout aussi pire. Envahit par des sécrétions, je m’étouffe. Avec le peu de capacité pulmonaire qu’il ne me reste, incapable de faire un passage pour l’air vers les poumons.

Ma respiration rapide et essoufflée démontre clairement que respirer n’est plus un droit acquis mais un privilège que je peux perdre à tout moment. Sans tarder, le chauffeur de taxi fonce rapidement sur l’objectif. Je pense qu’il a peur que je finisse mes jours dans son véhicule.

Arrivé sur les lieux, les quelques pas me séparant de la voiture au poste de triage de l’hôpital me paraissent un vrai marathon. À chaque trois ou quatre pas je dois faire une pause.

À l’hôpital, incapable de m’asseoir sur une chaise droite qui me coupe le peu de souffle qu’il ne me reste. Rester debout devient rapidement une posture difficile à tenir, me demandant une quantité impressionnante d’énergie.

Au poste de triage, pas nécessaire de m’enregistrer et de perdre mon temps dans la salle d’attente. On m’amène directement à l’urgence et je passe devant tout le monde pour obtenir immédiatement un lit.

Premier constat, mon taux d’oxygénisation dans le sang est trop faible, on me branche immédiatement sur l’oxygène.

Le test de capacité pulmonaire me donne un résultat de 48% de la moyenne des hommes de mon âge. Pas 48% d’un jeune sportif. Mais 48% de la normalité pour mon âge. C’est dire que j’ai l’équivalent de moins d’un poumon d’un homme de 57 ans !

Je n’aurais pas eu besoin de me déguiser en faux patient pour cette semaine d’observation de l’urgence.

Histoire à suivre:

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Un quart de siècle d’intervention

D'un couvert à l'autre. 25 ans d'intervention auprès des jeunes.D’un couvert à l’autre

L’histoire complète du Journal de la Rue et de ses projets:

La dernière section du livre présente les artistes réguliers du Ste-Cath:

Pour commander ce livre en édition de luxe, 30 pages couleur pour 23,81$ ou en édition régulière en noir et blanc 19,05$ par Internet, par téléphone (514) 256-9000. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Trop de médecins au Québec?

Trop de médecins au Québec?

On lisant un billet de Renart L’éveillé, je m’arrête à quelques statistiques sur les professionnels de la santé.

Une première référence est faite à l’institut canadien d’information sur la santé. Le tableau suivant nous y est présenté. Nous pouvons y voir le nombre de médecins par 100 000 habitants en date du 31 décembre 2005:

Nous en comptons 215 au Québec, 174 en Ontario et la moyenne nationale est de 190.

Un autre tableau, celui du Ontario Hospital association présente le nombre de médecins par 100 000 habitants en date du 31 décembre 2003:

Nous en comptons 214 au Québec, 178 en Ontario et la moyenne nationale est de 189.

Les 2 tableaux sont similaires. Le Québec compte 20% plus de médecins par tranche de 100 000 habitants que l’Ontario ainsi que 13% de plus que la moyenne nationale.

Comment se fait-il qu’en ayant plus de médecins par capita au Québec, que notre système de santé ne réussissent pas à nous satisfaire? Est-ce un problème de main d’oeuvre ou d’organisation et de structure?

Une question soulevée par Y-Man dans les commentaires reçus par Renart L’éveillé mérite notre attention: “Est-ce qu’en privatisant le gouvernement cherche un moyen facile pour briser la structure administrative en place tout en évitant de faire lui-même la job de bras?”  

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Les aînés, la retraite, être veuf: les mots de Marie-Lou

Les aînés, la retraite, être veuf: les mots de Marie-Lou

Dans son magazine, Reflet de Société, une nouvelle chronique sera présenté à compter du 1er décembre: Les mots de Marie-Lou. Une réflexion et un débat sur les gens du 3e âge, le moment de la retraite, devenir veuf… Une série de question existenciel qui peut en mettre plusieurs en crise.

Le débat mérite d’être soulevé. Les médias nous parlent d’une société vieillissante, des soins de santé de plus en plus dispendieux. Est-ce que les médias sont en train de tuer le rêve de vivre une belle retraite bien méritée? Notre rédactrice en chef, Annie Mathieu va aussi développer une série d’article sur ce sujet.

Reflet de Société est disponible par la poste en appelant au (514) 256-9000. Vous pouvez aussi consulter les archives du magazine.

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

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Médecins à Enjeux, Radio-Canada

Médecins à Enjeux, Radio-Canada

Jeudi le 26 avril, Radio-Canada nous présente à l’émission Enjeux. On y présente les déboires des médecins qui cherchent des lits pour leurs patients. Des médecins qui passent la moitié de leur journée au téléphone pour faire ses recherches!

Je ne comprends pas. Vraiment pas. Pourquoi c’est un médecin qui se retrouve au téléphone pour faire la recherche pour un lit pour son malade. C’est le travail d’un répartiteur (dispatcher). Que le médecin continue à soigner ses malades et qu’il confie ses recherches et ses téléphones à un répartiteur.

Dans plusieurs corps de métier, un bon répartiteur permet de bien coordonner les besoins divergents de tout le monde, de structurer les choses pour sauver du temps et de l’argent. En plus, un excellent répartiteur coûte énormément moins qu’un médecin.

La système de santé est en crise. Je ne suis pas convaincu que ce n’est qu’un problème d’argent, je crois plus que c’est un problème d’organisation et de structure. On aurais beaucoup rajouté de l’argent dans un gouffre sans fin, s’il n’y a pas de structure et d’organisation pour bien l’investir, nous nous contenterons de jeter l’argent par les fenêtres.

Autres textes sur la santé.

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Un vétérinaire ou un médecin

Chat, Chats, chatons, chaton, minou, minousUn vétérinaire ou un médecin?

L’histoire a débuté avec une chatte abandonnée. Elle accouche au Journal de la Rue en cachette. Nous avons dû les garder quelques mois avant le sevrage d’avec leur mère. Vous devinez la suite, impossible de s’en défaire, ils font maintenant parti de la famille. La famille élargie disons.

Je viens de rencontrer le vétérinaire pour les chatons et leur mère. J’ai reçu un excellent service. La vétérinaire a répondu à toutes nos questions, nous a aidé à établir un plan pour les soigner et les garder… Nous avons passé près d’une heure dans le bureau de la vétérinaire avec nos 4 chats.

Le service a tellement été bon que je lui ai demandé si elle pouvait être mon médecin de famille. Parce que je n’ai plus de médecin de famille depuis plus de 5 ans et ça commence à m’inquiéter. Mon taux de cholestérol valse comme les prix du pétrole, mon taux de sucre joue à la bourse… Personne pour me répondre ou me sécuriser vis-à-vis ma santé. Mais pour mes chats, excellent service. Est-ce acceptable?

Pas vraiment. Je suis obligé de rencontrer un médecin dans une clinique sans rendez-vous. Il me donne environ 3 minutes et 42 secondes. Le temps de prendre ma pression, écouter mon coeur et renouveller ma prescription pour le cholestérol. Pour mes questions. Celles qui m’inquiètent. Les autres bobos que je ressent comme les palpitations cardiaques, les points à différents endroits… On repassera. Parce que je ne suis pas un chat. Et que je n’ai pas le droit à un aussi bon service qu’eux.

Et en plus d’être mieux servi par leur vétérinaire, ils ont droit à 9 vies! C’est pas juste!

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Santé mentale, l’itinérance et les ressources

Santé mentale, l’itinérance et les ressources

Dossier Santé mentale

À titre de travailleur de rue, j’accompagne une personne qui a plusieurs problématiques; maniaco-dépressif, alcoolique, toxicomane et suicidaire. Je réussis à amener la personne à accepter une évaluation psychiatrique à Louis H. Lafontaine. On refuse de suivre la personne. Elle est alcoolique et toxicomane. Qu’elle règle ces deux problèmes avec l’hôpital Maisonneuve-Rosemont et on verra ensuite pour le suivi psychiatrique. À l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, ils ne peuvent rien faire. Il faut commencer par Louis H. Lafontaine pour régler ses problèmes de santé mentale! J’ai fait la navette entre ces deux institutions pendant 6 mois avec une personne suicidaire que personne ne voulait. Elle a finalement été admise à Louis H. Lafontaine après qu’elle ait fait une tentative de suicide en passant à travers une fenêtre du deuxième étage!

Un jeune adolescent fait une tentative de suicide. Il se retrouve à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Dès que les symptomes physiques sont sous contrôles, on le laisse partir. Sans aucun suivi ou encadrement. Il pourra voir un psychiatre dans 6 à 9 mois! Pourtant les risques d’une deuxième tentative sont très grands à court terme.

Ce ne sont que deux exemples de ce que j’ai pu vivre vis-à-vis les institutions pouvant nous aider à accompagner des jeunes. En tant qu’intervenant, notre impuissance ne se vit pas seulement auprès de la personne que nous accompagnons, mais aussi avec les institutions qui devraient nous aider et appuyer notre démarche.

Mon expérience terrain m’amène à questionner notre système de santé. Nous avons trop de spécialistes et pas assez de généralistes. Un bon accompagnement commence par un généraliste, près du terrain, pouvant établir une relation avec la personne. Après avoir identifié les besoins et les ressources pouvant intervenir, ce généraliste doit pouvoir avoir ses portes d’entrée dans les différentes institutions. Les spécialistes ne devraient jamais être en charge de l’intervention, mais être un outil de soutien à ce généraliste. Le généraliste, souvent nommé travailleur de rue, devrait pouvoir accès à l’information concernant la personne aidée et faire parti d’un plan de suivi et d’encadrement.

Trop souvent j’ai fait admettre une personne dans une ressource et, sous le couvert du secret professionnel, on ne me donnait aucune information. Il est arrivé que je laisse mes coordonnés pour que je sois appelé si la personne quittait pour que je puisse l’acceuillir à sa sortie. Malheureusement, on la laissait sortir sans me prévenir avec des conséquences et des effets pervers qui ont mis ces gens en danger.

Notre système de santé a des ratés. Impersonnel, trop de procédures, pas assez de connaissance de la personne qu’on aide… Combien de fois j’aurais pu sauver de l’argent et du temps à tout le monde si l’expérience et la relation que j’avais de la personne suivi était écouté et tenu en compte.

Ce n’est pas un problème d’argent, c’est un problème de vision. Arrêtons de ne voir qu’un problème qui doit être soigné, mais tentons de voir un être humain qui a besoin d’un accompagnement global dans sa vie.

La santé, ça nous concerne tous et nous devrions tous pouvoir faire partie d’une solution globale.

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