L’Ennemi en moi. Maladie mentale: Étienne Gervais

L’Ennemi en moi

Maladie mentale: Etienne Gervais

Lisa Melia DOSSIER Santé mentale

«Je veux briser l’isolement et les préjugés autour de la maladie mentale» explique Etienne Gervais, qui connaît bien son sujet. Etienne Gervais est atteint de TPL, acronyme de Trouble de la Personnalité Limite, une maladie mentale qui a ravagé sa vie pendant des années avant qu’il ne parvienne à reprendre un semblant de contrôle. Son parcours, il le raconte dans un livre témoignage, L’Ennemi en moi, dans lequel il dit tout: ses frasques, ses mensonges, ses excès, ses douleurs, sa recherche d’une paix intérieure qui semble inaccessible.

Écriture et maladie mentale

Quand on lui demande si coucher sur papier toutes ses épreuves a été difficile, Etienne Gervais répond avec un petit rire que tout le monde lui pose cette question, mais que ce n’était pas si dur. «Ça n’a été facile, bien sûr, mais ça a surtout été bénéfique, raconte-t-il. Ça oblige à regarder une situation de près et avec une vision différente.»

Le jeu en valait la chandelle, car en plus du travail sur soi que l’écriture lui a permis, beaucoup de personnes ont été concernées par son histoire. D’autres individus atteints de TPL se sont sentis moins isolés et incompris, d’autant plus que le livre se termine sur un message positif et encourageant.

Ce sont surtout des parents qui lui ont écrit pour le remercier de son témoignage, qui leur permettait enfin de mieux comprendre leur enfant. Pour sa famille, en revanche, lire le livre a été une véritable épreuve. Etienne Gervais n’en parle pas beaucoup avec eux. «S’ils n’ont pas envie d’aborder le sujet, je le comprends et le respecte.»

Un nouveau projet avec la Fondation des maladies mentales

Avant d’écrire, Etienne Gervais pensait pourtant que personne ne voulait entendre parler de la maladie mentale ni en parler. Il s’est rendu compte que beaucoup de personnes voulaient s’exprimer. «Les gens attendent leur chance, affirme-t-il. C’est de là qu’est née l’idée de faire un ouvrage collectif.»

Au-delà de la folie est un projet en collaboration avec la Fondation des maladies mentales dont le but est de rassembler des textes écrits par des personnes souffrants de maladie mentales ou des proches qui souhaitent partager leurs expériences et leurs vies. «Il y a la volonté de lever le voile sur cette réalité, affirme Etienne Gervais. Le but est d’enfin démystifier la maladie mentale» en faisant découvrir cet univers par la plume d’individus qui vivent avec elle directement ou indirectement. Une mission dans laquelle il s’engage pleinement pour que les stigmatisations et les préjugés contre les personnes atteintes de maladies mentales cessent et que l’écoute remplace les tabous.

Dans le prochain numéro de Reflet de Société, vous pourrez retrouver un texte d’Etienne Gervais, qui écrit sur ses expériences sur le marché du travail.

Vous pouvez également visitez son site et son blog, si vous souhaitez en apprendre davantage ou participer à son ouvrage collectif.

Site de la Fondation des maladies mentales

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Les maladies mentales: dépression juvénile

Les maladies mentales: dépression juvénile

Lisa Melia       Dossier Santé mentale

Affichage_Brisons_le_silence_Campagne_Sensibilisation_2009

«Briser le silence», c’est l’objectif de la campagne de la Fondation des maladies mentales (FMM), qui lutte depuis 1980 pour faire connaître les maladies mentales, les prévenir, et sensibiliser la population à ces problématiques. La volonté, cette année, est de mobiliser autour de la dépression chez les jeunes, phénomène plus courant que ce que l’on pourrait croire, mais pas assez abordé dans la société selon la FMM.

La dépression chez les jeunes

Lancée le 12 janvier 2009, la campagne insiste sur le fait qu’être adolescent n’épargne pas de la dépression et que des milliers de jeunes en sont affectés chaque année, soit 5 à 10% de la population juvénile. «[Elle] s’inscrit dans une démarche de cinq ans amorcée l’année dernière et dont l’ultime objectif est de démontrer l’urgence d’agir dans le domaine des maladies mentales» explique la directrice générale de la Fondation, Mme Nicole Allard. D’autant plus que les symptômes de la dépression sont souvent confondus avec ceux de la crise d’adolescence, et que les parents ne savent généralement pas comment réagir pour aider leur enfant. «Aujourd’hui encore, le Québec possède l’un des plus hauts taux de suicides chez les jeunes.»

La Fondation des maladies mentales

Affichage_Brisons_les_tabous_Campagne_Sensibilisation_2009 La FMM est un organisme non lucratif qui se donne comme objectifs principaux de «prévenir les maladies mentales, réduire la souffrance des personnes atteintes et mobiliser la personne atteinte et la société qui l’entoure pour lutter contre les conséquences des maladies mentales.»

Les tabous et les préjugés à l’encontre des personnes atteintes de maladie mentale sont en effet encore très présents. «La Fondation des maladies mentales souhaite avant tout dispenser l’information sur les maladies mentales de façon à déjouer les tabous, en les présentant aux gens directement et sans artifices, afin de les encourager à en parler, mais aussi afin qu’ils sachent qu’une fois diagnostiquée, la maladie mentale se traite.»

Pour la FMM, la maladie mentale est un problème qui ne se limite pas à l’individu mais qui concerne toute la société. C’est pourquoi elle investit aussi dans la recherche, afin d’améliorer les traitements et les solutions possibles.

Il est possible de s’engager dans les différents programmes de la Fondation, notamment le programme Solidaires pour la vie, qui est né après le suicide de cinq jeunes en Estrie, en 1996 et 1997.

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Suicide des personnes âgées

Suicide des personnes âgées

DOSSIER SUR LE Suicide

Il est peut-être étonnant de découvrir que le taux de suicide chez les hommes de plus de 75 ans est 7,5 fois plus élevé que la moyenne du taux de mortalité par suicide en France. Pourtant, la réalité parle d’elle-même et le problème est encore largement sous-estimé. Force est de constater que le suicide chez les séniors est encore un sujet tabou.

Suicide des personnes âgée - Source de l'image: www.babyboomercaretaker.com

La prévalence du suicide des personnes âgées

En France, les décès volontaires chez les seniors sont largement plus nombreux que dans les autres tranches d’âge, et notamment chez les hommes de plus de 75 ans. En effet, leur taux de mortalité par suicide est de 150 pour 100.000 habitants, ce qui en fait le chiffre le plus élevé d’Europe. Les veufs de plus de 75 ans se suicident de cinq à dix fois plus que les femmes veuves du même âge. D’autre part, plus on vieillit, plus le risque est élevé: l’âge le plus critique se situe entre 85 et 89 ans.

Les raisons du suicide des seniors

Dans l’univers de la vieillesse, les raisons qui conduisent une personne âgée sont multiples et personnelles, mais on retrouve souvent le veuvage, les traumatismes liés à la guerre, la souffrance d’une maladie de longue durée, la solitude et le sentiment de ne plus servir à rien ni à personne. Ce mal-être se termine alors par la réalisation du geste irréversible, une fois sur deux. Ne pouvait-on pas le prévenir? Le problème, c’est que les signes de dépression sont souvent masqués chez les personnes âgées, ou considérés comme «normaux», liés à la vieillesse, malgré le constat que le «désir d’en finir» est intense. Même dans la famille, on parle très souvent de suicide légitime, rationnel, d’un choix sensé. Comme si le suicide était une fin de vie anticipée, une précipitation vers cette mort de toute façon inéluctable. Mais c’est là occulter la souffrance de l’être…

Le suicide des personnes âgées: un tabou?

Le chef du Service Psychiatrie de Brest, le Pr. Walter, souligne: «quel que soit l’âge, toute tentative de suicide est une tentative pour ne plus souffrir». Comment lutter contre ce mal-être? «En en parlant, répond le psychiatre, et en faisant passer ce message: oui, on peut être vieux sans être déprimé!». La dépression est un signe de cette souffrance. Elle est pourtant mal détectée et par conséquent peu traitée chez les personnes âgées, ce qui pourrait expliquer ces chiffres accablants. «Le tabou du suicide chez l’adolescent est tombé, alors qu’il persiste vis-à-vis des personnes âgées», souligne-t-il. La souffrance doit être exprimée et écoutée. Afin de sensibiliser le public à cet autre phénomène de la vieillesse, les associations de prévention du suicide ont commencé à faire des campagnes d’informations… mais le problème devrait peut-être relever de la santé publique, comme aux Etats-Unis.

Source: le blog Cap Retraite

VOS COMMENTAIRES SUR LE SUICIDE DES SENIORS

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

Autres textes sur le suicide

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

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L’exploitation sexuelle et la prostitution

L’exploitation sexuelle et la prostitution

Dossier  Prostitution et Sexualité.

coalition des lutte contre l'exploitation sexuelle prostitution escorte sexualité En mai 2008, la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) entamait une tournée dans les villes de Montréal, Laval, Québec et Sherbrooke. Le nouveau projet de l’organisme communautaire intitulé Formation et prise de parole contre l’exploitation sexuelle des femmes et des filles voulait d’abord créer une discussion sur l’exploitation sexuelle des femmes au Québec. Ce qui a été fait. Aux rencontres se sont présentés organismes communautaires, travailleuses du sexe, militantes féministes, etc.

Le point de vue de la CLES sur la prostitution

Les représentants de la CLES se disent très satisfaits de ce qu’ils ont pu voir et entendre lors des discussions: «Le fait que la CLES vise un monde sans prostitution a été abordé dans toutes les rencontres, et nous avons été agréablement surprises par la réception. Notre choix politique a paru intriguer mais aussi rejoindre et rassurer plusieurs personnes et organisations. Cela a donné lieu à des questions d’information, mais aussi à des discussions animées, avec les travailleuses et même les participantes d’organismes, le tout dans un climat très ouvert et intéressé.»

L’exploitation sexuelle dans le monde de la prostitution: sujet tabou!

Par une publicité affichée dans divers lieux et organismes, la CLES est également entrée en contact avec quelques prostitués. Celles-ci ont toutes affirmé ne pas chercher en général à s’exprimer sur l’exploitation sexuelle, et ont également manifesté une certaine retenue en début de rencontre. Elles ont quand même fini par partager leur vécu. Elle ont toutes dit se sentir libérées d’avoir pu extérioriser leurs expériences à ce sujet. Certaines d’entre elles, qui ont fortement apprécié l’exercice, souhaitent maintenant s’impliquer à titre personnel dans le projet.

Un nouveau départ pour la CLES

Avec cette tournée des grands centres, la CLES se donne une nouvelle mission. Agissant surtout à titre de militant depuis 2004, et ayant pris en considération l’engouement observé autour du projet Formation et prise de parole contre l’exploitation sexuelle des femmes et des filles, l’organisme vise désormais une missions dite plus de terrain. En entrant en contact direct avec les femmes victimes d’exploitation sexuelle et en créant des liens avec les organismes qui accompagnent ces personnes, la CLES se sait aujourd’hui munie de meilleurs éléments pour faire évoluer ses actions.

Pour en connaître plus sur la CLES ou vous impliquer dans le projet, visitez le site Internet de l’organisme ainsi que leur page concernant le projet Formation et prise de parole contre l’exploitation sexuelle des femmes et des filles.

Vos commentaires sur l’initiative de la CLES

Autres textes sur Prostitution et Sexualité.

Autres textes sur Toxicomanie

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Le mythe de la grossesse joyeuse

Le mythe de la grossesse joyeuse

(Agence Science-Presse) – Les mères qui souffrent de dépression durant leur grossesse reçoivent peu de support. Pourtant la moitié de celles qui souffriront d’une dépression post-partum éprouvent déjà des symptômes quand elles sont enceintes.

Pendant des décennies, les médecins ont cru que les femmes ne pouvaient pas souffrir de dépression durant leur grossesse, qu’elles étaient à l’abri de tels symptômes grâce aux hormones. Ce mythe était appuyé par une croyance populaire voulant que toute femme soit heureuse de donner la vie. « Le mythe de la grossesse joyeuse prétend que les femmes sont protégées de la dépression durant leur grossesse », explique Veronica O’Keane, psychiatre à l’Institut de psychiatrie du King’s College, à Londres, en Angleterre. « C’est faux. Si on regarde les faits de manière scientifique, plusieurs femmes enceintes souffrent de dépression. Mais c’est un sujet encore tabou. »

Ce mythe persiste parce que la plupart des femmes ne consultent pas leur médecin pour des problèmes dépressifs avant de mettre au monde leur enfant. Après l’accouchement, le stress de s’occuper d’un nouveau-né allié aux symptômes dépressifs devient accablant. La dépression post-partum affecte une femme sur six tandis que la a dépression durant la grossesse touche une femme sur 10. Elle est encore souvent mal diagnostiquée si bien que plusieurs femmes ignorent qu’elles en souffrent.

Les changements hormonaux qui surviennent durant la grossesse rendent les femmes plus vulnérables à la dépression clinique. Ces changements peuvent aussi affecter la santé du bébé. Durant la grossesse, le taux d’hormones de stress, le cortisol et la corticotropine augmentent régulièrement. Des taux élevés de ces hormones sont nécessaires pour le développement normal du foetus mais elles peuvent malheureusement entraîner des symptômes dépressifs chez la mère. Des études scientifiques ont démontré que la dépression de la femme enceinte pouvait provoquer des naissances prématurées et entraîner des réponses anormales au stress chez l’enfant à naître. « C’est une façon de transmettre la dépression d’une génération à l’autre autrement que par l’héritage génétique », explique Dr O’Keane.

Dr. O’Keane croit que les médecins devraient être plus attentifs aux symptômes dépressifs des femmes durant leur grossesse et que celles qui prennent des médicaments antidépresseurs ne devraient pas automatiquement les arrêter lorsqu’elles désirent concevoir un enfant. « Elles devraient consulter un spécialiste pour les aider à choisir le meilleur traitement « , souligne la psychiatre. « Plusieurs milliers de naissances prématurées pourraient être évitées si les femmes enceintes souffrant de dépression clinique recevaient des traitements adéquats, » ajoute Dr O’Keane.

Cette opinion ne fait pas l’unanimité parmi les psychiatres. Certains estiment que les antidépresseurs sont risqués pour la santé du bébé particulièrement au cours des 12 premières semaines de grossesse.

http://www.newscientist.com/article/dn11528-treat-depression-during-pregnancy-researchers-urge-.html

Autres textes sur la santé et commentaires du rédacteur sur la santé.

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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