La météo qui influence les gens

Le temps influence les humeurs

La météo joue avec le coeur humain

Le gentil monsieur en uniforme bleu me demande poliment d’enlever ma chemise et de virevolter. Je ne suis pas dans un bar gay en train de me faire courtiser. C’est la prison. Il veut savoir si j’ai été poignardé.

Colin McGregor      Dossiers Chroniques d’un prisonnier

température humeur influenceLa sueur perle sur mon torse alors que je soulève mon t-shirt et que je le passe au-dessus de ma tête. Je tourne à 360 degrés; il est satisfait; il passe à la prochaine cellule et demande à mon voisin de faire la même chose. Il y a du sang quelque part et ils ne sont pas certains de son origine.

C’est un jour bouillant de fin d’été. Je regarde par ma fenêtre couverte de barreaux. Même la marmotte dans l’herbe semble léthargique, alors qu’elle se dirige sans se presser vers son terrier pour se protéger du soleil.

Après le départ du gardien, ma porte s’ouvre. Je marche dans le corridor. Mon voisin m’observe de sa cellule et dit: «La canicule. C’est toujours pareil. La saison des émeutes.»

Pourtant, je me souviens aussi d’incidents terribles, au plus froid de l’hiver. Le genre de journées qui ferait ronchonner et blasphémer le véritable Séraphin de St-Adèle, le tourmenteur de Donalda, dans sa tournée de perception auprès des pauvres colons des «pays d’en haut». Le chaud et le froid semblent faire bouillir le sang. Mais est-ce bien le cas?

Une étude récente rédigée par deux chercheurs de l’Université de York, Ming Dong et Andréanne Tremblay, conclut que les cours de la bourse sont à la hausse lors des températures estivales et hivernales. Lorsque la température devient très chaude ou très froide, les gens deviennent plus agressifs et prennent de plus grands risques à la bourse.

Lorsque la température descend à 7 degrés sous zéro, nous nous sentons aussi hostiles que lorsqu’il fait plus de 27°C, disent plusieurs experts. Les climats tempérés ne génèrent pas de grands casseurs de vitrines, du genre qui sévit lors d’une victoire de hockey.

Le climat influence aussi les arts. En avril 1815, le volcan indonésien Tambora explose. Les débris de son éruption se répandent sur le monde entier: en cinq jours, cela représente assez de lave et de cendres pour recouvrir l’île de Montréal et cacher le mont Royal. Le monde s’est assombri. Ici au Québec, de l’autre côté du globe, il a neigé fortement en juin.
Une jeune femme qui faisait le tour de l’Europe, en amour et partie à l’aventure avec un poète célèbre, se retrouva enfermée pour l’été dans la ville de Genève, dans les Alpes suisses. Il s’agissait de l’été le plus froid et le plus humide que la Suisse romande ait jamais connu.

La morosité affecta la belle et brillante Mary Wollstonecraft, âgée de 20 ans, et son poète enamouré Percy Shelley et les laissa dépressifs et isolés. Il n’y avait rien d’autre à faire que d’écrire, et elle écrivit.

La morosité et le froid l’inspirèrent dans la création de son sombre roman Frankenstein. Le Dr Victor Frankenstein crée un monstre – plus humain et sensible dans le roman que dans les innombrables films et émissions de télé qui suivirent – qui s’échappe et, incompris, cause des ravages.

Cette histoire triste et troublante est le précurseur des Twilight et Harry Potter. En tant que première œuvre de science-fiction, elle est aussi l’ancêtre de Star Treck.

Mais des troubles climatiques, il ne résulte pas que de grandes œuvres d’art. Après l’éruption du Tambora, les fermiers du sud de la Chine ne pouvaient plus procéder à leurs cultures habituelles. Alors, ils se sont tournés vers une plante moins exigeante et plus profitable – l’opium.

Les Britanniques prirent rapidement le contrôle du marché de cette drogue, puisqu’ils maîtrisaient déjà les villes de la côte chinoise.

Les empereurs successifs de Chine furent affligés par ces 15 millions de toxicomanes qu’ils devaient aux seuls trafiquants britanniques.

Par deux fois, le gouvernement chinois confisqua tout l’opium vendu par les «pushers» britanniques et les expulsa hors du pays; par deux fois, les Britanniques revinrent avec des navires de guerre, s’emparèrent de territoires chinois toujours plus étendus et reprirent le commerce de l’opium.
Les deux Guerres de l’opium (1839-1842, 1856-1860) ne sont pas tellement enseignées dans nos classes – sauf en Chine, où elles symbolisent la cruauté et l’avidité des étrangers.

Un écrivain d’une petite ville du Minnesota, Garrison Keillor, croit que les durs hivers de son État natal «… enlèvent une octave supérieure à la passion humaine. Chez nous, notre registre émotionnel s’étend de la résignation à l’acceptation.»

Selon l’auteur canadien Robertson Davies: «L’hiver est le grand niveleur. On ne peut jamais se sentir plus grand que Dieu.» Pour beaucoup d’entre nous, «mon pays, c’est l’hiver».

Pendant que l’activité humaine change la baie d’Ungava en marais et le Texas en désert, nous ne devrions pas oublier que les changements climatiques touchent aussi le cœur des humains.

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autres textes de Chroniques d’un prisonnier

    Les livres de Colin McGregor

    Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

    Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

    love-in-3dLove in 3D.

    Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

    This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

    Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

    teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

    Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

    This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

    Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

    quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

    Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

    Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

    Magazine The Social Eyessocial-eyes-web

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    Un stalagmite pour expliquer des situations historiques

    Un stalagmite pour expliquer des situations historiques

    (Agence Science-Presse) – Dans une de ces rares convergences entre l’étude de l’Histoire et celle des climats, une étude menée en Chine a permis d’établir un parallèle entre la chute de la dynastie Tang, dans les années 900, et le déclin des Mayas, en Amérique centrale. Il s’agit d’un refroidissement survenu à cette époque dont, pour la première fois, on peut trouver des traces sur trois continents. Les plus récentes données, parues dans Science, proviennent de l’analyse d’un stalagmite de plus d’un mètre de long —ces pierres qui, à la vitesse où elles croissent, contiennent en elles des signatures chimiques de l’évolution des températures.

    Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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    Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

    guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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    L’éruption qui perturba le climat

    L’éruption qui perturba le climat

    (Agence Science-Presse) – Les gens de l’époque ne s’en sont pas douté, mais une éruption volcanique survenue au Pérou en 1600 a manifestement provoqué pendant deux ans un climat plus froid, en Europe et en Asie. En envoyant des tonnes de particules dans l’atmosphère, le mont Huaynaputina a empêché une partie des rayons du soleil d’atteindre la surface, faisant baisser la température, juste assez pour nuire aux récoltes en Russie et entraîner une famine l’hiver suivant. Et les ronds des arbres révèlent que l’hiver 1600-1601 fut, dans l’hémisphère nord, le plus froid pendant des siècles.

    Un tel phénomène est déjà connu des météorologues : l’éruption du Pinatubo aux Philippines, en 1991, serait responsable d’une baisse moyenne des températures de 0,4 degré pendant les mois qui ont suivi. Mais c’est la première fois qu’on peut établir de tels liens aussi loin dans le passé…

     

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    Témoignage sur l’implication bénévole

    benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
    Documentaire sur l’implication bénévole.
    -Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
    -Briser son isolement et celui d’autrui.
    -Découvrir de nouveaux amis.
    -Prendre part à la vie sociale et de quartier.
    -Une source de contact et d’échange.
    -L’acquisition de nouvelles connaissances.
    -Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
    S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

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    La neige artificielle est-elle blanche comme neige?

    La neige artificielle est-elle blanche comme neige?
    Benoît Lacroix – Agence Science-Presse

    Fabriquer le plus de neige possible en un minimum de temps. Voilà ce qui pourrait résumer le défi que se lance la majorité des quelque 80 stations de ski québécoises pour s’adapter aux changements climatiques. Afin d’y arriver, il faut plus de canons à neige, plus de tuyaux, plus d’eau et plus d’électricité. Selon Alexis Boyer-Lafontaine, de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ), les stations devront investir entre 80 et 100 M$ dans les technologies d’enneigement, durant les cinq prochaines années. Reste à savoir quel sera l’impact environnemental d’une telle avalanche de neige fabriquée!

    En effet, produire de la neige exige beaucoup d’eau et beaucoup d’énergie. Comme le remarque Charles Lavoie, président de Turbocristal, le seul fabricant canadien de canons à neige, nous sommes face à un paradoxe. «Par notre mode de vie, nous produisons des gaz à effet de serre, qui causent des changements climatiques. Ces derniers nuisent à l’enneigement et nous remédions au problème en fabriquant de la neige. Cela nécessite de l’énergie et cause davantage de gaz à effet de serre!» Pour minimiser l’impact environnemental de la fabrication de neige, il suggère donc que les stations de ski s’équipent suffisamment, de manière à pouvoir produire le maximum de neige lorsqu’il fait froid, c’est-à-dire lorsque cela nécessite le moins d’énergie.

    Mais il n’y a pas que l’énergie qui pose problème. La demande en eau inquiète aussi. La station du mont Tremblant, par exemple, possède 1037 canons à neige et peut pomper jusqu’à 35 000 litres d’eau à la minute, ce qui équivaut à tirer la chasse d’eau environ 2 500 fois à la minute! Évidemment, toute cette eau doit provenir de quelque part. Elle est donc puisée dans les cours d’eau et les lacs situés près des stations. Et comme les niveaux d’eau sont souvent déjà très bas en hiver, il faut souvent créer des réserves d’eau, comme des lacs artificiels. Les débits réservés pour les stations de ski doivent toutefois être autorisés par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP). Ce dernier procède également à une évaluation sommaire de l’impact du prélèvement d’eau sur la faune aquatique.

    Une fois sur les pentes, toute cette eau transformée en neige a également des conséquences sur la nature. Mais cette fois, il est plus difficile de trouver des données. Normand Boulianne, du MDDEP constate que le ministère n’étudie pas la question. Par contre, le cas du mont Orford, en Estrie, a suscité des interrogations. À la direction régionale du ministère, le biologiste Richard Cooke a supervisé, de 2004 à 2006, une étudiante de l’Université de Sherbrooke, pour un projet de maîtrise en environnement, portant sur l’impact de l’enneigement artificiel sur l’écosystème du massif du mont Orford. L’étude a permis de mettre en évidence une érosion sévère des sols, une modification des cours d’eau qui reçoivent l’eau de la fonte, un taux de mortalité élevé des arbres et une atteinte à la faune aquatique des réserves d’eau. Anne-Sophie Demers, la chercheuse en question, recommande que les stations de ski limitent leur production de neige artificielle au maximum, en se concentrant sur deux périodes critiques: le début de la saison, moment où il est nécessaire d’assurer une couche de fond et lors des périodes de redoux, afin de réparer la surface skiable.

    Alors, toujours blanche, la neige artificielle? Il faudrait aussi ajouter aux risques à évaluer, celui des additifs, ajoutés à l’eau afin de faciliter la formation des flocons. Le Snomax est le produit le plus populaire. Il s’agit d’un concentré de protéines, produites par la bactérie Pseudomonas syringae. La protéine agit directement sur les molécules d’eau, les orientant de façon à accélérer le processus de cristallisation. Il est principalement utilisé lorsque la température extérieure est trop élevée. Le produit permet d’augmenter de 1 à 2 degré celsius la température à partir de laquelle il est possible de fabriquer de la neige. Ainsi, il est possible de produire de la neige plus tôt en saison, ce qui permet de garantir l’ouverture des stations pour la période des fêtes, par exemple. Les études actuelles sur l’impact écologique du Snomax sont trop peu nombreuses et ne concluent pas à des effets importants sur l’environnement. Le produit est malgré tout interdit en Allemagne et à quelques autres endroits dans le monde. Au Québec, il est encore largement utilisé.

    Toutes ces considérations écologiques vous donnent le tournis ? Vous pouvez toujours vous élancer sur les quelques pistes de neige naturelle qui subsistent. Quelques centres de ski, dont le Valinoüet, au Saguenay, offrent encore une couverture naturelle à 100 % grâce à une généreuse contribution de dame Nature. Et pour les plus téméraires, la tendance est au télémark et au ski de haute route. S’ouvre alors de nouveaux horizons d’une virginale blancheur, mais, comme le souligne Louis Sirois, amateur de télémark, «pour être le premier à tracer sa ligne, il faut être prêt à investir l’effort.» Les remontées mécaniques sont alors absentes et c’est avec des peaux de phoque (maintenant faites de matière synthétique) accrochées aux skis, que l’on grimpe la montagne. Les destinations sont multiples: les Chic-Chocs, en Gaspésie, le mont Ham, dans les Cantons-de-l’Est, Le Massif, dans Charlevoix, qui offre cette année la possibilité de grimper le mont à Liguori, et plusieurs autres endroits secrets, bien gardés des nombreux passionnés de pentes blanches…

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    Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

    operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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    Y a-t-il moins de neige que dans le bon vieux temps?

    Y a-t-il moins de neige que dans le bon vieux temps?
    Benoît Lacroix – Agence Science-Presse

    Nous avons tous l’impression qu’il y avait plus de neige quand nous étions petits, que les tempêtes étaient plus violentes et que les bancs de neige étaient plus hauts. Nous nous souvenons tous de voitures ensevelies et de mille autres anecdotes. Mais que dit la science? L’avenir du ski est-il réellement menacé par les changements climatiques?

    Si l’on se fie aux données historiques d’enneigement fournies par Environnement Canada, ce n’est pas seulement parce que nous étions petits que l’épaisseur de neige nous semblait plus importante qu’aujourd’hui. En effet, il apparaît que tout le Canada a connu, au cours du 20e siècle, une plus grande couverture neigeuse aux alentours du milieu des années 70. Le manteau neigeux s’est ensuite aminci de façon importante durant les années 80 et 90. Toutefois, les variations annuelles sont considérables et elles ne sont pas dues aux changements climatiques, mais plutôt au déplacement naturel des nuages dans l’atmosphère.

    Alors, quel est l’effet des changements climatiques? Ross Brown, climatologue pour Environnement Canada, travaillant présentement pour le consortium Ouranos, dédié à l’étude des changements climatiques en Amérique du Nord, explique : «Quatorze modèles climatiques s’accordent sur deux grandes tendances: d’une part, la durée de la saison de neige va diminuer, d’autre part, la hauteur de neige va diminuer au sud du Québec et va augmenter ou demeurer stable au Nord du Québec.»

    Selon Bhawan Singh, professeur à l’Université de Montréal et co-auteur d’un rapport du groupe Ouranos, intitulé «Impact et adaptation aux changements climatiques pour les activités de ski et de golf et l’industrie touristique: le cas du Québec» et publié en 2006, les impacts des changements climatiques sur le ski se font déjà sentir. «L’année dernière, le sud du Québec n’avait même pas les conditions nécessaires pour fabriquer de la neige.» Le rapport de 2006 prévoit aussi que les impacts sur la durée de la saison de ski seront variables d’une région à l’autre du Québec, mais les régions de Montréal et des Cantons-de-l’Est seront le plus durement touchées. Pour cette dernière région, les prévisions sont de 67 à 90 jours pour la période 2010 à 2039 et de 36 à 68 jours pour la période 2040 à 2069. Malgré tout, comme le remarque avec joie Alexis Boyer-Lafontaine, de l’Association des stations de ski du Québec, «on a encore un hiver et cette année, c’est un départ canon!»

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    CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

    cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

    Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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    Une crise du verglas nommée El Niño

    Une crise du verglas nommée El Niño
    Odile Clerc – Agence Science-Presse

    La crise du verglas de 1998 reste un évènement traumatisant dans nos mémoires. Dix ans plus tard, sommes-nous sur le point de vivre à nouveau une telle catastrophe météorologique? Pascal Yacouvakis, météorologue à Radio-Canada et RDI qui avait couvert l’évènement météo en 1998 tient des propos rassurants… à court terme !

    Agence Science-Presse (ASP): Quels sont les risques de revivre cette année une crise du verglas comme celle de l‘hiver 1998?

    Pascal Yacouvakis (PY): Aucun. Nous assistons cette année à un comportement inverse des phénomènes qui ont provoqué la crise du verglas en 1998. Un courant d’eau froide remonte vers le Pacifique, c’est La Niña, la sœur «inverse» d’El Niño. C’est ce qui crée cette vague de froid que nous connaissons. Nous sommes bien au-dessous des normes saisonnières de ces 10 à 15 dernières années.

    ASP: Quelles sont les conditions particulières pour qu’une crise de verglas comme celle de 1998 se produise?

    PY: En 1998, on a assisté au Niño du siècle! Une semaine de pluie verglaçante par vagues successives avec orages, du jamais vu! D’ailleurs si les poteaux à haute tension se sont effondrés sous le poids de la glace, c’est qu’on avait dépassé le scénario du pire ! Le responsable de cette catastrophe, c’est le courant El Niño, ce courant d’eau chaude dans la région pacifique équatoriale, qui était particulièrement puissant cette année-là!

    ASP: À l’avenir, devons-nous craindre des crises plus fréquentes de verglas ou d’autres évènements météorologiques d’ampleur exceptionnelle du fait du réchauffement climatique?

    PY: Les scientifiques ont des avis controversés sur la question. Avec le réchauffement planétaire, la température des océans augmente et, comme leur influence est considérable — ils représentent les trois quarts de la surface du globe — on peut imaginer que des phénomènes tels qu’un Niño extrême se produisent à nouveau. Mais précisément, on ne sait pas encore très bien comment tout cela fonctionne. Les recherches sont en cours.

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    funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

    Le livre est disponible au coût de 10,00$.
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    La vie serait plus fertile dans les zones tempérées

    La vie serait plus fertile dans les zones tempérées

    (Agence Science-Presse) – Où les nouvelles espèces d’oiseaux et d’animaux voient-elles le jour sur la planète? Surtout sous les Tropiques? C’est ce qu’on pourrait croire. Après tout, la moitié des organismes vivants connus sur Terre y habitent. Mais les nouvelles espèces animales préfèrent naître au frais dans les régions tempérées.

    Pendant plus d’un siècle, les chercheurs ont cru que les nouvelles espèces apparaissaient surtout sous les Tropiques et que la naissance de nouveaux organismes vivants était rare près des Pôles. Mais une nouvelle étude affirme le contraire. Les nouvelles espèces choisiraient plus fréquemment les hautes latitudes. Par contre, les nouveaux venus disparaissent parfois si rapidement que les scientifiques n’ont pas toujours le temps de les observer.

    Un événement prédispose généralement l’apparition d’une nouvelle espèce de plante ou d’animal. La population se divise, deux groupes se forment, prennent chacun leur chemin et s’adaptent de façon unique à leur environnement au cours des temps. La barrière n’est pas nécessairement physique. Ainsi, un changement climatique aurait permis l’apparition de l’ours polaire qui s’est différencié du grizzly, il y a à peu près 300,000 ans. Le climat peut favoriser la création d’espèces mais peut aussi en éliminer. Des environnements arides entraînent la disparation des animaux qui n’arrivent pas à s’adapter. En étudiant, ces phénomènes, les zoologistes Jason Weir et Dolph Shlluter de l’Université de Colombie Britannique, à Vancouver, au Canada, ont voulu savoir où la spéciation était la plus importante sur la planète.

    Ils étudièrent 309 paires d’oiseaux et de mammifères génétiquement cousins qui partageaient un ancêtre commun. Les analyses de l’ADN de ces animaux permirent de constater que les oiseaux et les mammifères qui vivent près de l’Équateur se sont majoritairement distingués d’un ancêtre commun il y a plus de 3,4 millions d’années. Par contre, ceux qui habitent près des Pôles sont apparus il y a moins d’un million d’années. Selon ces découvertes, plus de nouvelles espèces seraient nées récemment sous les hautes latitudes que sous les Tropiques.

    Les biologistes ont toujours cru que les températures près de l’Équateur étaient favorables à la spéciation. Mais les conditions clémentes de ce milieu auraient simplement favorisé une longue vie aux espèces qui y vivent. Au contraire, les conditions climatiques difficiles près des Pôles auraient mis fin à plusieurs des nouvelles espèces qui y sont nées, créant l’illusion d’une spéciation moins importante.

    http://sciencenow.sciencemag.org/cgi/content/full/2007/315/2

    Textes sur l’Environnement et commentaires du rédacteur sur l’Environnement

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    couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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