Léa du Ste-Cath en tournée en Floride

Jacqueries Part1 de Jacob Niedzwiecki

Après Toronto, Miami

Raymond Viger  Dossiers Bistro le Ste-CathRestaurant

spectacle danse tournée danseuse show event restaurant restoPour les habitués du Bistro le Ste-Cath, Léa qui a su vous accueillir si chaleureusement, nous quitte jusqu’au milieu février.

Une tournée de 3 semaines à Miami pour le spectacle de danse Jacqueries Part.1 de Jacob Niedzwiecki dans le cadre d’un festival multimédia.

Le spectacle de danse avait déjà été présenté au Festival SummerWork à Toronto en août dernier.

Comment refuser un billet d’avion pour Miami quand il fait -25 au Québec? Comment refuser une tournée quand on aime passionnément la danse?

De Hochelaga-Maisonneuve à Miami en passant par Toronto, Léa nous quitte pour mieux nous revenir! Félicitations Léa pour cette tournée américaine. Ramène-nous un peu de soleil et de chaleur.

Bistro le Ste-Cath

4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

Pour ne pas manquer les nouveautés, inscrivez-vous à notre info-lettre sur le site http://www.le-ste-cath.com ou encore programmation 2015

Merci d’inviter Le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: Bistro le Ste-Cath.

Bistro le Ste-Cath

drapeau-l-ste-cathUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

VOS COMMENTAIRES SUR Tournée de danse en Floride pour Léa

Formation sur la distribution d’un magazine avec Magazine Canada (CMPA)

Formation sur la distribution d’un magazine avec Magazine Canada (CMPA)

Je suis présentement à l’aéroport de Dorval (Pierre-Élliot Trudeau pour la nouvelle génération). J’attends mon vol pour Toronto. Cinq jours de formation avec Magazine Canada pour parler distribution.

Je m’attendais de mettre en ligne directement à l’aéroport mon billet. La dernière fois que j’ai pris l’avion, il y avait des zones avec un réseau sans fil pour les ordinateurs. Je tente de me brancher. Surprise! Le système qui était gratuit est maintenant payant. Je veux vérifier les frais. Dans les règles on me parle qu’il y aura des frais, mais on ne me les détaillent pas. Je n’aime pas avoir un compte ouvert sans savoir dans quoi je m’embarque. Je décide donc de faire mes billets sans pouvoir les mettre en ligne en direct. Zut de zut! Moi qui avait le goût de faire du direct aujourd’hui. Je suis donc obligé d’enregistrer mes billets et tenter de les mettre en ligne quand je serais rendu à Toronto.

Formation de Magazine Canada

La formation se donne en anglais. C’est bien, cela fait 9 ans que je n’ai pas eu l’occasion de pratiquer mon anglais. Cela date de 2000, lorsque j’ai pris ma retraite de mes interventions avec les Inuits dans le Grand Nord Québécois avec l’Université McGill.

Je n’ai pas vraiment d’attente pour cette formation. La spécificité de notre magazine fait que rarement les trucs conventionnels des autres magazines ne puissent s’appliquer pour nous. Je suis tout de même convaincu que je vais en revenir avec une série d’idées qui aura mérité que je fasse ce voyage.

Cinq jours d’absence de l’organisme est une belle occasion pour pratiquer les différents départements de l’organisme à développer leur autonomie. Pendant ce temps, je ne cacherais pas qu’une formation, un congrès ou un colloque, ce sont de vraies vacances pour moi. Pas de téléphone, pas d’ordinateur et pas 36 personnes qui me parlent en même temps. Ma seule crainte dans un tel contexte est de m’endormir partout, incapable de me stimuler. C’est la triste réalité de mon poste de travail au sein de l’organisme. Je suis toujours sous l’effet de l’adrénaline. Ça tient réveiller, ça stimule la créativité et c’est très productif. Mais quand l’adrénaline tombe, je tombe.

Fini de tergiverser. L’agent de bord va débuter l’embarquement. Faudrait quand même pas que je manque mon vol parce que je suis accroc à mon ordinateur.

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UNIVERSITÉ POUR LA PAIX 2e partie

UNIVERSITÉ POUR LA PAIX

(2e partie) Murielle Chatelier

<VLUU L830  / Samsung L830> L’importance de vivre dans un monde en paix, voilà ce qu’on enseigne à l’Université pour la Paix.  Au terme de cet apprentissage, la seule arme dont disposent les étudiants pour éviter et résoudre les conflits, c’est leur diplôme.

À l’Université pour la Paix, on croit fermement que les jeunes de toutes les cultures du monde devraient partager le même idéal pacifiste. C’est dans cette optique que, depuis le début des années 2000, l’établissement recrute ses étudiants aux quatre coins de la planète. «Si les jeunes du monde entier partagent la même vision du respect des droits humains et s’engagent à participer à un développement durable, nous pouvons espérer vivre dans un monde plus harmonieux», estime le recteur de l’Université pour la Paix, M. John J. Maresca.

Chaque année, le nombre d’admissions dans cette université augmente. «L’intérêt pour ce type d’apprentissage croît de façon fulgurante», assure le recteur. L’Université pour la Paix est la seule institution affiliée à l’Organisation des Nations Unies (ONU) autorisée à décerner des diplômes d’études supérieures sur la paix et sur la résolution de conflits.

Depuis 2003, plus de 45 Canadiens ont suivi un programme sur la paix. «Nous sommes très fiers que tous ces jeunes Canadiens soient venus étudier chez nous, déclare M. Maresca. Leur pays nous a tellement soutenus dans nos efforts.» Les rapports privilégiés entre l’Université pour la Paix et le Canada devaient d’ailleurs aboutir par l’implantation du premier programme universitaire à l’extérieur du campus de Costa Rica. Un projet qui n’a pas pu voir le jour, freiné par un processus trop long (voir encadré à la fin de l’article).

D’étudiants à promoteurs de la paix

Les diplômés de l’Université pour la Paix sont formés pour devenir des leaders qui peuvent changer le monde. Nombre d’entre eux occupent des postes clés et sont amenés à combattre les conflits, la violence et les inégalités sociales. «Nos leaders ne deviendront pas tous des premiers ministres, dit M. Maresca avec une pointe d’humour. Un leader est avant tout quelqu’un qui sait ce qui est bien, et qui fait tout pour s’assurer que ses actions vont dans ce sens.»

La Canadienne Lauren Jones est l’une de ces leaders. Diplômée de la promotion 2006 en Loi internationale et droits humains, elle a mis sur pied son propre organisme à but non lucratif, P for Peace. Sa mission est d’éveiller une conscience sociale sur les problèmes qui touchent les droits des prisonniers et de promouvoir la prévention du crime chez les jeunes à travers le développement social.

«Apprendre d’une variété de professeurs hautement qualifiés tout en côtoyant des étudiants qui partagent une vision commune de la paix est l’expérience de toute une vie, se réjouit-elle. L’Université pour la Paix m’a inculquée la croyance que la paix existe et, plus important encore, qu’on peut espérer vivre dans un monde soucieux des droits humains dans un avenir proche.»

Le Kényan Dan Juma, diplômé de la promotion 2006 dans le même programme que Laura Jones, est très actif sur la scène internationale depuis la fin de ses études. À titre d’expert, il a été invité à commenter le conflit qui sévit au Kenya sur les ondes du réseau anglais de Radio-Canada, CBC. Toujours au même titre, il a participé à la Conférence mondiale sur la prévention du génocide, tenue du 11 au 13 octobre 2007 à l’Université McGill.

«Une éducation basée sur la paix est essentielle, estime M. Maresca. Nos étudiants font face à leurs défis avec courage, et avec ce qu’ils ont appris à l’Université pour la Paix.» La majorité des diplômés travaillent au sein d’organisations non gouvernementales (ONG), tandis que d’autres sont employés par l’ONU ou deviennent enseignant. À une échelle plus individuelle, les promoteurs de la paix rencontrent les mêmes défis quotidiens que tout citoyen soucieux de vivre dans une société d’égalitaire et pacifique.

Une brochette d’enseignants

Tout comme les étudiants admis à l’Université pour la Paix, le personnel enseignant sur place en permanence vient des  4 coins du monde: Égypte, Suisse, Salvador, Pérou, France… Leurs expériences distinctes font d’eux des ressources diversifiées dans un environnement des plus multiculturels. Toute une richesse pour les étudiants qui seront amenés à analyser les conflits de nombreux pays dans le cadre de leurs fonctions.

Les personnalités internationales qui se déplacent pour enseigner pendant de courtes périodes à l’Université pour la Paix sont des experts dans leur domaine. Plusieurs Canadiens figurent sur cette liste, dont le Dr Gerald Caplan, un analyste et activiste politique mondialement reconnu. Il se spécialise notamment dans les questions africaines, particulièrement celles portant sur les génocides. Titulaire d’un doctorat en histoire africaine, il est l’auteur du rapport très médiatisé: Rwanda, The Preventable Genocide (Rwanda, le génocide qu’on pouvait éviter).

Main dans la main avec l’ONU

Bien que l’Université pour la Paix ait vécu des années difficiles, l’ONU a reconnu ses importants progrès et a demandé un renforcement de leur coopération en 2006. Une résolution a été adoptée: «Avec les efforts accomplis pour revitaliser et pour renforcer l’Université pour la Paix elle est aujourd’hui, plus que jamais, un centre international spécialisé dans l’éducation, la formation et la recherche sur toutes les questions liées à la paix et aux conflits».

Pour rester en dehors de toute lutte politique et pour conserver sa vocation strictement académique, l’Université pour la Paix a été dotée d’une charte et s’assure de son indépendance financière vis-à-vis de l’ONU. Il n’en demeure pas moins qu’à la base, les programmes dispensés par l’Université pour la Paix sont inspirés par la culture de cette organisation mondiale et l’Université pour la Paix cherche à soutenir les mêmes objectifs. Dans son dépliant publicitaire, l’établissement indique que «l’Université pour la Paix est un membre de la famille onusienne» et se réjouit de bénéficier d’une liberté d’action.

Programmes accessibles à tous

En plus d’offrir à ses étudiants des programmes qui mènent à l’obtention d’une maîtrise, l’Université pour la Paix offre aux organismes des ateliers et des formations de courte durée sur la paix et sur la résolution de conflits. À travers les écoles du monde, l’Université pour la Paix met à la disposition des enseignants du matériel pédagogique. Toute personne intéressée peut aussi suivre une formation à distance ou se procurer une série de livres sur la paix.

L’une des missions de l’Université pour la Paix est de rendre son enseignement accessible à tous. L’Université pour la Paix est présente à l’étranger grâce à ses bureaux de Genève, New York et Addisabeba, en Éthiopie. Des centres d’activités académiques et de recherche sont aussi affiliés à l’Université pour la Paix en Serbie, en Colombie et en Uruguay.

L’Université pour la Paix au Canada

«L’ONU nous a donné le mandat de diffuser notre enseignement à travers le monde, conclut le recteur de l’Université pour la Paix. Nous croyons qu’à défaut de pouvoir le faire pour l’humanité entière, notre devoir est au moins de rejoindre tous les jeunes qui s’intéressent à ce type d’apprentissage, peu importent les frontières.»

Le Centre international de l’Université pour la Paix à Toronto a fermé ses portes le 28 novembre 2006, après 15 mois d’exploitation. L’Université pour la Paix prévoyait d’offrir deux programmes de maîtrise dont une partie des cours serait dispensée en Ontario et l’autre, au Costa Rica. Après avoir suivi les procédures déterminées par la Commission d’évaluation de la qualité de l’éducation postsecondaire (PEQAB) pour implanter ces programmes, l’Université pour la Paix n’a pas pu atteindre ses objectifs dans les délais fixés. Les fonds alloués par le gouvernement canadien ne suffisaient pas et l’Université pour la Paix a suspendu ce projet.

Produit en collaboration avec le gouvernement du Canada par l’entremise de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

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Montréal – Ottawa

Montréal – Ottawa

Vancouver chapitre 4                         Dossier Ville de Vancouver, Francophonie

Bìn oui, je suis cheap. Des vacances avec des billets d’avion acheté avec des points aéroplan. C’est évident qu’avec Aéroplan, les vols directs sont assez rares. 2 arrêts pour se rendre à Vancouver. Le premier, après 12 minutes de vol, Ottawa. Le 2e arrêt, 55 minutes de vol, Toronto. Finalement, 5 heures de vol nous permettront d’atteindre Vancouver.

Parti à 10:00 ce matin de Pointe-aux-Trembles, je ne vais quitter Ottawa qu’à 15:00! Ça n’avance pas vite. On est en avion et on a mis 5 heures pour faire une distance qui aurait pris 1 heure trente en automobile! Mais ce n’est pas important, Danielle et moi sommes en vacances. On n’est pas pressé quand on est en vacances.

Pour le premier vol de 12 minutes, nous n’avons même pas eu le droit à des peanuts! Moi qui suis en régime de peanut depuis déjà un mois. Je fantasmais sur les quelques peanuts que j’espérais recevoir. Peut-être pour le prochain vol. Air Canada a 3 chances pour satisfaire mon goût de peanut.

Vous trouvez que je suis chiauleux et que quelques vulgaires peanuts ne méritent pas tant de place dans mon blogue. Écoutez, cela fait maintenant 3 heures que j’ai arrêté de fumer, je viens de manger un pointe de pizza et je n’ai pas de patch!!! Quelques peanut aurait été bonne pour me calmer les nerfs.

Bon on nous appelle pour l’embarquement. Direction Toronto. Je vous quitte momentanément et on se revoit plus tard.

Histoire complète sur le voyage à Vancouver.

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Le Café-Graffiti « ride again »

Le Café-Graffiti “ride again”

Dossier Graffiti, Hip Hop, Culture

Cela fait un certain temps que je ne vous ai pas parlé des jeunes du Café-Graffiti. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas des nouveautés à vous annoncer. C’est qu’il y en a trop, je ne sais plus par où commencer.

Animé par une culture urbaine et underground, le Hip Hop, les artistes du Café-Graffiti sont devenus des professionnels dans leur art. Entreprises, agences de communication, festivals internationaux, cinéma… tout le monde fait appel au Café-Graffiti pour avoir accès à des professionnels du Hip Hop.

Dans sa mission de création d’emploi et de réinsertion, le Café-Graffiti représente ces artistes maintenant devenus des professionnels, mais encadrent et soutient la relève, ceux qui seront les artistes de demain.

Que ce soit les vitrines des magasins Simon’s, l’Hôtel alt quartier Dix-30 à Brossard ou encore celui de Québec, l’aréna des Olympiques de Gatineau, les Francofolies, un décor de 10 000 pieds carré pour le Bal en Blanc, les magasins Oakley, la promotion de Volkswagon au Mont St-Anne ou encore celle au Lac Louise en Alberta, je ne réussis même pas à mettre bout-à-bout la liste de tous les contrats où les artistes urbains ont performés.

Vous pouvez voir plusieurs de leurs réalisations sur le site mis-à-jour du Café-Graffiti. J’en profite pour mentionner que l’organisme n’est pas subventionné. C’est à partir des abonnements à la revue Reflet de Société que nous pouvons continuer notre soutien aux jeunes. Pour la venue du printemps, le Café-Graffiti vous offre aussi un souvenir pour montrer votre soutien à la cause.

Rajout: pour la saison estivale, les artistes du Café-Graffiti se retrouveront en tournée à Vancouver, Calgary, Edmonton, Toronto et plusieurs autres villes canadiennes.

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

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Le gangster Rap

Le gangster Rap

Le rappeur américain 50 Cent sera à Québec aujourd’hui dimanche, à Montréal lundi et terminera sa tournée canadienne à Toronto. Ce rappeur, qui a été chef de gangs de rue a fait plusieurs séjours en prison pour deux tentatives de meurtres et possession d’armes. Lors de ses passages précédents, à Toronto il y avait eu une fusillade mortelle; à Montréal, un jeune a été atteint d’un projectile d’arme à feu.

Aux douanes, malgré son casier judiciaire et la violence qui le suit, il n’est pas embêté. Pourtant, Patricia Kaas avait déjà été empêché d’entrer au pays parce qu’elle avait un joint sur elle, des jeunes de Montréal n’avaient pu aller au Brésil pour une compétition internationale de graffiti parce qu’ils avaient un dossier pour des délits mineurs. Si 50 Cent avait été Canadien, jamais les États-Unis le laisseraient passer la frontière pour aller jouer chez eux. Comment se fait-il que le Canada laisse entrer des gens plus violents et plus criminalisés que les États-Unis?

50 Cent prône la violence et les armes. La scène Hip-Hop de Montréal dénonce le gangster rap et sa violence. Pourtant, lorsqu’un Américain comme 50 Cent vient chez nous, parce qu’il attire des foules, plusieurs de nos jeunes artistes se remettent en question.

Si les seuls gros spectacles que nous offrons à la culture Hip Hop sont sous la bannière du gangster rap, à la fin, nous enseignons à la culture que c’est le seul chemin pour gagner sa place d’artiste. Et c’est dommage. Très dommage. Parce que nous avons d’excellents artistes au Québec. Mais il faut leur laisser des espaces pour gagner leur célébrité.

J’attends les nouvelles de la tournée de 50 Cent. J’espère qu’il n’y aura aucune victime. Malgré tout, nous donnons un très mauvais exemple à notre jeunesse.

Papa rapper

Rap et gangster rap ne chantent plus la même rime

Textes sur les gangs de rue, sur le Hip Hop.

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Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html

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Isolement des francophones hors-Québec

Isolement des francophones hors-Québec

Dure réalité des jeunes de Windsor, en Ontario

Par Martin Ouellet        Dossier Francophonie

Windsor est une ville ontarienne qui a bien des choses en commun avec le petit village gaulois d’Astérix. En effet, cette petite communauté de francophones hors-Québec, reliée à Détroit par un pont, a une position de résistance de plus en plus difficile à défendre. Du 16 au 19 octobre 2002, le Festival franco-jeunesse de Windsor avait pour objectif de favoriser l’estime de soi des jeunes et leur présenter des mo-dèles de gens qui se développent et évoluent dans des milieux francophones.

De nombreuses activités dont des concerts, des ateliers d’illustration, de création littéraire, de vidéo, de gestion de projets, de croissance personnelle et d’arts visuels étaient au programme. Sarah Hall, artiste-peintre, et Jean Labourdette, graffiteur, ont fait partie des invités du centre communautaire. Ils sont allés rencontrer des élèves finissants de l’école secondaire Lessard pour échanger avec eux, les encourager à poursuivre leurs études en français et les aider à se valoriser à travers la création. Voici le portrait assez particulier de l’endroit qu’ils nous ont dépeint…

Style de vie

À Windsor, ne cherchez pas de films en français à l’affiche dans les cinémas ni de livres francophones dans les libraires, il n’y en a pas. La télévision et la musique parlent anglais aussi. La diversité ethnique est à peu près inexistante. À l’école secondaire Lessard, si les cours et les ateliers se déroulent en français, dès que la cloche sonne pour la pause, on n’entend que de l’English dans les corridors.

Le rythme de vie y est beaucoup plus strict. Chaque matin, on récite une prière en classe, suivie de l’hymne national du Canada et d’une minute de silence! «C’est comme si la vie s’arrêtait! Les retardataires n’osent même pas entrer en classe avant la fin de la minute de silence!», nous confie Jean. Les enseignants sont plus formels et rigides, plus centrés sur le rituel que sur la motivation et la passion des jeunes.

Les finissants du secondaire sont confrontés à un choix: poursuivre leurs études en anglais (à Ottawa, Toronto ou Détroit) ou s’exiler à Montréal pour continuer en français. Pourtant, ces jeunes n’ont pour la plupart jamais eu de contact avec Montréal, qui se situe à plus de dix heures en automobile.

Suicide et drogue

Cette communauté francophone n’a pas réussi à trouver la potion magique qui a fait la force des gaulois d’Astérix… La proportion de suicide chez les étudiants francophones est sensiblement plus élevée et la consommation de drogues est anormalement supérieure aussi.

L’ennemi numéro un: l’ennui. «Les jeunes passent leur temps à travailler dans une shop, à fumer du pot, à se battre, à traîner dans les restos 24 heures et à faire des cascades débiles comme dans l’émission Jackass.», nous dit Jean. «Ils n’ont rien à faire, ils regardent leurs parents démotivés, matérialistes, et ils se résignent à mener une vie sans ambition, comme eux autres.», ajoute Sarah.

Sans automobile, les jeunes restent cloîtrés, dépendants de leurs parents ou du transport en commun déficient. La routine, le manque de motivation et d’exemples positifs en font un milieu propice pour les drogues et la violence.

Immersion

Il existe un sentiment général de fatalité. Les jeunes préfèrent travailler chez un constructeur automobile que de continuer à s’ins-truire. Le travail s’effectue en anglais, que ce soit dans la ville de Windsor elle-même ou aux États-Unis, de l’autre côté du pont. Le travail bien rémunéré en usine procure un confort matériel, ce qui rend l’immersion tentante et plus facile.

Art et culture

Le défi était de taille pour arriver à faire participer ces étudiants réputés pour leur manque d’initiative et leur manque de motivation. Pourtant, les deux animateurs ont rapidement compris qu’il fallait créer un contexte moins formel, amener les jeunes à se sentir libres et créer un lien de respect mutuel, sans rapport d’autorité. «On a créé des circonstances favorables pour les aider à trouver la force du changement en eux-mêmes. On a réveillé une énergie dormante en eux.», explique Jean.

En attribuant les tâches selon les compétences et, après quelques notions techniques, les artistes ont amené les finissants à prendre la place qui leur revenait. Le thème de l’œuvre collective était l’estime de soi. «Ce qui m’a impressionnée, c’est de rencontrer des jeunes en crise et de leur faire réaliser qu’ils peuvent se prendre en main.», mentionne Sarah.

Les professeurs ont été étonnés de voir le travail artistique que Sarah et Jean ont réalisé avec leurs jeunes. Les finissants, perçus comme des délinquants, se sont montrés très responsables. Il n’y a eu aucun vol, pas un tag. «J’ai perdu mon cahier de sketches un moment donné, raconte Jean. Il m’a vite été rapporté. Ils nous ont même amené du café la deuxième journée!».

«Pendant le ramassage, il pleuvait et les jeunes étaient encore dans l’échafaud, à peinturer!», se souvient Sarah. Les animateurs ont prodigué conseils et énergie, aidant les élèves à prendre conscience à quel point les arts et le processus de création peuvent être valorisants, porteurs de réflexion. «On leur a laissé des canettes pour qu’ils puissent continuer leur œuvre et on les a incités à négocier avec leurs profs pour obtenir un mur, un espace de liberté pour créer. On a semé des graines, on espère qu’elles vont pousser…», s’interroge Jean.

«Un lien s’est créé entre nous. On leur a apporté quelque chose, mais eux aussi, en retour, nous ont donné beaucoup: de la gratitude, des remerciements. C’était vraiment enrichissant», conclut Sarah.

Quel message pour les jeunes de Windsor?

Quand je lui demande ses souhaits pour les jeunes de Windsor, Sarah répond spontanément: «Soyez fiers d’être franco-ontariens! Si vous restez à Windsor, essayez d’influencer votre milieu. Si vous vous en allez, partez découvrir autre chose et revenez pour enrichir votre milieu de votre expérience. Vous êtes la relève, ne l’oubliez pas!».

Quant à Jean, il recommande la prise de pouvoir: «Reconnaissez vos talents, vos forces, vos intérêts. Prenez contact avec votre propre personnalité et osez prendre des risques. Ne subissez pas l’avenir, revendiquez-le!».

Selon Charles Castonguay de l’Université d’Ottawa, après une étude de 30 années de statistique: «l’assimilation des francophones hors Québec progresse».

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