Steven Guilbeault, Laure Waridel et Roadsworth unis pour le climat

Steven Guilbeault, Laure Waridel et Roadsworth unis pour le climat

Dossier Équiterre

Montréal, 17 septembre 2009 – Steven Guilbeault, Roadsworth et Laure Waridel s’unissent pour le climat dans le cadre de la Journée en ville sans ma voiture 2009. Roadsworth, artiste de rue reconnu mondialement et co-porte-parole du concours Cocktail transport 2009 avec Steven Guilbeault, réalisera une grande peinture en direct, lors de la journée En ville sans ma voiture le 22 septembre prochain. De son côté, Laure Waridel, auteur et environnementaliste reconnue, donnera une grande conférence gratuite sur les transports durables à l’Université de Montréal, dès 11h30, pour changer le monde un geste à la fois en se déplaçant autrement.

«L’automne 2009 représente un moment clé en matière de changements climatiques avec le Sommet des Nations unies à Copenhague qui déterminera les suites du Protocole de Kyoto. Comme au Québec, les transports représentent la première source de gaz à effet de serre, Équiterre a voulu proposer une programmation dynamique dans le cadre de la journée En ville sans ma voiture et sensibiliser les Québécois aux impacts environnementaux de leurs déplacements», explique Sidney Ribaux, coordonnateur général d’Équiterre, qui sera sur place lors de l’événement du 22 septembre à Montréal. «Notre équipe participera aussi aux éditions de Trois-Rivières et de Joliette», ajoute-t-il.

Lancement d’une grande campagne de sensibilisation

Équiterre profite de cette journée internationale pour lancer la 6e édition de son concours Cocktail transport, en collaboration avec l’AMT. «Les changements climatiques représentent l’une des plus grandes menaces auxquelles fait face l’humanité», rappelle Steven Guilbeault. Dans une vidéo originale, le porte-parole d’Équiterre, en compagnie de Roadsworth, invite les citoyens à être engagés et créatifs pour le climat. «Équiterre propose aux citoyens de privilégier des transports écologiques comme le vélo, la marche, le transport collectif, le covoiturage et l’autopartage, et de devenir de vrais influenceurs», précise-t-il. «Le concours offre des outils concrets pour les aider et des prix destinés aux organisations et entreprises. Par exemple, le volet «employés motivés» les invite à sensibiliser leurs collègues et les guide dans une démarche visant à convaincre leurs employeurs de mettre en place des incitatifs en transport durable.

Art et créativité au service de l’environnement

Pour stimuler la créativité des citoyens et mettre en vedette un artiste engagé et fasciné par les paysages urbains  Équiterre a fait appel à Roadsworth. «J’ai toujours été préoccupé par la place de la voiture en ville. Depuis le début de ma carrière, je crée des œuvres pour permettre aux piétons et aux cyclistes de se réapproprier la rue et pour faire réfléchir les automobilistes», explique l’artiste, impatient de voir les concepts que soumettront les citoyens dans le cadre du volet Création photos & vidéos. La toile qu’il réalisera en direct le 22 septembre sera exposée ensuite au Centre Eaton, où aura d’ailleurs lieu la performance en cas de pluie.

Le concours offre la chance aux participants de gagner de nombreux prix dont un an de transport écolo, une fin de semaine pour deux à l’Auberge de montagne des Chic-Chocs, trois nuits pour deux dans une tente Huttopia dans un des 14 parcs nationaux de la SEPAQ, 300$ de Parole citoyenne qui diffusera la vidéo gagnante sur son site, ainsi que des cartes BRANCHÉ du Musée d’art contemporain de Montréal. Trois façons de gagner: en répondant à une question liée à la vidéo en page d’accueil, en partageant une photo ou une vidéo originale ou en sensibilisant son milieu de travail. Il sera possible de voter pour les meilleures photos et vidéos reçues à partir du 4 novembre 2009 et de renouveler ses chances de gagner un an de transport écolo.

Équiterre remercie tous ses partenaires dans le cadre du concours, dont l’Agence métropolitaine de transport, la Société de transport de Montréal, le Groupe Pages jaunes, Cyberpresse et MétéoMédia.

Pour voir la vidéo et s’inscrire au concours
Pour les détails des activités d’Équiterre à la Journée En ville sans ma voiture

 

PUBLICITÉ

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Gouvernement du Quebec et changements climatiques

Gouvernement du Québec et changements climatiques

DOSSIER ÉQUITERRE

«Le gouvernement du Québec met en œuvre son plan d’action de façon systématique et avec sérieux, dans la majorité des cas. La redevance sur les hydrocarbures (taxe sur le carbone) est la pièce maîtresse qui permet au Québec d’avancer dans la lutte aux changements climatiques. Sans cette taxe, peu aurait pu être entrepris. Il faut noter les retards incompréhensibles dans le dossier de la réforme du nouveau code du bâtiment du Québec. Ce chantier est en cours depuis le début des années 1990.

Pour l’instant, le gouvernement s’est attaqué aux sources d’émissions de GES les plus faciles à encadrer et à restreindre. Dans bien des cas, cette tactique porte fruit.

Le gros du travail reste devant nous: c’est-à-dire le secteur des transports et de l’aménagement du territoire. C’est là qu’il faudra mettre les efforts des prochaines années. Au Québec, en 2009, on ne peut pas s’attaquer aux changements climatiques et proposer le projet Turcot, le parachèvement de l’autoroute 25 et la transformation de la rue Notre-Dame en autoroute.

Nous sommes encouragés par les récents propos de la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, qui semble avoir compris l’importance pour le Québec de l’enjeu de l’aménagement du territoire et la nécessité de mettre fin à l’étalement urbain. Elle devra maintenant passer de la parole aux actes.

Finalement, Equiterre tient à rappeler l’abandon récent, par le Premier ministre Charest, de son engagement de mettre en place avec l’Ontario un marché du carbone dès le 1er janvier 2010. Cet engagement avait été pris conjointement avec le Premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuinty, à l’été 2008. Les deux provinces ont indiqué, il y a deux semaines, qu’elles ne respecteraient plus cet échéancier. Equiterre souhaite que les deux provinces respectent cette fois leur engagement de créer ce marché du carbone en 2012», a réagi de Bonn Hugo Séguin, porte-parole d’Équiterre.

 

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,

La ministre Normandeau contre l’étalement urbain

La ministre Normandeau contre l’étalement urbain

DOSSIER ÉQUITERRE, Ville de Montréal

Québec, le 2 juin 2009 – Vivre en Ville et Équiterre sont agréablement surpris par les récentes déclarations de Mme Nathalie Normandeau, ministre des Affaires municipales, de la Métropole, des Régions et de l’Occupation du territoire, au sujet de l’aménagement des villes et de l’étalement urbain. Lorsqu’elle affirme que «la banlieue est un modèle dépassé» la Ministre identifie un enjeu fondamental pour notre société.

Changer l’urbanisme

«Mme Normandeau semble avoir compris l’ampleur du problème de notre forme urbaine et l’importance de se donner les moyens d’agir pour modifier nos pratiques et transformer notre occupation du territoire», salue Hugo Séguin, coordonnateur du dossier des choix collectifs d’Équiterre. Conduire les villes du Québec vers le développement durable passe par la prise de conscience que les modèles des dernières décennies, axés sur l’automobile dans un contexte d’abondance des ressources pétrolières, sont dépassés.

«Nathalie Normandeau semble manifester une bonne compréhension de la situation. Nous espérons qu’elle pourra faire souffler un vent de changement en matière d’urbanisme au Québec au cours des prochains mois», poursuit M. Séguin. Surtout que le vent est actuellement plutôt morose en ce domaine, avec les projets du MTQ de construction du pont de la 25, de l’autoroute urbaine Notre-Dame et de la réfection de l’échangeur Turcot.

Densité et étalement urbain

«Limiter l’étalement urbain et construire des milieux de vie attractifs, c’est un beau programme», se réjouit Alexandre Turgeon, président de Vivre en Ville, le regroupement québécois pour le développement urbain, rural et villageois viable. «On peut oser la densité à condition qu’elle soit de qualité. Des bâtiments verts et intelligents, des rues à échelle humaine, des quartiers mixtes où chaque mode de transport a sa place, avec la priorité aux piétons : c’est l’image que nous souhaitons pour le Québec de demain», précise-t-il.

Loi sur l’aménagement et l’urbanisme

Les deux groupes estiment que la réforme de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme (LAU) – actuellement en cours – est une excellente occasion de revoir les façons de planifier le développement des villes. Selon eux, il faut donner les moyens aux élus et aux urbanistes municipaux de favoriser des développements denses et mixtes, où les services sont accessibles à pied et où il devient possible de mettre en place un service de transport collectif efficace. La Loi doit soutenir le développement de collectivités viables: économie des ressources – y compris le territoire – et de l’énergie, et limitation des impacts environnementaux, notamment ceux liés au transport.

Les groupes insistent sur la nécessité que la nouvelle LAU reflète et soutienne les intentions affichées par Mme Normandeau. L’aboutissement de la refonte de la Loi étant prévu pour 2010, il reste peu de temps pour élargir le débat public autour de ce travail essentiel à l’évolution des collectivités québécoises vers un développement urbain durable.

Financement des villes

L’intention de la Ministre de s’occuper des enjeux de fiscalité municipale apparaît aussi comme un élément très positif. L’actuel mode de financement des villes, presque exclusivement basé sur la taxe foncière, a depuis longtemps montré ses limites. «La compétition que se livrent les villes pour attirer le développement sur leur territoire est un des moteurs perpétuant l’actuel modèle de développement», de préciser Hugo Séguin.

Transport en commun

Il est également intéressant de voir la Ministre saisir l’importance de diversifier l’offre en matière d’habitation au Québec. Il existe effectivement d’autres modèles que la tour de condo ou la maison unifamiliale dans les couronnes. D’ailleurs, le marché montre clairement une forte demande pour les multiplex bien localisés. «Il est temps de cesser de faire dire aux gens que l’on construit actuellement ce qu’ils demandent. Les quartiers qui prennent systématiquement le plus de valeur, année après année, sont ceux où les services sont accessibles à pied et bien desservis par les transports collectifs», d’expliquer M. Turgeon.

«Renforcer et revaloriser les quartiers existants est indispensable si le Québec veut protéger, autour des villes, les espaces naturels et les terres agricoles», rappelle M. Séguin. Ce qui passe par des investissements massifs dans le transport collectif. D’ailleurs, «la volonté de Mme Normandeau de faire du transport collectif la colonne vertébrale du développement urbain est une garantie de réussite», de conclure M. Turgeon.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Les environnementaux de l’Ouest

Les environnementaux de l’Ouest

Dossier Environnement.

(Agence Science-Presse) – La capitale de l’Oregon, Portland, n’est sûrement pas la destination favorite des Québécois qui vont visiter la côte du Pacifique. Mais elle dispose de mieux : elle domine depuis 2005 le classement des villes « vertes » des États-Unis.

Dans l’édition 2008, établie par Sustain Lane, un site web axé sur le développement durable, Portland devance San Francisco et Seattle, deux autres villes de la côte Ouest, suivies par Chicago et… New York! Le classement, nécessairement subjectif, entremêle des variables comme les transports en commun, la qualité de l’eau et de l’air, les édifices verts et les sources d’énergie utilisées (www.sustainlane.com/us-city-rankings/).

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

conte-illustre-enfant-jeune-ecrivain-livre-illustrationConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,

Isolement des francophones hors-Québec

Isolement des francophones hors-Québec

Dure réalité des jeunes de Windsor, en Ontario

Par Martin Ouellet        Dossier Francophonie

Windsor est une ville ontarienne qui a bien des choses en commun avec le petit village gaulois d’Astérix. En effet, cette petite communauté de francophones hors-Québec, reliée à Détroit par un pont, a une position de résistance de plus en plus difficile à défendre. Du 16 au 19 octobre 2002, le Festival franco-jeunesse de Windsor avait pour objectif de favoriser l’estime de soi des jeunes et leur présenter des mo-dèles de gens qui se développent et évoluent dans des milieux francophones.

De nombreuses activités dont des concerts, des ateliers d’illustration, de création littéraire, de vidéo, de gestion de projets, de croissance personnelle et d’arts visuels étaient au programme. Sarah Hall, artiste-peintre, et Jean Labourdette, graffiteur, ont fait partie des invités du centre communautaire. Ils sont allés rencontrer des élèves finissants de l’école secondaire Lessard pour échanger avec eux, les encourager à poursuivre leurs études en français et les aider à se valoriser à travers la création. Voici le portrait assez particulier de l’endroit qu’ils nous ont dépeint…

Style de vie

À Windsor, ne cherchez pas de films en français à l’affiche dans les cinémas ni de livres francophones dans les libraires, il n’y en a pas. La télévision et la musique parlent anglais aussi. La diversité ethnique est à peu près inexistante. À l’école secondaire Lessard, si les cours et les ateliers se déroulent en français, dès que la cloche sonne pour la pause, on n’entend que de l’English dans les corridors.

Le rythme de vie y est beaucoup plus strict. Chaque matin, on récite une prière en classe, suivie de l’hymne national du Canada et d’une minute de silence! «C’est comme si la vie s’arrêtait! Les retardataires n’osent même pas entrer en classe avant la fin de la minute de silence!», nous confie Jean. Les enseignants sont plus formels et rigides, plus centrés sur le rituel que sur la motivation et la passion des jeunes.

Les finissants du secondaire sont confrontés à un choix: poursuivre leurs études en anglais (à Ottawa, Toronto ou Détroit) ou s’exiler à Montréal pour continuer en français. Pourtant, ces jeunes n’ont pour la plupart jamais eu de contact avec Montréal, qui se situe à plus de dix heures en automobile.

Suicide et drogue

Cette communauté francophone n’a pas réussi à trouver la potion magique qui a fait la force des gaulois d’Astérix… La proportion de suicide chez les étudiants francophones est sensiblement plus élevée et la consommation de drogues est anormalement supérieure aussi.

L’ennemi numéro un: l’ennui. «Les jeunes passent leur temps à travailler dans une shop, à fumer du pot, à se battre, à traîner dans les restos 24 heures et à faire des cascades débiles comme dans l’émission Jackass.», nous dit Jean. «Ils n’ont rien à faire, ils regardent leurs parents démotivés, matérialistes, et ils se résignent à mener une vie sans ambition, comme eux autres.», ajoute Sarah.

Sans automobile, les jeunes restent cloîtrés, dépendants de leurs parents ou du transport en commun déficient. La routine, le manque de motivation et d’exemples positifs en font un milieu propice pour les drogues et la violence.

Immersion

Il existe un sentiment général de fatalité. Les jeunes préfèrent travailler chez un constructeur automobile que de continuer à s’ins-truire. Le travail s’effectue en anglais, que ce soit dans la ville de Windsor elle-même ou aux États-Unis, de l’autre côté du pont. Le travail bien rémunéré en usine procure un confort matériel, ce qui rend l’immersion tentante et plus facile.

Art et culture

Le défi était de taille pour arriver à faire participer ces étudiants réputés pour leur manque d’initiative et leur manque de motivation. Pourtant, les deux animateurs ont rapidement compris qu’il fallait créer un contexte moins formel, amener les jeunes à se sentir libres et créer un lien de respect mutuel, sans rapport d’autorité. «On a créé des circonstances favorables pour les aider à trouver la force du changement en eux-mêmes. On a réveillé une énergie dormante en eux.», explique Jean.

En attribuant les tâches selon les compétences et, après quelques notions techniques, les artistes ont amené les finissants à prendre la place qui leur revenait. Le thème de l’œuvre collective était l’estime de soi. «Ce qui m’a impressionnée, c’est de rencontrer des jeunes en crise et de leur faire réaliser qu’ils peuvent se prendre en main.», mentionne Sarah.

Les professeurs ont été étonnés de voir le travail artistique que Sarah et Jean ont réalisé avec leurs jeunes. Les finissants, perçus comme des délinquants, se sont montrés très responsables. Il n’y a eu aucun vol, pas un tag. «J’ai perdu mon cahier de sketches un moment donné, raconte Jean. Il m’a vite été rapporté. Ils nous ont même amené du café la deuxième journée!».

«Pendant le ramassage, il pleuvait et les jeunes étaient encore dans l’échafaud, à peinturer!», se souvient Sarah. Les animateurs ont prodigué conseils et énergie, aidant les élèves à prendre conscience à quel point les arts et le processus de création peuvent être valorisants, porteurs de réflexion. «On leur a laissé des canettes pour qu’ils puissent continuer leur œuvre et on les a incités à négocier avec leurs profs pour obtenir un mur, un espace de liberté pour créer. On a semé des graines, on espère qu’elles vont pousser…», s’interroge Jean.

«Un lien s’est créé entre nous. On leur a apporté quelque chose, mais eux aussi, en retour, nous ont donné beaucoup: de la gratitude, des remerciements. C’était vraiment enrichissant», conclut Sarah.

Quel message pour les jeunes de Windsor?

Quand je lui demande ses souhaits pour les jeunes de Windsor, Sarah répond spontanément: «Soyez fiers d’être franco-ontariens! Si vous restez à Windsor, essayez d’influencer votre milieu. Si vous vous en allez, partez découvrir autre chose et revenez pour enrichir votre milieu de votre expérience. Vous êtes la relève, ne l’oubliez pas!».

Quant à Jean, il recommande la prise de pouvoir: «Reconnaissez vos talents, vos forces, vos intérêts. Prenez contact avec votre propre personnalité et osez prendre des risques. Ne subissez pas l’avenir, revendiquez-le!».

Selon Charles Castonguay de l’Université d’Ottawa, après une étude de 30 années de statistique: «l’assimilation des francophones hors Québec progresse».

Autres textes sur la Francophonie

Éducation francophone dans l’Ouest du Canada

Éducation francophone en milieu anglophone. École Gabrielle Roy.

Éducation francophone en milieu anglophone. Écoles Rose-des-vents et Jules-Vernes.

Société francophone de Maillardville, bastion de la francophonie en Colombie-Britannique

La qualité du français dans la blogosphère

Meeting francophone. Le français est-il une maladie en voie d’extinction?

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

Le livre est disponible au coût de 10,00$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.