Photos urbaines

Photos urbaines

Intéressé par la photo? 24 Photos est un projet s’adressant aux jeunes qui vivent ou travaillent dans la rue. Dans des endroits comme le Café-Graffiti, vous pouvez vous procurer des appareils photos jetables. Le seul critère est d’avoir entre 15 et 35 ans. Chacun peut photographier ce qu’il veut, la seule limite, bien sûr, est d’éviter les images à caractère sexuel ou raciste.

Appareils photos au Café-Graffiti

Le fonctionnement est simple: venez chercher un appareil photo au Café-Graffiti, auprès d’Elodie. Prenez les 24 photos de la pellicule et rapporter le tout à Elodie. Une semaine plus tard, vous recevrez vos photos, qui pourront être publiée sur le site internet du projet. Le tout est entièrement gratuit.

Il n’y a pas de limite, vous pouvez photographier ce que vous voulez, ce que vous aimez, ce que vous voulez exprimer. A vos appareils!

www.24photos.org

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

VOS COMMENTAIRES SUR LA PHOTOGRAPHIE DE RUE

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show_image Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Santé mentale, l’itinérance et les ressources

Santé mentale, l’itinérance et les ressources

Dossier Santé mentale

À titre de travailleur de rue, j’accompagne une personne qui a plusieurs problématiques; maniaco-dépressif, alcoolique, toxicomane et suicidaire. Je réussis à amener la personne à accepter une évaluation psychiatrique à Louis H. Lafontaine. On refuse de suivre la personne. Elle est alcoolique et toxicomane. Qu’elle règle ces deux problèmes avec l’hôpital Maisonneuve-Rosemont et on verra ensuite pour le suivi psychiatrique. À l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, ils ne peuvent rien faire. Il faut commencer par Louis H. Lafontaine pour régler ses problèmes de santé mentale! J’ai fait la navette entre ces deux institutions pendant 6 mois avec une personne suicidaire que personne ne voulait. Elle a finalement été admise à Louis H. Lafontaine après qu’elle ait fait une tentative de suicide en passant à travers une fenêtre du deuxième étage!

Un jeune adolescent fait une tentative de suicide. Il se retrouve à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Dès que les symptomes physiques sont sous contrôles, on le laisse partir. Sans aucun suivi ou encadrement. Il pourra voir un psychiatre dans 6 à 9 mois! Pourtant les risques d’une deuxième tentative sont très grands à court terme.

Ce ne sont que deux exemples de ce que j’ai pu vivre vis-à-vis les institutions pouvant nous aider à accompagner des jeunes. En tant qu’intervenant, notre impuissance ne se vit pas seulement auprès de la personne que nous accompagnons, mais aussi avec les institutions qui devraient nous aider et appuyer notre démarche.

Mon expérience terrain m’amène à questionner notre système de santé. Nous avons trop de spécialistes et pas assez de généralistes. Un bon accompagnement commence par un généraliste, près du terrain, pouvant établir une relation avec la personne. Après avoir identifié les besoins et les ressources pouvant intervenir, ce généraliste doit pouvoir avoir ses portes d’entrée dans les différentes institutions. Les spécialistes ne devraient jamais être en charge de l’intervention, mais être un outil de soutien à ce généraliste. Le généraliste, souvent nommé travailleur de rue, devrait pouvoir accès à l’information concernant la personne aidée et faire parti d’un plan de suivi et d’encadrement.

Trop souvent j’ai fait admettre une personne dans une ressource et, sous le couvert du secret professionnel, on ne me donnait aucune information. Il est arrivé que je laisse mes coordonnés pour que je sois appelé si la personne quittait pour que je puisse l’acceuillir à sa sortie. Malheureusement, on la laissait sortir sans me prévenir avec des conséquences et des effets pervers qui ont mis ces gens en danger.

Notre système de santé a des ratés. Impersonnel, trop de procédures, pas assez de connaissance de la personne qu’on aide… Combien de fois j’aurais pu sauver de l’argent et du temps à tout le monde si l’expérience et la relation que j’avais de la personne suivi était écouté et tenu en compte.

Ce n’est pas un problème d’argent, c’est un problème de vision. Arrêtons de ne voir qu’un problème qui doit être soigné, mais tentons de voir un être humain qui a besoin d’un accompagnement global dans sa vie.

La santé, ça nous concerne tous et nous devrions tous pouvoir faire partie d’une solution globale.

Ville de Montréal et ses itinérants

Faux itinérants et détournements de fonds

Les marginaux, les régions et les ressources

autres textes sur le  suicide:

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Etienne Gervais au dela de la folie.

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Les réalités de l’autisme.

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École Irénée Lussier: Bricoler l’estime de soi

La rage du trop gentil

La dépression des jeunes

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Après les cours de formation professionnelle et sociale, maintenant la disparition des cours d’art!

Après les cours de formation professionnelle et sociale, maintenant la disparition des cours d’art!

Il fût une époque où nous avions des cours de religion et aussi de “bienséance”. Par la suite sont apparus l’enseignement moral et les cours de formation professionnelle et sociale, question d’aider les étudiants à devenir de bons citoyens respectueux de la société et de pouvoir mieux se positionner dans celle-ci.

Après avoir vécu cette évolution et ces changements dans l’appellation des cours, nous sommes maintenant arrivés dans une période moyennâgeuse de notre société. On vient de retirer les cours de formation professionnelle et sociale et le gouvernement s’apprête à faire de même avec les cours d’art!

Ayant eu moi-même débuté par une carrière en science, je suis d’accord que d’aider les jeunes à réussir en sciences puisse être important. Mais je ne peux accepter qu’on ne donne que des cours de science à l’école. Les jeunes ont besoin de cours pour forger leur réflexion sociale, pour s’exprimer, pour mieux se renseigner sur les différents sujets qui peuvent les toucher. En enlevant tous ces cours, je crois sincèrement que nous ne sommes pas prêts de faire diminuer le taux d’échec et de décrochage.

À titre de travailleur de rue, j’ai souvent croisé des jeunes marginalisés qui voulaient être artistes. Des jeunes sensibles et ouverts aux causes sociales. Ces jeunes ont décrochés parce que leurs parents, souvent des professionnels, voulaient qu’ils prennent la relève de l’entreprise familiale comme comptable, notaire, avocat et même comme politicien! Ces parents n’acceptaient pas le côté artistiques de leur enfant. Dan Bigras en est un bel exemple.

Sommes-nous à refaire le même scénario en enlevant tous ces cours?

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Le bénévolat, moteur d’action

Le bénévolat, moteur d’action

Raymond Viger vol. 13.6 août 2005

Un jeune se suicide. Son père n’accepte pas de voir que des jeunes souffrent et qu’il n’y a pas assez de ressources pour les aider. Il crée une association pour venir en aide aux jeunes. En moins d’une année, épuisé devant le travail que cela représente, il se suicide lui-même. Par respect pour ses proches, je garderai le nom de cet homme sous silence.

Tuerie à la Polytechnique. La sœur d’une des victimes part en croisade pour le contrôle des armes à feu. Pacte de suicide de deux fille, sur une voie ferrée, Rive-Sud de Montréal. La mère, Lise Mondor, crée une fondation pour faire de la prévention dans les écoles. Mélanie Cabay, une petite fille, est enlevée, agressée et retrouvée morte. Sa mère crée la fondation Mélanie Cabay, pour venir en aide aux parents et aux proches d’enlèvements. Le petit Daniel Durocher est tué lors d’une escarmouche entre deux bandes de motards rivales. Jusqu’à ce que la maladie l’emporte prématurément, sa mère tient à bout de bras une fondation pour venir en aide aux victimes des groupes criminalisés…

Des histoires comme celles-là, il y en a plus que l’on pense. Au Québec, le bénévolat aura été longtemps motivé par des convictions religieuses. Pour certains, il est une forme d’autothérapie pour faire le deuil d’un être cher, d’une situation injuste et que nous ne voulons pas voir arriver à d’autres. Pour plusieurs d’entre nous, le bénévolat est une question de survie, une façon de donner un sens à un événement traumatisant, un besoin viscéral de changer le monde dans lequel nous vivons.

À la suite d’une grande dépression qui m’a poussé vers deux tentatives de suicide, j’ai erré dans les rues de Montréal. J’ai tellement erré que je suis devenu travailleur de rue. En 1992, avec le père André Durand, nous étions deux bénévoles au Journal de la Rue à parcourir les rues de la province pour aider les jeunes marginalisés. Nos motivations étaient différentes, mais nous avons réussi à développer une complicité dans notre missionnariat.

Être bénévole, pour certains, ce n’est pas seulement donner du temps. C’est aussi mettre à contribution les équipements que l’on possède. C’est aussi, ponctuellement ou d’une façon permanente, refuser un salaire pour son travail, de façon à s’impliquer encore plus. Dans certains cas, il faut même payer pour faire du bénévolat. Une façon d’aider un jeune et d’aider l’organisme à poursuivre sa mission. Pour d’autres, le bénévolat devient un prétexte pour se rencontrer, échanger, éviter d’être seul à la maison.

Quelques grands bénévoles

Dans ce numéro, nous ferons découvrir quelques grands bénévoles du Québec. André Paradis de l’Estrie, un jeune bénévole de 76 ans. Laurent Pontbriand du Cap-de-la-Madeleine et sa bonne humeur contagieuse. Éléonore Mainguy, ancienne croupière qui dénonce les abus de Loto-Québec envers les joueurs. Ou encore les 50 ans d’implication de Louis-Phillipe Tremblay de St-Félicien. Des gens qui méritent qu’on écoute le message qu’ils ont à nous livrer et qu’on les soutienne dans leurs actions.

Le bénévolat est aussi important pour les gens qui le font que pour la société. Trop souvent, des bénévoles se brûlent à vouloir changer le monde. Parce que le changement demande du temps, de la patience, de la persévérance… De l’organisation aussi.

Des bénévoles sont prêts à faire des conférences dans les écoles auprès de jeunes. Il faut avoir une ligne téléphonique, répondre aux informations, trouver l’argent pour le transport, prendre une journée de congé (souvent pas payée) pour se rendre dans l’école… Beaucoup de temps de gestion. En plus, ce n’est pas facile pour un bénévole de dire non, de mettre ses limites.

Prenons le temps de soutenir les bénévoles qui se donnent corps et âme pour une société meilleure, de les aider à éviter le burnout, de définir avec eux les limites qu’ils doivent s’imposer. Reconnaissons le travail qu’ils font auprès des jeunes. Merci à vous tous pour votre engagement. Merci pour votre générosité.

C’est en informant et en sensibilisant les jeunes que nous allons réussir à changer le monde, à bâtir une société plus humaine, plus juste et plus équilibrée.

DVD pour la promotion du bénévolat

Le bénévolat, un tremplin pour le travail

Donner aux autres, apprendre sur soi

Les prisonniers de l’institut Leclerc remercient leurs bénévoles

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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