Déclaration des auteurs contre le travail gratuit

desk-1869579_960_720.jpgUnion des écrivains du Québec (UNEQ), le travail gratuit et le Coronavirus

Un débat sur le bénévolat demandé aux auteurs et aux artistes en cette période de crise et de confinement dû au Coronavirus.

https://raymondviger.wordpress.com/2020/04/08/union-des-ecrivains-du-quebec-uneq-le-travail-gratuit-et-le-coronavirus/

Autres textes sur Livres

Les coups de cœur de Stanley Péan

Les coups de cœur de Stanley Péan
Guillaume Brodeur, Volume 16 no 1. Octobre 2007

Entre deux réunions à titre de président de l’Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ) et la rédaction de multiples critiques littéraires, l’hyperactif Stanley Péan parvient quand même à «jaser livre» tout en s’amusant. Auteur prolifique, il partage sans retenue ses passions particulières. Au risque de froisser certains puristes…

En vrai Obélix de la lecture, Stanley Péan est tombé tout petit dans la bibliothèque de son père. Professeur de littérature installé à Jonquière, le paternel ne jure que par les grands classiques français. Le fils, lui, se passionne pour un genre snobé par l’élite: la science-fiction. «En tant qu’écrivain, mon style a surtout été influencé par l’école fantastique américaine. Les Bradbury, Matheson, Beaumont, Ellison…» Des auteurs qui n’ont pas toujours été reconnus à leur juste valeur.

Si l’on parle de littérature «dite sérieuse» – Péan déteste ségréguer les genres -, sa révélation a d’abord été L’Étranger d’Albert Camus. «C’est le livre fondamental pour moi, celui qui m’a fait dire « Je veux être écrivain ». L’Étranger, c’est pourtant un fait divers. L’histoire d’un banal fonctionnaire qui finit par commettre un meurtre et être condamné à la décapitation. Mais derrière, il y a toute une vision du monde exprimé par Camus, un de ces grands écrivains-philosophes des années 40.»

«Je venais de recevoir un choc, de découvrir des choses que je n’avais jamais perçues sur le monde qui nous entoure. La fonction même de la littérature selon moi.» D’ailleurs, Meursault, l’anti-héros du roman, continue toujours d’habiter Péan par son attitude frondeuse et rebelle face aux conventions sociales. «Nous avons forcément un rapport assez organique avec la littérature, car nous nous enfermons dans notre tête avec la parole de quelqu’un d’autre. J’ai encore un petit côté Meursault qui me joue des tours. Une certaine froideur, un détachement… Qui me permettent de prendre du recul.»

Le second livre-choc pour Stanley Péan a été La métamorphose de Kafka. Découragé par sa lecture, un collègue de classe lui résume l’histoire «plate» du roman : un gars qui se réveille un matin transformé en coquerelle, vit coquerelle et meurt coquerelle… Stanley s’emballe. «Quelle idée extraordinaire, quel humour! Lorsque le type réalise qu’il est devenu un insecte géant, son premier réflexe est de se dire « Merde! Qu’est-ce que mon patron va penser si j’arrive au travail comme ça? » Nous nageons dans l’absurdité la plus totale.»

Même la grande Anne Hébert a écrit deux romans fantastiques très noirs, voire d’horreur. «Chose que les critiques n’aiment pas admettre», souligne Péan, la jeune quarantaine. Il cite en exemple Les enfants du Sabbat, une histoire de possession où l’héroïne est une sorcière qui fait vraiment peur. «Anne Hébert demeure par ailleurs le plus grand écrivain québécois selon moi. Un sommet inégalé, tant pour sa poésie que pour ses romans. L’écriture de Kamouraska m’a littéralement charmé et envouté.»

Franc-tireur, Stanley déplore que la place de la littérature soit devenue marginale au pays. «Quand je vois le gouvernement Harper couper dans les programmes d’alphabétisation – ce qui n’est pas couper dans le gras -, je ne crois pas que ce soit une décision innocente pour un gouvernement qui investit autant dans son armée. Mais au-delà de la politique, on n’entend presque plus parler de littérature à la radio ou à la télé, sous prétexte que ça n’intéresse personne. On a une déresponsabilisation inacceptable face à la littérature et la lecture. S’il y avait un Jack Kérouac aujourd’hui, qui l’inviterait à son émission?»

De la suite dans les idées, Stanley appelle tous les citoyens à venir rencontrer les auteurs au prochain Salon du livre de Montréal. «Malgré son petit côté foire commerciale, on peut encore y entendre des tables rondes et de longues entrevues avec les écrivains. Un endroit d’échange exceptionnel.» Du 14 au 19 novembre au Palais des congrès.

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Écrivains, attention aux éditeurs frauduleux. Arnaque sur Internet!

Écrivains, attention aux éditeurs frauduleux. Arnaque sur Internet!

Martin Ouellet

Certains escrocs débordent d’imagination quand vient le temps d’inventer de nouvelles façons de soutirer de l’argent aux personnes naïves. Récemment, l’Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ) a fait circuler un communiqué de presse pour dénoncer une fraude dont sont victimes de nombreux écrivains, qui aspirent à publier une première œuvre littéraire. Et qui sont même prêts à tout, même à payer, pour réaliser leur rêve. Voici comment fonctionne l’arnaque en question…

Une société étrangère, le plus souvent française ou américaine, vous offre de publier votre premier livre. Cependant, vous devrez débourser entre 5 000 et 10 000$ pour couvrir différents frais, comme la révision du texte, la mise en page, la confection d’une page couverture, etc. Vous hésitez un peu, mais la société, qui ne possède pas d’autre adresse qu’une boîte postale, vous met l’eau à la bouche avec des pourcentages avantageux sur les ventes, mais uniquement sur les ventes en librairie… Vous signez, convaincu que votre chef-d’œuvre se vendra si bien que votre investissement sera vite récupéré.

C’est là que vos ennuis commencent. En effet, tel que stipulé dans votre contrat, vous toucherez des redevances sur les ventes en librairie. Mais, la société avec qui vous avez signé vend votre œuvre seulement sur son site électronique, en version papier ou en version électronique téléchargeable sans que vous touchiez une “cenne”! Pas un exemplaire vendu en librairie donc rien pour vous, tout pour eux!Vous vérifiez votre contrat pour chercher une porte de sortie. Votre contrat stipule qu’en cas de litige, la cause devra être entendue devant les tribunaux français. Oups! Ça coûte cher d’entreprendre des procédures judiciaires à l’étranger et comme vous n’êtes pas certain de récupérer votre investissement ni une compensation pour les dommages, vous baissez les bras. Vos bel-les ambitions littéraires viennent de partir en fumée…

Morale de cette histoire: l’UNEQ vous rappelle qu’il faut se méfier de quiconque vous demande de payer pour évaluer ou publier un ouvrage. Prenez le temps de consulter et de négocier. Si vous payez, vous devenez co-éditeur et augmentez ainsi votre marge de profit.

D’ailleurs, si cette pratique a cours dans le domaine de l’édition littéraire, ne doutez pas que des cas semblables se produisent entre galeries d’arts et artistes visuels, entre musiciens et producteurs de musique, etc. Il faut toujours rester vigilant face aux exploiteurs, qui profitent de l’ignorance des gens et de leur désir d’être reconnus dans leur domaine pour monter des beaux bateaux… des Titanic qui coûtent cher et coulent à pic! À noter que de plus en plus de sites québécois ont flairé la bonne affaire et commencent à imiter ces sociétés frauduleuses, alors méfiance! Ne signez aucun contrat sans consulter l’UNEQ ou un avocat.

Pour information: Pierre Lavoie (514) 849-8540 Me Daniel Payette (514) 282-5200

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
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