Suppléments d’antioxydants et exercice physique ne font pas bon ménage

Dossier Santé

Suppléments d’antioxydants et exercice physique ne font pas bon ménage

Kathleen Couillard

(Agence Science-Presse) – La popularité des antioxydants est en pleine explosion. On leur prête plusieurs bienfaits, dont la prévention du cancer, des maladies cardiaques, d’Alzheimer et de Parkinson. Toutefois, dans l’édition du 26 mai de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, des chercheurs allemands démontrent que ces molécules n’auraient pas que des effets positifs.

Les chercheurs ont en effet établi que la prise quotidienne de suppléments d’antioxydants comme les vitamines C et E annulait certains effets bénéfiques de l’exercice physique, dont entre autres la diminution de la résistance à l’insuline. Comme celle-ci est la principale cause du diabète de type 2 et que l’exercice physique est un aspect important du traitement de cette maladie, cela pourrait avoir des implications importantes pour les gens qui en sont atteints.

Lors d’une séance d’exercice physique, des radicaux libres, c’est-à-dire des molécules dérivées de l’oxygène, sont produits. Ceux-ci favorisent alors l’expression de gènes qui permettront de diminuer la résistance à l’insuline. Les antioxydants, par leur action sur les radicaux libres, bloqueraient le processus.

Des suppléments… superflus

Selon Charles Couillard, professeur au département des sciences des aliments et de nutrition de l’Université Laval et chercheur dans le domaine des antioxydants, cette étude ne remet pas vraiment en question l’importance de ceux-ci. Bien sûr, les radicaux libres produits temporairement lors de l’exercice physique sont utiles pour diminuer la résistance à l’insuline. Toutefois, leur présence de façon continuelle n’est pas souhaitable puisqu’ils ont plusieurs effets secondaires, entre autres la détérioration de l’ADN. La présence d’antioxydants dans notre alimentation est donc nécessaire pour empêcher leur accumulation.

Par ailleurs, il souligne que cette étude s’ajoute à plusieurs autres qui montrent que la prise de suppléments d’antioxydants n’a pas toujours les effets positifs escomptés. Par conséquent, il est préférable d’éviter les suppléments et d’adopter une alimentation saine et équilibrée jumelée à des séances d’exercice physique régulières pour demeurer en bonne santé.

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Caribous en danger

Caribous en danger

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) Le caribou pourrait devenir aussi symbolique que l’ours polaire pour illustrer les méfaits des changements climatiques. Adapté aux déserts arctiques, il doit maintenant survivre dans des environnements, où la neige et le verglas s’annoncent plus abondants qu’auparavant. Au risque de s’épuiser et de mourir de faim…

Un déclin méconnu

«Nous avons plus d’images d’ours polaire que de caribous alors que la population d’ours est stable, même si la perte des glaces s’avère préoccupante. Ce n’est pas le cas des populations de caribous majoritairement en déclin», soutient Marco Fiesta-Bianchet, professeur de biologie de l’Université Sherbrooke et l’un des chercheurs de Caribou Ungava.

Ce programme de recherche québécois réunissant des chercheurs des universités Laval et Sherbrooke et des spécialistes du Ministère des Ressources naturelles et de la faune du Québec se penchera sur la dynamique des populations et l’utilisation de l’espace des caribous migrateurs pour évaluer les effets du climat sur leur habitat.

Migrations difficiles

Les conséquences des changements climatiques modifieraient les conditions de déplacement des bêtes. «L’épaisseur de neige influence les conditions de migration. Si elle est importante, il leur faut alors plus d’énergie pour se déplacer, ce qui influence la santé des populations de caribous», explique le chercheur.

Les caribous parcouraient plus de 5 000 km lors de leur migration dans des conditions plus difficiles. Ainsi, leurs sites de mise bas se situeraient maintenant à plus de 100 km des anciens sites.

Les chercheurs suivront les déplacements de deux troupeaux, celui de la rivière George – qui accusait déjà un déclin de 50% entre 1993-2001 et celui de la rivière aux Feuilles — qui se porterait beaucoup mieux, sa population ayant même doublé depuis 1991. Ils recueilleront des données de densité, de localisation, de structure des populations et même de productivité des habitats.

 

Alerte aux caribous

Les caribous canadiens les plus en danger seraient des espèces sédentaires. Parmi elles, le caribou de la toundra (Rangifer tarandus groenlandicus), dont le statut est jugé préoccupant, et le caribou de Peary (Rangifer tarandus pearyi), une espèce jugée en voie de disparition. Pourtant, ces espèces ne figurent pas encore sur la liste des espèces en péril.

Et le gouvernement fédéral hésite encore à légiférer. «Nous avons pourtant d’excellentes données qui montrent le lien entre la perte d’habitat et le déclin des populations», clame le professeur Fiesta-Bianchet. Et là, le climat n’est pas à blâmer! L’homme constitue le principal responsable de ces pertes: construction de routes, exploitations forestières et industrielles, etc.

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Coupures dans les subventions de l’Observatoire du Mont Mégantic

Coupures dans les subventions de l’Observatoire du Mont-Mégantic

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Voilà une bien mauvaise manière de célébrer l’Année mondiale de l’astronomie. Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) supprime son soutien à l’Observatoire du Mont-Mégantic (OMM).

Avec une réduction radicale de son budget de fonctionnement dès cette année et la suppression totale de cette enveloppe, soit 325 000 $, l’an prochain, des jours sombres s’annoncent pour l’OMM.

«C’est 140 000 $ de moins pour 2009-2010, soit 40 % de notre budget de fonctionnement et plus rien du tout à compter de l’an prochain. La coupe de cette subvention par le CRSNG est une décision sans appel», explique Robert Lamontagne, directeur exécutif de l’OMM.

Le budget annuel de l’OMM s’élève à 600 000 $, grâce aussi au soutien de l’Université Laval, de l’Université de Montréal et du gouvernement du Québec à travers le Fond québécois de la recherche sur la nature et les technologies (FQRNT). La perte de la subvention du CRSNG coupe ainsi de moitié le budget de cet observatoire universitaire affectant directement les salaires du personnel.

Ces coupes mettent fin à un soutien fédéral vieux de 30 ans, soit depuis la création de l’OMM en 1978. Les détails de cette suppression restent à venir, mais découlent directement des coupes budgétaires du CRSNG, ainsi que d’un repositionnement au profit des organismes à caractère unique à l’échelle nationale ou internationale.

Une ressource régionale

L’OMM serait considéré aujourd’hui comme une ressource régionale. «Aucun critère ne tient compte de notre impact touristique exceptionnel et de notre rayonnement qui dépasse les frontières du Québec. Cette décision reflète le sous-financement chronique de la recherche au Canada», tranche Robert Lamontagne.

À la suite du budget 2009, le CRSNG a vu son financement diminué de 5 %. Ce qui se répercuterait au sein de nombreux programmes de subventions. «Ce programme d’appui aux ressources majeures est un des programmes directement affectés par les coupes, mais les chiffres ne sont pas publics», confirme Natasha Gauthier, conseillère principale des relations avec les médias du CRSNG.

L’OMM était jusqu’à présent l’un des seuls observatoires universitaires au pays à être subventionné par le fédéral. D’autres laboratoires universitaires risquent également d’être touchés. Les détails ne sont pas, pour l’instant, connus.

Le cas à part du Mont-Mégantic

L’Observatoire du Mont-Mégantic est unique dans l’est du Canada. Il possède l’un des télescopes les plus puissants au pays, forme de nombreux jeunes chercheurs et occupe également une place incontournable de promotion de l’astronomie auprès du grand public.

Plus de 300 000 visiteurs le fréquentent chaque année. Et en cette Année mondiale de l’astronomie, son programme est fort rempli. Les activités estivales seront maintenues, les répercussions risquant plutôt de se faire sentir à compter de l’automne.

«Nous sommes heureusement épaulés par les universités, mais il va falloir trouver une solution à long terme pour financer notre fonctionnement», relève le directeur exécutif. Avant de s’atteler à cette tâche, l’administration de l’OMM attend le rapport d’évaluation du CRSNG afin de mieux comprendre ces coupes budgétaires.

 

Pour en savoir plus

Site de l’Observatoire du Mont-Mégantic (OMM)

Communiqué du CRSNG sur le budget 2009

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Donner son corps à la science: l’ultime don de soi

Donner son corps à la science, l’ultime don de soi

Dossier vécu et préparé par Luc Dupont

(Agence Science-Presse) «Monsieur Dupont, c’est avec reconnaissance que nous vous faisons parvenir une carte de don de corps, accompagnée d’un dépliant explicatif. […] Veuillez prendre note que votre corps ne pourra être exposé dans un salon funéraire, car l’institution ira le chercher dans les 24 à 48 heures suivant votre décès.»

Dans le dépliant accompagnant cette lettre, envoyée par l’Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale, qui gère le service de don de corps à la science, on m’explique que mon corps, pour être accepté, doit satisfaire à certaines conditions précises: ne pas avoir été embaumé ou autopsié; ne pas avoir été déformé par la maladie; ne pas être celui d’une personne brûlée ou décédée d’une maladie infectieuse. J’apprends aussi qu’après son séjour en faculté, ma dépouille sera inhumée dans un cimetière, sans aucuns frais pour mes proches, ceux-ci ayant même droit à une cérémonie organisée par l’université, en l’honneur des familles des donneurs!

Ne me reste plus qu’à signer et à faire contresigner par deux témoins cette petite carte blanche et plastifiée qui atteste dès lors ma dernière volonté.

Cadavre «frais» ou «fixé»?

«C’est peut-être rare qu’on aille jusqu’à vous demander cela, Dr Désaulniers, mais est-il possible de connaître assez précisément les utilités pédagogiques qu’aura mon corps lorsqu’il se retrouvera entre les mains des jeunes médecins?» Chirurgien de formation et directeur de la division d’anatomie au département de chirurgie de la Faculté de médecine de l’Université Laval, M. Désaulniers a «vu neiger» et même beaucoup, puisque ses premières démonstrations sur cadavres, devant des étudiants, remontent déjà à plus de 20 ans. Il coordonne aujourd’hui la formation des jeunes médecins.

«On garde au laboratoire d’anatomie deux types de corps», dit-il. Le cadavre «frais» et le cadavre «fixé», chacun ayant des vertus pédagogiques différentes.

Le cadavre «fixé» est celui étant parvenu à la faculté dans les normes, c’est-à-dire sans aucune des détériorations biologiques qui disqualifient souvent les corps qu’on a tardé à réfrigérer au moment du décès. Dès son arrivée, le corps fait l’objet d’un processus d’embaumement spécial appelé «imbibition». Pendant trois à cinq mois, les chairs sont plongées dans le formol et le glycérol, deux substances de conservation qui «fixeront» les tissus, c’est-à-dire qui en retarderont la décomposition durant une période pouvant aller jusqu’à cinq ans. «Cette période correspond d’ailleurs au temps maximal d’utilisation des corps par la faculté, la moyenne étant de trois ans», précise le chirurgien. C’est dans cette longue durée de «vie utile» que réside l’immense avantage des cadavres «fixés» par rapport aux cadavres «frais».

Ceux-ci ayant été plus ou moins altérés, ils sont congelés dès leur arrivée à la faculté pour n’être ensuite décongelés – et utilisés – qu’une seule fois. «Ce qui qualifie cependant le cadavre “frais” aux yeux des formateurs et des étudiants, c’est qu’il donne au bout des doigts, un senti, une réaction physiologique se rapprochant assez d’un patient vivant.»

Le tableau de Rembrandt

Et à quel moment de leur formation les apprentis médecins touchent-ils à leur premier cadavre?

«Les étudiants accèdent graduellement aux corps», m’explique le scientifique. En première et en deuxième années, ils assistent, devant des chirurgiens-démonstrateurs, à des séances de dissection, en petits groupes de 8 à 10. «Et si vous me le demandez, je vous dirai que oui cette étape ressemble encore au fameux tableau “Leçon d’anatomie du docteur Tulp” de Rembrandt, qui traduisait si bien ce qui se passait dans les laboratoires du 17e siècle à l’Université de Paris ou de Bologne», raconte le chirurgien.

Ultime exercice de vulgarisation

«Vous me demandiez tantôt les utilités qu’aura votre corps? Eh bien, on peut estimer que chaque corps donné à la médecine aura été vu par 1 500 étudiants au moins. Et si chaque jeune praticien a bien pris soin de remettre en l’état les tissus après chaque séance (entre chaque utilisation, les corps retournent à leur bain de formol), chaque corps pourrait avoir servi, au total, plus de 100 fois.»

Bon… me voilà renseigné. Maintenant, faisons le compte: j’ai aujourd’hui 49 ans. Si j’atteins l’âge que me réserve mon espérance de vie et si mes proches respectent bien mes dernières volontés, bref si tout se passe bien, mon corps deviendra disponible pour sa première leçon d’anatomie dans plus ou moins 30 ans.

Choisir de donner mon corps comme vecteur d’apprentissage aux futurs médecins est, en quelque sorte, pour moi — et c’est ce qui m’a inspiré depuis le début — une opportunité magnifique de témoigner de ma reconnaissance aux nombreux médecins et scientifiques qui, durant toute ma carrière de journaliste, m’ont offert si généreusement temps, explications et patience. Et c’est aussi pour moi — pourquoi pas? — un ultime exercice de vulgarisation scientifique.

 Pour en savoir plus — Le don de corps à la science Selon M. Denis Borgia, responsable jusqu’en 2008 du service de don de corps au gouvernement du Québec, 511 dossiers de personnes décédées (qui avaient fait don de leur corps), furent traités en 2007. De ce nombre, 209 ont vu leur dépouille acceptée par les Facultés de médecine de la province.

Pour plus d’informations, visitez le site Santé et Services sociaux du gouvernement du Québec

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Femmes et science: difficile intégration

Femmes et science: difficile intégration

Isabelle Burgun
(Agence Science-Presse) – Les photographies des finissants, affichées sur les murs des corridors du département de physique de l’Université de Montréal, témoignent d’une constance observée depuis quelques années. Un diplômé sur cinq est une femme. Est-ce un indice de la place que voudraient prendre les femmes en sciences et génie?

Femmes et Polytechnique

À l’École Polytechnique, 22 % des inscriptions proviennent de femmes. Au baccalauréat en génie biomédical, que l’École lançait cette année, 63 % de la première cohorte sont des femmes. «Les femmes représentent seulement 11 % des ingénieures», nuance toutefois Annie Touchette. La conseillère principale du service des communications et du recrutement à l’École Polytechnique constate aussi une certaine constance dans les choix féminins, la santé en tête.

Cette tendance lourde – la faible représentation des femmes en science — n’est cependant pas à l’amélioration. Depuis huit ans, les inscriptions en sciences et génie dans les universités québécoises reculent: elles seraient même passées de 17 % à 12 % entre 1999 et 2007. «On se rend compte qu’on a toujours du mal à aller chercher les filles et à les garder en sciences et en génie. C’est peut-être le temps de passer à l’auto-évaluation de nos programmes: comment se fait-il que nous n’arrivons pas à les rejoindre?», se questionne Nadia Ghazzali, titulaire de la Chaire CRSNG-Industrielle Alliance pour les femmes en sciences et génie au Québec de l’Université Laval.

Victimes des stéréotypes

Dans un document préparé par Nadia Ghazzali, on peut y lire que subsiste encore une culture très «masculine» au sein du milieu du génie: «la grande conformité qui caractérise la culture présente dans le domaine du génie laisse peu de place aux contrastes que peuvent soulever les femmes, ce qui ajoute une difficulté supplémentaire à leur intégration.»

Parmi les autres facteurs qui peuvent décourager les femmes: des stéréotypes et des perceptions fausses alimentés par une méconnaissance du domaine. Puis, s’ajoute l’influence de l’environnement familial, du milieu scolaire et de la conciliation travail-famille.

«Le rôle de la famille et de l’école reste très important au moment des choix. Non seulement il faut que les parents encouragent les filles et les poussent à faire ce genre d’étude, mais il faut que les conseillers pédagogiques soient mieux informés sur les métiers possibles en génie. Il faut mieux leur faire connaître ces professions», pense-t-elle.

D’autant plus qu’ailleurs, la situation est différente. Revenant d’un séjour au Maroc où 50 % des étudiants des écoles d’ingénieurs sont des femmes, elle s’interroge: «Peut-être est-ce culturel? Là-bas, on les pousse à choisir des professions payantes et à faire tous les efforts pour y parvenir. Ces professions sont très valorisées.»

Ce que veulent les femmes

Si les femmes boudent les sciences, à qui la faute? Pas aux universités et aux autres milieux d’enseignement qui déploient de nombreux efforts pour donner le goût de la science aux femmes. Il existe au Québec deux Chaires de promotion de la science à l’intention des femmes — la Chaire Marianne-Mareschal de promotion du génie auprès des femmes et la Chaire CRSNG/Industrielle Alliance pour les femmes en sciences et en génie au Québec — et de nombreux programmes de sensibilisation : Les filles et les sciences, un duo électrisant!, Les Scientifines, Chapeau les filles! et le tout récent programme, IngénieurE, c’est possible!

Les carrières d’ingénieurs, de physiciens et de techniciens, plus récemment embrassées par les femmes, ne semblent pas les séduire malgré tous les efforts entrepris depuis près de 10 ans. «Bien que l’accès aux études scientifiques soit relativement en faveur des femmes, il demeure un problème d’intégration sur le marché du travail. C’est vrai particulièrement dans la progression vers des postes de gestion. Il est important que la société tout entière se mobilise pour faciliter cette intégration», tranche la jeune ingénieure en dynamique des structures à l’Agence spatiale canadienne, Marie-Josée Potvin, qui coordonne également le Comité des femmes en sciences, technologie et gestion de l’Agence spatiale canadienne. «Pour que les femmes se donnent des trucs et s’aident pour s’épanouir dans ce milieu encore très masculin», soutient-elle.

Autres références

Un aperçu sur les facteurs liés à la faible présence des femmes en sciences et en génie par Nadia Ghazzali de la Chaire CRSNG-Industrielle Alliance pour les femmes en sciences et génie au Québec, 2009

Chaire Marianne-Mareschal de promotion du génie auprès des femmes:

http://www.chairemm.polymtl.ca/nouveausite/index.php

Chaire CRSNG/Industrielle Alliance pour les femmes en sciences et en génie au Québec:

http://www.chaire-crsng-inal.fsg.ulaval.ca/

Les filles et les sciences, un duo électrisant!:

http://www.lesfillesetlessciences.ca/

Ingénieure, c’est possible :

http://www.oiq.qc.ca/etudiants/filles-de-genie/

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Cinq idees reçues sur l’évolution

Cinq idées reçues sur l’évolution

Julie Picard et Pascal Lapointe

(Agence Science-Presse) – Le créationnisme est tenace, et sous sa version moderne, appelée «dessein intelligent», plusieurs personnes jugent bien tentant d’y croire. Comment répliquer à ces arguments quand on n’est pas soi-même scientifique? Cyrille Barrette, biologiste à l’Université Laval, et qui a eu «l’honneur» de participer à des débats avec des créationnistes, nous fournit quelques pistes.

1. Religion et science sont incompatibles

Pour les créationnistes purs et durs, c’est un être supérieur qui a créé la Terre et les êtres humains sous leur forme actuelle, la preuve… c’est écrit dans la Bible!

Cyrille Barrette — Dit comme ça, c’est sûr que la science est incompatible avec la religion. Mais ça ne l’est pas si l’on considère ces textes sacrés comme des métaphores. Si l’on veut les utiliser au pied de la lettre, là, il y a une incompatibilité totale avec tout ce que la science nous enseigne.

2. La vie est tellement bien «fabriquée» que seul un Créateur peut être responsable. 

Certains insectes glissent sur l’eau alors que d’autres font des bonds incroyables. Et les oiseaux volent. Ces différences ne peuvent être dues au hasard.

CB – Premièrement, les biologistes sont tous d’accord pour dire que la vie n’est pas juste le produit du hasard. La sélection naturelle intervient aussi pour produire les adaptations. Ensuite, dire que c’est le Créateur qui a fait ceci ou cela, c’est un argument d’ignorance. C’est ce qu’on appelle «le Dieu bouche-trou»: il y a des trous dans nos connaissances — par exemple, on n’arrive pas à expliquer une adaptation en particulier — alors on fait une capitulation de la raison: on dit «c’est Dieu qui a fait ça».

3. Si nous avons évolué des singes, comment se fait-il qu’il y ait encore des singes?

CB – C’est une question difficile si on la prend telle quelle. Parce que posée de cette façon, cette question suppose que l’existence des singes avait un objectif; que l’objectif de l’évolution, ou de la vie, aurait été l’émergence de l’humain; donc, pour que l’humain émerge, il fallait qu’il y ait des singes avant, et puis avant les singes, des mammifères, et puis avant eux, des amphibiens, etc. Dans cette vision, c’est comme si chacune des étapes avait une mission à remplir: paver une partie du chemin qui devait mener éventuellement à l’humain, grande vedette de l’évolution.

Mais dans cette optique, on pourrait aussi se poser la même question pour les poissons: pourquoi sont-ils encore là? Ils ont donné naissance aux amphibiens, donc leur job n’est-elle pas terminée? Or, ce n’est pas du tout comme ça que ça se passe. Une espèce n’a pas pour «mission» de permettre l’émergence d’une autre espèce.

4. L’évolution est juste une théorie

CB – D’abord, il faut se défaire du sous-entendu péjoratif «c’est juste une théorie». Parce que dans le langage courant, on peut avoir toutes sortes de théories; on peut par exemple en avoir une pour expliquer pourquoi le Canadien a perdu hier soir. Mais c’est plutôt une opinion ou une spéculation. En science, ce qu’on appelle «théorie» est quelque chose de beaucoup plus solide. C’est une proposition qui explique un grand nombre de phénomènes, qui a été mise à l’épreuve, qui a résisté pendant des années aux objections. En ce sens, on peut dire que l’héliocentrisme — le Soleil au centre et la Terre qui tourne autour — est une théorie, mais c’est une théorie qui a tellement été testée que, finalement, on considère ces phénomènes comme des faits. Ce n’est pas «juste une théorie».

L’évolution est un fait qu’on peut observer: les espèces peuvent changer dans le temps et toutes les espèces ont des ancêtres, c’est-à-dire qu’elles ont émergé à partir d’ancêtres qui les ont précédés. Ce sont des faits qu’on peut observer.

5. Créationnisme et immoralité, même combat

Croire en l’évolution peut mener à la désintégration de la société, affirment certains créationnistes. Sachant qu’il doit se battre pour sa survie, l’homme devient de plus en plus égoïste et égocentrique. Tout ce qui compte, c’est que ses caractères génétiques passent à la postérité.

CB – Non seulement ça n’a aucun rapport, mais en plus, Darwin lui-même, dans ses écrits, s’est opposé catégoriquement à l’idée que ses explications biologiques puissent servir de modèles explicatifs pour les affaires humaines, la vie en société, la loi de la jungle, et tout ça. Darwin nous dit, «oui c’est ce qui se passe dans la nature, mais l’humain est autre chose que ça». L’humain est capable de transcender ça: c’est ce qu’on appelle la culture et la civilisation.

Pour écouter l’entrevue complète avec Cyrille Barrette :

www.sciencepresse.qc.ca/balado/jvpls050209.mp3

Stephen Harper, Évangélisme et créationnisme en politique.

théories anti-scientifique de Stephen Harper

Stephen Harper et l’avortement

 Stephen Harper et l’homosexualité

Lutte à la drogue: les Conservateurs contre la science

Est-ce que notre système politique met en danger la démocratie?

Stephen Harper et le social, 2 mondes étrangers

Vie sociale et politique

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Regain du shower de bebe

Regain du shower de bébé

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Rituel profane célébré depuis des décennies, le shower de bébé connaît une nouvelle vague de popularité. Après l’Amérique du Nord, il gagne l’Europe, la France en tête. Cette fête, rappelons-le, célèbre la future naissance d’un premier bébé et donne droit à un déluge de cadeaux!

«Je voulais connaître le sens profond du don dans un rituel profane comme celui-ci», explique Mandoline Langlois dont le mémoire de maîtrise porte sur le shower de bébé.

De couple à famille

Pour son étude, l’étudiante en ethnologie de l’Université Laval a suivi le déroulement de six d’entre eux dans la région des Cantons-de-l’Est. Familière de ce type de festivités, elle a découvert qu’il s’agit surtout de souligner le passage du couple au statut de famille.

La maman au centre de l’attention

Dérivé de «to show» (montrer), le shower permet aux amis et à la famille de venir constater l’état de la future maman. C’est aussi le prétexte pour arroser (de shower = douche) le jeune couple, mais surtout la maman, de présents.

Car tout au long de la journée, la maman sera au centre des célébrations. Placée littéralement devant les invités, toutes les attentions se dirigeront majoritairement vers son ventre rebondi.

«C’est très émouvant, on reçoit beaucoup d’amour en même temps. Tout le monde s’occupe de nous, on a un peu l’impression de retomber en enfance», confie la jeune femme qui a fait l’objet d’une telle célébration en février dernier, quelques mois avant la naissance de son premier bébé.

Cadeaux pour bébés

D’une durée d’environ trois heures, le shower de bébé démarre par l’accueil et les remerciements aux invités et se poursuit par différentes activités (jeux, devinettes, etc.) pour culminer avec le déballage de cadeaux. Car impossible d’imaginer un shower sans cadeaux. «C’est l’élément central», convient Mandoline Langlois.

Lors de cette journée, le jeune couple reçoit les éléments indispensables pour élever leur enfant à naître. Les grosses «pièces» — bassinette, chaise haute, etc. — viendront des mains des personnes les plus proches et de la famille. Parfois une liste permet aux invités de mieux choisir les objets manquants, comme pour les listes de baptême ou de mariage.

Remplacer la religion?

Alors que la religion recule dans les foyers québécois depuis des dizaines d’années, le shower de bébé remplace d’une certaine façon les présents que l’on recevait lors du baptême. «Ce rituel apporte une aide financière, mais témoigne aussi d’une appartenance sociale», relève Mandoline Langlois.

Il identifie un groupe, constitué à la fois de membres de la famille, d’amis et collègues proches, sur lequel le couple pourra compter dans ses premiers pas de jeune famille.

Pour information

Un site français sur le shower de bébé : http://www.babyshower.fr

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