Centre de Santé McGill et le site Glen

Investissements questionnables en Santé

Publicité inutile et déplacée

Dépenser en publicité au lieu d’investir dans la santé

Raymond Viger    Dossiers Santé

On dit que la Santé coûte de plus en plus cher. Mais certaines dépenses me questionne au plus haut niveau.

Deux grands panneaux routiers annoncent, dans l’est de Montréal, l’ouverture en 2015 du site Glen du Centre de Santé de l’université McGill.

Les questions qui tuent

Qui payent pour ces panneaux publicitaires?

Quel est la pertinence de ces panneaux?

Les importants coûts de ces panneaux publicitaires auraient-ils dus être mieux investi en matière de Santé?

Quel est la pertinence d’annoncer, dans l’est de Montréal, deux ans à l’avance, l’ouverture du site Glen dans l’ouest de la ville?

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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Campagne de vaccination Gardasil: Une controverse qui pique

Campagne de vaccination Gardasil

Une controverse qui pique

Lisa Melia  DOSSIER Vaccin Gardasil effets secondairesSexualité, Santé

Depuis septembre 2008, les jeunes Québécoises sont vaccinées en 4e année et en 3e secondaire contre le cancer du col de l’utérus. Or, plusieurs, dont des professionnels de la santé, remettent en cause le bien-fondé d’une campagne de vaccination qui a le soutien financier des gouvernements québécois et canadien.

vaccin-gardasil-effets-secondaires-vaccination-VPH-virus-du-papillome-humain Annabelle Morin avait 14 ans, vivait à Laval et était en parfaite santé. Le 24 octobre 2008, elle est sortie de sa chambre complètement perdue, incapable de parler ni de se souvenir de son nom ou de sa date de naissance. Ses parents s’inquiètent: «Ma première réaction a été de lui demander si elle avait pris des médicaments. On aurait dit une overdose. Ma fille ne prenait pas de drogues, mais, à 14 ans, on ne sait jamais», raconte Linda Morin, la mère d’Annabelle.

À l’hôpital, elle passe des tests et reste une nuit en observation. Les médecins concluent à une migraine basilaire (induisant des problèmes de coordination des mouvements). Ses parents doutent du diagnostic. La mère d’Annabelle insiste alors pour faire passer un scanner à sa fille, sans résultat concluant. Six semaines après, Annabelle rentre chez elle et va prendre son bain. Linda  Morin retrouve le corps sans vie de sa fille dans la baignoire trente minutes plus tard.

La première autopsie montre qu’elle ne s’est pas noyée, mais n’identifie pas la cause du décès. Les parents attendent encore la seconde autopsie. «Il ne s’est rien passé entre les deux incidents, explique sa mère. Quand je l’ai vue dans la baignoire, ça a été un choc.» Linda Morin a ensuite pris connaissance du retrait d’un lot de Gardasil en Espagne, en février dernier, suite au malaise de deux jeunes filles ayant reçu le vaccin contre le papillomavirus humain. Elle s’est renseignée et a appris qu’Annabelle avait été vaccinée à l’école. À partir de 14 ans, les élèves sont en effet libres d’accepter ou non un traitement médical, incluant la vaccination.

Les premiers troubles et la mort sont survenus à chaque fois deux semaines après l’administration d’une dose de vaccin. Janelle Marquis, l’infirmière qui a suivi la famille pendant plusieurs années, croit que le lien est plausible. Une réaction allergique suite à l’administration d’un vaccin peut prendre deux semaines avant d’atteindre son pic. «Je ne peux pas totalement exclure le vaccin comme cause du décès, mais je ne suis sûre de rien», dit pour sa part Linda Morin.

La famille d’Annabelle tente maintenant de prévenir les autres jeunes filles des dangers potentiels de la vaccination. Selon Mme Morin, celles qui auraient voulu refuser le vaccin ont été convaincues par les médecins et les infirmières scolaires de la nécessité de l’accepter.

Un virus qui fait peu de victimes

Le papillomavirus humain (PVH) est une maladie transmissible sexuellement (MTS) qui peut provoquer un cancer du col de l’utérus. Abby Lippman, chercheure au département d’épidémiologie de l’Université McGill, explique que le PVH est l’une des MTS qui s’attrapent le plus facilement: à peu près toutes les femmes ont été infectées au moins une fois. La probabilité d’être touchée par les souches de la maladie qui provoquent des cancers est cependant de moins de 3 %. De plus, cette infection est l’une de celles dont on guérit le plus facilement. «Dans 90 % des cas, même pour les formes les plus dangereuses, le système immunitaire élimine spontanément la maladie», explique Abby Lippman.

Le gynéco-oncologue Philippe Sauthier explique que le nombre de cancers du col de l’utérus est stable dans les pays développés, voire en baisse, grâce au frottis (test Pap), un examen gynécologique généralement pratiqué. Toutefois, une situation de pauvreté et un système immunitaire affaibli augmentent considérablement les risques que l’infection aboutisse à un cancer. «Le problème en est un de conditions socioéconomiques, explique-t-il. C’est le deuxième tueur dans le tiers-monde. Si l’on cessait tout ce qui existe maintenant, du vaccin au dépistage, il reviendrait au premier plan.» D’où l’intérêt du vaccin, car c’est le moyen de prévention susceptible de toucher le plus grand nombre de femmes.

Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes estime au contraire que le vaccin peut s’avérer nuisible car celles qui le reçoivent peuvent avoir un faux sentiment de sécurité. Les jeunes filles qui ont reçu une dose de Gardasil penseraient alors pouvoir cesser de se protéger lors de relations sexuelles. Or, le vaccin ne protège que contre 70 % des formes du virus pouvant causer un cancer et n’est d’aucune utilité contre d’autres MTS ou une grossesse non désirée.

Effets secondaires controversés

Par ailleurs, les effets secondaires du vaccin soulèvent des questions: un rapport du National Vaccine Information Center américain estime que plus de 5 000 vaccinées ont dû consulter en urgence à cause de troubles cardiaques, convulsions ou vertiges. À ce jour, 29 décès de jeunes filles dans le monde pourraient être reliés au Gardasil.

Jointe par Reflet de Société, Merck Frosst, la firme qui commercialise le vaccin, s’en tient à la décision de Santé Canada, en juillet 2006, d’autoriser le Gardasil et refuse de faire davantage de commentaires. «Que le vaccin entraîne des discussions et des controverses, c’est normal. Ça a été le cas pour tous les vaccins. Mais il n’y a pas d’effets secondaires graves», affirme Philippe Sauthier, qui est membre de l’Association des gynécologues du Québec, une organisation dont le «partenaire officiel» est la firme Merck Frosst. Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec appuie cette affirmation et rappelle que la décision de mener une campagne de vaccination n’a pas été prise à la légère mais dans un but de prévention.

Abby Lippman souligne la nécessité d’une «collecte de données fiables pour évaluer les risques liés au Gardasil». Elle estime que pour réduire la transmission du VPH, il faut considérer d’autres solutions que le vaccin et travailler sur la prévention et l’éducation sexuelle. «Le vaccin peut jouer un rôle, mais il ne peut pas être le seul acteur.»

Silence, on vaccine

Devant la caméra de Lina B. Moreco, réalisatrice du documentaire Silence, on vaccine (2008), plusieurs médecins s’interrogent sur les impacts négatifs potentiels des 48 doses de vaccins que reçoivent, avant l’âge de six ans, les enfants nord-américains. Des éléments chimiques comme le thimérosal et l’aluminium auraient des effets néfastes très importants sur la santé. Serge Rivest, chercheur au CHU de Québec, explique que la réponse à un vaccin est différente selon les personnes. Il faudrait donc prendre systématiquement en compte l’historique médical des vaccinés.

Lina B. Moreco ne rejette pas les aspects positifs de la vaccination mais met en garde contre la fermeture du milieu médical à reconnaître leurs dangers. Une situation accentuée par l’influence des firmes pharmaceutiques. Le député américain Dan Burton, qui a enquêté sur les vaccins, affirme que «c’est probablement le groupe de pression le plus puissant à Washington.»

Compagnies omniprésentes

La multinationale Merck Frosst, qui commercialise le Gardasil, dirige toute la chaîne d’informations, de la rémunération des experts à la tenue des colloques, selon Lina B. Moreco, et empêche les chercheurs indépendants de mener des recherches.

Ken Boessenkool, lobbyiste de Merck Frosst, est l’ancien conseiller à la santé du premier ministre canadien Stephen  Harper, dont le gouvernement a débloqué 300 millions de dollars pour la campagne de Gardasil. 70 millions$ ont été alloués au Québec. Pour Lina B. Moreco, les pharmaceutiques ont fabriqué une peur sociale de mourir si l’on n’a pas été vacciné, en plus de renvoyer une image d’irresponsable à ceux qui refusent un vaccin.

Reflet de Société, Vol. 17, No. 4, Juin/Juillet 2009, p. 22-23 

Autres textes sur Vaccin Gardasil effets secondaires

Gardasil condamné en France

Pas de sexe sans le vaccin Gardasil nous dit Québec!

Campagne de vaccination Gardasil; conséquences et effets secondaires

Victimes et conséquences de la vaccination au Gardasil.

Controverses sur la campagne de vaccination au Gardasil.

Ce texte est dédié à Juste un peu frustré qui avait écrit un billet sur la campagne de vaccination Gardasil. Ce billet m’en inspiré les deux billets dont les liens sont présentés ici. J’ai ensuite demandé à Lisa de préparer ce reportage. Connu sous le nom de La Félée, cette blogueuse d’expérience vient de fermer son blogue et nous n’aurons plus la chance de la lire.

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

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L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent “Le Choc des Cultures”. 25$

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La lutte à la fibrose kystique continue

Dossier Santé

La lutte à la fibrose kystique continue

Luc Dupont

(Agence Science-Presse) – L’année 2009 marque les 20 ans de la découverte du gène de la fibrose kystique. En août 1989, des scientifiques canadiens et américains, ayant à leur tête le docteur Lap-Chee Tsui, alors chercheur à l’Hôpital pour enfants de Toronto, s’inscrivaient dans l’histoire en identifiant, sur le chromosome 7, un bout d’ADN dont les altérations étaient directement liées à la présence de la maladie chez 79 % des personnes atteintes. Le médecin canadien et ses acolytes venaient ainsi de découvrir… le gène de la fibrose kystique!

Combattre la fibrose kystique par la science

Deux décennies plus tard, on est en droit de se demander si ce formidable break trough de la génétique a effectivement permis d’atteindre ce que l’on avait espéré, c’est-à-dire des avancées qui permettraient de rendre cette maladie curable. «Les bénéfices nés de cette découverte sont très clairs aujourd’hui, bien qu’ils ne soient pas venus de la manière dont on les attendait», répond André Cantin, pneumologue au Centre hospitalier de l’Université de Sherbrooke.

Ce qu’on attendait, c’est la mise au point de la technologie dite de la thérapie génique, devant permettre de remplacer le gène défectueux, à l’origine de la maladie, par un gène sain. Or cette approche, malgré d’intéressants développements, s’est avérée – et s’avère encore aujourd’hui — beaucoup plus ardue que prévu. En revanche, d’autres découvertes importantes, voire déterminantes, découlant aussi de la découverte du gène, sont survenues. Elles proviennent toutefois d’un autre champ de la recherche médicale: la biologie cellulaire et moléculaire. Cette discipline scientifique permet aujourd’hui d’espérer une thérapie plutôt centrée sur une «médicamentation» de la cellule, par l’intermédiaire d’une substance pharmacologique. Cependant, avant d’aborder ces faits nouveaux, petit retour en arrière…

 

Se noyer de l’intérieur

 

Décrite pour la première fois en 1930, cette maladie est caractérisée par une défectuosité majeure qui enraye le passage de l’eau et du sel au niveau des membranes des cellules épithéliales, notamment à l’intérieur des poumons. Cette déficience entraîne un mauvais fonctionnement sévère de différents organes tels les poumons, le système digestif, les intestins et le foie. Si rien n’est fait quotidiennement pour faciliter le travail de ces organes, ceux-ci s’encrassent en s’emplissant d’un mucus épais qui perturbe évidemment la respiration, la digestion et l’absorption des nutriments. En 1961, une personne atteinte de fibrose kystique voyait son espérance de vie fixée à 4 ans.

Des traitements ont toutefois été développés au cours du 20e siècle pour venir en aide à ces malades. La prise sous forme de pilules d’enzymes digestives, de même que le développement du «clapping», ce tapotement de la cage thoracique visant l’expectoration du mucus pulmonaire, en sont de bons exemples. Aussi, l’espérance de vie de ces malades n’a cessé d’augmenter pour atteindre en 1989 l’âge médian de 27 ans. Aujourd’hui, on parle même de 37 ans. La maladie demeure toutefois incurable, puisque les poumons soumis à de telles conditions se détériorent.

Nouvelles avenues thérapeutiques

La thérapie génique, qui était alors dans la mire des chercheurs, fit ensuite beaucoup parler d’elle. «On a réussi effectivement, par cette méthode, à traiter quelques cas d’ “enfants-bulles”, ces enfants atteints d’une maladie génétique qui les oblige à vivre coupés du monde, confinés à un espace aseptisé, à cause d’une déficience grave de leur système immunitaire», raconte le Dr Cantin. Mais des décès survenus dans la foulée de cette intervention firent ensuite beaucoup reculer la technologie, même si depuis quelque temps elle semble connaître des jours meilleurs. Mais fort heureusement pour les malades, il existait une autre avenue de traitement, qui commença alors sérieusement à prendre corps, du côté cette fois de la biologie cellulaire et moléculaire.

On s’est rendu compte en effet que le défaut génétique, que l’on scrutait alors «sous toutes ses coutures», offrait une marge de manœuvre que l’on n’avait pas soupçonnée jusque-là… «Le gène était altéré, mais d’une façon tel qu’il n’empêchait pas toujours le codage de la protéine», explique le spécialiste, la protéine étant cette substance produite par le gène, qui permet la réalisation de sa fonction.

En ajoutant à la cellule déficiente une substance «médicamenteuse» qui reste encore à identifier bien que les pistes sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses, plusieurs chercheurs croient qu’on pourrait faire en sorte que la défectuosité de la protéine soit «corrigée». Bref, protéinothérapie plutôt que génothérapie! «Les bénéfices que l’on peut attendre de ce côté-là sont très prometteurs, estime le Dr Cantin. Et à l’heure actuelle, on fait déjà des pas déterminants dans cette voie, notamment à l’Université McGill, de même qu’à celles de Sherbrooke et de Montréal.»

Le regard de Sarah sur sa maladie

 

Diagnostiquée à l’âge de 15 mois, donc quasiment en même temps que la découverte du gène, Sarah Dettmers, étudiante à l’Université Concordia, a perçu tout au long de sa vie le «bruit de fond» d’une recherche qui n’a jamais cessé de s’activer. Elle dit qu’elle n’a pas perdu confiance en la médecine, mais que parfois, avec d’autres malades, elle s’impatiente devant la lenteur du processus: «Mais qu’est-ce qu’ils font tous ces scientifiques, à la fin?», s’exclame-t-elle en riant. Elle fait cependant des efforts pour remettre les choses en perspective. «Pour avoir suivi, le temps d’un travail d’été, la vie d’une chercheuse en génie génétique et en microbiologie à l’Institut Armand-Frappier, j’ai été à même de constater à quel point chaque geste de la recherche demande son content d’effort.» Cela la conduit aujourd’hui à cette constatation lucide : «Quoiqu’il arrive dans les prochaines années, je serais bien contente si on était à tout le moins capable de baisser ma médication (actuellement 30 pilules par jour), ou encore de diminuer la longueur de mes traitements quotidiens d’expulsion du mucus (1.5 heure par jour). Et ça, c’est sans parler de mes deux séjours annuels à l’hôpital (deux semaines à chaque fois).»

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À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

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Le coeur selon la science

Le cœur selon la science

Sylvain Sarrazin

(Agence Science-Presse) – Ah, l’amour… on en parle parfois avec une petite gêne. Mais, à en croire certains scientifiques, c’est également une question de… gènes. Les plus récentes recherches «coup de cœur» sur ce mystère universel.

Recherche génétique

Le clin d’œil discret ou le petit compliment bien placé ont désormais un sérieux rival dans la gamme des outils de séduction. Son nom — MHC — est certes moins sexy. Mais il est efficace. Le Major Histocompatibility Complex est une région du génome humain agissant comme une tour de guet immunitaire, détectant infections et autres indésirables microscopiques. Or, d’après des recherches menées en Europe et aux États-Unis, un individu en quête de sa douce moitié serait aussi influencé par son MHC!

Les contraires s’attirent

Les résultats de leurs études étonnent! En effet, plus le patrimoine génétique des tourtereaux serait différent, plus grande serait la probabilité qu’ils se désirent. La raison? Le choix d’un conjoint muni de gènes complémentaires sur le plan immunitaire permettrait de transmettre aux enfants du couple une gamme plus large de récepteurs. Bref, un bouclier contre les infections plus large et plus efficace.

Difficile cependant de s’échanger une analyse de son MHC comme on se glisserait un numéro de téléphone (même si des entreprises américaines proposent ce nouveau service matrimonial!). C’est pourquoi chaque individu a la faculté d’émettre et de détecter des molécules odorantes — les phéromones — marquées de ce sceau génétique. Des chercheurs suédois de l’Université d’Uppsala sont arrivés aux mêmes conclusions : qui ne se ressemblent (génétiquement) s’assemblent!

Génétique et séduction en Afrique et aux USA

Pour aller plus loin, l’ethnobiologiste Raphaëlle Chaix et son équipe ont passé au crible le patrimoine génétique de couples issus de populations ciblées du Nigeria et des États-Unis. Mais, comme toujours, l’amour n’est pas si facile à dompter. Dans le premier cas, le MHC n’a pas vraiment joué les entremetteurs, tandis qu’il apparaît comme un élément crucial et systématique dans le second.

«Chez les Yorubas, en Afrique, nous avons remarqué que les membres du couple étaient plus similaires génétiquement, tant au niveau du génome entier qu’au niveau du MHC. Dans cette population, ce sont davantage les facteurs sociaux, comme les mariages entre cousins, qui déterminent le choix du conjoint», remarque la chercheuse. Par conséquent, si les barrières sociales sont peu rigides quant au choix du conjoint, l’importance du facteur MHC est donc mise en évidence.

À la lumière des travaux menés par d’autres scientifiques, il apparaît en effet que le rôle joué par la génétique n’est qu’une étincelle qui met le feu aux passions. Bref, vous avez le même indicatif, mais d’autres éléments décisifs, comme l’aspect physique, le vécu de l’individu ou son comportement viendront compléter le numéro gagnant.

Pilule d’amour

Pour ceux qui auraient encore foi en Cupidon, voici de quoi les faire fléchir. Larry Young, chercheur à l’université américaine d’Emory, croit en la possibilité de confectionner une pilule qui, dotée de l’hormone appropriée, pourrait provoquer une réaction chimique et stimuler les émotions amoureuses. Bref, un véritable élixir d’amour en capsule.

«Il y a une grande différence entre être amoureux et tomber amoureux, précise cependant Ariel Fenster, professeur de chimie à l’Université McGill. Quand on est avec un conjoint pendant longtemps, on a un sentiment de satisfaction, associé au niveau d’ocytocine.» Cette molécule agirait sur le sentiment d’attachement.  Donc, l’effet de cette fameuse pilule sur le taux d’ocytocine serait plutôt comparable à celui d’un antidépresseur. Une vraie roue de secours pour couples en panne.

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Bébé éprouvette et génétiquement modifié

Bébé éprouvette et génétiquement modifié

Fécondation in vitro (FIV)

Danny Raymond, Agence Science-Presse

L’anniversaire du premier bébé-éprouvette marque une percée historique. À l’époque, la fécondation d’un embryon à l’extérieur du corps humain semblait aussi saugrenue qu’irréaliste. Dans le milieu scientifique, l’importance de l’événement serait comparable à l’envoi du premier homme sur la Lune. Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour les couples infertiles!

Ce premier pas a commencé par la naissance de Louise Brown qui aura donné à la fécondation in vitro (FIV) un souffle insoupçonné. À un point tel qu’aujourd’hui, les progrès font miroiter des prodiges génétiques à notre portée: permettre la grossesse à 50 ans, prolonger l’espérance de vie des bébés à naître et, pourquoi pas, améliorer leur quotient intellectuel!

Science-fiction ou réalité?

Rassurez-vous: le bébé-éprouvette de l’avenir n’aura rien d’un cyborg. Si les percées en procréation assistée sont en apparence beaucoup moins spectaculaires, leur impact sur la vie des futurs bébés est impressionnant. À ce chapitre, l’Université McGill s’est démarquée en juin 2007, en en annonçant une première mondiale. Deux chercheurs ont donné naissance au premier bébé né d’un ovule arrivé à maturité et congelé en laboratoire. Les résultats ont été obtenus après avoir combiné deux techniques de procréation assistée : la maturation in vitro (MIV) et la cryoconservation (congélation). La nouvelle a fait le tour du monde.

Contrairement aux méthodes actuelles, le traitement par MIV ne requiert pas qu’une hormonothérapie soit administrée pour stimuler la production d’une grande quantité d’ovules matures en vue de leur prélèvement. Cette technique douce s’appuie sur des méthodes de procréation dites de cycle naturel et marque la tendance pour les prochaines années, soutient le Dr Jacques Kadoch, gynécologue-obstétricien à la clinique de fertilité OVO et professeur à l’Université de Montréal. Étonnamment, la technique nous ramène 30 ans en arrière. C’est la même technique qui a donné naissance à Louise Brown. Son avantage majeur permet surtout d’éviter l’hyperstimulation ovarienne, qui vise à produire le plus grand nombre possible d’embryons à féconder. De cette manière, on augmente les chances de réussite. Mais l’opération représente un cauchemar pour les couples, surtout les femmes, dont les impacts physiques, psychologiques et pécuniaires sont considérables. 

Mère à 65 ans

La technique en est à ses premiers pas, admettent les spécialistes de l’Université McGill. Cependant, le potentiel est énorme. D’ici quelques années à peine, les femmes atteintes d’un cancer, d’une maladie ovarienne ou qui échouent aux techniques de procréation traditionnelles pourront dorénavant envisager la grossesse. Voilà pour les bonnes nouvelles.

Or, la technique présente aussi un effet pervers. Pour plusieurs femmes, l’idée d’envisager la grossesse à un âge plus avancé est séduisante. Surtout pour les professionnelles ou celles qui retournent aux études, explique le Dr Kadoch. Aux États unis seulement, les grossesses de femmes âgées de 40 et 44 ans ont explosé de 70 % de 1991 à 2001. Présentement, les femmes âgées dans la cinquantaine ou celles qui approchent la ménopause ne sont pas admissibles à la conception par FIV, précise le spécialiste. Les risques pour la santé de la mère et du bébé sont trop importants. Une étude de l’Université de la Californie du Sud à Los Angeles et les données du Centre médical de l’Université de Boston le confirment. Les grossesses par FIV passées la quarantaine exposent la mère à des risques élevés d’obésité, d’hypertension artérielle et de maladies chroniques (diabète de grossesse, la prééclampsie, entre autres).

Bébé génétiquement modifié

Les manipulations génétiques promettent l’arrivée prochaine de nouvelles approches révolutionnaires, prédit Dr Jacques Bissonnette, directeur de la clinique de fertilité OVO. À l’aide du dépistage préimplantatoire (DPI), par exemple, on est déjà capable d’identifier des embryons marqués par des tares génétiques comme l’anémie ou la Trisomie 21, souligne le spécialiste. « D’une manière encore plus poussée, on pourra créer des cellules souches au niveau embryonnaire capable de ralentir le vieillissement, de prévenir la maladie d’Alzheimer, le diabète ou même d’autres maladies dégénératives. »

Mais attention à l’eugénisme, prévient le docteur. Il n’est pas question de créer l’humain parfait. Pour lui, les percées génétiques réussiront d’abord à faire passer le taux de réussite des grossesses par FIV de 30 % à 100 %. Un point de vue partagé par le Dr François Desrosiers, directeur de laboratoire de FIV et dépistage à Procrea Cliniques. « Les découvertes en génétique visent essentiellement à sélectionner le meilleur embryon et ainsi éviter les complications liées aux grossesses multiples. En même temps, poursuit-il, les recherches nous permettent d’identifier plus rapidement les déficiences génétiques et les maladies héréditaires, comme la dystrophie musculaire ou des pathologies sanguines. »

Maman est une vache!

En janvier dernier, une équipe anglaise de l’Université de Newcastle a créé un embryon hybride mi-animal, mi-humain. Le clone qui répond du nom cybrid remplacera les cellules souches d’un embryon humain dans le traitement des maladies neurodégénératives, comme l’Alzheimer, la sclérose en plaques, etc. Aussi, les scientifiques misent sur leur potentiel à régénérer les tissus de la peau et d’autres types de cellules dans l’organisme. Les cybrids sont obtenus par la même technique de clonage à l’origine de Dolly la chèvre.

Bébé ordinateur?

L’éprouvette serait sur le point d’être remplacée par un microprocessus de la taille d’une puce électronique. Une équipe de chercheur de l’Université de Tokyo développe une puce capable de reproduire la fonction de l’utérus. Les spécialistes ont franchi la première étape dans la création d’un utérus entièrement autonome. Les ovules et les spermatozoïdes y seraient fécondés à une extrémité pour ressortir en embryon à l’autre. À quand un bébé-Ipod?

Bébé nain sur demande

Des couples atteints de nanisme ont recours au diagnostic préimplantatoire (DPI) pour choisir un embryon qui leur ressemble. Une équipe du Centre de politique publique et de génétique de l’Université étasunienne John Hopkins a passé en revue 190 cliniques de DPI. Les conclusions sont gênantes, puisque 3 % des parents en font la demande. La volonté de garder les gènes défectueux dans la famille toucherait aussi les parents malentendants. En 2002, le Washington Post Magazine rapportait une histoire inusitée. Un couple de lesbiennes sourdes du Maryland ont délibérément sollicité le sperme d’un donneur sourd. Né en 2001, l’enfant est pratiquement sourd et ses parents ont préféré ne pas lui faire porter d’appareil auditif, soutient l’article.

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Pacte de suicide entre 2 femmes sur Internet

Pacte de suicide entre 2 femmes sur Internet

Dossier Suicide

Deux jeunes femmes suicidaires qui ne se connaissent pas font des recherches pour trouver des moyens pour se suicider. À partir d’un site Internet, elles prennent contact ensemble, se rencontrent et planifient leur suicide. Samedi le 20 septembre, l’événement tragique est complété.

Je reçois un commentaire d’Emy sur l’un de mes billets intitulé «Comment se suicider. Moyens pour se suicider»:

Après avoir terminé de lire l’article de journal Le détective, paru le 1er octobre en page 24 et 25, je viens vous rendre visite. Ces deux pages vous concernent. Le procureur de la République, ainsi qu’un Colonel de la gendarmerie ont évoqué la fermeture prochaine du site Internet par le biais duquel les jeunes femmes se sont rencontrées. Il s’agit de la jeune Hassina (sous le pseudo de Sina08) et d’une autre appelée Anne… Après s’être rencontrées sur ce forum, elles se sont toutes deux données rendez-vous pour mettre un point final à leurs vies.

J’ai été ébranlé par cette nouvelle. J’ai demandé à une amie Française, Christine, de me faire parvenir l’article en question qui n’était pas disponible sur l’Internet. À la lecture de l’article, nous pouvons voir des commentaires laissés par Sina 08 sur mon billet.

En faisant des recherches, ma conjointe Danielle a pu retracer plusieurs articles décrivant les événements. Pour n’en référer que quelques uns: L’Union, Le Post, Le Figaro, L’Express.fr, 20minutes.fr, France2.fr, Libestrasbourg

Je ne vous cacherais pas que de lire tous ces articles, en faire la référence et essayer de démêler toute l’histoire n’est pas chose évidente pour moi. Il ne faut pas oublier que l’organisme communautaire pour lequel je m’investis m’occupe déjà 7 jours semaines.

Je ne pourrais pas, dans un seul billet, tout commenter. Je commencerais par offrir mes plus sincères condoléances aux proches et amis d’Hassina (sous le pseudo de Sina08) et Anne. Perdre un proche est souffrant, le perdre par suicide, encore plus.

Dans les articles il est question de sites Internet incitant les gens à se suicider et ayant permis une rencontre entre Hassina et Anne pour faire un pacte de suicide. Il est vrai qu’Hassina est venu partager sa détresse sur mon site, et ce, jusqu’au 26 juin. Mais aucune trace de Anne et aucun échange ne permettant une rencontre.

Maintenant, allons plus loin dans la réflexion. Est-ce que mon billet et ses commentaires sont des incitatifs au suicide? Pourquoi l’avoir intitulé «Comment se suicider. Moyens pour se suicider»?

936375_59181267 Si une personne suicidaire cherche une ressource pour l’aider, un organisme de prévention du suicide, elle va les trouver. Si une personne suicidaire cherche des moyens pour se suicider, où va-t-elle aboutir? Sur des forums valorisant le suicide. Des sites pour lui fournir des moyens pour se suicider et peut-être même la motiver à passer à l’acte.

J’ai décidé de faire de la prévention du suicide auprès des gens qui cherchent des moyens pour se suicider. En leur offrant un billet avec le titre qu’ils cherchent. Mais ils y trouverons quelque chose de différents les ressources pouvant les aider et les soutenir, autant par téléphone que par Internet et ce, pour plusieurs pays.

Si ces gens ont besoin de s’exprimer, ils pourront laisser un commentaire et ils recevront une réponse. Une réponse pour tenter de les soutenir dans leurs démarches, les référer aux ressources pouvant les aider, dans une recherche pour trouver des gens de confiance à qui s’ouvrir et exprimer leur détresse. Le billet n’a pas été écrit pour valoriser le suicide, mais participer à sa prévention.

Est-ce que j’ai les qualifications pour le faire?  Pour ceux qui ont besoin de justifications scolaires et professionnelles, depuis maintenant plus de 16 ans que je suis un intervenant de crise auprès de personnes suicidaires. J’ai intervenu dans différentes communautés, différentes cultures, différentes l395948_3969angues. J’ai enseigné pendant 5 ans l’intervention de crise à l’Université McGill et été intervenant pour plusieurs institutions. Le suicide est ma première spécialité suivi par l’intervention  auprès de personnes toxicomanes et aussi de joueurs compulsifs. J’ai pris ma retraite en 2000 pour mieux m’investir dans un organisme communautaire. Au-delà de toutes ces justifications, j’ai développé ma sensibilité à intervenir auprès des personnes suicidaires parce que plusieurs personnes proches se sont suicidés et que j’ai moi-même fait 2 tentatives de suicide.

En 2003, nous avons commencé à offrir des textes de prévention et de sensibilisation sur l’Internet avec des forums de discussions pour des sujets tels que suicide, drogue, prostitution, gang de rue, jeu compulsif… Ces lieux permettent à tous et chacun de prendre sa place et d’exprimer ce qu’il vit et de trouver les ressources pouvant l’aider et le réconfort d’une écoute anonyme. Sur mon blogue et celui de l’organisme, nous avons plus de 3 000 billets s’adressant à différentes personnes et touchant différentes problématiques.

Est-ce que les résultats de cette démarche sont positifs? Est-ce que le pacte de suicide qu’Hassina a fait veut dire que le site est un échec? Que dire des 78 500 Internautes qui ont passé par ce billet en moins d’une année? Que pensez des 3 925 Internautes qui ont cliqués sur un des sites des ressources en prévention du suicide présentés dans le billet. Sans compter les milliers de commentaires et partages reçus sur ces billets? À vous de juger.

Personnellement, je fais du mieux que je peux avec ce que j’ai. Une personne qui se suicide, c’est une de trop. À chaque année, il y aurait près de 30 000 suicides en France, 1 500 au Québec.

POUR VOS COMMENTAIRES SUR LE PACTE DE SUICIDE.

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le  suicide:

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Aussi disponible pour l’Europe à la Librairie du Québec à Paris.

Contrôle de l’appétit, dépendance à la nourriture, perte de poids et rester mince

Contrôle de l’appétit, dépendance à la nourriture, perte de poids et rester mince

Isabelle Burgun

Agence Science-Presse. Dossier Anorexie

Une simple image de gâteau au chocolat vous fait saliver au point de ne plus pouvoir penser à autre chose? Si c’est le cas, c’est que votre cerveau fonctionnerait, en ce moment précis, comme celui d’une personne dépendante, prétend une récente étude québécoise publiée en couverture de l’édition de mai de Cell Metabolism.

À qui la faute? Au ghrelin ! Cette « hormone de la faim » produirait d’importantes modulations dans les zones du cerveau responsable de l’appétit. « Elle jouerait un rôle très important pour ceux qui éprouvent de la difficulté à perdre du poids », soutient même le neurologue Alain Dagher.

L’hormone métamorphoserait ainsi les personnes affamées en véritables « junkies » de la nourriture. Produite par l’estomac, cette hormone circule dans le sang et agit, par le biais de récepteurs, sur les cellules du cerveau. « Ces récepteurs sont présents dans l’hypothalamus, qui est le centre de contrôle de la prise de nourriture, et sur les neurones de dopamine, qui jouent un rôle important dans le sentiment de récompense », explique le chercheur.

Miam ! Miam !

Quand vous arpentez affamé les rayons de votre supermarché, la nourriture vous paraît plus attirante. Votre hormone — en plein travail à ce moment — doit vraisemblablement permettre à l’organisme de constituer des réserves. Cette stratégie très utile en période de disette devient inutile alors qu’à chaque coin de rue les dépanneurs et autres magasins regorgent de nourriture. Ce serait même néfaste pour votre organisme.

« Ghrelin est un puissant stimulant de l’appétit. Nous voulions vérifier son rôle dans l’acte de manger sans contrôle », confirme le chercheur. Pour parvenir à comprendre comment on devient « accro » à la bouffe, les chercheurs ont administré cette hormone par intraveineuse à des volontaires tandis qu’ils regardaient des images de gâteaux et autres douceurs. Et les images ne trompent pas, la réponse neurale aux photos de nourriture augmente fortement au sein de différentes régions du cerveau.

Ce qui ne surprend guère le spécialiste des troubles de la motricité et de l’imagerie du fonctionnement du cerveau de l’Université McGill qui fait de la recherche sur les dépendances depuis quelques années. Selon lui, cette hormone de la faim joue un rôle important dans la surcharge de poids. Agir sur cette hormone en la bloquant pourrait fournir une nouvelle piste pour le traitement de l’obésité.

Pour en savoir plus

L’article paru dans Cell Metabolism
http://www.cellmetabolism.org/content/article/abstract?uid=PIIS1550413108000788

La page web du chercheur Alain Dagher
http://www2.bic.mni.mcgill.ca/research/people/faculty/profile_aladag000

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