Arbres généalogiques pour forêts disparues

Arbres généalogiques pour forêts disparues

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Le travail d’anciens arpenteurs – datant de plus de 200 ans – pourrait participer à la préservation des anciennes forêts québécoises. En effet, des chercheurs québécois compilent depuis deux ans des milliers de pages d’arpentage, les vieilles mesures de délimitation du territoire en cantons et en rangs.

«Si la forêt boréale s’avère bien connue, il reste encore à étudier les vieilles forêts feuillues du Québec. Les archives d’arpentage constituent la meilleure source d’information pour cela», explique Dominique Arseneault, professeur au département de biologie de l’Université du Québec à Rimouski.

Cette ancienne documentation aidera les chercheurs à arpenter les forêts originelles de l’Est-du-Québec et à reconstituer le visage des forêts d’autrefois: espèces d’arbres, distributions, fréquences ou dominances, etc.

Cette connaissance des vieilles forêts pourrait même contribuer à une meilleure préservation de notre patrimoine forestier. Il s’agit en effet d’une donnée utile pour l’adoption d’une approche de gestion écosystémique des forêts souhaitée par la Commission d’étude sur la gestion de la forêt publique québécoise. Le rapport Coulombe qui en découla recommandait d’ailleurs que l’exploitation des forêts soit assujettie à la protection des écosystèmes. «Pour s’inspirer de la dynamique naturelle, il nous faut donc mieux connaître les forêts préindustrielles», insiste le chercheur.

Les écrits des arpenteurs

La numérisation de plus de 35 000 pages d’archives, datant de la période comprise entre 1790 et 1920, a déjà permis de dessiner les cartes des anciennes forêts des Cantons de l’Est, de Chaudière-Appalaches et de la Gaspésie. L’équipe de recherche s’attèlera prochainement aux pages touchant les forêts des Laurentides, de Lanaudière et de l’Outaouais.

Pourtant, il n’est pas simple de déchiffrer ces vieux documents rédigés à la main. «Ce travail prend du temps, car chaque arpenteur possédait des annotations qui lui étaient propres», fait remarquer le chercheur.

Ces pages témoignent de toute une épopée à travers un territoire vierge large de plus de 30 000 km2. Afin de tracer les limites des cantons et des rangs, l’équipe d’arpentage devait franchir de grandes distances à pieds à travers la forêt, mais aussi faire de nombreux canotages.

Le travail de délimitation du territoire public comprenait aussi le déboisement des contours des parcelles marquées par des poteaux à ériger. «Tracer le pourtour d’un canton pouvait prendre deux ou trois étés.»

Les arpenteurs consignaient alors des renseignements localisés de manière précise sur les ressources naturelles disponibles. Cette couverture systématique permet aujourd’hui de redessiner les cartes des vieilles forêts. Et de rêver les arpenter à nouveau!

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La guitare contre l’hyperactivité

 

La guitare contre l’hyperactivité

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Apprendre la guitare permettrait à l’enfant hyperactif d’améliorer son comportement, sa motricité et ses apprentissages en classe. Faire de la musique lui donnerait aussi le goût de la réussite.

«L’impact le plus probant est certainement celui de la motivation et de l’estime de soi», rapporte l’étudiante en éducation de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), Linda Essiambre. La thèse de doctorat de l’enseignante en français de la Commission scolaire des Phares de Rimouski démontre qu’il existerait même des liens entre l’apprentissage de la musique et du français chez ces jeunes. Cette étude fera bientôt l’objet d’un livre à paraître aux Presses de l’Université du Québec (PUQ).

Les bénéfices de la guitare

Amélioration de la motivation, goût de la lecture et de la mémorisation, jouer d’un instrument serait une expérience très positive pour les jeunes vivant avec un trouble de déficit d’attention avec hyperactivité (TDAH). «On répète à ces jeunes qu’ils ne sont pas capables. Et là, ils réussissent à apprendre un nouveau langage, celui de la musique!», s’exclame la chercheuse.

Ce sujet d’étude s’est imposé de lui-même lorsqu’elle a constaté les bénéfices de l’apprentissage de la guitare sur son fils. Diagnostiqué TDAH lorsqu’il était enfant, Charles-Frédéric, maintenant âgé de 22 ans, poursuit aujourd’hui des études supérieures à l’UQAR. Pour son fils, la pratique de cet instrument de musique a remplacé l’habituelle médication. «Ses huit années de guitare l’ont motivé pour poursuivre sa scolarité. Elle a été une bouée de sauvetage», soutient-elle.

La musique adoucit les mœurs

Contrairement à d’autres instruments de musique, comme les percussions ou le violon, la guitare sèche semble avoir eu un effet calmant auprès des élèves étudiés (six garçons et une fille, tous élèves de 4e secondaire, diagnostiqués TDAH).

Cette année d’apprentissage de la guitare a été positive: diminution de l’agressivité, amélioration du contrôle de soi, meilleure perception de soi, motivation et goût de la réussite. «Cela a permis de restaurer leur confiance en leurs capacités. Quatre d’entre eux sont même montés jouer sur scène au gala Méritas de leur école», rapporte la chercheuse.

Si leurs notes sont majoritairement restées les mêmes qu’auparavant, de nombreux enseignants ont tout de même relevé une grande amélioration de leur attitude en classe. Un autre effet secondaire de l’apprentissage de la musique!

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Histoire de billots

Histoire de billots

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Pour retracer l’histoire bicentenaire de la forêt du Bas-Saint-Laurent, un jeune chercheur a eu l’étrange idée de faire parler le bois dravé. « Il nous fallait trouver une méthode alternative, car les vieux inventaires forestiers ne remontaient pas à aussi loin », explique l’étudiant au doctorat en sciences de l’environnement à l’UQAR.

Cette méthode originale lui a permis de reconstituer l’historique d’exploitation forestière dès le début du 19e siècle. Il a déniché dans un méandre, en aval du bassin versant de la rivière Rimouski, un site de billots de bois dravés. Tels les draveurs d’autrefois, Yan Boucher et son collègue ont ramené vers la rive le bois flottant à l’aide de crochets.

En récoltant un échantillon de bois à la base de chaque billot, ils ont pu déterminer son espèce, son âge, son année de coupe et son patron de croissance. « Nous avons pu dater et identifier près de 700 billots. Ce qui nous donne une bonne représentation de l’exploitation forestière entre 1800 et 1900 », soutient l’étudiant.

Retour sur l’histoire

L’exploitation forestière, vieille dans cette région d’environ 200 ans, témoigne d’une grande variété d’arbres d’essence noble, comme le pin rouge ou le cèdre blanc. Ces arbres à grand diamètre, plusieurs fois centenaires, étaient particulièrement recherchés à cette époque pour la construction. Le Blocus de la Mer Baltique par Napoléon avait poussé les Britanniques à exploiter intensivement les forêts des colonies. La position du Québec, avec son couloir maritime, était particulièrement favorable.

Cette forêt du Bas-Saint-Laurent était aussi principalement constituée de conifères. « Comme aujourd’hui, l’espèce dominante était le sapin baumier, mais son visage a changé. On constate un “enfeuillement” de la forêt par l’érable et le tremble, des essences plus agressives », relève le jeune chercheur.

Archives de la forêt

Il a également plongé dans le gigantesque fond d’archives de la compagnie Price (Abitibi-Bowater) pour retracer l’histoire de l’exploitation au 20e siècle. Les cartes, photographies et actes notariés lui ont permis de documenter les caractéristiques et les peuplements des forêts à partir de 1930.

Connaître la « portrait » de ces vieilles forêts permettra aux responsables d’aménagement forestier d’adopter une gestion écosystémique de la forêt du Bas-Saint-Laurent. Bien plus proche de l’essence de cette forêt. « Nous n’avons plus de témoins sur le terrain de cette époque», explique le jeune gestionnaire forestier. Seuls les vielles cartes et le bois dravé témoignent encore de l’époque ancienne.

-La dynamique de la forêt du Bas-Saint-Laurent depuis le début de l’exploitation forestière (1820-2000), une thèse de Yan Boucher de l’UQAR, septembre 2008.

 

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