Facebook et ses photos

Facebook! Facebook! Dis-moi qui est la plus belle!

Arrêter de vieillir grâce à Facebook

Raymond Viger  Dossier Internet

Raymond Viger journaliste auteur conférencierIl n’y a pas si longtemps, en me faisant la barbe ou en me brossant les dents, le miroir devant moi était le reflet de ce que mon corps devenait.

Je me suis vu grandir avec les années.

Maintenant, je passe le plus clair de mon temps avec un ordinateur. Et Facebook ou mon blogue font parti de mes arrêts des plus fréquents. Il faut bien que je réponde aux centaines de messages que je reçois un peu partout.

Raymond Viger journaliste auteur conférencierEt voilà que je viens de réaliser que ma photo Facebook ou sur mon blogue ne reflète plus le visage que je viens de croiser ce matin en me faisant la barbe. La photo vieille de 10 ans que les réseaux sociaux véhiculent a oublié de s’actualiser.

Est-ce que mon hésitation pour la changer provient de cette difficulté à accepter les changements qui  sont plus que visibles?

Refus de vieillir? Peur de manquer de temps pour faire tout ce qu’il me reste à faire? Difficulté d’accepter que les jours passent et laissent des traces de leur passage…

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Bistro le Ste-Cath

bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

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Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

Les aînés pure laine à la rencontre des néo-aînés

Les aînés pure laine à la rencontre des néo-aînés

Gabriel Alexandre Gosselin   Dossier Immigration

La Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ) – région de l’Île de Montréal est un organisme regroupant 24 000 membres. Tous âgés de 50 ans et plus, la majorité d’entre eux sont des Québécois pure laine. En réalité, sur 69 groupes affiliés à la fédération, seulement 5 sont issus des communautés culturelles de Montréal.

Environ 125 communautés culturelles sont représentées sur l’île. Et là se trouve, selon Annie Lapalme, chargée d’un nouveau projet pour la FADOQ – région Île de Montréal, une lacune dans la représentativité de ses membres.

Elle et son organisme lancent donc un appel à tous: ils sont présentement à la recherche (très active) de groupes impliqués et issus d’autres communautés culturelles francophones du grand Montréal. Ils invitent ceux-ci à proposer leurs idées afin d’aider la génération des aînés franco-québécois à rencontrer celle des aînés néo-québécois. L’originalité et la cordialité sont de mises!

Pour proposer vos idées, ou vous renseigner sur le projet, vous pouvez contacter Annie Lapalme au (514)271-1141 poste 223, ou lui écrire au alapalme@fadoqmtl.org.
Pour visiter le site de la FADOQ: http://www.fadoq.ca/

Cliquez ici pour commenter l’initiative de la FADOQ.

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Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Les aînés du Japon et les vieux du Québec

Les aînés du Japon et les vieux du Québec

Je viens de terminer la lecture d’un article d’Emmanuelle Garnaud dans L’actualité du 1er novembre. Oui, je sais, je suis en retard sur mes lectures. Le salon du livre de Montréal suivi du congrès des journalistes a ralentit ma production des dernières semaines.

Cet article, l’eldorado des têtes grises, nous présente la vision japonaise du vieillissement de la population. Malgré que le Japon soit le pays développé qui vieillit le plus vite, cela semble être vécu très positivement par les Japonais. Il faut dire que les Japonais se prépare au vieillissement de la population depuis 1970!

Leur vision et la réalité est intéressante. Les personnes âgées sont vues comme étant des gens qui ont payés leur maison, terminé leurs engagements financiers envers leurs enfants, qui ont du temps et de l’énergie à investir dans leur société. L’entreprise s’est préparé ont offrant des gammes de produits adaptés au vieillissement de la population. Tout le monde y trouve son compte et est heureux.

Très différent de ce que l’on vit au Québec. On ne cesse de lire dans les médias qu’à cause du vieillissement de la population, on va avoir des problèmes de santé, des problèmes à équilibrer nos budgets… À cause des vieux ça va devenir la fin du monde.

Trois possibilités. Soit que les Japonais ont pris le temps de planifier le vieillissement de leur population pour qu’il se vive dans l’harmonie et la sérénité et qu’au Québec, notre vision court terme nous ait fait manquer le bâteau. Soit que certains médias, avec leur tendance à vendre des mauvaises nouvelles pour conserver et augmenter leur part de marché s’amusent à amplifier les risques de difficultés d’intégration de nos aînés. Finalement, soit que le vieillissement de la population soit devenu le bouc émissaire des politiciens pour cacher leurs erreurs et leurs incompétences. Dans ce choix de réponses, il n’y a pas une bonne réponse. La réalité est souvent un mix de plusieurs réponses.

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Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Le Vieux Kalunda: histoire d’une famille reconstituée

Le Vieux Kalunda: histoire d’une famille reconstituée

Par Raymond Viger

Kalunda avait trois enfants. Louise en avait un. Ensemble, ils en ont eu un autre. À sept personnes dans une maison, il devient important de bien planifier l’utilisation de la douche.

Aujourd’hui, les quatre plus vieux volent de leurs propres ailes tandis que le dernier est encore à la maison. Leur bonheur est de garder leurs petits-enfants ou encore leurs filleuls. La mère de ces derniers, monoparentale, travaille à l’étranger. Lorsqu’elle fait garder ses enfants, ce n’est pas juste pour une soirée ou deux. C’est parfois plusieurs semaines!

Être prêt, disponible, faire en sorte que l’enfant se sente soutenu et désiré. Ce n’est pas quantifiable et ça n’a pas de prix. «La disponibilité est un investissement majeur», affirme  Kalunda, venu du Congo. Il a été élevé presque exclusivement par son grand-père maternel. Celui-ci a pris toutes les décisions importantes. «Un enfant qui naît chez nous, n’appartient pas seulement aux parents biologiques. C’est un cadeau que les parents offrent à leurs parents. Un enfant n’appartient pas juste a son grand-père, mais à tous les vieux de la place».

Kalunda raconte la vie du village: «Nos maisons ne sont jamais fermées. Mon voisin garde ma maison, je garde la sienne. Je vais éduquer l’enfant de mon voisin et lui éduque le mien. Si une maison prend en feu, tout le monde vient la reconstruire. C’est notre façon de vivre notre esprit familial».

Kalunda explique que c’est la même chose pour l’agriculture: «Si c’est une ferme commerciale, c’est une responsabilité individuelle. Mais si je travaille ma terre pour les besoins de ma famille, tout le monde va venir m’aider. Ensuite on va tous aider un autre voisin. Partager ce qu’on a à manger est une responsabilité de la communauté. On est disponible les uns les autres.»

Et cette philosophie d’entraide communautaire et familiale, Kalunda la partage avec sa conjointe Louise. «Mes enfants sont aussi ses enfants et vice versa. Cela nous amène a développer, tous ensemble, une complémentarité, une solidarité.»

Avec Énoch, le dernier enfant de la famille, c’est différent.  Il est arrivé au moment où ses frères et sœurs quittaient la maison.  Kalunda ajoute: «Mes disponibilités sont plus grandes. Parce qu’il est seul à la maison, j’ai décidé d’être un frère aîné, tout en étant un papa pour lui. Malgré mon travail, dans mon agenda, ma première préoccupation, ce sont les activités d’Énoch. Les activités professionnelles arrivent après. En ce qui concerne les finances, c’est la même chose. On planifie les activités d’Énoch, ensuite on voit ce qui reste».

On voit de grandes étincelles dans les yeux de Kalunda quand il nous parle des activités d’Énoch: «C’est moi qui l’ai initié au soccer. Il a aimé et veut y participer régulièrement. Aujourd’hui, c’est trois pratiques par semaine en plus d’un match. Les matchs se déroulent souvent à l’extérieur, aussi loin que New-York ou encore le Bas du Fleuve, Sherbrooke, Gatineau!  Et c’est comme cela douze mois par année. L’équipe d’Énoch pratique tout l’hiver sur un terrain intérieur. Comme je dit souvent, je ne suis pas seulement son père, mais aussi son porteur d’eau.»

Malgré la grande complicité que Kalunda a développé avec Énoch, tout le monde se divise les différentes tâches. «Si je ne peux aller le chercher, Louise va s’en charger. Et si elle non plus ne peut le faire, nous allons demander au grand frère. Et ce dernier fait de même avec son enfant quand il a besoin d’aide. C’est l’entraide à tous les niveaux».

La sœur de Louise, Thérèse, est une célibataire qui a adopté deux enfants malgaches. Jusque là, rien d’exceptionnel. sauf qu’elle est régulièrement partie pour travailler en Afrique ou en Asie. Qui s’occupe de ses enfants lors de ses séjours à l’étranger? Vous l’avez deviné, c’est le Vieux Kalunda! Les enfants ne sont pas dépaysés, ils vivent dans le même immeuble. Les activités de ses deux jeunes se superposent à celles d’Énoch. Kalunda considère que c’est normal pour lui.

Ici le terme «le vieux» est approprié. En Afrique, l’expression a un sens honorable. C’est le sage, la personne référence, celui sur qui on peut compter. C’est par l’exemple, le propos tenu, le comportement social et familial et la disponibilité qu’on peut hériter de ce compliment. Et ce n’est pas tout le monde qui devient «le vieux». C’est un titre, une forme de noblesse que l’on reçoit. C’est un titre qu’on ne peut s’approprier soi-même. Kalunda se sent investi d’un rôle spécial quand on lui donne ce qualificatif. Il ne veut pas décevoir les gens qui l’interpellent.

Comme s’il n’y avait pas assez de monde chez le bon vieux Kalunda, la famille est restée en lien avec un organisme de Madagascar depuis presque vingt ans. Ils reçoivent régulièrement à la maison des gens qui viennent au Québec pour faire des études ou des stages. Il est aussi vrai que cet organisme reçoit des Québécois qui vont les visiter ou y travailler. Malgré tout, la famille de Kalunda n’est pas un organisme communautaire. C’est une famille qui appartient a la communauté, avec un sens du devoir, de l’entraide et de la solidarité. Une famille qui est «citoyenne du monde ».Lorsque Louise sera à la retraite et qu’Énoch volera de ses propres ailes, il est probable que Kalunda et Louise se retrouveront au Congo ou ailleurs où ils pourront être utiles.

Textes sur la famille:

La soirée du hockey: un moment privilégié entre un père et son fils

Famille: des ressources tout près de chez vous

Familles homoparentales, une réalité à respecter

Amour sans frontières

Conflit de générations

Papa rapper

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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