Des bactéries qui comblent les papilles gustatives

Des bactéries qui comblent les papilles gustatives

(Agence Science-Presse) – Si votre prochain repas a bon goût, remerciez la colonie de bactéries qui grouille dans votre bouche. Ce sont elles qui contribuent à l’appréciation de saveurs plus riches — le vin par exemple, l’oignon, ou le poivre. Ces bactéries vivent dans notre salive où elles peuvent aller jusqu’à décomposer un aliment en un arôme, responsable de la sensation agréable qui agite alors nos papilles. Une équipe suisse, qui publie son analyse dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry, aimerait bien pouvoir reproduire le processus en laboratoire, afin d’ajouter de la saveur à des aliments qui en manquent un peu…

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Alimentation: viande rouge et vin

Alimentation: viande rouge et vin

Sylvain Lanouette (Agence Science-Presse) – Voilà une nouvelle qui rendra les amateurs de barbecue heureux. L’accord traditionnel vin et viande rouge n’est pas qu’une question de goût, annonce Joseph Kanner dans le Journal of Agricultural Food and Chemistry. Les chercheurs ont à la fois identifié un problème et sa solution. Dès son arrivée dans l’estomac, la viande rouge est source de plusieurs oxydants, sources potentielles de maladies cardio-vasculaires ou de cancers… Mais une coupe de notre élixir écarlate favori bue en mangeant jouera un rôle de protecteur.

Qui dit viande rouge dit fer libre et lipides bien gras; le mélange semble anodin, sauf pour les amateurs de régime.  L’équipe de Joseph Kanner a découvert qu’une fois mélangés dans l’estomac, fer et lipides produisent des lipoperoxydes. On savait qu’ils pouvaient causer des dommages à l’organisme, mais on vient de prouver qu’ils se forment directement dans l’estomac, avant même l’absorption des nutriments dans l’intestin. Encore une fois, la panse des gourmands joue en leur défaveur.

Dans l’estomac, les lipoperoxydes oxydent des constituants des cellules, engendrant des composés toxiques. Les chercheurs ont tâché de trouver une façon d’annuler les dangers de ces oxydants. Leur antidote : le vin rouge. Ses polyphénols, antioxydants efficaces, annulent dès le départ l’effet des lipoperoxydes.

Déjà en 2001, on avait observé que les polyphénols du vin rouge protégeaient des oxydants de la cigarette… mais seulement en absence d’alcool. Heureusement toutefois pour les amateurs, même alcoolisé, le vin peut aider à protéger des défauts des gras du steak.

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Se soigner par les aliments

 
 
 

Se soigner par les aliments

Isabelle Burgun

 

(Agence Science-Presse) – Lait vitaminé, jus enrichi de calcium, œufs oméga-3, yogourts au bifidus. Les aliments seraient-ils maintenant destinés à nous soigner autant qu’à nous nourrir?

 » Je suis assez sceptique sur l’aliment miracle qui nous soigne de nos maux, sanctionne Marie-Dominique Beaulieu, titulaire de la Chaire Docteur Sadok Besrour en médecine familiale. Les problèmes de santé englobent beaucoup d’autres éléments.  » La spécialiste était l’un des invités du dernier café scientifique, L’aliment, un médicament? qui se déroulait récemment au Cœur des sciences de l’UQAM.

Info-bouffe et malbouffe

Les aliments fonctionnels se multiplient et innovent arborant le label  » santé  » pour mieux séduire les consommateurs. Mais comment choisir dans cette abondance de produits?

 » Le label naturel fait vendre. Si on veut une source d’oméga-3, il vaut mieux manger du poisson que des pilules « , tranche Jean-Louis Brazier, professeur à la faculté de pharmacie de l’Université de Montréal. Français d’origine et adepte de  » bonne bouffe « , il pense qu’en matière d’alimentation aussi nous subissons une abondance d’informations qui nous nuit:  » Nous vivons une époque d’ »infobésité » qui profite à ceux qui vendent ces produits dits santé. Il circule beaucoup d’amalgames et de fausses informations. Le consommateur doit faire marcher son GBS : Gros Bon Sens « .

Une opinion que partage Richard Béliveau, titulaire de la Chaire de recherche en prévention du cancer à l’UQAM et coauteur des livres Les aliments contre le cancer et Cuisiner avec les aliments contre le cancer.  » Les gens ne font pas la distinction entre les informations qui proviennent du livre d’un médecin et celles qu’ils trouvent sur le web.  »

Prévenir ou guérir ?

Malgré les études longitudinales sur les populations et celles en pharmacologie, il s’avère encore hasardeux d’établir l’équation  » aliment = guérison « .  » Les médecins se font souvent demander de cibler un aliment. La recette est plutôt de manger sain et varié « , affirme la Dre Beaulieu.

Tous les experts s’entendent pour affirmer que l’on ne peut pas prendre un aliment pour un médicament.  » Un aliment ne peut pas être réduit à une molécule « , soulève Jean-Louis Brazier. Si certains d’entre eux peuvent aider à prévenir, on ne parle pas de se guérir en consommant des carottes.  » Il faut faire la distinction entre la prévention et la guérison. Renverser le processus de la maladie demande plus que de manger des brocolis « , ajoute de son côté Dre Beaulieu.

Les invités ont défait également quelques mythes autour du bien manger. Les suppléments ne peuvent ainsi pas remplacer une bonne alimentation et bien manger ne coûte pas cher.  » Les légumineuses sont des aliments fantastiques qui ne coûtent pas cher. Le chou aussi, et il fournit trois repas  » renchérit le Dr Béliveau. Il a également dénoncé les croyances autour des résidus de pesticides des fruits et légumes.  » Une légende urbaine. Le cancer provient en premier lieu de la consommation de tabac et de l’obésité « , tranche-t-il.

Les experts se sont également penchés sur le  » paradoxe français « . Alors que les Français consomment une alimentation riche et boivent du vin en abondance, ils présentent le taux le plus bas des maladies cardiaques.  » On nous sert les antioxydants – issus du tanin du vin — à toutes les sauces, mais les Français ne vivent pas plus longtemps, ils meurent de maladies différentes comme la cirrhose du foie « , affirme Jean-Luis Brazier.

Les bons aliments

Malgré tout, certains aliments sont considérés comme importants pour une saine alimentation. On leur reconnaît même des vertus pour éloigner certains risques de contracter des maladies, tels certains cancers.  » Des études montrent que certains prébiotiques, comme l’inuline que l’on trouve dans l’ail, les oignons ou les asperges, réduiraient l’incidence des cancers colorectaux  » soutient le Dr Béliveau. Ces prébiotiques stimulent la croissance de certaines bactéries bonnes pour la santé ce qui aurait un rôle dans la réduction des maladies intestinales et aiderait, entre autres, à combattre la constipation.

Parmi la liste d’épicerie des  » bons aliments « , on retrouve aussi les céréales de grains entiers. Ces grains renferment des substances nutritionnelles très importantes jouant un rôle dans la prévention des maladies cardio-vasculaires.  » Des réductions de 40 % de risque, c’est énorme « , s’exclame le Dr Béliveau. La vedette est actuellement les graines de lin. Il recommande d’en consommer une cuillère à thé tous les jours en prévention.

Tout au long de la soirée, les invités ont plutôt mis de l’avant le Guide de l’alimentation canadienne. Ils ont par contre montré du doigt le  » Vasy  » du monsieur bleu des publicités visant à valoriser la saine alimentation.  » Il y a encore beaucoup de travail à faire sur la communication. Les gens mangent trop sucré et trop gras, mais il faut prendre les gens pour des personnes intelligentes et responsables « , pense la Dre Beaulieu.

La malbouffe – véritable fléau — sévit cruellement auprès d’une population pauvre et mal informée. Ce qui fait les choux gras de l’industrie agroalimentaire.  » L’épidémie d’obésité demande à ce qu’on revoit notre alimentation. C’est une question de santé publique « , pense le Dr Béliveau. Ce qui serait à portée de fourchette.

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Les Wal-Mart du vin

Les Wal-Mart du vin
Dominic Desmarais, vol.16 no.2 déc.-janvier 2008   Dossier  Société des alcools du Québec

Annick Gazaille est propriétaire d’un marché IGA à Magog. Cet automne, la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) a retiré son permis de vente d’alcool pour 14 jours. Son crime? Mme Gazaille a vendu, en 2004, des vins du Domaine Félibre, un vignoble de la région. Sans avoir obtenu la permission de la Société des alcools du Québec (SAQ). «Il y a beaucoup d’agriculteurs dans les environs. Je les ai toujours aidés», raconte la propriétaire pour justifier sa conduite.

L’affaire Gazaille représente bien les difficultés des vignerons québécois à écouler leurs produits. Leur préoccupation majeure, c’est de rejoindre le client. Il leur est possible de vendre au vignoble. Dans les autres endroits, comme les restaurants, les foires, les épiceries et la SAQ, ils doivent obtenir l’autorisation de la société d’État qui détient l’exclusivité de la distribution des vins et spiritueux au Québec.

«Pour nous, le plus rentable c’est au vignoble, admet Jean-Paul Scieur, propriétaire du Cep d’Argent, à Magog. On écoule nos productions lors de réceptions, des visites guidées. Nous avons un restaurant. Nous avons également des ententes avec des auberges de la région. Mais notre problème, c’est de janvier à avril. Est-il possible d’avoir un marché parallèle?» s’enquiert le vigneron, dépité.

Les vignobles comme le Cep d’Argent ne peuvent attirer des visiteurs à longueur d’année. L’hiver, la caisse enregistreuse ne tinte pas. Les foires sont peu nombreuses. Et la SAQ ne rend pas la vie facile aux producteurs de vins artisanaux.

Société des alcools du Québec

La Société d’État possède le monopole de la vente d’alcool au Québec en dehors de la bière, que ce soit dans ses propres succursales ou dans les différents commerces: supermarchés, dépanneurs, restaurants, etc. Quiconque veut offrir ses vins ou spiritueux aux Québécois doit au préalable passer par elle. La SAQ, pour assurer une distribution dans ses 816 succursales et agences, demande aux producteurs de vins d’assurer la livraison d’une importante quantité de vin. Peu de vignobles québécois peuvent répondre à cette exigence.

Le respect des traités internationaux fait également mal aux producteurs. La SAQ doit mettre tous ses clients sur un pied d’égalité. Avec des taxes d’accise pouvant monter jusqu’à 125%, exigées pour tous les produits, les vignobles de la province sont peu concurrentiels. Leur faible production, alliée aux coûts de production élevés pour ce secteur, les écarte, pour la plupart, de la visibilité à la SAQ. Ce qui explique l’absence des vins du vignoble les Trois Clochers. Sa propriétaire, Nadeige Marion, n’a pas les moyens. «Si je veux que mon vin soit vendu à 12$ la bouteille, je dois vendre mon litre 4$. Je ne vendrai pas en bas du prix courant», affirme-t-elle avec frustration.

«La SAQ, c’est le Wal-Mart du vin, lance sérieusement Leonard Pennachetti, propriétaire d’un vignoble en Ontario. C’est conçu pour traiter avec les grosses compagnies. Ça détruit les petits producteurs. À la SAQ, il n’y a pas de produits artisanaux.»

M. Pennachetti considère la LCBO, l’équivalent de la SAQ en Ontario, également comme un Wal-Mart. À la différence près qu’en Ontario, le gouvernement a explicitement demandé à sa société monopolistique de promouvoir les produits locaux.

Au Québec, la SAQ n’a aucune exigence en ce sens. Dans son discours du budget en 2005, le ministre des Finances, Michel Audet, a déclaré vouloir faire de la place aux producteurs de vins québécois et autres alcools artisanaux dans le réseau de la SAQ. Deux ans plus tard, les vignerons du Québec n’ont constaté aucun changement. Les vignerons s’interrogent sur la volonté politique des élus provinciaux.

«Est-ce normal de ne pas voir de présentoirs pour les vins du Québec en entrant dans les succursales de la SAQ?» s’interroge Jean-Paul Scieur, du vignoble le Cep d’Argent. Le gouvernement du Québec, seul actionnaire de la société d’État, demande d’aider les vignobles de la province, rappelle-t-il.

«La SAQ achète 170 millions de bouteilles par année à travers le monde pour les revendre dans ses succursales. Là-dessus, 170 000 proviennent d’ici», détaille Jean-Pierre Belisle, propriétaire du vignoble La Roche des Brises et président de l’Association des Vignerons du Québec (AVQ). Dans l’exercice 2006-2007, les ventes de produits locaux à la SAQ atteignaient 2 200 000$ sur des ventes totales de 2 milliards, indique Linda Bouchard, porte-parole pour la SAQ.

Dans la province voisine, selon les chiffres du Wine Council of Ontario (WCO), les ventes de vins provinciaux ont triplé depuis 15 ans pour atteindre 483 millions cette année. Des ventes 200 fois plus volumineuses qu’au Québec.

Vins locaux sans promo

Si le vin québécois s’empoussière sur les tablettes des SAQ, c’est peut-être par manque de promotion de la part des employés du monopole d’État. «Les conseillers sur le plancher offrent des vins français et internationaux depuis 15 à 20 ans, explique Jean-Pierre Belisle, de la Roche des Brises. Il faut changer la mentalité. Promouvoir nos vins doit devenir un réflexe».

En Ontario, la LCBO donne le mandat à un représentant service clientèle de promouvoir les vins locaux. 300 de ses 598 succursales possèdent un tel représentant. Une mesure qui aide beaucoup à promouvoir les vins ontariens, selon Leonard Pennachetti, du vignoble Cave Spring Cellars.

Linda Bouchard, de la SAQ, précise que des employés de la société d’État ont reçu une formation sur les vins locaux. «Certains conseillers ont même fait les vendanges dans des vignobles québécois», raconte-t-elle.

Solutions pour vignobles québécois

Le Cep d’Argent, à Magog, ne va pas trop mal. Son propriétaire, Jean-Paul Scieur, est constamment à la recherche de solutions. Comme celle de vendre ne serait-ce qu’une seule bouteille par année par habitant. «C’est 7,7 millions de bouteilles. Tu multiplies ton industrie par 10. Tu crées des emplois, tu développes les régions», avance-t-il.

Son confrère de la Roche des Brises, Jean-Pierre Belisle, souhaite un marché parallèle à la SAQ pour les vins de la province. «Un vrai réseau, avec une bannière, insiste-t-il. Nos collègues agriculteurs n’ont pas plus de place dans les grandes surfaces». M. Belisle, également président de l’AVQ, verrait d’un bon œil des succursales de produits artisanaux. Il espère que la demande des consommateurs, dans ce réseau nouveau genre, force la main de la SAQ pour donner plus d’espace aux vins québécois.

À l’unanimité, les vignerons considèrent que toute solution passe par une décision du gouvernement. «Le gouvernement n’a qu’à passer le mot. Il est l’actionnaire unique de la SAQ. C’est lui qui décide. Il pourrait, par exemple, vendre 20% de nos bouteilles. Ça ne changerait pas grand chose, rajoute M. Belisle. Linda Bouchard, de la SAQ, confirme que le gouvernement québécois ne ferait pas moins d’argent en vendant des produits locaux plutôt que des vins importés.

Pour M. Belisle, président de l’AVQ, le gros bon sens s’impose. Tant le gouvernement et les consommateurs devraient soutenir une industrie d’ici. «Chaque fois qu’on achète un vin étranger, le Québec ne reçoit que des taxes. Il n’y a aucun rendement économique. On veut créer des emplois en France, mais pas au Québec? C’est fou!»

PHOTO-REPORTAGE DE CE TEXTE.

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Le vin québécois fait son chemin

Le vin québécois fait son chemin
Dominic Desmarais, Volume 16 no 1. Octobre 2007  Dossier  Société des alcools du Québec

Répartis principalement dans les Basses-Laurentides, les Cantons-de-l’Est, le Centre-du-Québec, Lanaudière, la Montérégie et Québec, les 60 vignobles de la province luttent pour leur reconnaissance. Après plus de 20 ans d’existence, la culture viticole québécoise aimerait bien prendre son envol et devenir un moteur économique pour les régions. Pour ce faire, il faudra une volonté politique comme en Ontario qui a décidé, dans le milieu des années 1990, de dérouler le tapis rouge pour ses producteurs de vins.

En cette saison de vendanges, Reflet de Société vous fait parcourir la route des vins du Québec et la réalité des vignobles de chez nous. Dans le prochain numéro (décembre / janvier), l’impact économique et les choix politiques du Québec, en comparaison avec l’Ontario, seront observés afin de permettre à chacun de prendre part au débat: nous serait-il plus profitable d’encourager nos vignobles?

Jean-Paul Scieur dégage une bonne humeur contagieuse. Ce Français d’origine, débarqué en Estrie il y a près de 20 ans, contemple son vignoble la mine réjouie. Dehors, sur le parterre de bois, une dizaine de personnes discutent en dégustant son vin. À l’intérieur de son vignoble aux allures de Moyen-âge, une petite file attend pour acheter ses produits. Les rires fusent d’un peu partout, à l’image du propriétaire et de ses employés.

Jean-Paul peut bien se réjouir. Son vignoble, le Cep d’Argent, souffle cette année ses 20 bougies. Il récolte aujourd’hui les fruits d’une décision difficile. Né en Champagne, région célèbre pour le spiritueux du même nom, ce quadragénaire pensait bien prendre les rênes du vignoble familial. Mais à un million de dollars l’hectare, les possibilités d’agrandir le domaine étaient nulles. Un ami français, en amour avec une Sherbrookoise, a demandé de l’aide à Jean-Paul et son frère François pour développer un vignoble en Estrie. Ainsi commença une aventure qui dure encore.

Sur une table de pique-nique, installée dans le champ en bordure des vignes, Jean-Paul discute avec passion de son vignoble et des vins québécois. Derrière lui, ses 14 hectares sur lesquels poussent 60 000 vignes s’étendent sur le long, délimités par une piste cyclable. De l’autre côté, le petit lac Magog se profile avec calme. Son vignoble possède de beaux atouts pour attirer les touristes. «La tendance actuelle, c’est d’offrir aux gens une expérience la plus proche possible. On les emmène dans les vignes, il y a des aires de pique-nique, ils peuvent observer le fonctionnement de nos cuves», explique-t-il.

Jean-Paul, comme ses collègues vignerons, n’a pas le choix: la viabilité de son vignoble passe par l’attraction de touristes qui achètent ses produits sur place. «Au début, on nous disait que nous avions le privilège de ne vendre que sur le site de production, fait-il remarquer avec sarcasme. Donc nous n’avions pas d’autre choix que de devenir un site agrotouristique. Il fallait faire venir les gens, les attirer.»

Au Québec, le marché du vin passe par le monopole de la SAQ. Personne ne peut vendre sans l’approbation de la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec (RACJQ). Les possibilités de vendre se limitent au vignoble, aux établissements qui détiennent un permis d’alcool ainsi qu’aux marchés publics. Le Cep d’Argent produit 125 000 bouteilles par année. Il en écoule 85 000 sur son site à des gens en visite ou à des groupes qui ont réservé la salle de réception. Les 40 000 bouteilles restantes passent par le réseau des SAQ. «Pour moi, SAQ c’est une visibilité. Et surtout une crédibilité. C’est peu rentable pour moi. Mais au Québec, la culture du vin passe par la SAQ.»

Pour vendre à la SAQ, il faut assurer une certaine quantité de bouteilles que seuls les gros vignobles sont en mesure de produire. Comme il faut rajouter une taxe de 138% en raison de traités internationaux qui exigent le même traitement pour tous les vins, peu importe leur provenance, la bouteille d’ici est vendue trop chère.

Le propriétaire du Cep d’Argent débouche des bouteilles. Un kir, un nectar fruité de cassis, un rouge et du blanc. Le verre à la main, il se faufile entre ses employés en s’amusant à leurs dépens pour continuer la visite des installations. Jean-Paul est fier de ses vins qui ont remporté 72 prix internationaux.

Vignoble en difficulté

Le Cep d’Argent est un producteur important, au Québec. Sa réalité n’est pas celle de tous les vignobles. Le contraste est frappant avec celui des Trois Clochers de Nadeige Marion. Situé à Dunham, au cœur d’une route des vins parsemée de 14 vignobles, les 4 hectares de Nadeige produisent quelque 12 000 bouteilles par année.

Nadeige semble s’être levée du mauvais pied. Sa salle de montre, où elle reçoit les visiteurs pour y vendre son vin, est peu invitante avec le désordre qui y règne. La propriétaire des Trois Clochers a d’autres chats à fouetter. Elle ne parvient pas à trouver un employé pour l’aider avec ses vignes. «J’embauche des gens pour la période des vendanges et la période de la taille. Je n’ai personne encore cette année pour la boutique, dit-elle, dépitée. Depuis avril, 7 employés sont passés. Je n’ai personne présentement. Et ce n’est pas juste à cause de mon sale caractère.»

Sans employés, Nadeige doit laisser tomber des activités qui lui permettraient de se faire connaître. Elle a tourné le dos à la fête des vendanges, qui se déroule à Magog, pour demeurer à sa boutique. De plus, la saison estivale n’a pas répondu à ses attentes. «Ce fut une saison pourrie, en raison de la pluie. Ma seule bonne journée fut la journée portes ouvertes, avec les autres vignobles de la région.»

Nadeige écoule ses vins sur son site ainsi qu’au Marché des Saveurs, à Montréal. Chaque année, il lui reste 6000 à 7000 bouteilles qu’elle ne parvient pas à vendre. Pour elle, les coups durs se succèdent. La grêle vient tout juste d’endommager ses vignes et son raisin. «Je travaille 7 jours sur 7 pendant 6 mois. J’aimerais atteindre plus facilement le client», dit-elle d’un ton fatigué.

Nadeige est amère. «Ils sont où, les gens? Ils veulent des produits du Québec mais ils n’y sont pas prêts. Les touristes viennent, pas les locaux. Ici, les petits vieux n’en ont rien à foutre. Ça les dérange, les vignobles. Moi, Nadège Marion, je me demande où ils sont. Je suis bien tannée.»

À sa boutique, c’est le calme plat. Pendant l’avant-midi, le téléphone ne sonne pas. Aucun visiteur n’est venu. Nadeige débourse 333$, soit le même montant que les 13 autres vignobles de la région, pour baliser la route des vins de Brome-Missisquoi. Chaque panneau indiquant le chemin pour se rendre à son site lui coûte 300$. Et pour en poser un, elle doit être membre de Tourisme des Cantons de l’Est au coût de 300$ par année. Avec les coûts de sa machinerie et l’exploitation de son vignoble, Nadeige a peu de moyens pour se faire connaître. «Si nous n’avions pas le problème de vendre le vin, ce serait plaisant, être vigneron», assure-t-elle en laissant paraître un rare sourire.

Certifié biologique

Le vignoble des Négondos, dans les Basses-Laurentides, ressemble par sa taille à celui des Trois Clochers. Carole Desrochers, la propriétaire, était travailleuse sociale pour ensuite ouvrir une garderie avant de s’intéresser au vin. Depuis 1993, elle opère le seul vignoble biologique du Québec. «J’ai toujours été un peu grano, fait-elle remarquer. Je ne pourrais pas faire autrement qu’être bio.» Sa levure, son sucre, sa gélatine, tout est biologique. «Chaque année, je suis certifiée par Québec Vrai, pour mon côté biologique.»

Carole fait le tour de ses 10 000 plants en exhibant ses différents cépages. Dans son champ trônent des dispositifs sonores pour apeurer les oiseaux qui s’intéressent de trop près à ses raisins. Carole est décontractée. Son travail lui plaît. Après avoir augmenté sa production de 1200 bouteilles à 9000, elle est satisfaite. «Pour augmenter la production, il faudrait que j’augmente le nombre de vignes. J’en ai 10 000, c’est suffisant! J’ai 50 ans, je veux une qualité de vie.»

La clientèle de Carole se fidélise petit à petit. Son vin biologique attire les gens. «Ma clientèle va grossir tranquillement. Je devrais vendre toutes mes bouteilles.»

Les vignobles, un avenir rosé?

Jean-Pierre Belisle partage son temps entre son vignoble, La Roche des Brises, son travail d’avocat et son poste de président bénévole de l’Association des Vignerons du Québec. Selon lui, les vignobles ne font pas d’argent, incapables d’écouler toute leur production. «Tous les vignobles sont en mode investissement à tous les ans, insiste-t-il en parlant d’investissement constant. À ceux qui aimeraient se partir un vignoble, je leur demande s’ils ont la patience d’attendre 15 ans, s’ils ont un bon compte en banque. Les pompes, les cuves, ça ne finit jamais!»

En cette période de Commission itinérante sur l’agriculture, M. Belisle fait la promotion des vignobles. «J’ai le choix, comme société, d’avoir une industrie laitière, des grandes porcheries. C’est le même choix qu’avaient la Californie, la France… Mais nous, parce que nous n’avons pas d’études sur le profil de l’industrie, nous avons hérité de notre vieille société: 3 ou 4 vaches, quelques poules… Nous n’avons pas pensé à l’avenir!»

M. Belisle est convaincu que les vignobles peuvent être une locomotive pour le développement des régions, au même titre qu’en Ontario, en Californie ou en France. Jean-Paul Scieur, du Cep d’Argent, y croit lui aussi. «On parle de développer nos régions… Y a-t-il une meilleure façon? Autour de la route des vins, on crée des commerces. Je n’ai jamais vu, dans le monde, une route des vins qui était pauvre.» L’industrie des vignobles, en plus de produire du vin, est une attraction touristique. Davantage qu’une porcherie ou une ferme laitière.

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Blog action day, du vin tout près de chez vous

Blog action day, du vin tout près de chez vous

Le Blog action day est une action de mobilisation des Internautes. Des milliers de blogueurs écrivent aujourd’hui un texte sur l’environnement. Pour ma part, j’ai choisi de lever mon verre pour l’environnement.

J’ai appris tout récemment que le Québec comptait plusieurs route des vins. Certains vignobles ont maintenant 25 ans d’âge. Plusieurs vins du Québec ont gagné des prix internationaux, démontrant la qualité des vins québécois.

Si on pense économie et création d’emploi, on pourrait dire aux Québécois d’encourager les vins du Québec. Mais y a-t-il un lien avec l’environnement? Énorme. La bouteille de vin qui part du bout du monde pour arriver sur votre table a un coût environnemental. Le transport crée de la pollution.

En encourageant un produit local, les coûts environnementaux sont moindres. Et voilà! Levons nos verres (de vin québécois) à la santé de tous les blogueurs qui s’impliquent aujourd’hui pour nous partager leurs petites découvertes.

Je vous laisse la référence de quelques textes qui parlent du reportage que nous avons fait sur le sujet: http://raymondviger.wordpress.com/2007/10/02/societe-des-alcools-du-quebec-et-les-vins-du-quebec/ ainsi que les aventures qui m’ont fait découvrir la route des vins lors du spectacle de François Morency: http://raymondviger.wordpress.com/2007/08/14/francois-morency-et-le-chapiteau-de-bromont-8e-partie/

Prenez le temps de vous promener dans le cyberespace (ça ne cause aucune pollution). Voici quelques liens de la communauté qui s’est impliqué dans le Blog action day: Y-man, folliculaire, La p’tite semaine, Un taxi la nuit, Ze Canada, Caroline, Martin Petit, Capitaine Virgil, Colourful vision, Tetoine, Jean-François Dubé, Mario Tout de go, Renart L’éveillé, Plumes souverainiste, Raymond Viger.

Pour ceux que j’aurais oublié, laissez-moi un message et je rajouterais le lien sur vos textes.

Textes sur l’Environnement et commentaires du rédacteur sur l’Environnement

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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François Morency et le chapiteau de Bromont, 5e partie

François Morency et le chapiteau de Bromont, 5e partie

Dès l’arrivée à l’auberge du Chateau Bromont, nous sommes surpris par l’âge récente des installations. Surtout le type de matériaux utilisés. Du clabord. Pas très original pour un château. C’est en questionnant les gens qui y travaillent que nous avons fini par comprendre que l’auberge du Château Bromont n’a rien à voir avec le Château Bromont. Deux lieux de villégiatures différents en plusieurs points.

Nous continuons notre visite des lieux. Lyne remarque que le plancher n’est pas en ligne droite. Un des murs doit suivre la forme d’une énorme roche sur laquelle l’auberge du Château Bromont a été construite. De l’extérieur, la forme est étrange et mérite le coup d’oeil.

Nous nous dirigeons vers le restaurant, “La Trattoria de l’auberge”. D’entrée de jeu, la serveuse comprend que nous avons acheté le forfait souper-spectacle et nous présente les menus spécifiques à ce forfait. Le groupe est déjà bien préparé pour passer une soirée hilarante. La serveuse va en faire les frais pendant tout le repas. Après plusieurs farces qu’elle ne réussissait, j’ai dû lui avoir que nous étions la première partie de François Morency et que nous nous pratiquions pour le spectacle que nous avions à présenter dans les heures qui suivent.

Lorsqu’est venu le temps de choisir un vin, la serveuse n’a pas réussi à répondre à nos questions et nous offrir un vin correspondant à nos attentes. C’est vrai que je suis difficile en matière de vin. J’aime les vins très sucrés. Espèce qui semble rare pour plusieurs restaurant qui aiment bien offrir des vins corsés. Les descriptions offertes sur la carte des vins qui nous parlent de vins fruités avec toutes sortes d’arômes sont alléchants à lire, mais ne me satisfont pas lorsque je l’ai dans le verre. Fruité n’est pas sucré. Qu’on se le tienne pour dit.

La serveuse décide donc de nous présenter soit le sommelier, le gérant de la place ou un titre du genre. Une personne qui devait pouvoir nous aider à faire un choix dans les vins présentés. Je lui parle de mes goûts en matière de vin. Des vins sucrés. Portugais comme le Casal Mendès ou le Matéus, Californien comme le Julio Gallo, le Black Tower ou encore allemand comme le Hanns Christof.

Cette personne me répondit avec un air un peu impatient ou sarcastique. “Nous sommes dans un restaurant italien, nous ne servons que des vins italiens”. Je pense que ce môssieur n’a jamais compris ma demande. Peu importe la spécialité ou la sorte de vin qu’il a dans sa cave, je lui ai faite une description de ce que je voudrais bien avoir. Est-ce que dans sa cave à vin italienne, il a un vin à me proposer qui entre dans les catégories de vin que je lui ai décrites?

Finalement, il n’a jamais réussi à me faire de proposition. Danielle et moi avons décidé de faire confiance à la serveuse qui semblait plus sympatique à notre cause qu’à ce gérant qui, en ce qui me concerne, pourrait bien aller travailler dans un fast-food avec des gens tous pareils qui mangent et boivent tous la même chose.

Je ne me suis pas choqué de cette situation. Nous sommes là pour assister à un spectacle d’humour. Il faut profiter de la vie et de rire de nos mésaventures. Morale de cette histoire, ce n’est pas parce qu’on est gérant qu’on est meilleur que nos serveuses!

Nous avons eu du plaisir à profiter des plats qui nous ont été servis. J’ai bien apprécié le pot avec l’huile et le vinaigre balsamique. Un combiné deux dans un. Le vinaigre balsamique étant dans un pot à l’intérieur du pot d’huile et qui se mélange ensemble à la sortie. Original et intéressant.

Après avoir terminé ce repas, nous nous sommes dirigé vers le chapiteau pour nous préparer à assister au spectacle de François Morency. Nous n’avons pas eu l’occasion de nous perdre, le chapiteau étant situé juste à l’arrière de l’auberge du château Bromont. Nous avons profité des derniers rayons de soleil pour admirer la montagne et ces quelques chalets haut de gamme camoufler dans le feuillage.

La suite de l’aventure vous parviendra sur ce blogue demain. Si vous croyez que l’histoire se termine avec le spectacle de François Morency, détrompez-vous. Le retour de Bromont vers Montréal nous aura pris huit heures! Il m’en reste encore beaucoup à vous raconter.

Autres textes sur la culture.

L’histoire complète de François Morency, humoriste au chapiteau de Bromont.

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

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Alimentation et vin

Alimentation et vin

Conférence en France no 23

Bon écoutez, j’avais encore quelques petites choses à vous dire en ce qui concerne le vin. Mais j’ai préféré sortir de la chronique qui parlait du Bourgogne. Pour ceux qui viennent d’arriver et qui ne savent pas de quoi je parle, allez dans la catégorie “conférence en France” et lisez la chronique qui précède celle-ci.

Christine et son mari Denis, ainsi que leurs enfants Adrien et Caroline, m’invitent au restaurant, pour une pizza. J’ai l’impression que tout Paris sait que j’ai un petit faible pour la pizza. Chaque association où nous étions invité à manger s’excusait de ne pas avoir eu de la pizza! Pour me faire plaisir, nous nous retrouvons dans un restaurant spécialisé dans mon plat préféré.

Christine choisit le vin. Un vin italien. Le Ambrosco. Son originalité en fait un excellent vin. Il est pétillant. Vous comprenez maintenant pourquoi je ne voulais pas en parler devant Dédé. Une petite note que Dédé vous envoie que j’ai oublié de vous mentionner. Il nous dit que le vin rouge est encore meilleur lorsqu’on le débouche 12 heures avant de servir. On peut le “carafer” ce qui veut dire mettre le vin dans un carafon pour le conserver et le faire aérer. Lorsqu’on est pressé à servir, on met la bouteille d’un coup sec en direction du carafon. Cela brasse le vin et le fait respirer.

En me retrouvant dans une épicerie, j’ai été étonné de voir des vins vraiment pas cher par rapport aux prix de Montréal. Même du vrai champagne à moitié de notre prix québécois vendu en épicerie!

Puisque je suis présentement à l’épicerie avec vous, regardez-moi ces poireaux! Des poireaux géants! Ceux que j’ai vu à Montréal ressemble à des échalottes! Pour les fruits et légumes, chaque client pèse et met le prix sur ce qu’il veut acheter. Spécial. Mais pas autant que les prix qui eux, ne sont pas vraiment en spécial. A part le vin et les fromages, tout le reste est beaucoup plus dispendieux qu’à Montréal.

Côté technique de l’alimentation, les super-marchés ne fournissent plus de sacs gratuits. Vous amenez vos sacs ou vous aurez vos aliments directement dans le panier. Conscience planétaire pour sauver la planète. Félicitations!

Petite anecdote. Je me suis amusé comme un petit fou avec leurs carosses d’épicerie (appelez caddy en France). Des carosses multi-directionelle! Les 4 roues sont mobiles! On peut faire toutes sortes de pirouettes avec leurs carosses. Je ne sais pas si je suis le seul touriste à avoir joué au go-kart avec leur carosse.

Bonne appétit tout le monde!

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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