Les stéréotypes et les jeunes socialistes

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Portrait des homosexuels et violeurs

Socialistes français: la campagne de la honte

La France manifeste, pleure et crie depuis plusieurs mois. Le Mariage pour tousa entraîné la Manif pour tous… et les questions du genre, du sexe et des droits n’en finissent plus d’attiser les passions. Le 5 octobre dernier l’inconcevable est venu de Jeunes militants socialistes. Leur compagne contre la Manif pour tous se résume en un mot: l’insulte.

Delphine Caubet      Dossiers Égalité Homme-FemmePolitiqueHomosexualité

Jeunes socialistes France campagne Manif pour tous honteHonnêtement, c’était ma résolution: arrêter de parler du genre et de tout ce qui le rejoint. J’ai l’impression que le sujet me colle à la peau sans vraiment l’avoir choisi. Homosexualité, théorie du genre… j’ai fait, au suivant!

Mais voila que l’actualité me rattrape et je suis incapable de respecter ma propre décision. Une vraie junkie. Il faut dire que la campagne des Jeunes socialistes met les nerfs de tout le monde à rude épreuve. Et moi qui pensais que seuls les réactionnaires pouvaient me mettre dans cet état.

Campagne choc

Pour ceux qui l’ignorent, il y a actuellement un mouvement en France qui s’appelle laManif pour tous. Ce qui au départ était un mouvement contre la légalisation du mariage gay, prend maintenant la forme de manifestations contre l’homoparentalité, gestation pour autrui…

Pour galvaniser les troupes des pro-réformes, les Jeunes socialistes ont sorti une campagne choc le 5 octobre 2014: images d’un homme dépressif au bord de la voie ferrée, d’une femme au regard triste collée contre un mur par homme, enfin, une autre femme recluse dans un coin avec une main d’homme qui la menace…

Le tout souligné de slogans: «s’il avait appris à l’école qu’une femme n’est pas un objet, il ne l’aurait peut-être pas violée» ou «s’il avait pu être accompagné à l’école, il vivrait peut-être mieux son homosexualité».

Ignorance

Je ne sais pas par où commencer pour dire à quel point cette campagne est insultante: les femmes et les homosexuels y sont représentés comme des victimes (!!!). Ceux d’entre eux qui essaient de se relever d’un traumatisme apprécieront sûrement cette délicate attention des Jeunes socialistes.

Autre cliché : les violeurs et les batteurs de femmes sont idiots et ignorants. C’est le genre de stéréotypes qui est dangereux et erroné, tel que celui des pédophiles qui s’en prennent à des enfants inconnus (la majorité des agresseurs font partie de l’entourage proche de l’enfant). Pour battre ou violer une personne, il n’y a pas de culture ou de classe sociale. Je dis ça au passage…

Pour terminer en beauté, si tu es un homosexuel qui a des difficultés avec ta sexualité, n’oublie pas de t’arrêter sur une voie ferrée pour réfléchir à la vie, à la mort… Avec cette campagne, les socialistes envoient le message que le suicide est la finalité pour les jeunes en difficulté avec leur sexualité.Un désastre à un âge aussi influençable.

Enfin, je trouve même cette campagne insultante pour les hommes. Sérieusement, faut-il aller à l’école pour apprendre à ne pas violer ou agresser une personne? S’il est vrai que je peux reprocher beaucoup de choses aux conservateurs, je ne pense pas qu’ils soient davantage sociopathes que les autres.

Qui l’eut cru, mais pour la première fois, je me porte à la défense de l’extrême droite…. cette situation me bouleverse à tel point que je me retire pour réfléchir à la situation!

Et vous, êtes-vous aussi choqués que moi par cette campagne?

Lien vers les photos de la campagne des Jeunes sociales.

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VOS COMMENTAIRES SUR Jeunes socialistes: stéréotypes et erreurs

Temoignage Agressee par mon frere

Témoignage

Agressée par mon frère

Amélie Drobey-Robert       DOSSIER REFLET DE SOCIETE

Toute petite, tu es arrivé dans ma vie en étant un grand frère. Fils de mon beau-père alcoolique, tu étais tout à mes yeux. Le temps passé avec toi, quand tu me gardais, étais précieux. Tu étais un ami et un confident. Le seul ami que j’avais dans ce temps-là, le seul en qui j’avais totalement confiance. Mais tu m’as trop manipulée. Moi, je t’aurais donné la lune, avec mon coeur de p’tite fille.

L’inexistence

C’est dur à comprendre, mais je ne me souviens plus de la première fois où tu m’as utilisée. Je ne peux te dire ce que tu m’as fait pendant les deux ans où tu as joui de mon corps d’enfant. Quand je te disais non, tu m’ignorais, tu pensais seulement à ton plaisir. Sans défense, je ne pouvais rien contre toi. Je ne sentais plus rien à ton touché, je n’entendais rien de ce que tu me disais et je ne pensais plus en ta présence. Je n’existais plus pendant les cinq, quinze minutes ou peut-être même l’heure qui suivait. Je sais que tu ne voyais pas le chagrin qu’il y avait au fond de moi. J’aimerais tout oublier, mais la cicatrice est toujours là.

La souffrance

La douleur des nuits remplies de cauchemars, je m’étouffe dans mes draps pour ne plus en souffrir. Mon âme existe encore, mais mon coeur est incapable d’y survivre. Offrir son coeur à quelqu’un est précieux, mais le forcer est impensable, intenable, épouvantable… Penser que je t’ai laissé une partie de mon coeur en toute confiance, que j’ai pu me laisser faire, que j’ai pu étouffer mes cris me fait mal. Mais quand je te regardais faire, mon âme, elle, rêvait d’être ailleurs, de se perdre dans la mort. Qu’est-ce que j’avais fait de mal? Pendant le temps que tu profitais de moi, tu m’as massacrée!

Je pourrais passer ma vie à subir la torture des souvenirs, des traces que tu as laissées. Je pourrais passer ma vie à chercher pourquoi tu m’as choisie. Ma colère envers toi, le regret de mon enfance blessée, la honte d’avoir été  impuissante,tout ça me détruit. Comment pourrais-je accepter? Comment pourrais-je seulement te pardonner? Pour l’instant, j’en suis incapable. Mais je me suis pardonnée pour retrouver ma paix intérieure. Ce n’était pas de ma faute, je ne t’ai rien demandé. Je ne suis plus une victime et je m’accroche à la vie.

Désormais je peux vivre, tu es rendu loin de moi, loin de mon âme. Jamais plus personne ne m’atteindra!

Reflet de Société, Vol. 18, No. 3, Juin/Juillet 2009, p. 10

 

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Chronique du prisonnier Abonnes aux barreaux

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Chronique du prisonnier

Abonnés aux barreaux

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville     DOSSIER REFLET DE SOCIETE ET CHRONIQUE DU PRISONNIER

Pourquoi un homme comme-t-il un second crime après une condamnation? La détention n’a-t-elle pas été dissuasive?

Dans le système judiciaire, on qualifie sarcastiquement les récidivistes d’abonnés, de revenants ou de réguliers. Cette catégorie de détenus est principalement composée d’hommes ayant des problèmes à répétition qu’il s’agisse de violence conjugale, de conduite avec facultés affaiblies, de vol à l’étalage ou de vagabondage. Ils ont tous un point commun: un sévère problème de dépendance. Leur lieu de rassemblement est le Palais de justice et leur cri de ralliement ressemble à celui d’un animal blessé, perdu.

Les drogués sont les plus nombreux. À peine sortis de prison, ils partent en chasse armés de leur désespoir pour trouver n’importe quelle drogue qui pourra arrêter momentanément leurs angoisses. Ils sont à risque de revenir rapidement derrière les barreaux. Le manque les pousse à commettre un délit sans préparation.

Ce n’est pas une recherche de plaisir qui les motive, mais le mal dans leur corps qu’ils tentent de combattre. Pour eux, la récidive est aussi certaine que la venue du soleil après la pluie. Ils sont aux prises avec un problème si fort que la peur d’une seconde détention leur semble superflue en comparaison. Le cercle vicieux se perpétue durant des années, tant et aussi longtemps qu’un évènement spectaculaire ne vienne renverser ces hommes comme un décès, un traumatisme, l’atteinte du fond du baril, etc.

image Récidivistes volontaires

Une deuxième catégorie d’hommes reviendra à coup sûr au pénitencier: ceux qui se nourrissent d’un ressentiment contre l’injustice ou qui se «victimisent». La rancoeur constitue pour eux un moyen fréquemment utilisé pour éviter de se remettre en question et surtout d’avoir à reconnaître leurs torts. D’autres, hantés par un passé non réglé, sont incapables de tourner la page. Certains d’entre eux ont été élevés dans un environnement familial criminalisé. Leur perception du crime n’a aucune connotation négative. Pour eux, il s’agit simplement d’un mode de vie qui se transmet d’une génération à l’autre.

Il y a ceux qui reviennent en prison après avoir espéré réussir un bon coup grâce à des renseignements obtenus au pénitencier. Avant même d’être libérés, ils se préparent à revenir s’ils se font prendre. Le pénitencier est considéré comme l’école du crime. Tous ceux qui s’y trouvent se sont pourtant plantés lamentablement, même s’ils se permettent de donner des leçons aux autres. Ces futurs récidivistes croient naïvement que ceux qui les ont renseignés voulaient leur  réussite. La réalité est que quand un détenu possède une information «payante», il la garde pour lui. Les informations partagées en prison sont habituellement une forme de manipulation que les gars utilisent pour en piéger un autre. Ce sont presque toujours des jeunes criminels qui tombent dans le panneau.

Il existe des détenus qui, bien qu’ils n’aient aucune ressource monétaire ou familiale, n’acceptent pas de partir du bas de l’échelle. D’autres sont des gens qui, vu la gravité de leurs crimes (pédophilie, infanticide, viol) ont été isolés de ceux qui auraient pu leur venir en aide. Quelquefois des sans-abris ou des gens aux prises avec des problèmes psychiatriques reviendront au pénitencier. Le milieu carcéral est le seul qu’ils connaissent véritablement. Le fait de connaître un environnement le rend sécurisant, aussi incroyable que cela puisse paraître parfois. Des hommes mal équipés socialement pour affronter des problèmes simples deviennent ainsi une clientèle permanente des prisons, un résultat de la désinstitutionnalisation des services psychiatriques.

La peur de la liberté

D’autres prisonniers qui ont purgé une très longue peine deviennent «institutionnalisés». Une poule encagée trop  longtemps perd ses réflexes naturels comme rechercher sa nourriture, prendre soin de ses petits et marcher. Le même  phénomène se produit chez l’homme. Après plus de dix ans d’incarcération, ses réflexes, sa débrouillardise et ses autres capacités sont fréquemment hypothéqués. Des choses simples comme prendre le métro entouré d’inconnus, s’avèrent des épreuves difficiles. Le contact avec les étrangers l’épuise sans raison apparente.

À l’extérieur des murs, la vitesse des voitures et le flux incessant des gens qui vont et viennent créent de l’angoisse. Même les relations avec les femmes deviennent une source de stress énorme. Elles impliquent des façons de faire et de vivre qui n’existent pas en prison. Regarder une personne dans les yeux est généralement considéré comme une provocation au pénitencier. Effleurer la fesse d’une agente correctionnelle peut entraîner un transfert dans un établissement à sécurité maximale. Ces aspects de la vie carcérale nécessitent des adaptations qui ne sont pas naturelles et le prisonnier, lorsqu’il retourne dans la société, doit tenter de s’en déprogrammer. C’est parfois impossible ou trop difficile et cela peut le mener de la dépression jusqu’au suicide. Se sentir incapable de vivre ce qui est attendu depuis si longtemps frappe de plein fouet. Plus d’un détenu libéré est devenu fou. Le rêve de la liberté devient parfois un cauchemar éveillé. Comment l’expliquer aux autres alors qu’on ne comprend pas vraiment sa propre incapacité à satisfaire ses désirs? Une minorité de ces personnes, malgré leur bonne foi et, surtout, une envie certaine de liberté, reviendront gonfler les rangs des prisonniers bien malgré eux.

Voilà une description des différents types de récidivistes avec lesquels j’ai pu m’entretenir durant mes longues années d’incarcération. La liste n’est pas exhaustive, mais elle est représentative. Je m’inclus, naturellement, dans le groupe. J’ai appris quelque chose d’extraordinaire en psychologie qui m’a permis de me rendre où j’en suis intérieurement: on peut juger un geste, mais pas une personne. Car une personne ne se limite pas à un seul geste.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Reflet de Société, Vol. 18, No. 3, Juin/Juillet 2009, p. 8-9

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Ingérence et pressions dans les médias communautaires

Ingérence et pressions dans les médias communautaires

François Richard Billet numéro 5 Presse Communautaire

Reflet de Société souhaite lancer une grande réflexion collective en ligne sur l’état et l’avenir de la presse communautaire au Québec. Les problèmes soulevés dans cette série de cinq textes font échos aux préoccupations exprimées par les membres de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) lors du congrès de l’organisation les 1-2-3 mai 2009. Nous invitons les internautes de tous les horizons à prendre part au débat. Le cinquième texte porte sur l’intimidation, le harcèlement et les agressions dans la presse communautaire.

Maires et poursuites en diffamation

Une journaliste a raconté aux participants du dernier congrès de l’AMECQ ses démêlés avec le maire de Notre-Dame-des-Pins, une municipalité de la Beauce. Mécontent de la couverture médiatique défavorable à son endroit, le premier magistrat de ce village a tenté d’empêcher la journaliste d’assister aux réunions du conseil municipal sous prétexte qu’elle n’habitait pas le territoire. Cette histoire en rappelle une autre, celle du maire de Beauceville qui a multiplié les procès en diffamation contre des journalistes se montrant critique envers son administration. Dans les deux cas, les journalistes visés étaient à l’emploi de médias conventionnels. Malgré le fait qu’ils bénéficiaient du support et des moyens de grandes organisations, ils sont sortis perturbés de ces expériences. Qu’en est-il lorsque cela arrive à un journaliste bénévole qui travaille dans un petit journal communautaire?

Proximité, proxénétisme

La formule est de Maurice Giroux, du journal Point Sud de Longueuil. Son organisation, comme quelques autres dont les membres se sont manifestés lors du congrès, est victime d’intimidation et d’ingérence venant d’élus municipaux. Le P’tit Journal de Malartic et Les Échos du Vieux-Montréal ont aussi raconté avoir été victimes de tels comportements. Le premier pour s’être questionné sur les impacts d’un immense projet de mine à ciel ouvert en pleine ville de Malartic, le second pour avoir dénoncé les liens incestueux qui semblent exister entre l’administration montréalaise et certains promoteurs immobiliers. Baisse d’achats publicitaires et processus judiciaire s’en sont ensuivis. Dans le cas du journal Le Saint-Armand, la situation s’est détériorée au point où un journaliste a découvert un matin que ses quatre pneus avaient été crevés pendant la nuit.

Villes irresponsables

Minimisant la gravité du problème, le représentant de l’Union des municipalités du Québec présent au congrès, François Sormany, a déclaré qu’il n’y avait pas lieu d’envoyer aux élus municipaux de directives précises sur le sujet et que si les gens n’étaient pas contents, ils n’avaient qu’à élire quelqu’un d’autre lors des prochaines élections.

Difficultés et incompréhension

Selon le directeur général de l’AMECQ, Yvan Noé Girouard, les élus des petites municipalités ont parfois de la difficulté à comprendre le rôle des médias communautaires et confondent la critique et la diffamation. La situation est encore compliquée par la proximité de chacun. Dans les villages, en plus des difficultés imposées dans l’exercice de son travail, le journaliste bénévole subira l’hostilité des gens qu’il a critiqué lorsqu’il les croisera à l’épicerie, à l’aréna, etc. Ces situations sont éprouvantes même pour les plus durs des journalistes.

Viol et suicide

Yvan Noé Girouard se désole de ces difficultés puisqu’il est convaincu que la politique municipale est le sujet préféré des lecteurs de journaux communautaire et leur principale raison d’être. Il souligne qu’outre les problèmes liés à la politique municipale, d’autres sujets sont difficiles à aborder dans les médias communautaires, notamment tout ce qui touche aux drames humains. Dans les petites communautés, tout le monde se connaît et tout se sait. Dans ce contexte, comment traiter des cas de viol ou de suicide sans ostraciser une famille? Est-il pertinent d’en parler dans le journal lorsque tout le monde est déjà au courant?

Support de l’AMECQ

L’AMECQ tente d’aider ses membres aux prises avec des problèmes d’intimidation. Les cas diffèrent toutefois grandement les uns des autres et il n’existe pas de méthode d’intervention adaptée à tous. La négociation ou l’amorce de démarches légales suffit à régler la majorité des conflits. Les cas de violence seraient, selon, Yvan Noé Girouard, rarissimes. Il invite toutefois les membres qui vivent des difficultés de cet ordre à communiquer avec lui.

Réactions et commentaires

Nous vous demandons une dernière fois de nous écrire afin de partager vos expériences, vos interrogations et vos solutions par rapport au problème de l’intimidation dans la presse communautaire. Nous vous soumettons une dernière question: lorsque l’on est victime d’intimidation, peut-on en parler dans son propre journal? Risquons-nous alors de passer pour un ‘frustré’ et de perdre la perception d’objectivité que nos lecteurs ont à notre endroit? Si on n’en parle pas dans son journal, où peut-on en parler? Nous attendons vos réponses avec impatience.

autres textes sur le  suicide:

Vos commentaires sur Ingérence et pressions dans les médias communautaires

Lire aussi: Financement de la presse communautaire, La relève des journaux communautaires et Nouvelles technologies dans la presse communautaire

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Lettre à mon agresseur: pédophilie, agression sexuelle…

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Lettre à mon agresseur: pédophilie, agression sexuelle…

Maline                                Dossier Sexualité

LETTRE AGRESSEUR agression sexuelle viol

Huit années séparent la jeune femme que je suis de l’enfant que j’étais. Tu étais mon enseignant. Je n’ai pas eu la chance de te regarder dans les yeux pour te dire ce qui  suivra, mais je crois, que, par l’encre et le papier, j’arriverai à te faire ressentir toutes les larmes qui ont mouillé mes joues, toute la rage que j’ai eue au cœur pendant presqu’une décennie, et toute la peur que j’ai eue de parler et d’être. Parce qu’en tant qu’enfant, on peut éprouver un certain malaise dans une situation donnée. Moi j’ai su, j’ai oublié, puis je me suis souvenue.

C’était en août 2000. J’étais une grande de cinquième année. Il faisait encore chaud, ça sentait le début de l’année. J’adorais l’école, j’étais une curieuse de nature, une fouine. Je suis entrée dans la classe, un peu nerveuse à l’idée de tout recommencer, de voir qui seraient mes compagnons pour l’année à venir.

L’acuité des souvenirs que j’ai de cette première journée en ta compagnie est impressionnante. Je me souviens de tout, de l’emplacement des bureaux à l’ombrage que créaient les deux arbres derrière les fenêtres de la classe. J’étais assise face à ton gros bureau brun de professeur. Tu nous as dit bonjour, puis tu t’es présenté.

Provenant d’une grande famille de la région de Québec, croyant, pratiquant, un enseignant de 52 ans. Tu semblais très intéressant, voire attachant. Tu as parlé de beaucoup de choses, très longtemps. De ce que Dieu t’avais apporté, de ce qu’il t’avait fait découvrir, de la passion que tu avais pour l’enseignement…

Je dois avouer que la suite m’échappe un peu, mais tu en es venu à nous parler de pédophilie. Que ce n’était pas correct, mais que, de nos jours, c’était plutôt courant. Puis tu as dit: «Ça m’arrive souvent d’accrocher des p’tites filles dans les parties intimes, mais j’m’excuse toujours.» Tu as dit ça exactement comme ça. Pourquoi ça m’a marquée? Pourquoi je m’en suis sou-venu six ans plus tard dans un cours d’éthique et culture religieuse? Je ne sais pas.

Septembre a passé comme l’éclair. J’aimais la façon dont tu partageais ton savoir, le temps passait rapidement à l’école.

Tes parents sont décédés en octobre si je ne m’abuse. Tu as été absent pendant quelques semaines, pour revenir vers la fin du mois d’octobre. C’est à partir de là que je t’en ai voulu, que je t’en veux encore.

Aurais-je tort de prétendre que j’étais ta chouchou? J’avais un accès presqu’illimité à la classe, quand j’en avais envie. Tu m’offrais de rester aux récréations et sur l’heure du midi pour jouer à l’ordinateur. J’avais même le privilège suprême de laver le grand tableau à la fin de la journée. Tu me gardais toujours près de toi. Quand tu organisais des concours de dessins, je gagnais. À l’heure de l’improvisation, je gagnais. J’avais tout ce que tu voulais me donner. À un certain point, j’en étais profondément mal à l’aise. Peut-être, toutefois, avais-je réellement du talent, peut-être…

Puis, tu te souviens de novembre? Novembre est froid, pluvieux, triste. C’est ce que je retiens de novembre. Quand il arrive, je me terre dans un coin jusqu’en mars. Tu te rappelles de novembre? Moi oui.

J’étais au troisième étage, en direction de ta classe. Tu te souviens de ce corridor? Sur la gauche, il y avait cinq ou six casiers. À la droite, l’escalier menant au deuxième. C’était très étroit et sombre. Puis tu es apparu. Tu marchais dans ma direction. Tu veux savoir ce que j’ai vu de mes jeunes yeux? Tu veux savoir ce que mon petit corps a ressenti? Tu veux savoir ce qui s’est passé dans ma tête à ce moment-là? Je te l’offre.

Tu ne m’as pas saluée. Tu ne m’as pas regardée. Mais arrivé à ma hauteur, tu m’as attirée contre toi et tu as placé ta main entre mes cuisses. Entre les cuisses d’une enfant. Tu as pris deux de tes doigts que tu as forcés à travers mon pantalon. Tu voulais les entrer en moi, n’est-ce pas? Dans une enfant, c’est ça? Tu as forcé, forcé, jusqu’à ce que j’aie mal, parce que j’avais mal, oui. Tu t’es retiré et tu es parti. J’ai eu du mal à marcher. Je me suis arrêtée. «Il ne s’est pas excusé.»
J’ai fait le lien. Mais j’avais dix ans. J’ai osé penser que tu étais peut- être pédophile. C’était ça, non, la pédophilie? La définition que tu en avais donnée… Je me suis traitée de folle. J’avais dix ans, je me suis traitée de folle. Tu ne pouvais pas être pédophile, tout le monde t’adorait! Moi aussi, d’ailleurs. Sauf qu’à ce moment, j’ai commencé à angoisser vis-à-vis l’école. Tu ne m’as pas aidée, pour être franche. D’abord, il y a eu le clavardage sur l’heure du midi avec des étrangers sur internet. Tu trouvais ça bien drôle qu’un homme dans la trentaine face des avances sexuelles à une enfant. Tu te souviens des autres jeunes? K…, J…, D…, A… et J…. Tu nous avais inscrites sur un site de clavardage et tu nous regardais faire. Tu as poussé l’audace jusqu’à demander à ma mère de signer une lettre qui te donnais l’autorisation de me garder en classe sur l’heure du midi pour me faire travailler à l’ordinateur. Félicitations!

Tu te souviens des cours de sexualité? Combien de fois tu nous les as présentés comme des cadeaux? «Si vous n’êtes pas sages, vous n’aurez pas de cours de sexualité. M’dérange pas, moi, j’enseigne pas à des bébés.» Tu nous as donné un papier, à chaque élève. Tu nous as obligé à poser des questions. Tu les lisais à l’avant, celles qui n’étaient pas assez explicites, tu les jetais. Je t’ai même dis: «J’en ai pas de questions, moi!» Tu m’as répondu, que tout le monde avait des questions et qu’on était obligés d’en poser une. Je n’avais pas besoin, à dix ans, de savoir ce qu’était une fellation.

Chaque fois que tu m’approchais, je me crispais toute entière. Quand tu passais tes mains sur mes épaules, dans mes cheveux, j’arrêtais de respirer, de parler, mon cœur faisait un bond. Le traumatisme de la victime face à son agresseur, c’est ça?

Après le voyage de fin d’année à Québec, j’ai commencé à souffrir d’un trouble psychologique étrange. J’ai cherché, de l’âge de 10 à 15 ans, ce dont il pouvait s’agir. J’ai consulté un psychologue durant 7 ans (une rencontre chaque mois pour 70$ = 5880$) pour mettre le doigt sur mes problèmes, un à un. On m’a prescrit des anti-dépresseurs, que je prends depuis maintenant 2 ans (une bouteille de prozac par mois = 1000$). J’ai fait trois dépressions et une tentative de suicide. Tu veux savoir de quoi j’étais atteinte?

  • Trouble obsessif-compulsif s’étant déclenché suite à un traumatisme durant l’enfance.
  • Attaques de panique récurrentes.
  • Crises d’angoisses sévères.
  • Peur incontrôlable de l’école.

J’ai parlé pour la première fois en novembre 2007. J’ai réalisé le mal que tu m’avais fait lors d’une visite du C.A.L.A.C.S. (Centre d’Aide et de Lutte contre les Agressions à Caractère Sexuel). Je l’ai annoncé à ma mère. Je lui ai pleuré dans les bras pendant des heures. Je ne l’ai pas dit à mon père, je ne savais que trop bien qu’il serait parti à Québec en furie, et le mot est faible. Ma mère s’en est chargée et l’a retenu. Tu m’as fait pleurer. Tu as fait pleurer mes tantes, mes cousines, ma sœur. Tu t’en souviens, de ma sœur? Mon père t’aurais tué, mon frère te détestait. Ils t’ont tous fait confiance et tu en as profité. Ma famille entière m’appuyait. Et pourtant…

En février, j’hésitais toujours à porter plainte à la police. Mes parents nous ont offert des vacances. J’ai porté plainte la veille des vacances. J’ai passé une semaine de rêve, loin de ma tête. À mon retour, j’ai reçu un appel de l’enquêteur qui me disait que le procureur de la couronne avait rejeté ma requête et que l’entrevue que tu devais avoir avec lui était, du même coup, annulée. Tu as eu peur, n’est-ce pas?

Mon anxiété, je la sens dans ma tête à chaque minute. Je doute à chaque seconde. À l’école, j’ai un taux d’absentéisme assez impressionnant. Mais tu sais ce qui me rend fière? Je me sais intelligente. Malgré tout. J’ai toujours gardé une moyenne scolaire aux alentours de 85%, 98% en anglais, 92% en français, 90% en histoire de l’art. J’ai lu Freud, Socrate, Camus et Proust. J’ai étudié Le Bernin, Michel-Ange, Duchamp et Magritte. Mes professeurs me disent que j’ai du potentiel. Ils aiment mes dissertations, eux aussi. Je vais étudier à l’université en communication, branche publicité et relations publiques.

J’apprends tranquillement à vivre avec une nouvelle moi, qui vit chaque jour comme s’il s’agissait du dernier. J’ai appris à ne plus me censurer, à exprimer qui je suis et ce que je ressens, soit par l’art, l’écriture, le théâtre, et maintenant la parole…

Et moi qui n’a jamais été capable d’approcher un garçon, voilà maintenant que j’essaie de mon mieux de lui accorder toute la confiance qu’aucun homme n’a eu de moi. J’ai des passions et des buts. Je n’ai pas oublié.

Et chaque fois que j’entends parler d’un pédophile, je tends l’oreille. Quand j’entendrai parler de toi, je jure que je serai la première au front. Je sais qu’il y en a eu d’autres, j’attends. Et si elles n’arrivent jamais, ce n’est pas grave. Parce que toi, tu sais. Toi, tu vivras chaque jour dans la peur que l’une d’elles se manifeste, encore. Tu auras peur de perdre ton équilibre, de te faire sortir de force de cette jeune retraite. Je ne t’aurais pas souhaité la prison ou la mort. Ta tête est capable elle-même, de te faire justice.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Britney Spears et son clip gratuit Womanizer

Britney Spears et son clip gratuit Womanizer

Dossier Britney Spears, Hypersexualisation 
hypersexualisation jeunes, sexualité jeune, éducation sexuelle sexe britney spears Ce dernier clip de la polémiste Britney Spears vise à convaincre un public, en particulier les plus jeunes, qu’elle est encore une chanteuse populaire, sexy et en demande.

Womanizer raconte un fantasme où Britney Spears, nue dans un sauna, est en sueur comme une femme chaude et brûlante. On y voit plusieurs chorégraphies où Britney Spears viole un homme, en fait ce qu’elle veut, le maîtrise et le met sous son contrôle. Est-ce pour cela que Britney Spears y est habillée de cuir noir?

Le vidéo-clip de sa chanson est en ligne, pour combien de temps encore, on ne pourrait le dire. Il y a cependant un avis important de Britney Spears: New site launching soon. Changements à venir, mais Britney Spears n’a pas annoncé la date encore.

Celle qui a chantée, Baby One More Time, Oops…I Did It Again et In The Zone n’en est plus à une surprise près pour son public. La question de l’heure : est-ce que Britney Spears est un exemple pour les jeunes qui en ont fait leurs idoles?

On peut maintenant voir le plus site de Britney Spears. Le vidéo clip Womanizer n’est plus en ligne. Vous remarquerez que les clips et le nouveau look de Britney Spears indique une nouvelle orientation dans sa carrière. Britney Spears veut-elle maintenant devenir un exemple pour les jeunes???

Autres textes sur l’hypersexualisation.

VOS COMMENTAIRES SUR BRITNEY SPEARS ET L’HYPERSEXUALISATION.

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
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Sexualité, prostitution et viols dans les prisons

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

 

Sexualité, prostitution, homosexualité et viols dans les prisons

Jean-Pierre Bellemare est un prisonnier à Cowansville. Il rédige depuis plus d’un an une chronique dans le magazine Reflet de Société. Pour le numéro de décembre, Jean-Pierre nous entretiendra d’un sujet non seulement tabou, mais qui saura faire parler: la sexualité, la prostitution et les viols dans les prisons.

Jean-Pierre abordera aussi un autre sujet tabou: les relations amoureuses entre le personnel carcéral et les prisonniers. L’homosexualité fera partie du reportage. Un tour d’horizon complet sur la vie sexuelle des prisonniers.

L’ampleur du sujet nous a forcé d’offrir exceptionnellement deux pages pour la chronique de Jean-Pierre. Reflet de Société est disponible par la poste en appelant au (514) 256-9000.

P.S. Jean-Pierre Bellemare est finaliste aux Grands Prix de journalisme magazine.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

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poesie-urbaine-roberto-mayerjours-de-nuit Poésie urbaine. Jours de Nuit. Roberto Mayer. 11,95$

Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

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