L’auto ou le vélo; quel moyen de transport choisir?

Je choisis l’auto

Pas de vélo pour moi !

Je ne suis pas une mordue de vélo. Au contraire, jusqu’à récemment, le vélo était synonyme de promenade chez mes grands-parents, dans un coin perdu de la campagne du sud-ouest de la France. J’étais une conductrice, une adepte de ma voiture.

Eléonore Genolhac dossiers Environnement

chronique-vélo-web

J’ai passé mon permis le jour de mes 18 ans, poussée par ma mère, pour qui cet examen a été presque plus important que mon DEC. Elle m’a offert son ancienne voiture une année après. J’ai quitté mon bout de campagne pour rejoindre «la ville», à bord de mon fidèle destrier.

Ma voiture, c’était moi, tous mes amis vous l’auraient dit: «Léo, c’est la fille avec la voiture rouge». Et pour dire, je m’en servais pour tout: me rendre à l’université, faire mes courses, rejoindre mes amis… Les émissions de carbone me laissaient très calme. Pourquoi me serais-je sentie coupable quand de grosses industries polluaient plus que moi?

J’ai toujours aimé conduire, ce sentiment de liberté, de pouvoir aller n’importe où, quand je le décidais, grisée par la vitesse…

Transition

Et puis, j’ai déménagé à Montréal et je me suis retrouvée pour la première fois depuis longtemps sans auto. Je n’avais pas les moyens de m’en acheter une, et en voyant ce qu’était l’hiver, j’ai vite abandonné l’idée.

J’ai acheté ma carte de transport en commun comme tout le monde, crevant de chaud dans le métro l’hiver, mais tellement pratique. J’ai découvert une autre ville quand celle-ci s’est dévêtue de son manteau blanc. Une ville avec des vélos et avec un nombre incalculable de pistes cyclables. Pourtant non, j’ai continué à prendre les transports en commun, dégoulinante de sueur dans des bus bondés et roulant au pas aux heures de pointe.

Réticence

Il a fallu attendre jusqu’en mai 2014 pour que je me décide, ou plutôt, pour que mon chum décide pour moi. Il m’a presque forcée à acheter le vélo de son amie en me disant: «Léo, t’as pas d’argent, le vélo là, il va te coûter 80 piastres soit le coût de ta carte pour le mois qui vient, pis ce n’est pas qu’un mois que tu vas économiser, mais 6 mois».

Le vélo en ville, dans une métropole de la taille de Montréal, était quelque chose qui me faisait peur. J’ai toujours eu l’impression que les cyclistes en ville étaient comme les hérissons sur les routes de campagne: en danger. Mais l’argument financier a eu raison de moi (80 x 6 = 480 dollars de sauvés).

Depuis que je suis cycliste, l’improbable s’est produit: je suis totalement mordue. Car maintenant, je suis réellement libre. Je sais précisément le temps que je vais mettre, peu importe la congestion du trafic. Je n’ai plus à râler derrière ce bus bondé et en retard. Et puis, pédaler en fin d’après-midi, quand les rayons du soleil couchant lèchent les feuilles des arbres, ça n’a pas de prix.

Réfléchir avant d’agir

Je n’ai pas abandonné l’auto pour autant. Mais maintenant, je me pose la question à 2 fois avant de la prendre: pourrais-je le faire en vélo?

Nos villes sont saturées d’autos, il en dégueule chaque jour des milliers, et la plupart du temps, il n’y a qu’une seule personne à bord. On connait aujourd’hui les dangers du réchauffement climatique, dont les émissions de gaz carbonique sont en partie responsables.

Il serait temps de changer de paradigme, de démontrer que le règne de l’auto n’a plus de sens. Non pas en culpabilisant les gens (on en a assez de s’entendre dire ce que l’on devrait faire ou non), mais en les invitant à faire différemment. Pour ce faire, ça passe par des aménagements réservés aux cyclistes, pour ne plus avoir peur de prendre son vélo en ville.

Montréal est vue comme «la ville du vélo par excellence en Amérique du Nord» selon le rapport de la firme de consultants Copenhagenize. Et c’est sûrement vrai. Mais quand je me rappelle de mon séjour à Copenhague, je me dis qu’il y a encore d’la job. Pas grave, Rome ne s’est pas faite en un jour finalement.

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Bistro le Ste-Cath

restaurant bistro quoi faire ou manger-ste-cathUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

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Pour la ville, le vélo ou l’auto?

La ville au 21ème siècle

Le vélo remplace l’auto

La voiture ne peut plus être le mode de transport privilégié dans les zones urbaines. Réchauffement climatique, gaz à effet de serre, particules fines… sont devenus des mots du langage courant dont tous connaissent les risques et répercussions.

Éléonore Genolhac     dossiers Environnement

vélo ville mode transportPlus que jamais «le vélo est notre soupape de sécurité pour assurer notre mobilité», comme le dit Philippe Crist, économiste et chercheur du Forum international des transports.

Si les villes ont toujours été synonymes de fortes concentrations de population articulées autour de réseaux de communication, elles ont littéralement décuplé depuis le début du XXe siècle.

Jusqu’alors, les gens s’y déplaçaient à pied ou à cheval. L’invention du moteur à explosion donnant naissance à la voiture; puis sa démocratisation notamment grâce aux chaînes de montage des premières usines Ford, ont profondément révolutionné la ville.

Elles ont surtout changé le rapport de l’individu à l’espace. S’en est suivi le règne du tout automobile.

Automobile

Les abords des grandes métropoles se sont transformés en route à 4 voies qui se mêlent et s’entremêlent et que seuls les véhicules motorisés sont invités à emprunter.

Les grandes avenues pensées pour fluidifier la circulation dégorgent d’automobiles coincées les unes derrière les autres aux heures de pointe. La rue qui jusqu’alors était un lieu de socialisation avec l’autre a chassé les piétons sur leur petit bout de trottoir, pour laisser place nette à la voiture filante à vile allure.

La révolution des transports a métamorphosé le visage de la ville. L’asphalte a recouvert la chaussée. Les klaxons et sirènes des services d’urgence sont devenus un concert quotidien auquel tous se sont habitués. Mais justement, quelle place occupe l’individu dans cette ville qui va toujours plus vite?

Fenêtre sur le monde

Pourtant, depuis une trentaine d’années, la contestation au tout automobile s’organise.

Les citoyens veulent se réapproprier leur ville. Une ville à échelle humaine, une ville où l’on se rencontre, se parle, où l’individualisme porté comme valeur aura cédé sa place à une solidarité nouvelle. Le vélo est une des réponses possibles à ce projet de nouvelle ville: «Il faut parler de vélo dans un projet de ville humaine et humanisante», déclare d’ailleurs Philippe Crist.

Car le vélo, c’est aussi ça, une nouvelle perception de la ville, «une fenêtre sur la ville» selon le mot de l’économiste. Plusieurs études prouvent que plus on va vite en ville, c’est-à-dire en utilisant sa voiture, plus on est prompt à ne pas s’y sentir en sécurité.

Le vélo, quant à lui, donne lieu à un fort potentiel de rencontres. Avec lui, la rue, en tant qu’espace public, redevient un lieu pour socialiser.

Vélo change de tenue

Le vélo reste perçu comme un moyen de transport «marginal», même si chaque année, on dénombre de plus en plus de cyclistes urbains.

Il faut maintenant en faire un moyen normal, c’est-à-dire qui serait devenu la norme. Mais ce tournant ne peut être opéré sans volonté politique derrière. Il est venu le temps pour les élus de porter leur culotte en prenant des décisions fortes, afin d’inviter le plus grand nombre à monter sur sa bicyclette pour se déplacer.

Pour se faire, Philippe Crist insiste sur plusieurs mesures qu’il est nécessaire de mettre en place. La première chose, selon lui, c’est qu’il faut que la population se sente en sécurité sur son vélo. Cela passe nécessairement par des transformations des conditions de circulation: modération de la vitesse à 30km/h dans les rues, aménagement de pistes cyclables indépendantes … car plus il y a d’infrastructures, plus il y a de cyclistes.

Et il existe une corrélation directe entre le nombre de cyclistes dans la rue et la baisse du nombre d’accidents. La réappropriation de la ville par le vélo a aussi ses pourfendeurs, ceux qui croient que le vélo et ses infrastructures vont nuire à l’économie, notamment les commerçants qui râlent devant le manque de stationnement.

Pourtant, il est connu que leur chiffre d’affaires est principalement dû aux gens habitants dans le quartier. Plusieurs études tendent justement à démontrer que le vélo en ville permet de faire prospérer les commerces.

Place au vélo

Mais le stationnement lui-même demande à être remis en question. Il est nécessaire de se rappeler que le stationnement a été, à un moment donné, un cadeau donné à certains, et que la place qui lui est accordée est autant d’abandonner aux piétons.

«La ville change, pas seulement par la présence du vélo, mais par l’absence du besoin de stationnement que crée le vélo», déclarait Luc Ferrandez maire de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal dans le court métrage Ibike. Car oui, enlever du stationnement, c’est aussi permettre la création d’espaces agréables pour les piétons, où l’herbe pourrait notamment reprendre ses droits sur le bitume.

La révolution cycliste n’en est qu’à ses prémices et n’aura de cesse de se confirmer dans les années à venir.

Le vélo, au 21e siècle?

Pour sa rapidité et son accessibilité:
Dans une ville congestionnée, le vélo est le mode de transport permettant de relier le plus rapidement un point A à un point B.

Bien que l’offre de stationnement doive encore être améliorée, il reste nettement plus facile de garer son vélo que sa voiture.

Pour faire des économies:
L’entretien d’une voiture coûte cher, l’abonnement aux transports représente lui aussi une somme.

En vélo, le coût se résume à son achat et son entretien annuel.

Pour privilégier un mode de transport écologique:
À vélo, on ne pollue pas et on contribue à une amélioration de l’environnement.

Pour être en bonne santé:
Le vélo permet de pratiquer les 30 min d’exercice physique recommandées quotidiennement. Il permet en plus de diminuer les risques d’obésité, de diabète, de dépression et les risques de maladies cardiovasculaires.

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L’amour en 3 dimensions. l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement Roman de cheminement humoristique.

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A quand la voiture volante

À quand la voiture volante?

(Agence Science-Presse) – Quinze secondes: c’est le temps nécessaire à une voiture pour déplier ses deux ailes et se transformer en avion.

Non, ce n’est pas le prochain James Bond, mais un prototype appelé «Roadable aircraft» (avion sur route), développé par la compagnie américaine Terrafugia. Il a effectué son premier vol expérimental le mois dernier à Plattsburgh, New York.

Ses promoteurs affirment qu’il pourrait être disponible à la fin de l’année 2010. Si vous êtes sceptique, il y a de quoi: les historiens rapportent que la première tentative de faire voler une auto remonte à… 1917!

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Un premier regard sur la prostitution dans les rues de Montreal

Un premier regard sur la prostitution dans les rues de Montréal

Valérie Carrier       Dossier Prostitution et SexualitéVille de Montréal, Itinérance

Montréal me trouble et me fascine. J’y suis arrivée dimanche soir dernier pour y faire cinq semaines de stage à Reflet de Société. Après ma première journée, lundi, il m’a suffi de marcher sur la rue Ste-Catherine pour croiser une femme qui offrait ses services sexuels pour de l’argent. Je lui ai posé la question, c’était bien ce qu’elle faisait. Alors je lui ai demandé, tout doucement: «Tu ne crois pas que tu pourrais avoir une meilleure vie?» Elle m’a toisée 2 secondes et, son regard ne trahissant aucune haine mais semblant absent, elle m’a envoyée promener, pour le dire gentiment.

Les premières fois que je suis venue à Montréal, plus jeune, je ne comprenais pas que l’on puisse passer à côté d’un itinérant sans lui donner quelques sous. C’était si loin de ma réalité… Il n’est pas aussi simple de les aider que j’aurais voulu le croire à cet âge-là, mais ça me brise toujours le cœur de voir ces gens de la rue et ceux qui vendent leur corps, brisés par la vie, ne pas savoir comment s’en sortir.

Pendant cette même promenade sur la Ste-Catherine, seule, marchant doucement sous la pluie, deux voitures se sont arrêtées pour m’offrir un ‘lift’, deux voitures avec un homme au volant pour seul passager. Et cela, c’est sans compter toutes celles qui ont ralenti ou se sont arrêtées près de moi, le conducteur me regardant et attendant de voir si je l’approcherais… Il doit être si facile, pour une jeune fille esseulée, de devenir prostituée! Et c’est si peu caché… Tellement loin de ce que j’ai pu connaître dans ma petite région natale!

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Vos commentaires sur Ma première impression de la prostitution à Montréal

Pétrole et crise énergétique

Pétrole et crise énergétique

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Présent dans notre vie sous diverses manières — en commençant par la voiture, des composés au carburant, jusqu’aux routes sur lesquelles elle roule —, il est difficile de faire l’impasse sur le pétrole, ce combustible fossile qui donne des produits dérivés aussi divers que des solvants, de la vaseline ou encore des engrais.

Des livres sur le pétrole et la crise énergétique, il y en a beaucoup, mais peu issus du Québec et s’adressant spécifiquement à sa population. Aujourd’hui, Normand Mousseau, professeur au département de physique de l’Université de Montréal, apporte son regard sur le sujet avec la publication de son premier ouvrage Au bout du pétrole: Tout ce que vous devez savoir sur la crise énergétique.

ASP — Comment avez-vous eu l’idée d’écrire un livre sur le pétrole?

Normand Mousseau — J’ai lu de nombreux livres sur le sujet qui ne répondaient pas à mes questions, de plus aucun ne présentait la perspective canadienne et québécoise. J’ai tenté d’offrir une analyse plus fine en répondant à des questions précises dans une perspective plus globale avec la présentation des autres combustibles et des alternatives notamment. J’ai découvert que le principal problème n’est pas qu’il n’y ait plus de pétrole, mais que la production commence à chuter de manière irrémédiable et ne permet plus de réponde à la demande planétaire qui ne cesse d’augmenter. Que va-t-on réussir à extraire dans 100 ans, 5 % de ce que l’on extrait aujourd’hui? C’est un problème urgent et tout le monde doit s’ajuster!

ASP — Quel intérêt y avez-vous trouvé, à la fois comme physicien et comme vulgarisateur?

NM — Vulgariser permet d’aller derrière l’emballage et d’approfondir le sujet. Il y avait de nombreuses questions non traitées au sein de mes lectures, au-delà des questions économiques, que j’avais envie de creuser. Comme physicien, je suis habitué à chercher la réalité derrière les choses.

ASP — Vous avez d’abord décidé, comme le témoigne le premier chapitre de votre livre, d’y voir plus clair dans les chiffres…

NM — Comprendre les chiffres, c’est important. En 1985, les données montraient qu’il nous restait 40 ans de pétrole. En dépit d’une consommation qui s’accroit rapidement depuis 20 ans, le niveau des réserves a également augmenté de plus de 60 % depuis le milieu des années 80 ce qui fait qu’il resterait toujours 40 ans de pétrole! C’est fantastique, non? Si l’on annonçait un comportement similaire dans une publication scientifique, où la consommation et la découverte de nouveau gisement s’équilibrent de manière à assurer 40 ans de réserve année après année, personne ne me croirait. Comme scientifique, les chiffres ne m’énervent pas alors je peux analyser les données officielles et relever, sans hésitation, les incongruités. Je n’ai rien à perdre ou à gagner. Cela me permet d’avoir un regard indépendant sur la question.

ASP — Les 2/3 de la production de pétrole servent à alimenter le transport. Revoir cette consommation règlerait-elle une partie du problème?

NM — Le transport est un point central pour deux raisons. Il touche les gens au quotidien dans leurs déplacements, dans le prix des matières de base (plastique, etc.), mais tout changement majeur demande aussi un investissement massif et long (jusqu’à 50 ans) dans les infrastructures. Par exemple, le pont de l’autoroute 25 entre Montréal et Laval [attendu pour 2011] possèdera un tablier traversant la rivière des Prairies sans qu’il y ait de voie d’autobus ou de train, de piste cyclable ou encore de trottoir. Alors que dans 30 ans, le prix du pétrole risque d’être très élevé, le trafic sur ce pont se fera rare. Il n’est pas adapté aux besoins futurs; sans compter qu’avec les PPP (partenariat public privé), on risque de le payer deux fois.

ASP — Lorsque l’on parle de pétrole, on pense tout de suite à notre dépendance. Un bon exemple est l’agriculture…

NM — Ce sont surtout les pays en voie de développement qui risquent, du côté des denrées alimentaires, de souffrir de la situation de la hausse du pétrole. Si les prix sont multipliés par deux et que les familles consacrent 75 % de leurs revenus en alimentation — contrairement à 15 % pour les pays occidentaux —, cela conduit droit dans un mur. Dans la conjoncture actuelle, la production d’éthanol est une aberration dans les pays du sud, car une grande partie des terres agricoles sont ainsi détournées de l’agriculture destinée à nourrir la population.

ASP — Les réserves non conventionnelles de pétrole, tels les sables bitumineux, offrent-elles un espoir?

NM — L’exploitation des sables bitumineux est plus compliquée que l’on pense et s’avère dramatique pour l’environnement en raison de la pollution et de la dévastation écologique que cela va entraîner. L’Alberta manque aussi d’eau et cette exploitation consomme déjà 7 % de ressources aquatiques de la province, sans compter les dommages qu’elle risque d’entraîner aux nappes phréatiques. Les pétrolières produisent environ 1,2 million de barils de pétrole par jour à partir des sables bitumineux. Avec les problèmes que je viens de mentionner, il est peu probable que la production puisse augmenter encore de manière significative. Donc oui, les réserves non conventionnelles permettront de produire du pétrole encore longtemps, mais elles ne pourront compenser la diminution de la production de pétrole conventionnel.

ASP — On parle beaucoup de la diminution des réserves moins de l’exploitation du pétrole et de ses problèmes. Faisons-nous trop confiance à la science pour trouver des solutions?

NM — Nous sommes aveugles. Sans compter que nous n’investissons pas tant que ça dans la recherche de solutions alternatives. Les États-Unis se tournent vers le charbon, un autre combustible fossile. Le public fait effectivement trop confiance à la science… Développer une technologie ne se fait pas en criant  » lapin « , cela nécessite 10-15 ans de recherche en laboratoire, des investissements et une mise au point de la technologie qui peut prendre une trentaine d’années.

ASP — Avez-vous eu des surprises en écrivant ce livre?

NM — Je reste surpris par l’imminence du problème. C’est pour demain et personne ne fait rien. C’est épouvantable. Cela dépasse les gestes et les interventions individuels. Il est temps de faire pression sur les politiciens pour amorcer des solutions et investir dans les infrastructures facilitant les transports en commun, notamment le train. En prenant exemple sur la ville de Paris et son  » vélo libre  » ou les villes de Hollande où tout est accessible grâce aux pistes cyclables. Personnellement, j’ai investi dans une Smart et l’été, je circule en vélo!

Normand Mousseau est aussi titulaire de la Chaire de recherche du Canada en physique numérique des matériaux complexes. Il se passionne pour la vulgarisation et collabore d’ailleurs depuis deux ans et demi au blogue de physique de l’Agence Science Presse.

Au bout du pétrole/Tout ce que vous devez savoir sur la crise énergétique, Normand Mousseau, Éditions MultiMondes, 2008, 156 pages, 24,95 $

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L’APA à la rescousse

Protection des automobilistes

L’APA à la rescousse  Dossier Protection du consommateur

Cidieu Junior Régismé, Volume 16, no. 4, Avril-Mai 2008

L’Association pour la protection des automobilistes (APA), un organisme privé sans but lucratif situé à Montréal et à Toronto, regroupe des conseillers répondant aux appels d’automobilistes curieux, impuissants, indignés ou frustrés. Leurs principales fonctions sont:
1) de conseiller les consommateurs dans leurs démarches de location ou d’achat de véhicules ou de polices d’assurance.
2) de les assister à résoudre leurs problèmes ou litiges automobiles.
3) de les référer aux services mécaniques recommandés (ex.: inspection et réparation), etc.

La mise en situation suivante est un exemple d’une problématique pouvant être soumise aux conseillers de l’APA :

J’ai acheté une auto neuve chez un concessionnaire XYZ le 16 septembre 2006. Ayant déboursé 1,240$ de frais de transport et préparation, j’ai pris livraison du véhicule le 4 octobre 2006. La semaine suivante, le lave-glace est vide! Y a-t-il véritablement eu préparation ? Si oui, fut-elle adéquatement exécutée?

Trois semaines après, mon véhicule accélère aléatoirement lorsque j’enlève mon pied de la pédale à gaz et la transmission glisse quelquefois. Je remise mon automobile pour le temps de mon absence du pays. Le 12 février 2007, j’avise mon mécanicien des problèmes encourus. Celui-ci l’inspecte et m’avise que la transmission doit être remplacée, réparation effectuée le 22 février.

Une dizaine de jours plus tard, mon récent problème de transmission réapparaît. Le 16 mars, plusieurs témoins lumineux du tableau de bord, incluant celui du moteur, s’allument. L’auto retourne ensuite au garage pour une semaine complète le 25 mars. On m’informe alors que la transmission doit être reprogrammée, les supports des plaquettes doivent être remplacés et le tableau de bord doit être démonté afin d’isoler un bruit inhabituel de craquement.

Notez que même pour les non-membres de l’APA, plusieurs services sont offerts gratuitement contrairement à une consultation avec un avocat expert en droit de la consommation automobile. Évidemment, les consommateurs sont reconnaissants et satisfaits de l’aide offerte. Par ailleurs, pour contrer toute accusation de pratique illégale de la profession d’avocat (conseiller juridique), les conseillers automobiles de l’APA délèguent, entre autres, les cas juridiques à leurs avocats.

En conclusion, dans le but d’éviter certains soucis automobiles, contactez donc l’APA préalablement à toute entente contractuelle. Il est également raisonnable de consulter cet organisme avant d’entreprendre des démarches pour régler un problème automobile. Les conseillers de l’APA pourront notamment vous aider à :

– évaluer la valeur marchande d’un véhicule (prix de liste);
– inspecter une automobile. Un mécanicien se déplace dans la grande région de Montréal pour procéder à toute inspection (mécanique et carrosserie);
– déterminer le prix coûtant d’un véhicule (prix payé par un concessionnaire au manufacturier), ce qui s’avère utile lors de négociations avant achat;
– importer un véhicule des États-Unis sans avoir à voyager ni à vous préoccuper d’une procédure administrative lourde et méconnue;
– obtenir des prix avantageux d’achat ou de location d’automobiles neuves;
– trouver un garagiste fiable et expérimenté;
– résoudre un quelconque problème ou litige automobile;
– vous soutenir dans vos démarches judiciaires;
– vérifier la fiabilité d’un véhicule;
– vous orienter vers la ressource qui pourra le mieux répondre à votre interrogation ou solutionner votre problème;
– profiter d’une panoplie de réductions sur, entre autres, les pièces automobiles, le toilettage intérieur, les traitements antirouille de qualité, etc.

Un consommateur dûment conseillé et averti évitera ainsi certaines erreurs susceptibles de miner non seulement son moral mais également son portefeuille…
Pour rejoindre l’APA : (514) 272-5555

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Ressources protection du consommateur

Office de la protection du consommateur du Québec
Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs
Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

Protégez-vous

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2120, rue Sherbrooke Est, bureau 305
Montréal (Québec) H2K 1C3

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Publicisez prudemment?!

Publicisez prudemment?!
Paru le 19 décembre 2007

Pour améliorer le comportement des conducteurs du Québec, la ministre du Transport Julie Boulet veut réglementer les publicités automobiles qui montrent à la télévision les prouesses et l’accélération dont est capable une voiture. Le gouvernement Charest compte aussi interdire prochainement l’affichage massif des paquets de cigarettes dans les dépanneurs, souhaitant ainsi réduire le nombre de fumeurs. Est-ce que les Québécois sont influençables à ce point?

Bonne question, qui m’est venu hier en regardant le match de hockey des Canadiens. Pendant un entracte, une pause publicitaire de Molson attire mon attention. Mise en situation: dans un bar, une foule de gens est massée, bière à la main, et ils regardent tous la caméra. L’homme à l’avant nous adresse la parole: «Comme on n’a pas le droit de boire nos bières dans les pubs, ben, on va attendre que la pause publicitaire se finisse.» Et tous ces gens massés de continuer de regarder l’écran pendant une quinzaine de secondes, sans qu’il ne se passe quoi que ce soit. Rien du tout! Nada! Personne ne parle, personne ne bouge. Ils attendent vraiment. La pub se termine comme ça.

C’est vrai que dans les pubs qui vantent un produit alcoolisé, les diffuseurs n’ont pas le droit de montrer une personne qui boit sa bière. Elle peut uniquement la tenir dans sa main, sans jamais la porter à sa bouche. Dans cette publicité de Molson, l’annonceur a tout de même réussi à très bien passer son message : «Buvez de la bière!»

On peut mettre des barrières partout, les publicitaires savent détourner les règlements pour réussir à inclure LE détail, légal ou non, qui attirera l’œil ou l’oreille du consommateur, ce détail qui rend le produit cool et attrayant.

Alors la vraie question que je me pose maintenant: est-ce que le gouvernement investit des efforts pour rien? Cherche-t-il à se donner bonne image en imposant des tabous dans les publicités? Personnellement, je ne crois pas beaucoup en ces mesures, et je crois qu’on devrait chercher le problème ailleurs. Ce n’est pas le gouvernement qui va régler nos problèmes de vie privée, encore moins les publicités…C’est d’abord à nous-mêmes de constater nos excès, et de rectifier nos mauvaises habitudes.

Sur ce, je vous souhaite un joyeux temps des Fêtes, et je vous souhaite surtout pour la prochaine année un Québec sans vitesse au volant, sans fumée et sans abus d’alcool. De toute façon, y’a pas à s’en faire, le gouvernement s’en occupe…

Gabriel!

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Le stationnement est un pollueur

Le stationnement est un pollueur

(Agence Science-Presse) – Même en stationnement, votre voiture pollue. Ou plus exactement, c’est son stationnement qui pollue. Des chercheurs américains ont calculé l’espace dévolu au stationnement dans une ville typique du centre du pays : sans doute à la grande surprise des habitants de cette ville, il y a onze fois plus d’espaces de stationnement… que de familles! L’équivalent de 1000 terrains de football. Cela fait beaucoup d’asphalte autour des maisons de banlieue et beaucoup de béton autour des commerces. Avons-nous besoin de tout cet espace, s’étonne Bryan Pijanowski, de l’Université Purdue. Pourquoi ne pas penser des villes avec un plus grand nombre de services à une distance de marche des résidences? La question est d’autant plus pertinente que ces rectangles d’asphalte ou de béton accumulent les polluants et l’essence, que la pluie nettoie ensuite vers le «vrai» sol le plus proche, où ils contribueront à la pollution des eaux souterraines (ou de la rivière) que boivent les «onze fois moins» de familles du coin.

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Vendre son automobile

Vendre son automobile
Chantal Racine, Vol 15-1, octobre 2006

Dossier Protection du consommateur

Office de la protection du consommateur

Vous avez décidé de vous procurer une nouvelle automobile et vous désirez vendre votre voiture par la même occasion? Vous avez le choix de la donner en échange au concessionnaire ou encore de trouver vous-même un acheteur. Saviez-vous que, dans ce cas, vous pourriez bénéficier des services du concessionnaire pour les formalités de transfert de propriété du véhicule? C’est ce qu’on appelle une vente d’accommodement.

Les conditions d’une vente d’accommodement

Pour être sûr qu’il s’agisse vraiment d’une vente d’accommodement, quatre conditions sont essentielles:

• Votre automobile usagée doit être donnée, en paiement, partiel ou complet, au concessionnaire lors de l’achat de votre nouvelle automobile;

• La vente de l’automobile usagée doit être faite uniquement à l’acheteur que vous avez trouvé;

• Le prix de vente de votre automobile usagée doit correspondre à celui sur lequel votre acheteur et vous, vous êtes entendus;

• Le contrat doit comporter votre attestation écrite à l’effet que vous vendez votre véhicule à l’acheteur.

Si l’une ou l’autre de ces conditions ne sont pas respectées, il s’agira alors de transactions ordinaires entre un commerçant et deux consommateurs (un premier qui vend son automobile usagée et un deuxième qui achète cette même automobile d’occasion).

Les avantages de la vente d’accommodement

La vente d’accommodement vous facilite la vie. En effet, c’est le concessionnaire qui se charge des formalités administratives. Les taxes applicables à l’acquisition de votre nouvelle automobile seront calculées sur le montant déboursé, soit le prix de vente moins la valeur accordée à votre ancienne automobile. De son côté, votre acheteur devra acquitter la TPS, ce qu’il n’aurait pas eu à faire en vous l’achetant directement.

Les frais exigés

Le concessionnaire ne peut exiger de frais pour accepter de faire cette transaction. Toutefois, il pourrait demander un remboursement des coûts réels déboursés pour réaliser la transaction. Si ces frais constituent un profit, même minimal, il sera considéré comme le véritable vendeur de l’automobile. Il devrait alors respecter les dispositions de la Loi sur la protection du consommateur relatives à la vente de véhicules d’occasion, soit apposer une étiquette sur l’automobile (fournissant l’historique et tous les détails du véhicule), accorder à l’acheteur le bénéfice de la garantie légale (varie selon le kilométrage du véhicule) et lui fournir un contrat conforme (définissant les responsabilités du concessionnaire et le liant à l’acheteur).

Votre acheteur peut-il exercer des recours contre vous ?

Advenant un problème avec votre automobile usagée, l’acheteur pourrait exercer des recours contre vous. Selon la loi, ce particulier n’a aucun lien avec le concessionnaire qui a réalisé la vente d’accommodement. Votre acheteur peut exercer ses recours contre le fabricant pour les défauts de fabrication.

Pour plus d’information

Si vous désirez obtenir des renseignements supplémentaires sur la vente d’accommodement d’une automobile, communiquez avec l’Office de la protection du consommateur au 1-888-672-2556 ou consultez le site à l’adresse suivante: www.opc.gouv.qc.ca.

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Ressources protection du consommateur

Office de la protection du consommateur du Québec
Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs
Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

Protégez-vous

Rédaction
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