La biodiversité alimentaire menacée par la mécanisation agricole

Vox Pop

Quelle est votre opinion sur la biodiversité?

L’équipe de Reflet de Société a mis devant le fait accompli des Québécois pour qu’ils commentent cette information: En 100 ans, nous avons perdu 75% de la biodiversité alimentaire mondiale. Qu’en pensez-vous ?

Dossier Environnement

vox pop environnement biodiversité menace agricultureNotre dossier est-il pertinent? Est-ce un enjeu important pour vous? Pour cela, nous sommes allez vous rencontrer dans les rues de Montréal à 3 points névralgiques: un marché public, une grande surface spécialisée dans les bas prix et au Centre-Ville de Montréal. Voici quelques-uns des commentaires reçus:

«Vous m’apprenez quelque chose. Je suis très surpris… c’est dû à l’industrialisation
j’imagine?» Pierre

«C’est sûrement pour le mieux, il y a tellement de produits qu’il faut garder les meilleurs.» David

«Je l’ai lu ce matin! Il faut arrêter d’acheter des produits des États-Unis et aller plus dans nos marchés publics. Il y en a partout et ils sont accessibles. On a payait avec nos impôts pour ça. Les maraichers sont vraiment très bien. Quand les produits québécois arrivent sur les étals, les grandes surfaces ne sont pas prêtes de me voir.» Nicole

«Je sais que c’est vrai. Je vais juste prendre l’exemple de la carotte. On en fait une qui convient à tout le monde, elle est longue, belle… on en a même fait des petites qu’on a plus besoin d’éplucher. Le problème c’est que son rôle à la carotte c’est pas d’être belle! Elle est sauvage et elle pousse dans la terre, les gens l’oublient.» Anonyme

«C’est très inquiétant! Et c’est dangereux s’il y a des maladies. Tout ça parce qu’ils sélectionnent de plus en plus les produits.» Lyse

«C’est l’évolution, c’est probablement dû à la mondialisation. Mais en même temps, on a davantage de choix. Dans l’espace, ils peuvent se nourrir qu’avec des pillules… à l’avenir la nourriture sera pour le plaisir et on s’alimentera autrement. Comme dans l’espace.» Antonio

«C’est pas grave. Une tomate est une tomate. Quand je vais au supermarché, je ne demande pas la tomate italienne précisément. Tant qu’il y a des tomates pour ton hamburger et ton ketchup, c’est correct.»  Loïck

«Je n’ai pas le sentiment de pouvoir y faire grand chose. C’est aux politiques de prendre des décisions pour la protection de l’environnement.» Véronique

«C’est la faute du client. Il ne faut pas porter attention aux défauts des produits. Ce n’est pas grave s’ils sont un peu abimés ou si la couleur n’est pas la bonne. Tout ne peut pas être parfait.» Chris

«Ça me fait penser à Monsento. C’est inquiétant, révoltant. On s’accapare des espèces au détriment des autres, ça nuit à la diversité locale. Les agriculteurs ne peuvent plus se procurer des graines ailleurs qu’auprès des multinationales. Il faudrait que des produits à base d’OGM puissent être identifiés dans les commerces et que les autres aient plus de visibilités.» Sana

«C’est dommage, mais j’imagine que c’est pour nourrir plus de monde.» Anonyme

«Il va falloir faire quelque chose pour la retrouver car cela ne peut pas fonctionner comme ça. On a besoin de diversité pour une agriculture durable, car s’il y a un problème, on est fait. On s’en va droit vers une seule variété et on met pas les chances de notre coté pour l’avenir.» Michel, producteur de la ferme Espo’Art

«On est à l’ère de la monoculture. Tant que les grandes industries feront de la monoculture, ce qui les arrange parce que c’est plus payant, on perdra en diversité.» Anonyme

Acheter local ne résout pas toujours le problème…

– Les productions spécialisées du Canada (soja, blé,…) utlisent des semences réglementées, comme celles de Monsanto.

– La mécanisation agricole et industrielle est à mettre en cause. Les producteurs produisent des denrées dont le calibrage correspond à leur machinerie. Parmis les variétés, certains choisiront celles dont la taille fonctionne avec leur équipement.

– Les grandes industries de la vente ont un cahier des charges sur l’esthétique des aliments. Produire est bien, vendre est une autre histoire.

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Dossier :Graffiti

Un vox pop réalisé par Reflet de Société auprès d’une trentaine de personnes dans les quartiers Hochelaga-Maisonneuve (où il y a beaucoup de graffitis) et Outremont (où il y en a peu) révèle que les personnes interrogées portent surtout un jugement esthétique sur ce qu’ils estiment être un mode d’expression à part entière. Le coup de sonde ne montre pas qu’il y avait des différences significatives dans la perception du graffiti entre les deux quartiers. Si les personnes interrogées évoquent parfois la notion d’insécurité, c’est en rapport avec les messages violents, haineux et propagandistes que certains graffitis véhiculent. Toutes ont fait la distinction entre les tags (signatures et messages), perçus comme des gribouillages, et les fresques, fréquemment considérées comme de véritables œuvres d’art.

Autre observation, les graffitis dérangent la plupart des passants parce qu’ils constituent une dégradation du paysage urbain. La violation de la propriété privée est aussi un reproche récurrent adressé aux graffiteurs. Selon les personnes interrogées, ils devraient demander l’accord du propriétaire du mur qu’ils convoitent.

Finalement, le graffiteur est aux yeux de certains un jeune homme, marginal, un peu anarchiste, punk, rappeur ou bohème. Pour d’autres, il est simplement avide d’expression publique clandestine. Voici un échantillon représentatif des témoignages récoltés par Claire Gaillard et Morgane Lapeyre.

Outremont

Yannick Senouvo: « Le graffiti m’évoque la pauvreté. C’est souvent dans les quartiers défavorisés qu’on trouve les graffs. Je m’imagine un jeune, style rappeur avec une capuche. Le genre bad boy. »Antonio Curcuruto: « C’est une expression artistique métropolitaine. Le graffeur, c’est un type avec une tuque, un peu marginal. Il s’exprime de cette façon parce qu’il ne peut pas le faire par d’autres moyens. »

Félix Dupont-Foisy: « Je trouve ça beau dans la mesure où c’est pas du gribouillis. Ce sont des jeunes de 15-18 ans. Je ne veux pas généraliser, mais ils sont un peu gangsters. »

Mélanie Riverin: « Je trouve que c’est une forme d’expression. Ça peut mettre de la vie et de la couleur, mais il devrait y avoir des espaces faits pour ça. Un graffiteur, c’est quelqu’un qui a une casquette. »

Isabelle Guédon: « Ça peut embellir des endroits tristes ou dénudés. Mais ce n’est pas correct de faire des graffitis sur les murs des propriétés privées. J’imagine des jeunes d’un style un peu bohème qui ont besoin de s’exprimer. »

Hochelaga-Maisonneuve

Josiane Boulet: « Le graffiti y’en a des super beaux. Tout ce qui est écriture et gribouillage c’est affreux. C’est aussi important d’en faire que sur les supports autorisés. J’en ai fait des graffitis quand j’étais jeune alors je suis bien placée pour dire que n’importe qui peut en faire. »Jean Michel Richard: « Y’en a, c’est de l’art, d’autres du barbouillage. C’est une façon de s’exprimer. Je trouve que ça met de la vie. Le graffiteur est un peu punk. C’est quelqu’un qui doit être un peu flyé. »

Michel Robert: « Il ne devrait pas y en avoir sur les murs des propriétés privées. Y’a des petits jeunes qui écrivent les initiales de leur blonde. Ça devrait être enlevé. Mais il y a aussi des chefs-d’œuvre. Les graffiteurs peuvent être des jeunes de la rue ou de vrais artistes. »

George Dunn: « Un sentiment d’insécurité? Ça dépend de ce qui est marqué. Le graffiteur, c’est un gars qui fait ce qu’il aime, je le vois tout plein de peinture. »

Diane Jean: « Y’en a des laids. Le graffeur, c’est quelqu’un qui veut s’exprimer, mais s’exprimer sur des affaires publiques, ce n’est pas correct. Il y a des murales faites spécialement pour ça. »

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Dur, dur…

Dur, dur… 

Le Vox Pop, c’est aborder les gens dans la rue avec un grand sourire qui dit tout (je vous en prie, arrêtez-vous que je termine ce vox pop avant la tombée de la nuit!!) et rien (devenu vite automatique, le sourire perd de son sens et de sa sincérité au bout d’une dizaine de refus plus au moins agréable…)

Avec pourtant en guise de micro une petite enregistreuse de la taille d’un mp3, et non pas une grosse caméra (celle qui fait peur à nombre de passants) mais une petit appareil photo numérique… Claire et moi sommes parvenues à effrayer. Faire fuir. Faire mentir.

Le vox pop donne ces pouvoirs, en effet. Nous sommes devenues tyrans ou parasites… dépendamment du point de vue. Nous voulons leurs mots, mais aussi leurs noms. Et si ce n’était tout… mais non! Il nous faut également leur photo.

Alors certains baissent les yeux pour ne pas rencontrer notre regard… au cas ou nous aurions une mini caméra intégrée dans l’oeil qui prendrait des photos à leur insu. D’autres ont le visage qui se fige à notre approche, et tout d’un coup se révèlent une passion, un intérêt tout particulier pour leur montre… L’impératif temps sous leurs yeux, ils accélèrent aussi leur pas.

D’autres encore, nous ignorent. Mais avec tellement peu de naturel! (Ce qui confirme ma conviction: ce n’est pas donné à tout le monde d’être acteur) Quoique une dame s’est mise à siffloter au son de mon “bonjour madame”… toujours en accélérant le pas… mais que de plus normal que de prendre de la vitesse sur le rythme de sa propre musique!

Mais si nous avons terminé notre vox pop hier, c’est bien parce que certains passants ont répondu à nos avances, ont été flatté par l’objectif et enthousiasmé par l’idée de paraître dans un magazine! Pas tout le monde a peur du journaliste en quête d’opinions. Nos sourires n’ont pas toujours été vexés. Heureusement.

Morgane

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Le désir d’expression

Le désir d’expression

“Le journalisme est un outil pour s’exprimer”, selon Raymond Viger. Tout comme le graffiti, d’après les résultats du premier jet du vox pop réalisé par Claire et moi. Nos proies ont été unanimes: le graffiti est avant tout un mode d’expression. Peut-être même une mode… d’expression.

L’animateur radio est écouté, le présentateur télé regardé et le journaliste lu. L’homme politique est élu et parle au nom du peuple, le criminel voit sa vie et ses travers médiatisés, les sportifs de haut niveau et les stars sont idôlatrés. Tous servent d’exemples (bons ou mauvais), offrent des moments de bonheur et de révolte ou encore font rêver leurs fervents lecteurs, leurs fidèles spectateurs, leurs citoyens ou leurs fans. Mais qui sont-ils ces lecteurs, ces citoyens, ces consommateurs? N’ont-ils rien à dire? N’ont-ils rien à apprendre à ces illustres personnages et personnalités publiques?

Et bien si. Mais la difficulté est de savoir comment. Comment se faire remarquer? Comment se faire entendre? Il est  parfois déjà compliqué de faire sa place au sein de sa propre famille ou sur son lieu de travail… alors sur la scène contemporaine, dans la sphère publique, n’en parlons même pas! Rien de plus normal, donc, que naissent des modes d’expression alternatifs… Et j’en suis personnellement soulagée. Soulagée de constater que, tandis que certains sont élevés au rang d’icônes ou de symboles personnifiés, la grande majorité silencieuse et sans nom se manifeste toujours et souhaite toujours s’exprimer.

Le journaliste est privilégié. Il n’est pas frustré dans sa quête d’expression puisque sa liberté d’expression est défendue (du moins, en théorie). Il peut commencer sa carrière dans l’anonymat, mais son nom a de grandes chances d’être remarqué. Son nom, mais aussi sa personne, à travers ce qu’il écrit, le choix de son angle, son style et ses références.

C’est pourquoi journaliste doit être à la hauteur de ce privilège.

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À visage (dé) couvert

À visage (dé) couvert

Il m’a fallu presque tout le week-end et bon nombre d’amis à la maison pour sortir de mon esprit les informations qui m’ont été communiquées vendredi en « débriefing rédactionnel téléphonique. » Après confusion dans les directives, le vox-pop est à recommencer. Formulation des questions plus neutre et récolte de témoignages non-anonymes ! Étant donné le nombre de personnes qui ont voulu fuir notre appareil-photo, je me dis que la tâche ne va pas être aisée. « Je suis sûr que vous pouvez affiner vos méthodes, me confie Charles. » Et je n’en doute pas ! Ma pire expérience en termes de vox-pop, c’était il y a quelques mois pour la radio. La plupart des gens avaient très aimablement accepté de répondre à mes questions jusqu’à ce qu’ils aperçoivent le gros micro noir et décident de s’enfuir en s’excusant. Avec Morgane vendredi, personne n’a refusé de nous répondre. Mais rares sont ceux qui ont accepté d’être pris en photo. Je me souviens aussi d’un cours de méthodes journalistiques à propos des témoignages anonymes. Faut-il les éviter ? Dans quel cas les utiliser ? Peut-on le faire de manière crédible ? Jusqu’à quel point un journaliste se doit-il de défendre l’anonymat de son témoin/sa source ? etc… Le débat avait duré 3h.

Pourquoi les gens appréhendent-ils de se voir et/ou de se lire dans les médias ? Vendredi soir, mes amis tentent de m’éclairer…« Les gens ont peur des médias, de leur manière de tout déformer. Ils ne veulent pas se faire piéger. » Ces considérations m’ont toujours un peu effrayée : les médias sont supposés travailler pour leurs lecteurs, être une courroie de transmission entre « le monde » et le public. Comment en est-on arrivé à faire peur ? « Les gens n’assument pas leurs opinions. Voilà pourquoi ils ne veulent pas qu’elles soient « immortalisées » dans le journal. » Là, c’est surement la française « opinionated » en moi qui s’indigne. Mais qu’est-ce qui nous empêche de nous positionner et de nous assumer ? Les gens changent, leurs opinions évoluent… rien n’est coulé dans le béton comme on dit. On peut partager ses idées… être confronté au désaccord, cela n’implique pas avoir tort. Veut-on s’assurer que la majorité pense comme nous avant de nous prononcer officiellement ? « Les gens se sentent violés dans leur intimité, leurs pensées leurs appartiennent. » Nous ne sommes, évidemment, parvenus à aucune réponse solide dans ce débat. Ce ne sont que des hypothèses, des perceptions individuelles.

Mes interrogations demeurent donc : qu’est ce qui fait que l’on souhaite (ou pas) faire entendre sa voix de « simple citoyen » dans les médias ?

Le cyber vox-pop est lancé…

Claire

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Titre et vox pop

Titre et vox pop 

Dossier : Graffiti

Quel bonheur de pouvoir faire entendre son opinion… Que nos suggestions soient non seulement bien reçues, mais également prises en compte! Claire et moi avons eu le privilège d’assister mais surtout de participer à la réunion de titrage ce vendredi matin. Chaque titre est construit, petit à petit, à partir d’une première proposition que l’on décortique, et fait l’objet d’une réflexion collective. Bien que certains termes succombent aux bombardements d’idées, d’autres au contraire qui ont remporté la bataille lexicale, sont élevés au rang de titre.

Mon tout premier vox pop. C’était également vendredi. Des propos que nous avons recueillis, Claire et moi retenons un certain consensus, une tendance vers l’unanimité: le graffiti semble susciter une réaction similaire chez les montréalais, un même sentiment… Lequel? Nous vous le dévoilerons dans le prochain numéro… Et ce, qu’ils habitent Outremont ou Hochelaga-Maisonneuve, deux quartier pourtant très différents notamment en terme de concentration de graffitis au pied carré! On peut en effet parler de densité du graff… faible dans le premier, élevée dans le second. Le challenge : parvenir à faire s’exprimer, sur un sujet plutôt intemporel que d’actualité, les gens que nous arrêtons dans la rue. Quel est l’impact du graffiti sur leur existence…
Les circonstances sont en notre faveur : une journée ensoleillée et la fin de semaine à l’horizon. D’autre part, Claire et moi nous attaquons aux passants qui marchent avec nonchalance ou bien le sourire aux lèvres. Nous visons également ceux qui sont assis, sur un banc, un porche ou un escalier. Ceux qui semblent songeurs, dont on peut profiter de l’état méditatif.La mondialisation et l’urbanisation auraient-elle engendré une convergence des opinions? Il est légitime qu’après avoir identifier un consensus à l’issue de notre vox pop, nous nous posions la question. Vous connaissez le jeu du téléphone? Tout commence par un mot. À son origine, il y a une personne, dont le vécu singulier justifie qu’elle est certaines idées, certaines valeurs et certaines croyances distinctes de celles de son prochain. Il y a donc un esprit mais aussi un cœur, et un individu appartenant à une société.

Morgane

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Le travail d’équipe

Le travail d’équipe

J’adore les séances de titrage! C’est comme la diversité de population, comme le multiculturalisme: c’est de cette manière qu’on obtient les meilleurs résultats, à partir du moment où on lie le tout avec du respect.

C’est souvent la titraille qui donne de l’urticaire à une salle de rédaction… en tous cas, à la journaliste débutante que je suis. Il faut qu’un titre soit accrocheur, concis, précis, évocateur, drôle mais sérieux, original mais fidèle au contenu… Le problème avec moi c’est que mes meilleurs idées en la matière me viennent souvent en plein milieu de la nuit, trois jour après mon deadline… quand ce n’est pas trois jour après la mise en kiosque de l’article en question.

Mais une séance de titrage, c’est se réunir autour d’un bourgeon prêt à éclore et lui donner le meilleur de nous-même pour l’aider. C’est mettre en commun différentes opinions, perceptions et références. C’est éventuellement remarquer ce que d’autres n’ont pas vu, entendre un collègue exprimer de manière beaucoup plus appropriée ce qu’on avait envie de dire, mélanger les mots de chacun pour former la phrase parfaite.

Merci à l’équipe d’avoir pris le temps de m’expliquer le contenu des articles pour me permettre de participer… merci encore d’avoir aussi écouté mon point de vue…

Je suis beaucoup moins fan des vox-pop dans la rue. Et, pour être honnête, de devoir m’atteler à ce travail avec Morgane en fin de matinée ne m’enchantait pas vraiment.

Je n’ai pas de problèmes avec l’information. En ce qui concerne les opinions, les confidences ne me gênent pas mais je suis encore assez mal à l’aise avec le portrait et les micro-trottoirs. Venir “péter la bulle“  des gens quand ils ne s’y attendent pas, ça me rend un peu moins téméraire.

La première personne dont j’ai dû écrire le portrait, j’ai fini par lui confier que j’avais l’impression de participer à un speed-dating en compagnie de quelqu’un à qui je ne plaisais pas du tout. (Ça veut tout dire de l’idée que je me fais d’un tel moyen de rencontre.)

J’ai la sensation de devoir en apprendre le plus possible sur quelqu’un, d’avoir à m’assurer que la personne est assez à l’aise pour me confier ses réelles pensées et non pas ce qu’elle pense que je veux entendre tout en faisant attention à ne pas trop m’éterniser pour qu’elle ne se lasse pas de me voir.

Résultat: j’ai souvent beaucoup de mal à obtenir tous les renseignements que je souhaiterais.

Mais finalement l’expérience n’a pas été si pénible que ça. La sociologue en moi a vite repris le dessus.

Comment se fait-il que l’on obtienne des réponses quasiment similaires de la part toutes les personnes que l’on rencontre? Comment puis-je expliquer que mon entourage partage la plupart de ces opinions? Comment avouer que, moi-même, j’en épouse certaines? 

Peut-on parler ici d’acculturation des consciences? De conformité sociale? De hasard?

Je ne crois pas au hasard… je ne crois pas vraiment non plus aux réalités immuables. Il doit donc y avoir une explication au consensus face auquel nous avons été confrontées aujourd’hui.   

Claire

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Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

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DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

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