Les limites de l’information dans le journalisme

Toute la vérité et rien que la vérité

Information ou voyeurisme?

Est-il bon de donner tous les détails d’une information? Étant journaliste, cette frontière entre l’information et le voyeurisme m’a déjà interpellée. Je n’en suis qu’au début de ma carrière, mais cette question ne cesse de me travailler.

Delphine Caubet dossiers Médias et publicité

Comme chaque matin, je lis les journaux et j’écoute les nouvelles. Mais ce jour là, c’est un viol dans le métro qui fait la une. Tragédie qui n’est pas une première.

Mais cet article est différent: il donne des détails intimes de l’agression (attouchements, fellation…). Bien sûr, ces informations ne sont pas gratuites, et elles ont un raison d’être car l’agresseur reconnait une partie des faits. Le journaliste ne fait que retracer ce dont l’homme se rend coupable.

Réflexions

Journalisme voyeurisme agression limite médiaCette nouvelle m’a mise mal à l’aise. Je me suis imaginée dans la peau de la jeune femme: comment aurais-je réagi si j’avais entendu le détail de mon agression?

Cette frontière entre l’information et le voyeurisme m’a déjà inquiétée, particulièrement lorsque je retraçais le vécu sensible de certaines personnes.

Dans les cours de journalisme, on nous dit de ne rapporter que les faits utiles. Mais quand bien même, ces derniers paraissent indécents par moment.

Il y a quelques mois, je travaillais un dossier sur les sectes. Un témoignage particulièrement intéressant, mais difficile, m’étais parvenu. Je crois que j’ai passé plus de temps à lutter contre moi-même pour ne pas tomber dans le voyeurisme, qu’à rédiger l’article.

Au final, ce dernier n’est pas paru: le fait de m’avoir parlé avait ravivé trop de souvenirs douloureux au témoin. Après discussion, il a été choisi d’enterrer l’article.

Cette subtilité dans l’information est un débat récurrent avec mes collègues à Reflet de Société. Au vu des témoignages parfois sensibles que nous retraçons, la «bonne» conduite est parfois difficile. Et lorsque je vois mes confrères, je me dis qu’à ce jour, personne n’a encore trouvé la formule magique.

Quant à vous, en tant que lecteur, vous êtes-vous déjà senti gêné par des informations que vous n’auriez pas dû avoir?

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Paparrazi et Barack Obama voyeurisme des médias

 

Raymond Viger    Dossier Médias et journalisme

Paparrazi et Barack Obama voyeurisme des médias

Barack Obama et Nicolas Sarkozy au G8 de l'Aquila en Italie

Cette photo a rapidement fait le tour du monde. Dès jeudi, la blogosphère s’est enflammé en traitant Barack Obama de voyeur, mateur, cochon et tout autres qualificatifs de même acabit.

Le Devoir

La photo a fait la une du Devoir vendredi dernier avec une mention d’un oeil torve et l’attention enjouée. Torve voulant dire un regard oblique et menaçant.

Éric Grenier, magazine Jobboom

Samedi, Éric Grenier de Jobboom reprend la photo mais en rajoutant que le réseau ABC a visionné la vidéo complète pour se rendre compte que Barack Obama est pris dans une histoire d’escaliers où il faut faire attention où l’on met ses pieds. Son titre, Obama vieux cochon est sûrement contradictoire avec son long billet de 112 mots. Les mots-clés pour enregistrer sa photo cul Obama encore plus démesurés. Ces mots-clés sont visibles de tous. Ils apparaissent lorsque vous approchez votre curseur sur la photo.

J’ai été agréablement surpris de la réaction des internautes sur la présentation d’Éric Grenier. 33% des internautes (4 sur 12) ont questionné le sensationnalisme de son titre. 16% (2 sur 12) ont soulevé une réserve sur une photo pris hors contexte. Les autres considérant que regarder sans toucher n’était pas un péché.

Paris Match et 20minutes.ch

La même journée que la publication du billet d’Éric Grenier, 20minutes.ch, a choisi le titre suivant pour présenter la nouvelle: Obama «innocenté» par la vidéo.

Dimanche, Paris Match reprend l’histoire complète. Le titre, Obama, un homme comme les autres? Vous avez deviné que le point d’interrogation est très important. Paris Match pose la question et y répond sans équivoque. Paris Match souligne l’excellent travail journalistique du réseau ABC pour remettre la photo dans son contexte. Les mots clés utilisés par Paris Match sont ceux du titre, sans tenter d’en rajouter.On y présente aussi la vidéo qui innocente Barack Obama. Voici le titre et la description que Paris Match a utilisé pour présenter la vidéo:

Obama, un président galant

Réhabilitons l’image du 44e président des Etats-Unis… Comme le prouve la vidéo d’ABC, Barack Obama ne regardait pas les fesses rebondies d’une charmante déléguée mais aidait une autre à descendre les marches.

Paris Match conclue « Cette histoire démontre qu’il est bien difficile de connaître la vérité d’une simple photo, dans un monde abreuvé d’images et de rumeurs contradictoires ».

J’ai été surpris de voir que les médias européens avaient trouvé un meilleur équilibre dans leur présentation que ces deux médias québécois. J’étais convaincu que l’Europe était le berceau des paparazzi. Surpris encore plus de présenter ici le Devoir et non pas le Journal de Montréal. Peut-être que le lock-out de ses journalistes leur ont fait manqué ce « scoop »? 

Et pour remettre le tout dans son contexte, les huit chefs d’états les plus importants du monde, le G8, sont réunis à L’Aquila en Italie pour parler de la situation mondiale et de la conjoncture économique difficile. Les thèmes sont le dialogue avec les pays émergents, les négociations sur les changements climatiques et le développement de l’Afrique.

Avons-nous passé à côté de l’essentiel?

Sondage des journalistes sur le sensationnalisme dans les médias.

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Télé et hypersexualisation

Télé et hypersexualisation

Isabelle Burgun        Dossier Hypersexualisation
et Sexualité

(Agence Science-Presse) – L’hypersexualisation passe-t-elle d’abord par la télé? La sexologue Anik Ferron pense que certaines émissions, comme Occupation double ou Loft Story, contribuent à l’encourager chez les jeunes.

Sexe et télé-réalité

«Ces émissions nous montrent une image de la sexualité qui ne colle pas à la réalité. C’est à celui qui dépassera les limites des autres. Une surenchère pernicieuse!», sanctionne même la sexologue de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Ces émissions, particulièrement chez les jeunes adultes, ouvrent la porte à l’intimité des autres, encourageant le voyeurisme et l’exhibitionnisme. Ce divertissement contribue à banaliser l’hypersexualité chez les jeunes. «Ce que je trouve triste, c’est que les adolescents y croient. Ils sont convaincus que c’est comme cela que ça se passe. Mais là, il y a surtout perte de sens véritable à la sexualité et l’intimité entre deux personnes», tranche Anik Ferron.

Education sexuelle

Cette situation alarme la sexologue particulièrement au moment même où l’on retire des écoles les cours d’éducation à la sexualité. En effet, en 2010, les cours de formation personnelle et sociale ne figureront plus au programme. La sexualité sera plutôt abordée, en tant terme de compétence transversale, dans les classes de mathématiques, français, etc. «Les enseignants ont déjà assez à faire avec leur matière. Sans compter que beaucoup ne seront pas à l’aise de parler de sexualité en classe», relève la chercheuse.

Une autre chose dérange la sexologue: le manque de diversité des candidats. À Occupation double, il n’y a pas de personnes handicapées, rondes ou bègues. «Quel message lance-t-on à nos jeunes? Il n’y a que l’apparence qui compte!», s’écrie Anik Ferron.

Et les jeunes perdent de vue que l’objectif s’avère surtout un prix matériel. Pour ce gain et pour ne pas être éliminés de l’émission, certains seront prêts à tout… même à tout montrer!

Cette fausse réalité, basée sur la performance et l’apparence, devient alors anxiogène pour bien des jeunes. «Cette anxiété de performance est très présente chez les jeunes de 20 ans», relève la sexologue. Ce sont majoritairement eux qui consultent pour cela, bien plus que les adultes.

autres textes sur l’hypersexualisation

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  • Pour en savoir plus

Une télé qui déforme la réalité par la sexologue Anik Ferron :

http://www.entete.uqtr.ca/description.php?no_fiche=7638

Une télé qui fait réagir par la sexologue Anik Ferron :

http://entete.uqtr.ca/description.php?no_fiche=7703

Exit les cours d’éducation sexuelle au secondaire par Maryse Gagnon, LCN (reportage):

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2005/10/20051010-175226.html

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L’échangisme, le voyeurisme et les orgies

L’échangisme, le voyeurisme et les orgies

Raymond Viger Dossier Journal de Montréal

Le Journal de Montréal du 14 et du 15 août nous livre deux articles sur la réalité des clubs d’échangisme depuis leur légalisation en décembre dernier.

J’ai été étonné d’apprendre que la définition de l’échangisme qui se pratique semble être très différente de ce que je m’imaginais. Pour moi, l’échangisme rimait avec échange de partenaire sexuel avec un autre couple. Le tout pouvait se passer chacun dans sa chambre. La réalité décrite y ait toute autre. Une scène centrale (plutôt des lits) où plusieurs couples livrent leurs ébats amoureux devant des voyeurs. Être échangiste, toujours selon ma définition, ne veut pas dire être automatiquement exhibitionniste.

Vos commentaires sont les bienvenus pour m’aider à mieux comprendre ces réalités.

Hypersexualisation: le Québec abandonne-t-il ses enfants?

Le sexe banalisé

Publicités sexistes au Collège Notre-Dame

Les jeunes nous parlent de sexe

L’hypersexualisation, pas juste une mode

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Viol médiatique

Viol médiatique

Quand «la une» des médias devient sensationnalisme et voyeurisme

Par Raymond Viger

Un événement dramatique qui touche tout le Québec. Pour les journalistes, il faut battre le fer quand il est chaud. Il faut aller chercher sa part des cotes d’écoute. TVA nous présente aux nouvelles le père d’une jeune fille de 14 ans qui vient de se faire sauvagement violer. Il est de dos, pour ne pas être reconnu. Malgré tout, la caméra se promène, pour nous agacer, nous montrer une partie de son profil. Il nous parle de son besoin de vengeance. Le lendemain, le Journal de Montréal reprend la nouvelle et nous dit que le père crie vengeance. Mais où est la nouvelle dans tout cela?

Créer une nouvelle

Les médias doivent nous servir les événements de la journée, quotidiennement. Qu’il y ait des nouvelles sensationnelles ou non, il faut en trouver et même, parfois, en inventer. Les journalistes doivent chercher ce qui peut attirer le public à écouter leur émission plutôt qu’une autre. Ce viol d’une fillette de 14 ans avait la cote. Personne n’était indifférent et tout le monde voulait en savoir plus. Pour la télévision, les images ne suffisent plus, ils veulent avoir des émotions, des gens qui pleurent, des gens qui se choquent.

Mais qu’a-t-on appris avec cette entrevue du père qui veut obtenir vengeance? Qu’y avait-il d’intérêt public dans cette déclaration? On n’a pas besoin d’écouter les nouvelles pour savoir que le père est bouleversé par les événements. Pire. Cette entrevue risque-t-elle de cristalliser la colère du père, de traumatiser les victimes?

Le refus de publier

Est-ce que le journaliste aurait pu dire à ses supérieurs que l’entrevue avec le père n’avait rien donné d’intéressant pour le public? Parfois dans nos reportages, il faut accepter que la nouvelle doive se retrouver à la poubelle. Si le journaliste avait dit à son supérieur qu’il n’avait pas trouvé un angle d’intérêt public pour faire son reportage, aurait-il pu garder son travail? Je ne peux identifier qui n’a pas fait son travail convenablement, mais ce qui a été présenté n’avait aucune valeur journalistique. Ce que je trouve malheureux, c’est que deux médias aient fait la même erreur avec les mêmes victimes.

Je demeure réaliste en me disant que la majorité des journalistes et des médias font un excellent travail. La majorité des reportages que l’on peut voir ont leur raison d’être et font partie d’un changement de société qu’il ne faut pas dénigrer. Mais il arrive parfois que certains journalistes, malgré leur professionnalisme et leur expérience, jouent mal leur rôle et desservent mal le public.

Blessures journalistisques

J’espère que cette attitude n’a pas envenimé la blessure de cette jeune fille. Les blessures psychologiques font souvent beaucoup plus mal que les blessures physiques. Dans cette recherche de l’émotion à tout prix, j’ai l’impression que nous devenons tous des victimes.

Droit à l’intimité

La victime a le droit de recevoir l’aide qu’elle mérite. Elle a aussi le droit à son intimité. Elle ne devrait pas être une bête de cirque qu’on exhibe aux nouvelles. Après avoir reçu l’aide dont elle a besoin, sur une base volontaire et sans mettre de pression, au moment opportun, si la victime veut livrer son message, on peut l’écouter.

Je me souviens d’avoir accompagné une victime qui s’est suicidée après avoir fait les manchettes. Malgré notre refus de laisser la personne se présenter devant les médias, ceux-ci lui ont extirpé ses plus belles émotions. J’en porte encore le deuil.

Avant de préparer sa nouvelle, si le journaliste pouvait s’imaginer les conséquences de son geste, ferait-il le même reportage? Pour moi, l’être humain est plus important que la nouvelle, le sensationnalisme et les émotions fortes télévisées.

Le silence des ados ou l’indifférence des médias

Fuck, les médias tuent

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

Le livre est disponible au coût de 10,00$.
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