Contes pour une planete bleue

Dossier Environnement

5e Congrès mondial en éducation relative à l’environnement

 

Contes pour une planète bleue

Denise Proulx

(Agence Science-Presse) «Que serait notre rapport au monde sans les conteurs qui ont retransmis nos mythes, légendes et récits traditionnels avant l’existence de la télévision, des romans et des journaux», questionne Thierry Prado, conteur et organisateur du Festival international du conte environnemental présenté jusqu’à ce jeudi dans le cadre du 5e Congrès mondial en éducation relative à l’environnement qui se tient présentement à Montréal et auquel participeront 30 conteurs et conteuses de tous horizons.

Un exercice de conscientisation

«Il n’est pas question de basculer dans la leçon environnementale», précise le conteur, qui est aussi étudiant au doctorat à la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement, laquelle est au cœur de l’organisation du Congrès mondial. Il rappelle que chacun des spectacles est d’abord un moment pour éveiller et évoquer des émotions, et non pour dire aux spectateurs quoi penser ni réfléchir. «Le conte environnemental n’est pas un récit de données catastrophiques. En préparant cet événement, nous visions plutôt à une conscientisation de l’état du monde par le ressenti. Pour certains, ce sera la révélation de leur vie.»

C’est en misant sur le conte populaire que le Festival a été conçu. Parce que depuis des millénaires, le conte a retransmis le savoir, les valeurs et les codes sociaux qui unissent les communautés. Drôle, humoristique, triste, bouleversant, multidisciplinaire, le conteur serait un peintre qui révèle la beauté de l’imaginaire avec des mots. «Nous savons que le conte est un outil pédagogique de plus en plus utilisé auprès des enfants pour passer du contenu environnemental. Mais nous ne voulions pas nous enfermer dans ce carcan, car tout conte n’est pas environnemental ni éducatif. C’est à travers la tradition du conte populaire québécois que nous voulions rejoindre les spectateurs», explique-t-il.

Contes verts, version papier

Plusieurs de ces contes connaîtront une seconde vie grâce à la publication d’un premier ouvrage collectif – Contes verts pour une planète bleue aux Éditions Michel Brûlé – qui regroupera les récits des auteurs, issus de la scène québécoise, française et antillaise. «Le conte connaît un regain de popularité et il y a peu d’occasions à Montréal où on peut en entendre. Nous trouvions que le 5e Congrès mondial d’éducation relative à l’environnement était une niche intéressante à exploiter», ne cache pas le conteur et chercheur.

Pour connaître la programmation du Festival du conte environnemental, il suffit de consulter le programme des activités du 5e Congrès mondial d’éducation relative à l’environnement.

PUBLICITÉ

show_image Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

QuebecOiseaux Aux oiseaux depuis 20 ans

QuébecOiseaux: Aux oiseaux depuis 20 ans!

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Avec ses plus belles plumes sur toutes les pages, le magazine québécois QuébecOiseaux célèbre ses 20 ans ce printemps. Lancé en 1989 par l’Association québécoise des groupes d’ornithologues — devenue le Regroupement QuébecOiseaux —, il mise sur la vulgarisation scientifique pour faire connaître les oiseaux québécois et leurs habitats. Rencontre avec son rédacteur en chef, Michel Préville.

Agence Science-Presse – Qu’est-ce que cela fait d’avoir 20 ans?

Michel Préville (MP) – Les magazines québécois qui parviennent à fêter 20 ans sont peu nombreux. Nous en sommes très heureux! Avec le phénomène du web et des bulletins électroniques, il y en aura de moins en moins. Mais notre créneau, l’ornithologie, est tellement particulier que le magazine pourrait bien passer à travers la vague de l’Internet!

ASP – Rappelez-nous la mission de QuébecOiseaux…

MP – Notre objectif est le même que lors de sa fondation: faire connaître les oiseaux québécois afin de sensibiliser le public à leur protection et celle de leurs habitats. C’est pour cela que notre magazine doit être le plus accessible possible. Par exemple, nous ne mettons aucun nom latin d’oiseaux sauf exception. Cela facilite la lecture et le rend accessible.

ASP – Qu’est-ce qui distingue QuébecOiseaux des autres magazines?

MP – Ce qui le rend unique, en plus d’être un beau magazine, avec des photos de qualité sur papier glacé, c’est la langue — le français —, mais aussi le facteur géographique. Notre ligne directrice est de parler du Québec, de ses oiseaux et de ses habitats. Nous offrons une vision plus globale que celle des bulletins des 30 clubs du Regroupement QuébecOiseaux (ROQ). Nous sommes les seuls à parler de l’ensemble des études québécoises et des préoccupations majeures des ornithologues. Nous suivons l’évolution des populations d’oiseaux d’ici dans le temps et dans l’espace.

ASP – Quelle est l’importance des photos?

MP – Elles occupent une très grande place. De plus en plus de photographes sont équipés en numérique et de mieux en mieux documentés, ce qui résulte en des photos de grande qualité. Nous sommes conscients de cet intérêt chez nos lecteurs. Ils achètent le magazine autant pour le contenu que pour les photos. C’est un peu la même démarche que pour les magazines sur le plein air qui montrent de beaux paysages. Nous, nous montrons des oiseaux sous tous les angles. Ce que les guides souvent ne font pas. Notre chronique Oiseaux d’ici montre trois ou quatre photos de la même espèce: le mâle et la femelle, mais aussi les petits au nid. Et comme quelqu’un m’a déjà dit : «les oiseaux, c’est beau!»

ASP – Dans votre édition anniversaire – printemps 2009, en kiosque – vous avez notamment consacré quelques pages aux 20 oiseaux québécois les plus marquants depuis 1534 : macareux moine, grue du Canada, Mésange à tête noire…

MP – Ce sont quelques pages qui ne sont pas passées inaperçues. C’était pour nous une manière de parler un peu l’histoire de l’ornithologie d’ici, depuis Jacques Cartier à aujourd’hui. Il s’agissait de présenter un oiseau pour chaque époque marquante. Les choix sont subjectifs. Nous avons eu beaucoup de bonnes réactions. Il y a un regain d’intérêt chez nos lecteurs pour l’histoire. Nous l’avions constaté l’an dernier lors de l’anniversaire du décès du naturaliste suédois Carl Von Linné. Les sciences naturelles connaissent aussi un intérêt accru tout comme les thèmes liés à la conservation. Comme on a pu le constater encore une fois avec un autre article consacré aux Grands changements pour 20 espèces d’oiseaux. Nous y recensons dix espèces dont la fréquence d’observation a le plus augmenté et dix autres dont la fréquence a le plus diminué depuis 20 ans. C’est une analyse que l’on fait moins et qui a particulièrement intéressé les ornithologues plus professionnels.

ASP – Que faudra-t-il à votre magazine pour célébrer 20 ans de plus?

MP – Il faudra certainement assurer une relève et rajeunir notre lectorat. Le Regroupement QuébecOiseaux, qui partage avec nous ce défi, envoie parfois un biologiste dans les écoles pour parler des oiseaux. Nous pourrions peut-être intégrer ce genre d’initiatives dans le magazine. Il nous faut aussi faire connaître davantage le magazine. Les gens sont souvent sidérés par sa qualité, c’est à nous de mieux le faire connaître!

Regroupement QuébecOiseaux

 

PUBLICITÉ

Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

show_image Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Pour une science citoyenne

Pour une science citoyenne

Julie Picard

(Agence Science-Presse) – Utilisée à toutes les sauces, l’expression «science citoyenne» est apparue de l’autre côté de l’Atlantique au début des années 2000. Plus précisément en 2002, lors de la création de la Fondation Sciences citoyennes, à Paris. Espérant faciliter les discussions entre experts de la science et néophytes en la matière, la science citoyenne se décline en soirées thématiques, conférences, sessions de formation et bars des sciences. Pour tous les goûts!

Le Québec s’organise

Au Québec, la création de cet espace de dialogue entre science et société par des scientifiques et des citoyens va bon train. Des événements ponctuels sont organisés, mais d’autres sont aussi récurrents. En entrevue à Je vote pour la science la semaine dernière, Emmanuelle Trottier, conseillère en éthique de la Commission de l’éthique de la science et de la technologie, mentionnait que tous les deux ans depuis 2005 était organisée une conférence consensus avec des jeunes du cégep. Après le plagiat électronique et le neuromarketing, voici que les cégépiens se pencheront cette année sur la cyberintimidation. S’inspirant du Parlement jeunesse du Québec, ces conférences veulent «intéresser concrètement les jeunes aux enjeux éthiques des applications de la science et de la technologie.» Et les discussions sont prises très au sérieux. Non seulement par les jeunes, mais aussi par les décideurs. «Le ministère de l’Éducation, celui de la Sécurité publique et la Sûreté du Québec sont intéressés de connaître les constats des jeunes quant à la cyberintimidation pour pouvoir agir de façon préventive.»

Quand les citoyens mettent la main à la pâte

Les citoyens sont aussi mis à contribution sur le terrain! Anaïs Boutin, biologiste et écoconseillère à Éco-nature du Parc de la Rivière-des-Mille-Îles, a expliqué que 130 riverains de l’île St-Joseph avaient été sollicités en 2006 pour recueillir des informations sur les tortues d’eau douce du parc. Les observations des citoyens ont servi à alimenter l’AARQ, l’Atlas des amphibiens et des reptiles du Québec. Cette contribution «augmente significativement les données d’occurrence des espèces de la rivière des Mille-Îles.» De plus, Mme Boutin a souligné que les observations des citoyens ont aidé à l’élaboration du plan de conservation pour la tortue géographique, une espèce menacée.

Selon François-Pierre Gauvin du Centre de collaboration nationale sur les politiques publiques et la santé, la participation citoyenne s’accroîtra probablement dans le domaine scientifique. «C’est prometteur comme expérience pour créer des ponts entre le monde de la science et le monde de prises de décisions.»

PUBLICITÉ

Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
show_imagePar Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Livres scientifiques à la coréenne

Livres scientifiques à la coréenne

(Agence Science-Presse) – Enfoncé, Harry Potter! Une série de livres sur la science, et en bande dessinée en plus, a vendu 20 millions de copies depuis 2001.

Produite en Corée du Sud, cette série compte maintenant 50 titres, tous chapeautés du titre Pourquoi? L’électricité, la puberté, l’espace, la mer… Dans leur version originale, chacun des livres fait 160 pages, ce qui est beaucoup pour une B.D. mais ne semble pas rebuter les jeunes lecteurs.

L’éditeur YeaRimDang prévoit des versions en français, anglais et même chinois.

PUBLICITÉ

show_imageConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Nanotechnologie sur les planches

Nanotechnologie sur les planches

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Invisible et complexe, le domaine des nanotechnologies reste encore à découvrir et à questionner. Pour lever un peu le voile sur ce monde infiniment petit, la troupe du Théâtre Parminou présentera aux 24 heures de science, une pièce sur le sujet.

Le réel invisible met en scène trois jeunes du secondaire pris avec un travail scolaire à réaliser sur les nanotechnologies. Pour réaliser cette présentation devant la classe, ils devront faire de la recherche et de nombreuses découvertes sur un monde qui leur est autant étranger qu’invisible.

Le théâtre, un outil de vulgarisation

«C’est un moyen de vulgariser notre récent avis sur les nanotechnologies qui s’adressait aux députés et aux adultes. Avec cette pièce de théâtre, nous voulons rejoindre le plus de gens possible, particulièrement les jeunes», explique Emmanuelle Trottier de la Commission de l’éthique de la science et de la technologie, l’organisme instigateur de cette pièce.

Le réel invisible s’attache principalement à démystifier les nanotechnologies et non pas à détailler toutes les innovations. Avec l’aide d’un meneur de jeu, la pièce vise aussi à susciter la réflexion du public sur leurs développements. Parce que si ces technologies de pointe permettent de concevoir des pneus plus adhérents, elles fournissent aussi des crèmes solaires aux vertus surtout esthétiques, certainement plus questionnables.

«Nous voulons développer le sentiment d’influence de la jeune génération, les futurs décideurs et citoyens de demain. Ils auront un rôle important à jouer face au développement de la science et de la technologie», relève Mme Trottier. Afin de rejoindre plus de jeunes encore, la pièce sera adaptée en un DVD que les enseignants pourront utiliser dans les classes.

La pièce Le réel invisible sera présentée au musée minéralogique et minier de Thetford Mines le 26 août prochain.

Théâtre sur mesureLe Théâtre Parminou, pionnier du théâtre d’intervention au Québec, monte des pièces sociales depuis 35 ans. Son équipe crée, à la demande, des pièces aux thèmes parfois difficiles : la violence faite aux aînés – Petits Détours —, la sexualité chez les jeunes – Pas de bébé, pas de bébittes — ou encore la faible participation des femmes en politique — Le grand saut.

Un vaste choix de sujets sociaux, car les demandes proviennent de différents organismes (commissions scolaires, service de police, forum jeunesse, CSN, etc.), et tout particulièrement du milieu communautaire. «L’équipe du théâtre travaille en étroite collaboration avec l’organisme pour bâtir une pièce proche de sa réalité et ses préoccupations», explique Emmanuelle Nadeau, agente de promotion du Théâtre Parminou.

 

Pour en savoir plus

La pièce Le réel invisible du Théâtre Parminou

Éthique et nanotechnologies : se donner les moyens d’agir — Avis de la Commission de l’éthique de la science et de la technologie (CEST) — novembre 2006

 

 

PUBLICITÉ

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

show_image CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Fêtez-vous le jour de la racine carrée?

Fêtez-vous le jour de la racine carrée?

(Agence Science-Presse) – Vous avez peut-être oublié de fêter ça, mais le 3 mars dernier était le jour de la racine carrée: le 3.03.09, ou 3 X 3 = 9.

Le professeur de sciences californien Ron Gordon, qui aimerait en faire une vraie fête des mathématiques, avait cette année offert un prix de 339$ (non, ce n’est pas une racine carrée) à qui réussirait à organiser la plus populaire activité de vulgarisation.

Gordon, qui a eu 48 ans en octobre (racine carrée de… ?), devra toutefois patienter quelques années avant la prochaine journée de la racine carrée: le 4.04.16.

PUBLICITÉ

cover_avril-mai08 Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/Abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Donner son corps à la science: l’ultime don de soi

Donner son corps à la science, l’ultime don de soi

Dossier vécu et préparé par Luc Dupont

(Agence Science-Presse) «Monsieur Dupont, c’est avec reconnaissance que nous vous faisons parvenir une carte de don de corps, accompagnée d’un dépliant explicatif. […] Veuillez prendre note que votre corps ne pourra être exposé dans un salon funéraire, car l’institution ira le chercher dans les 24 à 48 heures suivant votre décès.»

Dans le dépliant accompagnant cette lettre, envoyée par l’Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale, qui gère le service de don de corps à la science, on m’explique que mon corps, pour être accepté, doit satisfaire à certaines conditions précises: ne pas avoir été embaumé ou autopsié; ne pas avoir été déformé par la maladie; ne pas être celui d’une personne brûlée ou décédée d’une maladie infectieuse. J’apprends aussi qu’après son séjour en faculté, ma dépouille sera inhumée dans un cimetière, sans aucuns frais pour mes proches, ceux-ci ayant même droit à une cérémonie organisée par l’université, en l’honneur des familles des donneurs!

Ne me reste plus qu’à signer et à faire contresigner par deux témoins cette petite carte blanche et plastifiée qui atteste dès lors ma dernière volonté.

Cadavre «frais» ou «fixé»?

«C’est peut-être rare qu’on aille jusqu’à vous demander cela, Dr Désaulniers, mais est-il possible de connaître assez précisément les utilités pédagogiques qu’aura mon corps lorsqu’il se retrouvera entre les mains des jeunes médecins?» Chirurgien de formation et directeur de la division d’anatomie au département de chirurgie de la Faculté de médecine de l’Université Laval, M. Désaulniers a «vu neiger» et même beaucoup, puisque ses premières démonstrations sur cadavres, devant des étudiants, remontent déjà à plus de 20 ans. Il coordonne aujourd’hui la formation des jeunes médecins.

«On garde au laboratoire d’anatomie deux types de corps», dit-il. Le cadavre «frais» et le cadavre «fixé», chacun ayant des vertus pédagogiques différentes.

Le cadavre «fixé» est celui étant parvenu à la faculté dans les normes, c’est-à-dire sans aucune des détériorations biologiques qui disqualifient souvent les corps qu’on a tardé à réfrigérer au moment du décès. Dès son arrivée, le corps fait l’objet d’un processus d’embaumement spécial appelé «imbibition». Pendant trois à cinq mois, les chairs sont plongées dans le formol et le glycérol, deux substances de conservation qui «fixeront» les tissus, c’est-à-dire qui en retarderont la décomposition durant une période pouvant aller jusqu’à cinq ans. «Cette période correspond d’ailleurs au temps maximal d’utilisation des corps par la faculté, la moyenne étant de trois ans», précise le chirurgien. C’est dans cette longue durée de «vie utile» que réside l’immense avantage des cadavres «fixés» par rapport aux cadavres «frais».

Ceux-ci ayant été plus ou moins altérés, ils sont congelés dès leur arrivée à la faculté pour n’être ensuite décongelés – et utilisés – qu’une seule fois. «Ce qui qualifie cependant le cadavre “frais” aux yeux des formateurs et des étudiants, c’est qu’il donne au bout des doigts, un senti, une réaction physiologique se rapprochant assez d’un patient vivant.»

Le tableau de Rembrandt

Et à quel moment de leur formation les apprentis médecins touchent-ils à leur premier cadavre?

«Les étudiants accèdent graduellement aux corps», m’explique le scientifique. En première et en deuxième années, ils assistent, devant des chirurgiens-démonstrateurs, à des séances de dissection, en petits groupes de 8 à 10. «Et si vous me le demandez, je vous dirai que oui cette étape ressemble encore au fameux tableau “Leçon d’anatomie du docteur Tulp” de Rembrandt, qui traduisait si bien ce qui se passait dans les laboratoires du 17e siècle à l’Université de Paris ou de Bologne», raconte le chirurgien.

Ultime exercice de vulgarisation

«Vous me demandiez tantôt les utilités qu’aura votre corps? Eh bien, on peut estimer que chaque corps donné à la médecine aura été vu par 1 500 étudiants au moins. Et si chaque jeune praticien a bien pris soin de remettre en l’état les tissus après chaque séance (entre chaque utilisation, les corps retournent à leur bain de formol), chaque corps pourrait avoir servi, au total, plus de 100 fois.»

Bon… me voilà renseigné. Maintenant, faisons le compte: j’ai aujourd’hui 49 ans. Si j’atteins l’âge que me réserve mon espérance de vie et si mes proches respectent bien mes dernières volontés, bref si tout se passe bien, mon corps deviendra disponible pour sa première leçon d’anatomie dans plus ou moins 30 ans.

Choisir de donner mon corps comme vecteur d’apprentissage aux futurs médecins est, en quelque sorte, pour moi — et c’est ce qui m’a inspiré depuis le début — une opportunité magnifique de témoigner de ma reconnaissance aux nombreux médecins et scientifiques qui, durant toute ma carrière de journaliste, m’ont offert si généreusement temps, explications et patience. Et c’est aussi pour moi — pourquoi pas? — un ultime exercice de vulgarisation scientifique.

 Pour en savoir plus — Le don de corps à la science Selon M. Denis Borgia, responsable jusqu’en 2008 du service de don de corps au gouvernement du Québec, 511 dossiers de personnes décédées (qui avaient fait don de leur corps), furent traités en 2007. De ce nombre, 209 ont vu leur dépouille acceptée par les Facultés de médecine de la province.

Pour plus d’informations, visitez le site Santé et Services sociaux du gouvernement du Québec

PUBLICITÉ

show_imageConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Eau, accès à l’eau et eau potable

Eau, accès à l’eau et eau potable

(Agence Science-Presse) – L’accès à l’eau potable devrait-il faire partie des droits humains? Pour l’instant, c’est loin d’être le cas pour tous, et les décennies à venir sont plutôt inquiétantes. C’est le constat d’un film documentaire sorti en mars aux États-Unis, FLOW: For Love of Water. Oscillant entre vulgarisation scientifique (par exemple, la description d’une technologie pour désinfecter l’eau à faible prix) et militantisme, sa réalisatrice Irena Salina prend résolution position contre la privatisation de l’eau, qu’elle juge incompatible avec les objectif des Nations Unies de réduire de moitié le nombre de gens sans accès à l’eau potable.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Gestion de l’eau: alimenter le flot entre scientifiques et politiciens

 

 
 

Marie-Hélène Croisetière, Agence Science-Presse

Gestion de l’eau

Alimenter le flot entre scientifiques et politiciens

On était sensé y parler d’eau. Mais le discours a rapidement glissé sur la communication entre scientifiques et politiciens.  » Le problème, ce n’est pas que les décideurs ignorent les scientifiques; c’est qu’ils ne comprennent pas bien ce que disent les scientifiques « , faisaient valoir deux conférenciers à l’ouverture du colloque du Réseau canadien de l’eau, tenu en novembre à Montréal.

 » Pour avoir un impact sur les décisions politiques, les scientifiques doivent communiquer davantage mais aussi mieux expliquer leurs résultats au public et aux décideurs « , martelait le premier, David Schindler, chercheur à l’Université de l’Alberta.  » Et ils ne doivent pas se contenter de présenter des données mais plutôt des idées… et des solutions ! « , renchérissait Lorne Taylor, qui en sait quelque chose : il a déjà été ministre de l’Environnement de l’Alberta.

Selon David Schindler, la question des pluies acides devrait servir de leçon.  » En 1984, les politiciens ont vu des données scientifiques très claires concernant l’acidification des lacs. Ils ont aussitôt pris des décisions conséquentes.  » Mais quelques années plus tard, les experts ont compris qu’ils s’étaient trompés : les objectifs de diminution d’émissions acidifiantes n’étaient pas suffisants.  » Cette fois-là, ils n’ont pas réussi à faire bouger la classe politique « . Résultat, aujourd’hui, il faudrait réduire de 10 fois les émissions acidifiantes pour sauver les lacs du Québec et de l’Ontario… et c’est encore aux scientifiques d’expliquer aux politiciens pourquoi il faut le faire.

 » On ne veut pas que les scientifiques prennent les décisions, mais que les décideurs prennent en compte la science « , insiste David Shindler. Pour en arriver là, les experts devraient investir plus d’énergie dans la transmission de leurs connaissances. Et s’ils ne sont pas doués pour vulgariser, le mieux est d’engager un médiateur, défend M. Lorne Taylor.

Textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.