Les communautés et leurs talents

Musique Nomade

Rencontrer les artistes autochtones

La culture est souvent une source identitaire. Urbaine ou ancestrale, tout semble les opposer, mais une certaine jeunesse nous prouve le contraire.

Marie Semeur    Dossiers autochtonesHip-hop

autochtones talents musique nomadeOn connaît Wapikoni mobile pour sa promotion d’artistes audiovisuels de communautés autochtones, mais on connaît moins sa petite sœur: Musique nomade, une plateforme musicale basée sur le même principe.

L’équipe de professionnels à bord de son studio d’enregistrement sur roues se déplace de ville en ville dans tout le Canada afin d’identifier les talents musicaux directement dans les communautés autochtones. Durant l’année, ces spécialistes sont à la recherche de talents isolés, pour les mettre en ligne et leur permettre de se faire connaître.

Musique nomade

Karine Gravel, la coordinatrice de projet pour la plateforme, explique leur cheminement: «Notre plateforme souhaite soutenir la relève autochtone. Nous leur offrons gratuitement de quoi se perfectionner. La musique des Premières nations ne passe quasiment pas sur les radios. Pour encourager les artistes, on a créé ce pont entre la relève et l’industrie du disque.» Les jeunes n’ont pas les moyens financiers et matériels pour se produire.

Elle explique également que c’est dans les communautés Innu et Atikamekw qu’on trouve le plus grand nombre d’artistes voulant garder leur langue traditionnelle vivante afin de conserver leurs racines. Au Québec, on trouve quelques artistes populaires portant ces valeurs. Sur la scène québécoise, certains artistes se sont démarqués en se taillant une place tout en restant fidèles à eux-mêmes et à leur culture. Parmi eux se trouvent Samian, Elisapie Isaac ou encore Florent Vollant.

Choc de culture

Les Premières nations mélangent entre autres peinture, chant, musique et danse traditionnels comme moyen d’expression. Dans la culture hip-hop, ces 4 disciplines complémentaires ont permis à plusieurs jeunes de s’affirmer et de faire la paix avec eux-mêmes.

Révélé par l’émission de télévision Le Rythme des nations (saison 2), Malcolm est un jeune rappeur de Pesami qui compose depuis l’âge de 17 ans. Aussi confortable en français qu’en innu (sa langue maternelle), son rap est son moyen d’expression.

«J’ai connu une période très noire étant adolescent, l’écriture m’a permis de me libérer et de trouver la paix», raconte-t-il. Les thèmes récurrents dans sa musique reflètent sa vie personnelle, traitant de suicide, d’adolescence et de paix.

«Avec mes amis et mes cousins, on a pris l’habitude d’écouter beaucoup de rap. Grâce à la reconnaissance d’artistes autochtones, on touche d’autant plus près au monde de la musique.»

Musique nomade a également permis à Malcolm de concrétiser ses projets et de gagner en visibilité. L’inspiration, la passion, son travail acharné et sa collaboration avec la plateforme lui ont permis à ce jour d’enregistrer un album et de participer en tant qu’artiste au festival Présence autochtone 2015.

Réelle aubaine pour ces jeunes, Malcolm est content d’avoir eu la chance de faire partie de ce programme. Il apprécie le travail que mènent Karine et son équipe. «C’est une bonne chose qu’ils viennent vers nous. Ça permet de nous faire connaitre et d’animer la communauté», conclut-il.

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Bistro le Ste-Cath

bistro restaurant resto bonne bouffe où manger est montréalUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

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5eme periple du Wapikoni mobile

5ème périple du Wapikoni mobile

Lisa Melia                 Dossier Autochtone

Initiative de Manon Barbeau, le Wapikoni mobile est un studio ambulant permettant aux jeunes isolés de produire des courts-métrages sur la route depuis 2004.

wapikoni De nouveau sur la route

Elle est partie le 20 avril pour un périple de six mois au cours duquel près de 200 jeunes autochtones produiront plus de 100 courts-métrages et enregistrements musicaux. La bibliothèque du Wapikoni mobile compte déjà près de 250 travaux, traduits en six langues et 25 lauréats de prix internationaux prestigieux parmi les 850 jeunes qui ont pu s’exprimer.

Départ de Montréal

Le mercredi 22 avril, le Wapikoni mobile fait escale à Montréal à trois point de la ville: de 8h à 9h30, à l’entrée du 1425 Alexandre de Sève, de 11h à 14h30, au coin de Saint-Laurent et Saint-Antoine, entre 16h et 18h30, enfin, près du 1400 Boulevard René-Lévesque Est.

L’article de Claudine Douaire pour Reflet de Société

Le site du Wapikoni mobile

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Le cinéma des oubliés: Manon Barbeau et la Wapikoni mobile

Le cinéma des oubliés: Manon Barbeau et la Wapikoni mobile

Claudine Douaire              Dossier Cinémas films et vidéosAutochtone

IMG_1163Le monde du cinéma est parfois fait de frime et de clinquant mais, d’autre fois, il nous offre une vitrine surprenante sur des mondes parallèles et méconnus. Manon Barbeau, cinéaste et documentariste, connue pour son documentaire sur les enfants du Refus Global, fait encore mieux.


La Wapikoni mobile, c’est quoi?

Grâce à son projet vidéo et musical ambulant, nommé la Wapikoni mobile, Manon Barbeau permet aux jeunes marginalisés, laissés pour compte ou isolés, de prendre la parole et de laisser libre cours à leur créativité.

La Wapikoni mobile est un véhicule doté de caméras vidéo, de tables de montage et d’unités d’enregistrement qui arpente les réserves amérindiennes du Québec et va à la rencontre des jeunes de ces communautés recluses.

Épaulés par des professionnels de l’industrie, les jeunes autochtones, caméra en main, sont libres d’aborder tout sujet qui les touchent. Ils font des films avec ce qu’ils possèdent : une tête pleine d’idées et la volonté de s’exprimer.

La naissance de la Wapikoni mobile

Cette aventure a débuté en 1999, lorsque Manon s’est intéressée de près au sort des enfants de la rue de Québec, dans son documentaire L’Armée de l’ombre. Elle avait alors impliqué des jeunes dans le processus créatif et éditorial de son documentaire. Ils ont décidé de quoi ils parleraient et comment ils le réaliseraient.

«Ces jeunes marginalisés obtenaient enfin l’écoute qu’ils n’avaient jamais eu ailleurs. Ils avaient beaucoup à dire et, en plus, ils s’exprimaient d’une façon très articulée», explique-t-elle. Ce fut un succès auprès des jeunes. De cette expérience est née l’envie d’écouter ce que les jeunes autochtones, qui vivent aussi beaucoup de détresse, ont à dire. lac_simon_354

La Wapikoni mobile, une voie autochtone

Manon Barbeau est allée à la rencontre de jeunes Atikamekw dans la communauté autochtone de Wemotaci, située à proximité de La Tuque, en Mauricie. La cinéaste ressentait une responsabilité morale envers ces jeunes. Elle voulait permettre à ces derniers, débordant d’inventivité mais souffrant d’isolement et d’un manque de perspectives, d’avoir un lieu de rencontre, d’échange, d’apprentissage et de création.

«Les jeunes des communautés autochtones sont très riches et possèdent beaucoup de talent. Il fallait trouver une manière de leur donner une chance de se faire entendre, que leurs voix portent.»

Des créations nécessaires

La Wapikoni mobile a pris la route pour la première fois en 2004 grâce à une persévérance à toute épreuve et avec l’appui financier de l’Office national du film. Depuis, ce projet itinérant a parcouru des dizaines de milliers de kilomètres et produit plus de 160 films réalisés par des jeunes de plusieurs communautés. Plusieurs créations ont été reçues et primées dans des festivals internationaux.

Manon Barbeau, aussi directrice pédagogique et artistique du projet, a eu plusieurs coups de cœur au cours de ces aventures. «Ces jeunes, en forte quête identitaire, doivent s’accrocher à quelque chose pour continuer à vivre. Cela passe beaucoup par la création, soit musicale ou vidéo. La Wapikoni leur offre la possibilité de se valoriser, de parler d’eux, de partager et de se trouver, se retrouver», commente la fondatrice.

Un art autochtone de qualité en expansion

La création musicale est beaucoup appréciée dans les communautés. La Wapikoni mobile permet d’enregistrer musique et chansons. Samian, le rappeur algonquin aujourd’hui célèbre, a enregistré sa première démo grâce aux studios itinérants de la Wapikoni. «Samian est devenu un exemple positif pour les jeunes des communautés. Il aurait pu continuer à s’autodétruire mais il a saisi la chance qui lui était offerte et il fait maintenant rayonner sa culture partout au Québec. Il inspire beaucoup de jeunes à se prendre en main», déclare-t-elle.

Ce projet prend de l’ampleur. Manon Barbeau possède désormais deux véhicules motorisés qui sillonnent les communautés autochtones du Québec. Une initiative similaire sera mise en œuvre en Polynésie française.

Des échanges ont aussi eu lieu avec des pays comme la Bolivie et le Brésil. «Plusieurs jeunes ont rencontré d’autres autochtones des pays d’Amérique du Sud. Nous souhaitons créer un réseau de créateurs autochtones. Ils ont tellement à apprendre et à enseigner les uns aux autres», note Manon Barbeau.

Changer sa destinée par l’art

Manon tire beaucoup de fierté de ces jeunes capables de troquer leur détresse pour de l’inspiration. On s’imagine également le bonheur de ces jeunes autochtones. Ceux qui se retrouvaient devant rien sont désormais derrière la caméra et complètement maître d’œuvre de leur création…et sans doute un peu plus maître de leur destin.

Merci à Manon Barbeau d’avoir pris quelques minutes de son temps pour nous éclairer sur son projet.

Pour en savoir plus sur la Wapikoni mobile et ses jeunes créateurs : www.onf.ca/aventures/wapikonimobile/excursionWeb/index.php

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