VIH: Imprimer un magazine au sang infecté

Reflet de Société juin 2015

Démystifier le VIH et les séropositifs

Dans les semaines à venir paraîtra Reflet de Société de juin 2015. Le sujet à l’honneur est le VIH et les conditions de vie des personnes séropositives. De l’autre côté de l’Atlantique, en Autriche, un magazine sort un numéro traitant du même sujet. La différence? Il est imprimé avec du sang contaminé.

Delphine Caubet      Dossiers SantéSida VIH MTS Aids

sida-tue-encore-vih-mtsNous ne sommes pas allés aussi loin. Avec Reflet de Société, vous découvrirez des témoignages de personnes vivant avec le VIH, de leur quotidien et des changements dans leur vie.

Notre objectif est de lutter conter les préjugés à l’encontre de ces personnes, alors que COCQ-sida (coalition des organismes communautaires du Québec de lutte contre le sida) entend bien souvent des hérésies. Comme ne pas vouloir partager des ustensiles de cuisine. Et ce type de réflexions peut venir de toutes les populations, dont celles dites «plus éduquées».

Mesure extrême

Pour atteindre le même objectif que nous, le magazine australien pour hommeVangardist a imprimé 3 000 exemplaires de leur édition spéciale avec du sang contaminé. Ce dernier venait de 3 donneurs: un homme homosexuel, un autre hétérosexuel et une femme contaminée par son mari.

Des choix de donneurs qui n’ont rien d’anodin, qui viennent briser la légende que le VIH ne concerne que les gays.

Si la mesure parait extrême, je l’apprécie car elle vient détruire un autre mythe: on ne contracte par le virus en touchant une personne ou son sang. Il faut que ce sang rentre dans l’organisme alors que le virus est toujours en vie.

Virus qui meurt à l’air libre ou au contact d’un pH acide (comme l’encre avec laquelle était mélangé le sang). Pour preuve, Vangardist a fait tester ses exemplaires et effectivement le virus est mort. Le magazine est sécuritaire.

Informé et préservé

Conclusion: on contracte le virus par des relations sexuelles non protégées et autres échanges de fluides. Comme une seringue qui passerait d’un bras à l’autre.

Le VIH est une maladie mortelle et incurable qu’il ne faut pas prendre à la légère. Pour autant, les personnes séropositives ne sont pas des bombes en puissance. Particulièrement avec les nouveaux traitements réduisant de 96% la charge virale des patients.

Rendez-vous en juin pour d’autres informations!

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L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

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Quand le Sida frappe encore!

Le témoignage de Michel

SIDA L’ENNEMI INCONNU

Dominic Desmarais Dossiers MTS-SidaSexualité

sida-tue-encore-vih-mts«Je suis une erreur.» Michel, 62 ans, parle ainsi de sa naissance sans la moindre amertume. Il est conscient d’être venu au monde comme un objet de marchandage, pas par désir de le mettre au monde. Sa mère, amoureuse de son géniteur, est tombée enceinte dans l’espoir que son ventre rond et son contenu décident son amoureux à rester près d’elle. «Ce ne fut pas le cas. Ma naissance, c’est comme une imposture.»

Un enfant libre

Fils d’une barmaid incapable de s’en occuper, il a été recueilli très tôt par le frère de son géniteur qui lui, se faisait discret. Le petit Michel savourait sa liberté en toute insouciance. «À cinq ans, je partais de chez mon oncle, à Rosemont, pour aller voir ma mère dans ce qui est aujourd’hui le Village. Je me promenais, ma clé au cou, à n’importe quelle heure du jour ou du soir.» Alors que sa grande sœur et son grand frère, de 8 et 9 plus âgés, sont cloîtrés au pensionnat, lui parcourt la ville, libre comme l’air. Il vit comme un adulte dans un corps d’enfant. Il va voir sa mère au bar où elle travaille, se mêlant avec la faune qui y traîne.

À 12 ans, il se sent attiré par l’un de ses professeurs. «Je fantasmais. C’est par lui que mon éveil sexuel s’est fait.» Michel se rend compte de son homosexualité comme d’autres réalisent avoir les yeux bleus. Il ne se sent pas coupable de son orientation sexuelle. Au secondaire, bien que les autres élèves connaissent son penchant pour les hommes, il ne subit pas d’intimidation. Il est protégé. «Je n’ai pas eu de représailles. Parce que j’avais beaucoup de liberté, je passais pour un délinquant aux yeux des autres. Pour leurs parents, je passais pour un être anormal parce que personne ne s’occupait de moi. Ma liberté attirait les autres délinquants de l’école et, inconsciemment, ils me protégeaient. Je passais pour eux alors que les autres élèves en avaient peur.»

Si certains le regardent vivre sans attaches avec méfiance et consternation, le jeune Michel ne se sent pas incompris. Il vit sans se poser de questions, à l’abri du regard des autres. C’est sa protection naturelle. Michel commence à fréquenter les bars gais. Il fait la rencontre d’un homme dans la trentaine avec qui il expérimente pour la première fois les plaisirs de l’amour. Il a 12 ans. Avec un haussement d’épaule, il réalise 50 ans plus tard, qu’il vivait une relation avec un pédophile. Michel, très jeune, ne se sentait pas l’âme d’un enfant. Il ne se cachait pas de vivre cette relation qui, pour lui, coulait tout naturellement. «Mon petit ami venait me chercher à l’école. Les délinquants, en le voyant arriver, disaient: aïe Michel, ton chum est arrivé. Ce n’était pas méchant de leur part!»

Un adulte qui se cherche

Au début de la vingtaine, Michel tourne en rond. Il est insatisfait de sa vie insouciante, sans but. Ce qui l’animait depuis sa tendre enfance commence à lui peser. Que peut-il bien faire de cette liberté? Michel part en voyage pour se ressourcer. Il veut visiter l’Europe, pensant

s’arrêter trois mois en Suisse. «J’y suis resté huit ans! J’ai rencontré un homme et je suis tombé en amour!»

La bougeotte de Michel se calme. Il s’ancre à un endroit. Il en profite pour trouver ses réponses. Il fait un baccalauréat à l’Université de Fribourg en pédagogie. Son diplôme en poche, le jeune homme se trouve un emploi l’amenant à travailler avec des enfants en difficultés, des mésadaptés sociaux, des enfants de prostituées. Le contact auprès des jeunes le nourrit et l’éprouve à la fois. Avec son amoureux, il habite dans un petit village alpin de 400 âmes. «Au village, on me voyait me promener avec mon amoureux. Ça se savait que j’étais gai et que je travaillais avec des enfants. Il n’y avait aucun préjugé, je pouvais être moi-même.»

Après sept années d’union, c’est la séparation. Michel s’éloigne et s’installe à Genève pour y travailler dans le même milieu. Mais la métropole de la Suisse ne lui plaît pas du tout. «C’est la ville que j’ai haïe le plus au monde. Il n’y a que des organismes, c’est trop déshumanisé.» Au travail, on se pose des questions sur son orientation sexuelle. Puis, un collègue se met à lui faire peur. «Il me disait: je t’ai vu rentrer dans un bar gai. Tu n’es pas censé être là. Je te conseille de ne plus y retourner.»

Michel ayant passé à côté du rejet et des insultes dans son enfance, se sent intimidé pour la première fois de sa vie. Il vit avec la peur d’être dénoncé. Dans les années 1980, en Suisse, l’homosexualité est un motif de congédiement immédiat lorsqu’on travaillait avec des enfants. La cruauté de l’enfance ne l’a pas touché mais le voilà rattrapé par celle du monde des adultes. Michel est dans la trentaine et, pour la première fois de sa vie, il se referme dans sa coquille. Au travail, il pense constamment à la menace qui pèse sur lui. À chaque réunion d’équipe, il se demande si son homosexualité va être déballée sur la place publique. Il devient de plus en plus introverti. Il a peur d’aller dans les bars gais, de s’afficher avec un homme. «Ça m’empêchait d’être moi, ce que j’étais, de vivre au grand jour. À Genève, une ville où tu es anonyme, il fallait que je le reste encore plus.»

Michel n’en peut plus. Lui, pour qui vivre seul et insouciant était un mode de vie, a besoin de racines. Il ne se sent ni Suisse ni Canadien. Il cherche son identité. Il quitte Genève pour fuir le chantage exercé sur lui avant d’être rongé de l’intérieur.

L’exil

Après un exil de huit années en Suisse, Michel rentre au Québec en 1980. Il a quitté l’Europe et, avec elle, son travail d’intervenant auprès des enfants. Michel repart à neuf, à la recherche d’une nouvelle vie. Il touche un peu de tout, sans trop se brancher. Il renoue avec la communauté gaie et, comme pour ses emplois, il va de relations en relations.

L’insouciance dure quelques années. Jusqu’à ce que le sida fasse son coming out dans les années 1980. Michel, qui vient d’entamer une relation amoureuse, a peur. Il va passer des tests de dépistage pour savoir s’il porte cette maladie qui, à l’époque, menait vers une mort assurée. «À partir de ce moment, je me suis toujours protégé. Mais j’ai vécu beaucoup d’angoisse. J’avais peur d’être malade, peur de mourir. Je suivais constamment l’évolution du virus, qu’est-ce qui est dangereux, qu’est-ce qui ne l’est pas.»

Accompagner la mort

Ses tests s’avèrent négatifs. Michel peut souffler un peu. Mais la maladie rôde près de lui, touchant son neveu, qu’il décide d’accompagner en l’accueillant les weekends chez lui. Son neveu perd sa mère au moment où la maladie fait ses ravages. Au salon funéraire, il s’ouvre à son oncle: Le prochain, c’est moi.» Michel est sous le choc. «J’ai réalisé qu’il allait vraiment mourir, que je vivais mes derniers moments avec lui. Je me suis rapproché encore plus de lui.»

Le sida est apparu sans crier gare, prenant au dépourvu la communauté scientifique et médicale. Il n’y a aucun remède, la trithérapie ralenti le développement du virus, elle ne guérit pas. Seul l’AZT, un antiviral conçu pour traiter le cancer, contrôle le système immunitaire, mais provoque d’importants effets secondaires comme la diarrhée et l’anémie. Quand des taches noires apparaissent sur la peau de son neveu, Michel sait que la fin est proche. Les douleurs physiques se font plus intenses. Il n’y a rien à faire. «Je pouvais seulement être présent à ses côtés, l’écouter. Je vivais beaucoup d’impuissance et de colère. J’avais l’impression de me battre contre un fantôme.»

Alors qu’il accompagne son neveu vers la mort, Michel s’implique auprès d’organismes communautaires gais pour combattre le sida. Les débuts sont difficiles. Comme le virus a pris tout le monde par surprise, il n’y a aucun plan d’établi, aucune coordination. Les ressources manquent. «À cette époque, il y avait beaucoup d’ostracisme envers les gais. Nous étions rejetés.» La communauté homosexuelle se sent seule à se battre contre la mort. Un fort sentiment d’impuissance est vécu au sein des organismes d’aide. «Il y a eu beaucoup de burn-out. Les gens voulaient sauver les malades mais comment faire quand tu te bats contre un fantôme? Tout ce que nous pouvions faire, c’est de la prévention. Notre colère a été beaucoup, beaucoup refoulée. C’était comme une guerre contre un virus qui n’était pas apparent, transparent. Et il n’y avait pas de solution, juste un aboutissement, la mort.»

Coming out d’une communauté

Intimidés par un adversaire inconnu et indestructible, les homosexuels se mobilisent. De cet affrontement inégal naît une solidarité. «La fierté gaie est apparue grâce au sida. C’est comme si nous avions combattu ensemble, que nous avions gagné une guerre face à la maladie et la société. C’est le sida qui nous a forcés à sortir du placard. Tout le monde apprenait que nous existions. Nous étions actifs et quand tu es actif, tu vis. C’est une contradiction parce que le sida apporte la mort mais il nous a donné la vie.»

La bataille contre le sida a laissé des traces. Michel a pris conscience de ses failles en relation d’aide. La difficulté à admettre son impuissance et la colère qui en a résulté l’a remis en question. Comment exprimer son vécu et aider les autres à exprimer le leur? Lui qui, pourtant, avait étudié et travaillé en relation d’aide, éprouvait des frustrations. Plutôt que de retourner suivre des cours, il a décidé d’ouvrir sa propre école. «Je voulais être plus efficace à aider l’autre à être mieux. Je suis parti avec mes bases et j’ai tenté de les améliorer en harmonisant l’irrationnel et le rationnel.» Mais elle devient trop grosse pour cet homme qui préfère la simplicité. Michel décide de passer à autre chose.

Michel est retourné au communautaire pour tâter, cette fois, des problèmes de santé mentale. Puis, en entendant parler de la violence contre les gais dans les écoles, il a changé de voie en travaillant avec un organisme de prévention, le JAG (Jeunes Adultes Gai(e)s). Il y restera jusqu’à ce que la vie l’appelle ailleurs.

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Sida, tags et graffiti

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Raymond Viger      Dossiers Sida, Publicité et Sexualité

 

 

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Les Jeux olympiques de Vancouver veulent-ils discréditer le graffiti?

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L’Afrique dit non à l’homéopathie

L’Afrique dit non à l’homéopathie

Pascal Lapointe

(Agence Science-Presse) – Saviez-vous qu’il existe des gens qui font la promotion de l’homéopathie en Afrique en prétendant que cela peut guérir… le sida, la tuberculose et la malaria? Il a fallu en arriver là pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publie un avis sur cette médecine douteuse.

Dans une lettre adressée à l’OMS le 1er juin, un groupe de jeunes chercheurs et médecins britanniques et africains avait tout d’abord appelé l’organisme international à prendre fermement position, expliquant notamment que «les médecins travaillant dans les régions éloignées et auprès des plus démunis de la planète devaient déjà suffisamment lutter pour recevoir l’aide médicale requise», sans que la promotion de l’homéopathie ne vienne mettre encore plus de vies à risque.

Ce groupe, le Voice of Young Science Network, énumérait dans cette lettre des cas de «cliniques homéopathiques» qui, dans plusieurs pays d’Afrique, assurent qu’elles peuvent guérir le sida, la tuberculose, la malaria, l’influenza et la diarrhée infantile.

Par la voix de cinq experts, l’OMS a publié un avis ferme le 21 août: «nos normes fondées sur la preuve» évacuent l’homéopathie, résume le directeur de l’initiative antituberculose; quant à la division sida de l’OMS, elle «investit des ressources humaines et financières considérables pour assurer un accès à des informations médicales solides et cliniquement prouvées», poursuit le Dr Teguest Guerma; «un grand merci pour [avoir amassé] cette stupéfiante documentation et pour avoir attiré l’attention sur cette question», ajoute le Dr Sergio Spinaci, du programme de lutte contre la malaria.

Les homéopathes sont fâchés

Par la voix de sa directrice, la Société britannique des homéopathes s’estime injustement attaquée. «Ce n’est qu’une autre pauvre tentative pour discréditer l’homéopathie.» Paula Ross est pourtant d’accord pour dire que l’homéopathie ne devrait pas être promue comme traitement contre la tuberculose, la malaria et le sida, mais affirme que des «preuves solides» l’associent à la guérison de la diarrhée infantile. Quelles preuves? Impossible de savoir.

Un congrès «Homéopathie pour les pays en voie de développement» réunissait des représentants de l’industrie homéopathique et des praticiens le 6 juin dernier aux Pays-Bas. L’une de ses vedettes est un nommé Jeremy Sherr qui, en 2008, a affirmé avoir tenu en Tanzanie des essais cliniques pour tenter de guérir le sida par l’homéopathie. Ce qui, si la chose se révélait vraie, irait à l’encontre de toute éthique médicale, et de toute éthique tout court.

Plutôt que de dépenser temps et énergie pour amener en Afrique la trithérapie qui manque cruellement à ces malades, Jeremy Sherr dépense temps et énergie pour y amener de la farine et de l’eau — c’est-à-dire les gélules homéopathiques. On comprend que les jeunes chercheurs et médecins qui tentent d’améliorer le sort de ces populations soient indignés.

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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Marcheton pour les malades du VIH

Marcheton pour les malades du VIH

François Richard  Dossiers MTS-Sida et Santé

Pour une 17è année, la Fondation Farah, qui vient en aide aux personnes atteintes du VIH, tient son ‘marcheton’ dans le centre-ville de Montréal le dimanche 20 septembre 2009 en avant-midi. L’événement débute à 9h00 au Parc Émilie-Gamelin, situé à l’intersection des rues Berri et Sainte-Catherine. Après une remise de dons à la Fondation, la marche se met en branle à 10h30 pour se terminer au même endroit deux heures plus tard.

La marche annuelle de la Fondation Farah attire plus de 10 000 participants par année. L’objectif financier de l’édition 2009 est fixé à 450 000$. Les sommes amassées le 20 septembre seront distribués à 70 organismes communautaires qui viennent en aide aux personnes atteintes du VIH.

Visitez le site de la Fondation Farah pour plus d’informations.

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apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

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Circoncision à la chaîne

Circoncision à la chaîne

(Agence Science-Presse) – Placés devant le fait que la circoncision réduit les risques de transmission du sida de 60 %, la Fondation Bill et Melinda Gates a financé une première: plus de 600 000 hommes se feront offrir une circoncision gratuite en Zambie et au Swaziland.

D’autres programmes du genre avaient obtenu un succès ces dernières décennies en Afrique, mais jamais à une pareille échelle.

 

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Témoignage sur l’implication bénévole

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Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
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S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

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Les sites d’injection supervisée au Québec

Les sites d’injection supervisée au Québec

Robin Drevet         Dossiers MTS-Sida, Toxicomanie, Alcool et drogue, Vancouver, Site d’injections supervisées , Itinérance

Suite à l’article de Raymond Viger sur le site d’injection supervisée à Vancouver dans le volume 16 numéro 6 de septembre dernier, Reflet de Société s’est intéressé à la possible ouverture d’un tel service au Québec. Puisque toxicomanie et transmission du virus sont en lien direct, cet article fait partie du dossier sur le VIH.

Les sites d’injection supervisée sont destinés aux consommateurs de drogues par injection (héroïne, crack…) pour leur fournir un cadre plus sécuritaire que la rue. Pour comprendre où en est ce processus, nous avons rencontré Jean Sébastien Fallu, président et fondateur du GRIP (Groupe de Recherche et d’Intervention Psychosociale), et professeur adjoint à l’école de psychoéducation de l’Université de Montréal.

Les toxicomanes restent dans l’ombre

Lors de la semaine de prévention sur la toxicomanie au Québec, du 16 au 22 novembre 2008, des bénévoles du GRIP ont fait signer une pétition pour l’ouverture d’une piquerie au Québec. Au contraire de la campagne de dépistage du cancer du sein, cette semaine de prévention est passée inaperçue. «Le problème, c’est que les toxicomanes attirent moins d’empathie que des personnes atteintes du cancer. On considère ces derniers comme non responsables de leur état, ce qui d’ailleurs est vrai», explique le professeur Fallu.

Pourtant, la toxicomanie est un problème réel et très présent au niveau de la Santé Publique au Québec. Alors pourquoi ces tabous?

Site d’injection supervisée: précisions

Il faut d’abord savoir ce qu’est exactement un site d’injection supervisée. C’est un endroit propre où se procurer des seringues neuves. Ce qui permet de prévenir la transmission de maladies comme l’hépatite C ou le VIH, évite les risques de surdoses entrainant souvent le décès, et aussi réduire les nuisances publiques créées par les toxicomanes. Ce genre de centre met aussi à disposition une assistance pour ceux qui veulent s’en sortir, comme sur le site de Vancouver qui allie à la fois piquerie et centre de désintoxication.

«L’opinion publique n’est pas informée des problématiques concernant la toxicomanie. Une étude a démontré qu’après une campagne de sensibilisation sur les difficultés rencontrées par cette population, 53% des personnes interrogées étaient en faveur de l’ouverture d’un tel site», dit Jean Sébastien Fallu.

Besoin des intervenants et des toxicomanes

Au Québec, il y a une forte demande, à la fois des intervenants et de la clientèle, avec un certain consensus de tous les organismes, pour l’ouverture d’une piquerie. Même le Programme National de Santé Publique établi par le Ministère de la Santé Publique et des Services Sociaux du Québec préconise l’ouverture d’un site d’injection supervisée. M. Fallu explique l’imbroglio politique autour de cette question. Philippe Couillard, ministre de la santé de 2003 à 2008, avait donné son accord pour ouvrir ce site. Seulement, son successeur, le docteur Yves Bolduc, n’a pas repris cette initiative. Bien qu’après réflexion il se soit montré plus flexible, il ne peut revenir complètement sur sa décision par peur de perdre la face.

Site d’injection supervisée: problème politique ou éthique

Le problème est-il politique ou éthique? Car des problèmes éthiques sont à considérer. L’ouverture d’un tel site encourage-t-il la consommation de drogues? Légitime-t-on cette dépendance? On peut répondre à ces interrogations que, malgré toutes les politiques répressives mises en place dans de nombreux endroits, la consommation n’a pas reculé. Aux États-Unis il apparaît clairement que la politique répressive n’a pas fonctionné. Dans les années 70, environ 2% de la population américaine avait déjà testé une drogue. Aujourd’hui, sous l’approche répressive, on estime que la proportion de gens qui ont goûté à la drogue est passée à près de 46%.

Aujourd’hui, l’approche rappelle la politique du moindre mal à savoir des centres d’échanges de seringues, la distribution de kits sains avec seringue neuve et préservatif.

Jean Sébastien Fallu résume bien la situation au Québec, qui peut s’appliquer d’ailleurs un peu partout, en citant un politicien luxembourgeois: «On sait ce qu’il faut faire concernant la drogue, mais on ne sait pas comment être réélu après.»

Reflet de Société, Vol.17, No 2, Février/Mars 2009, p.25

À lire aussi : Insite de Vancouver: site d’injection supervisée

Autres textes sur Toxicomanie

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