Bistro Le Ste-Cath accueille Louis H Lafontaine

Les Incassables

Le mariage de la santé mentale et de l’art

Les Incassables sont le groupe qu’ont formé les participants du projet Diapason. Pendant 12 semaines, une dizaine de jeunes suivis par l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal ont reçu des cours d’écriture et de chant par Patrick «B.U» Joseph, gérant du Bistro le Ste-Cath.

Delphine Caubet    Dossiers Santé mentaleRap

Bistro le Ste-Cath Louis H Lafontaine santé mentale chorale art de la scèneLe 12 février 2016, ils se sont produits sur la scène du bistro, au même titre que les autres artistes professionnels.

Extrait des commentaires reçus:

«Super performance de nos artistes! Merci beaucoup au band et à toi B.U.»
Janine Casimir, infirmière et responsable du projet.

«Quel beau projet valorisant! J’ai le bonheur d’avoir assisté à cette soirée mémorable, d’avoir été témoin de ces superbes prestations.

Une soirée remplie d’émotions, de fierté, de dépassement, de confiance, de coups de cœur, de belles découvertes de talents. Parfois, j’en oubliais de respirer, éblouie par leur épanouissement.

Merci les Incassables pour cette superbe soirée de feu!»
Natasha Provencal

«Cette soirée était vraiment nice. Respect à Patrick BU Joseph.»
Bruno Robitaille, participant

«Les artistes nous donnaient envie de chanter et de danser tandis que leur plaisir était communicatif. Entre vous et moi, entre une technique parfaite d’un grand nom et le cœur des Incassables… je redemande ces derniers.»
Extrait des chroniques du Bistro le Ste-Cath.

«Ils m’ont inspiré et m’ont montré la valeur que la musique a pour eux. Au fond, on est tous pareil, sécurise-les et tu auras le meilleur d’eux.

Leur force m’a touché. Même la mère de l’un des participants ne l’a pas reconnu. Elle a vu une facette de lui qu’elle n’avait encore j’amais vu. Ça a été un privilège de les accompagner. »
Patrick «B.U» Joseph, animateur.

«Une soirée INCLASSABLE. Merci pour cette soirée pleine d’émotions. Merci d’avoir partagé votre vie avec nous!»
Dany Paradis

«Merci pour cette soirée remplie de lumière! Un gros bravo aux Incassables, vous êtes la preuve que le bonheur ça se touche!»
Francis Legendre.

«Une soirée coup de cœur!»
Esther Duchesneau

«Merci Georges Dutil pour ce beau témoignage photographique. Aussi, mes remerciements à nos jeunes artistes, à l’équipe du Café Graffiti/Bisto le Ste-Cath et mon guru du moment M. Patrick BU Joseph!»
Mourad Benfodil, infirmier et bassiste pour les Incassables

«Where there’s a will, there’s a way.»
Nicky Vallières

«Activité mémorable et performance des artiste magique. Bravo à tous j’en suis très fier!»
Samuel, cuisinier et mentor.

«Je n’oublierai jamais ce moment, il est gravé dans ma mémoire. Merci à tout le crew pour ce cadeau. Merci aux artistes, le band, merci à Janine Casimir, le coeur toujours à la bonne place. Un merci spécial à B.U, c’était un plaisir de travailler avec toi. Tu nous as beaucoup appris.

Merci au St-Cath pour cette opportunité. Merci à tous ceux qui sont venus voir ce spectacle et qui en ont fait un succès. Merci pour votre support.»
Audace, participant.

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Facebook et les groupes de soutien

Réseaux sociaux

Une aide au bout de la ligne?

Pour me préparer à un article, je suis depuis plusieurs semaines des groupes Facebook consacrés à la bipolarité. Dans ces groupes de soutien, les membres parlent de leur quotidien, de leurs sentiments. Beaucoup de petites choses qui parfois peuvent m’échapper en tant que non bipolaire.  Je suis donc devenue une fidèle lectrice.

Delphine Caubet    dossiers Santé mentaleInternet.

hairy-skin-2-1351907-mLes semaines ont défilé. Je commençais à connaître les membres du groupe, tandis que je m’étais présenté aux administrateurs en leur exposant l’objectif de ma présence. Une présence passive. Je voulais rentrer dans la tête de ces personnes pour comprendre ce qu’est être bipolaire.

Ces groupes sont comme un exutoire pour les membres. Ils y parlent de façon très explicite de leur quotidien et de leurs inquiétudes/expériences en hôpital psychiatrique. C’était ce que je recherchais, mais avoir accès aux pensées de plusieurs centaines de personnes pour la plupart en phase de dépression peut «plomber» un individu.

Omniprésence de Facebook

Comme d’autres, j’ai mon Facebook ouvert pendant que je suis au travail. Même si le coté divertissement est présent, et il surtout indispensable à mon métier.

Un groupe avec plusieurs centaines de membres venant de toute la francophonie, c’est 24 heures sur 24 que les messages affluents… que je sois au travail, le soir chez moi, la fin de semaine, etc. Les posts de mes amis sont entrecroisés de scarification et de dépression. Évidemment, ça ne tenait qu’à moi de régler mes paramètres pour ne plus que les messages du groupe apparaissent dans mon fil. Mais je voulais comprendre.

Sincèrement, au début tout cela ne m’atteignait pas. Mais au fil des semaines, je me suis sentie envahi par les récits de montées de violence et les épisodes suicidaires.

Cela me faisait penser aux journalistes qui ont fait le test d’aimer sur Facebook une page consacrée à l’islam radical. En quelques heures, c’est leur fil entier qui s’est transformé en message de propagande. Un des journalistes avait d’ailleurs confié être bouleversé par cette expérience.

La mienne n’avait aucun rapport évidemment et je n’étais pas parti avec l’objectif de faire une expérience.

Mais un soir, l’une des membres écrit qu’elle va se suicider, elle est prête. Les messages tentant de la dissuader vont crouler et une personne en particulier est atteinte. Elle est quasiment en crise de panique.

Le lendemain, la membre qui avait déclaré vouloir se suicider s’est excusée et a annoncé se prendre en main. Mais pour d’autres, ces quelques lignes ont été importantes et les ont affectés au point que le psychiatre de l’un d’eux lui demande de se retirer de ce groupe.

Aide en bout de ligne?

Pour mon article, j’ai fait différentes entrevues et la majorité loue les services que peuvent rendre les réseaux sociaux. Les personnes ayant une dépendance, par exemple, peuvent y trouver un soutien à 3h matin s’ils sont au bord de la rechute. Pour ceux qui sont isolés, c’est une façon d’échanger avec d’autres comprenant leur réalité.

Mais la question que je me pose est: est-ce que ces groupes peuvent biaiser la réalité et maintenir dans un certain marasme les membres? En période d’inquiétude, on veut partager, exprimer ce que nous avons sur le cœur. Mais lorsque tout va bien, les personnes ont davantage tendance à sortir de ces milieux pour profiter de leur vie. L’intervention se fait donc beaucoup entre personnes en crise. Est-ce toujours pour un bien?

Et vous, fréquentez-vous des pages de soutien? Comment le vivez-vous?

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Autres textes sur Santé mentale

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE. Par Internet.

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École: pupitres vélos pour les élèves hyperactifs

Vélos pour hyperactifs

Pour produire de l’énergie

Raymond Viger        Dossiers SantéSanté mentaleEnvironnement

60601da2-0f60-41fc-b211-6f77d4454e73_ORIGINALUne école de Laval fournirait des pupitres vélos pour ses élèves hyperactifs. Une façon de les aider à se concentrer en faisant de l’exercice.

L’idée est intéressante. Est-ce que les promoteurs de cette idée ont pensé à relier ces vélos à des génératrices pour produire de l’électricité?

Une façon additionnelle de permettre aux hyperactifs de prendre une place positive dans notre société.

Photo le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin.

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Autres textes sur Environnement

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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Une bonne mémoire tout en vieillissant

Vieillissement

Conseils pour garder une bonne mémoire

Delphine Caubet       Dossiers SantéSanté mentale

Une fois la retraite atteinte, il est important de conserver des activités cérébrales pour garder nos neurones actifs. Même si le quotidien est bien rempli entre les activités, les sorties et la famille, cela ne veut pas dire que vous faites travailler votre cerveau. À l’image des muscles, il faut l’entraîner régulièrement.

Voici quelques conseils pour aider votre mémoire:
• Favorisez les jeux qui suscitent la réflexion, tels que les mots croisés ou fléchés;
• Si vous regardez la télévision, privilégiez les émissions culturelles ou de culture générale;
• Faites de l’exercice pour oxygéner votre cerveau;
• Ayez une alimentation équilibrée et saine;
• Dormez suffisamment;
• Débattez avec vos proches pour activer votre cerveau et mettre en pratique vos connaissances!

Une étude de l’Université de Californie à Los Angeles et l’organisation Gallup aux États-Unis a prouvé qu’avoir plus de 3 saines habitudes de vie (alimentation, sport, diminution du stress, de la cigarette…) peut réduire jusqu’à 75% les risques de problèmes de mémoire.

Alors pour nous et nos proches, prenons soin de notre mémoire et de nos souvenirs!

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Autres textes sur Santé

Après la pluie… Le beau temps

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Déclin de la mémoire et le vieillissement

Pertes de mémoire

Sont-elles normales?

On estime que le tiers des personnes de 65 ans et plus seront atteintes d’une maladie de la mémoire, par exemple la maladie d’Alzheimer, selon une étude pancanadienne sur le vieillissement.

Marie-Ève Cloutier          Dossiers SantéSanté mentale.

Considérant également que d’ici 2025, un Canadien sur cinq aura plus de 65 ans et que dans 30 ans, le Québec sera l’une des sociétés les plus vieilles en occident, le vieillissement de la population sera l’un des enjeux de santé publique majeurs des prochaines décennies.

«Le facteur de risque le plus important associé aux pertes de mémoire, c’est l’âge. En plus, ce facteur est non modifiable», explique le Dr Fadi Massoud, gériatre au CHUM (Centre hospitalier de l’Université de Montréal) et à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, à l’occasion du premier Café Alzheimer organisé par la Société Alzheimer de Montréal, le 19 septembre 2014.

Est-ce normal de perdre la mémoire en vieillissant?

Oui et non. D’après le Dr Massoud, on ne considère plus cela «normal» d’avoir des pertes de mémoire «significatives» lorsque l’on avance en âge.

Lorsqu’une personne vieillie normalement, on observera chez elle un ralentissement de son temps de réaction, une diminution de sa concentration, une diminution de son attention divisée (capacité à gérer plusieurs informations en même temps): il est plus facile de lire en regardant la télévision d’un œil et en écoutant la radio d’une oreille lorsque nous sommes plus jeunes qu’en vieillissant.

Il est aussi normal d’oublier parfois des noms propres, d’égarer ses clés ou de ne plus se souvenir où nous avons garé la voiture dans un stationnement.

«Ces oublis sont bénins, mais il faut quand même surveiller leur évolution dans le temps», indique le Dr Fadi Massoud. Il existe aussi d’autres facteurs qui peuvent causer des pertes de mémoire en vieillissant qui, eux, sont considérés comme «anormaux». La prise de certains médicaments (antidouleur, antidépresseur, somnifère pour ne citer qu’eux) et souffrir de certaines maladies chroniques graves (insuffisance cardiaque, démence) en sont des exemples.

Aux États-Unis, le top trois des facteurs de risque associés aux pertes de mémoire est la dépression, la cigarette et l’inactivité physique.«Tous des facteurs sur lesquels il est possible d’avoir une incidence grâce à la prévention et en adoptant de saines habitudes de vie», souligne le docteur.

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L’Amour en 3 Dimensions (français), Love in 3 D (anglais).

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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École et l’intimidation

Lutter contre ce problème de société

L’intimidation à l’école

«L’intimidation c’est un problème de communauté. Cela ne concerne pas seulement l’agresseur et la victime, mais tout le monde, de la famille, à l’école, aux témoins», annonce Jasmin Roy, dirigeant de sa fondation éponyme. Cette dernière lutte contre l’intimidation et la discrimination en milieu scolaire, en arguant que c’est un problème de société avec différents acteurs.

Louise Marchand dossiers IntimidationSanté mentale.

Illustration Cyril

La lutte contre l’intimidation se fait avant tout par la prévention. Il est important de faire comprendre à tous les enjeux de ce problème.

Aux enfants d’abord, qui doivent apprendre quelles conséquences dramatiques peuvent avoir certains de leurs actes sur leurs camarades. Il faut également leur apprendre dès le plus jeune âge des valeurs de tolérance et de respect. Certains enfants sont intimidés pour des raisons raciales, sexuelles…

C’est notamment l’objectif de campagnes telles que Ma culture dans le Respaix de l’Institut Pacifique de Montréal, qui vise à lutter contre les discriminations.

Les parents doivent être sensibilisés à ce problème, car ils ont un rôle à jouer, notamment dans les cas de cyberintimidation. En effet, cela relève de la sphère privée, et Jasmin Roy estime que la responsabilité appartient aux enfants et à leurs parents. La campagne Branché sur le positif a été lancée par le ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport, en partenariat avec des associations. Elle a pour objectif de contrer la cyberintimidation en montrant à tous les bénéfices d’une bonne utilisation des réseaux sociaux.

Sortir de l’intimidation

Au-delà de la prévention, il existe des ressources qui visent à sortir les enfants des situations d’intimidation. Alain Johnson est directeur des services cliniques à Jeunesse J’écoute, un service qui propose aux jeunes par téléphone ou internet des conseils et des informations, surtout pour les intimidés.

Selon lui il est très important de commencer à sortir le jeune de l’isolement: «Souvent ils appellent parce qu’ils n’ont personne à qui se confier. Ils se sentent souvent complètement démunis face à ces situations.» Le rôle des professionnels de Jeunesse J’écoute est de les écouter, et de les déculpabiliser, car «souvent ils ont l’impression que c’est de leur faute.» L’organisme leur présente également de potentiels interlocuteurs dans leur environnement: psychologues scolaires, parents, amis… L’objectif est véritablement de les amener à en parler à quelqu’un de leur entourage qui puisse les aider.

Selon Alain Johnson, il faut aussi travailler avec les intimidateurs. Jeunesse J’écoute reçoit des appels de jeunes leur demandant comment arrêter d’intimider les autres, ou comment réparer les conséquences qu’ils ont pu provoquer. Les intervenants cherchent donc à les aider, en tentant de comprendre ce qui mène à un tel comportement, car ils estiment qu’un enfant faisant preuve de violence est lui-même en souffrance.

Jasmin Roy pense qu’il faut travailler avec les intimidateurs: «Il faut passer par l’éducation, leur montrer des comportements de remplacement.» Il attire l’attention sur le fait qu’en plus de l’agresseur et de la victime, il faut prendre en compte les témoins: «9 fois sur 10, il y a des témoins de ces situations d’intimidation.» Il est donc important de les sensibiliser, de manière à les amener à en parler. Lorsque l’intimidé n’ose pas, dénoncer la situation peut faire la différence, et attirer l’attention des adultes sur le problème, qui peuvent alors intervenir.

Adultes

Le rôle des adultes est primordial. Qu’il s’agisse du personnel de l’école ou des parents, il est important d’être vigilant, pour tenter de détecter les situations d’intimidation. Il faut faire sentir aux enfants qu’ils peuvent en parler, qu’ils sont en sécurité. Avant d’intervenir pour mettre fin au problème, il faut être au courant, c’est pourquoi il est très important d’amener les jeunes à en parler. Les parents ont un rôle primordial à jouer, notamment dans les cas de cyberintimidation: c’est à eux de contrôler l’usage de l’ordinateur, les enfants n’ayant pas assez de recul pour faire la part des choses. La lutte contre l’intimidation doit donc se faire collectivement.

Le rôle du professeur

Le professeur joue un rôle primordial dans la lutte contre l’intimidation, car il est le premier interlocuteur des enfants. Il a à la fois un rôle de prévention et d’action. À travers sa classe, le professeur aide les jeunes à identifier et démystifier le phénomène. Il peut mettre en place des discussions de groupe ou des ateliers, comme des jeux de rôles.

Le professeur est un témoin phare des situations d’intimidation à l’école. Sa première action doit être de questionner les enfants lorsqu’il soupçonne une situation: l’intimidateur présumé, l’intimidé, les témoins. Il est important de ne pas tirer de conclusions hâtives. Il est parfois le premier adulte auquel les enfants viennent parler: attention et écoute sont donc primordiales. C’est ensuite à lui d’en informer la direction pour une éventuelle intervention.

Le professeur a un rôle central et délicat dans cette lutte. Il doit à la fois faire preuve d’écoute et de tolérance, et instaurer un climat de coopération et de solidarité dans sa classe.

La législation Éléonore Genolhac

Au Québec, l’intimidation est clairement définie par la loi: «Tout comportement, parole, acte ou geste délibéré ou non à caractère répétitif, exprimé directement ou indirectement, y compris dans le cyberespace, dans un contexte caractérisé par l’inégalité des rapports de force entre les personnes concernées, ayant pour effet d’engendrer des sentiments de détresse et de léser, blesser, opprimer ou ostraciser.» (Loi sur l’instruction publique, article 13, paragraphe 1.1).

Cette loi a été complétée par le projet de loi 56, appelée également Loi visant à prévenir et à combattre l’intimidation et la violence à l’école, adoptée le 12 juin 2012. Elle précise, dans son article 2 que l’intimidation concerne «tout comportement, parole, acte ou geste, y compris la cyberintimidation, exprimés directement ou indirectement, notamment par l’intermédiaire de médias sociaux, ayant pour but de léser, blesser, opprimer ou ostraciser.»

Le projet de loi 56 oblige les commissions scolaires à se doter d’un plan de lutte contre l’intimidation et la violence à l’école. Tous les membres du personnel de l’établissement sont tenus de collaborer à la mise en place de ce plan.

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Autres textes sur Intimidation

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Prévenir le suicide avec une prise de sang?

Peut-on prévenir le suicide avec une prise de sang?

Suicide et génétique

Raymond Viger Dossier Suicide

Plusieurs médias d’Angleterre et des États-Unis ont publié un article sur la prévention du suicide. Des chercheurs américains de l’Université Johns Hopkins ont publié dans l’American Journal of Psychiatry qu’un indicateur génétique de notre vulnérabilité vis-à-vis le stress et l’anxiété aurait été découvert.

Le gêne SKA2 supprimerait les effets des hormones produites par le stress. Cet effet pourrait être inhibé lors d’un changement chimique dans le cerveau et pourrait pousser une personne au suicide.

Les chercheurs ont pu déterminer avec une exactitude de 80 à 90 % si une personne avait eu des pensées suicidaires ou avait tenté de se suicider en examinant ce gène SKA2.

Limiter notre intervention?

Avec un tel test sanguin est-ce que cela veut dire que les intervenants première ligne vont se limiter à examiner cet indicateur pour déterminer si la personne est suicidaire ou non? Si la personne teste négatif, on est rassuré et en renvoie la personne chez elle. Elle ne serait pas suicidaire pense-t-on. Pourtant, il y a tout de même 10 à 20 % des gens qui, même si elles ont un test négatif qui se suicide tout de même.

De plus, il ne faut pas oublier que les chercheurs ont fait des test sur ce gêne dans le cerveau de personnes qui se sont suicidés. Après le suicide, ils arrivent à prédire le suicide avec une précision de 80 à 90 %. Mais qu’en était-il de cet indicateur la semaine avant le suicide, au moment où il aurait fallu intervenir pour prévenir le suicide?

Un contexte au suicide

Malgré que certaines personnes peuvent être plus sensibles et plus vulnérables vis-à-vis le suicide, il y a un contexte et des événements qui amène la personne à envisager le suicide comme seule solution.

Malgré ce que pourrait dire ce test sanguin, il y a souvent des déclencheurs qui créent un contexte dans lequel le suicide peut être envisageable et gagner son emprise.

Le suicide est un ensemble de facteur qui affectent une personne dans un certain état physique et psychologique. La journée où une vulgaire prise de sang va être la norme pour intervenir auprès d’une personne suicidaire, nous allons arrêter d’intervenir et d’être efficace dans notre intervention.

Une prédisposition au suicide

Parce qu’il y a des suicidaires chroniques qui ont sûrement ce gêne à terre. Ils peuvent être à risque pendant des décennies. Ils peuvent faire des dizaines de tentatives de suicide. Et un jour, sans que vous ayez compris pourquoi cette journée est différente des autres, le suicide sera complété.

Parce qu’indépendamment de notre prédisposition à se suicider ou à ne pas se suicider, le suicide est une réaction à une souffrance intenable. Et cette souffrance provient d’un contexte extérieur à nos gênes. Cette souffrance est la somme de plusieurs événements malheureux dans notre vie. Des événements qui se sont enchaînés à un rythme qui nous a empêché de pouvoir les assumer. Et la quantité de souffrance que nous devons accumuler pour en arriver à vouloir mourir va varier d’une période à l’autre de notre vie.

Des recherches inutiles

On est ici à la recherche de la pilule miracle qui va faire le travail de prévention et d’intervention à notre place. Désolé, mais ces chercheurs sont totalement dans le champ. Et ils dépensent inutilement l’argent alloué à la recherche.

La solution à la prévention du suicide ne se retrouve pas dans une formule mathématique. Parce que c’est un être humain qui va se suicider. Pas un robot dont on peut deviner de son comportement.

Ressources en prévention du suicide:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet:http://www.editionstnt.com/livres.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

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