Entretien avec Jean-Simon Brisebois

Entretien avec Jean-Simon Brisebois

François Richard

Le jeune auteur Jean-Simon Brisebois en a vu de toutes les couleurs. Enfance en centre d’accueil, adolescence marquée par l’alcool et la violence, chômage, criminalité… À la veille de publier son quatrième livre, Je me raconte, le natif du quartier Hochelaga-Maisonneuve a rencontré Reflet de Société afin de partager son parcours hors de l’ordinaire.

À l’âge de vingt-neuf ans, Jean-Simon Brisebois souhaite faire un retour sur l’histoire de sa vie. Le livre qu’il s’apprête à publier, Je me raconte, ne serait pas, selon lui, une autobiographie. «Je suis mal à l’aise avec ce terme. Je suis trop jeune pour ça. Il s’agit plutôt d’un récit personnel de tout le chemin que j’ai parcouru, de mon enfance jusqu’à aujourd’hui.»

L’idée de se raconter de cette façon lui est venue lors de ses trois participations au Salon du livre de Montréal, suite à la publication d’une trilogie de poèmes, entre les années 2006 et 2008. «Les gens qui visitaient mon kiosque me posaient beaucoup de questions sur mon vécu, sur qui j’étais. Mes poèmes sont abstraits et ne permettent pas de véritablement me connaître.»

p.24-25, S'en sortir un paragraphe à la fois1 Centre d’accueil, alcool et violence

L’histoire de Jean-Simon Brisebois est effectivement difficile à raconter. Né dans une famille proche des milieux criminels de l’est de Montréal, Jean-Simon est placé en centre d’accueil dès l’âge de cinq ans. Il y restera de façon intermittente jusqu’à la fin de son adolescence.

Sa jeunesse est marquée par l’échec scolaire, la violence du milieu dans lequel il vit et l’abus d’alcool et de drogues auxquels il a recours pour s’éloigner momentanément des nombreux problèmes qui l’accablent. Malgré les difficultés qu’il a surmontées, Jean-Simon ne prétend pas avoir découvert de recette miracle pour vaincre la détresse. «Je ne veux pas donner de leçons de vie à qui que ce soit avec ce livre. Je l’écris avant tout pour moi et pour les lecteurs qui m’en ont fait la demande.»

L’écriture comme thérapie

Ces lecteurs ont fait la connaissance de Jean-Simon grâce à sa trilogie de poèmes, résultat d’un travail qui s’est échelonné sur plus d’une dizaine d’années. Une décennie au cours de laquelle la vie de l’auteur a pris plusieurs virages inattendus. À l’âge de 17 ans, les nombreuses difficultés de Jean-Simon le font craquer. Il est victime d’une sévère dépression et est hospitalisé en psychiatrie.

L’expérience sera déterminante pour lui. «J’ai commencé à écrire à l’hôpital, simplement pour passer le temps. C’est ensuite devenu une habitude.» De retour chez lui, il fait lire quelques-uns de ses poèmes à ses amis qui l’encouragent tous à les publier. L’idée qui semble farfelue au départ germe dans l’esprit de Jean-Simon. Neuf ans plus tard, le rêve deviendra réalité.

Entre-temps, Jean-Simon occupe toutes sortes d’emplois. Il tente de mener une vie saine et d’échapper aux nombreux problèmes qui ont marqué sa jeunesse. Entre les petits boulots dans les usines ou les organismes communautaires, le poète en herbe accumule les expériences de vie.

Réalisation des recueils de poèmes

Les éditions TNT lui donneront finalement sa chance. Les textes écrits par Jean-Simon entre 1997 et 2008 se transforment en trois recueils: Renaissance, L’âme de l’ange et Entité. Les œuvres traitent, par le biais de textes brefs et rythmés, de l’enfance, de la spiritualité et de la vie dans la rue, dans un style que Jean-Simon qualifie de «poésie urbaine». L’écriture a pour lui une importante fonction libératrice. «J’extériorise ainsi ma peine. Ça me permet de crier qui je suis.» L’auteur utilise son travail littéraire afin de répondre à certaines questions. «Mes parents ne se sont pas beaucoup occupés de moi. Je dois donc m’expliquer beaucoup de choses tout seul.»

Le travail artistique et l’implication sociale ont joué un rôle déterminant dans le cheminement de Jean-Simon Brisebois. En plus d’avoir réalisé un court-métrage sur sa vie, il a co-scénarisé, en 2001, une pièce de théâtre en collaboration avec la Fondation des Auberges du Cœur, un organisme qui lui est venue en aide lors d’une période sombre de sa vie. En décembre 2008, des extraits de ses recueils de poésie ont été lus sur scène par le comédien Stéphane Côté lors d’un autre spectacle organisé au bénéfice de l’organisme qui offre des services d’hébergement aux jeunes marginalisés. Sa participation à ce dernier spectacle lui a permis de remporter, à la suite d’un concours, la bourse Simple Plan, d’une valeur de 1 000$. Le poète partage aussi son talent en donnant des ateliers d’écriture à Spectre de Rue, un centre de jour pour les toxicomanes du centre-ville de Montréal.

Son prochain projet? Un nouveau recueil de poésie sur le thème de l’amour. Encore une fois, il souhaite que l’expérience soit thérapeutique. «J’ai toujours eu de la difficulté avec l’amour. Je sais écrire aux filles, mais je ne sais pas leur parler.» Jean-Simon promet à ses lecteurs que le ton de sa dernière œuvre tranchera avec celui de ses livres précédents. Sa vie a bien changé et il veut maintenant s’attaquer à des textes au contenu plus positif. «Ça ne sera pas un livre noir. Je veux laisser couler mon côté romantique.»

Reflet de Société, Vol.17, No 3, Avril/Mai 2009, p. 24-25

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La guitare contre l’hyperactivité

 

La guitare contre l’hyperactivité

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Apprendre la guitare permettrait à l’enfant hyperactif d’améliorer son comportement, sa motricité et ses apprentissages en classe. Faire de la musique lui donnerait aussi le goût de la réussite.

«L’impact le plus probant est certainement celui de la motivation et de l’estime de soi», rapporte l’étudiante en éducation de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), Linda Essiambre. La thèse de doctorat de l’enseignante en français de la Commission scolaire des Phares de Rimouski démontre qu’il existerait même des liens entre l’apprentissage de la musique et du français chez ces jeunes. Cette étude fera bientôt l’objet d’un livre à paraître aux Presses de l’Université du Québec (PUQ).

Les bénéfices de la guitare

Amélioration de la motivation, goût de la lecture et de la mémorisation, jouer d’un instrument serait une expérience très positive pour les jeunes vivant avec un trouble de déficit d’attention avec hyperactivité (TDAH). «On répète à ces jeunes qu’ils ne sont pas capables. Et là, ils réussissent à apprendre un nouveau langage, celui de la musique!», s’exclame la chercheuse.

Ce sujet d’étude s’est imposé de lui-même lorsqu’elle a constaté les bénéfices de l’apprentissage de la guitare sur son fils. Diagnostiqué TDAH lorsqu’il était enfant, Charles-Frédéric, maintenant âgé de 22 ans, poursuit aujourd’hui des études supérieures à l’UQAR. Pour son fils, la pratique de cet instrument de musique a remplacé l’habituelle médication. «Ses huit années de guitare l’ont motivé pour poursuivre sa scolarité. Elle a été une bouée de sauvetage», soutient-elle.

La musique adoucit les mœurs

Contrairement à d’autres instruments de musique, comme les percussions ou le violon, la guitare sèche semble avoir eu un effet calmant auprès des élèves étudiés (six garçons et une fille, tous élèves de 4e secondaire, diagnostiqués TDAH).

Cette année d’apprentissage de la guitare a été positive: diminution de l’agressivité, amélioration du contrôle de soi, meilleure perception de soi, motivation et goût de la réussite. «Cela a permis de restaurer leur confiance en leurs capacités. Quatre d’entre eux sont même montés jouer sur scène au gala Méritas de leur école», rapporte la chercheuse.

Si leurs notes sont majoritairement restées les mêmes qu’auparavant, de nombreux enseignants ont tout de même relevé une grande amélioration de leur attitude en classe. Un autre effet secondaire de l’apprentissage de la musique!

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Éducaloi et murales graffiti: art urbain et graffiteurs au service de la Justice

Éducaloi et murales graffiti: art urbain et graffiteurs au service de la Justice

Sophie Moreau-Parent, Stagiaire en intervention   Dossiers ÉducaloiGraffiti et Justice

Le Café Graffiti et Éducaloi ont décidé de travailler ensemble dans le but d’organiser un projet qui s’appelle Les couleurs de la justice. Certains artistes du Café Graffiti, comme Rémi et Arpi ont amené leur appui à Daniel Lauzon, le directeur artistique du Café Graffiti. Ensemble, ils ont apporté leur touche personnelle à la mission d’Éducaloi. Le projet consiste à donner des ateliers sur la justice au Québec accompagnés d’ateliers sur le graffiti. À la fin de ces ateliers, afin de conclure le projet, les jeunes réalisent une murale graffiti ayant comme thème la justice.

Éducaloi: murales graffiti, les jeunes et la justice

En fait, Les couleurs de la justice a été initié par certains coordonnateurs de projet d’Éducaloi qui sont rentrés en contact avec le Café-Graffiti. Ils voulaient trouver un moyen efficace pour attirer les jeunes à participer aux ateliers sur la justice.

Le graffiti leur a semblé comme un bon moyen. En combinant justice et graffiti, Éducaloi a pu mettre à la disposition de plus de jeunes de l’information juridique de qualité, diffusée dans un langage simple et accessible. En plus de bénéficier de temps pour apprendre sur le système de justice québécois et de pouvoir avoir des réponses à leurs questions, les jeunes ont la chance d’apprendre sur l’historique du graffiti et sur la conscience sociale qui l’entoure. De plus, ils apprennent des techniques de dessin et de peinture à la canette. La réalisation d’une murale supervisée par un graffiteur expérimenté couronne leurs apprentissages.

Historique d’Éducaloi et du projet d’art urbain

C’est en 2008 que les premiers ateliers et les premières murales ont été réalisés. Des groupes de jeunes issus de maisons de quartier ont démontrés de l’intérêt pour le projet et se sont engagés à participer aux différentes rencontres.

Déjà, durant leur première année d’opération, les responsables ont animé plusieurs ateliers et les participants du projet ont réalisés deux murales dans différents quartiers de Montréal. En 2009, le Café Graffiti et les coordonnateurs de projets comptent réaliser trois autres murales avec trois nouveaux groupes de différentes maisons de quartier. Ils ont déjà certains candidats possibles pour les prochaines murales comme L’hôte maison et le Centre des jeunes de St-Sulpice.

L’année passée, trouver un mur et maintenir l’engagement des jeunes ont été les choses les plus difficiles à réaliser. Le lapse de temps trop grand entre les ateliers a rajouté de la difficulté concernant le maintient de l’engagement des participants.

La créativité artistique des jeunes comme moteur de motivation

Enfin, j’ai vraiment hâte de voir la formation de nouveaux groupes de jeunes et la réalisation des prochaines murales. La créativité est une très bonne façon d’exprimer ses frustrations et de faire part de ses opinions sur plusieurs sujets. Les ateliers qu’anime Éducaloi informent les jeunes sur leurs droits et leurs responsabilités. En étant informé, ils peuvent faire des choix plus éclairés. La réalisation d’un projet artistique sur le thème de la justice permet aux jeunes de ventiler leurs sentiments face au système de justice du Québec. Somme toute, ce projet est une belle initiative de ces deux organismes communautaires.

Pour rejoindre les artistes du Café-Graffiti (514) 259-6900

Photos de Murales et fresques urbaines.

Autres textes sur le Graffiti:

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La zombie-thérapie

La zombie-thérapie

Benoît Lacroix

(Agence Science-Presse) – Un virus mutant se propage chez les humains, transformant ceux-ci en zombies avides de chair fraîche. Possible réalité ou mauvais scénario d’un film d’horreur de série B?

«En matière de phénomènes paranormaux, on ne peut rien exclure ni rien prouver. Par définition, ces phénomènes sont non reproductibles, ce qui les exclut du domaine de la science», déclare Régis Olry, anatomiste à l’Université du Québec à Trois-Rivières, spécialiste de la plastination et passionné des phénomènes diaboliques. «C’est comme la possession diabolique. Elle existe, puisque des malades se prennent réellement pour le diable. Seulement, il est impossible d’en déterminer la cause.»

Enterré vivant

Le professeur d’anatomie soutient qu’il y a deux concepts derrière les zombies. Le premier est celui, populaire, du cadavre qui reprend vie. «C’est l’aspect folklorique de la question.» Le second est celui des inhumations prématurées, réalité beaucoup plus concrète et terrifiante. «La peur d’être enterré vivant ne date pas d’hier. En effet, au cours des 18e et 19e siècles, une réelle phobie des inhumations prématurées a fait rage dans toute l’Europe.» Il explique que les signes médicolégaux de la mort n’étaient alors pas encore bien établis et qu’un débat était nécessaire pour régler la question et rassurer la population.

Ainsi, divers moyens étaient utilisés afin d’éviter les erreurs de diagnostic de mort. Par exemple, les obitoires étaient des chambres mortuaires d’attente, où l’on déposait les corps des personnes soupçonnées d’être mortes, avant de les enterrer. Une petite clochette était fixée au poignet des morts, en cas de résurrection! Bien que beaucoup moins probable de nos jours, l’inhumation prématurée est encore possible. Le chercheur rappelle d’ailleurs que pendant la guerre du Vietnam, des marques d’ongles ont été retrouvées dans le couvercle de certains cercueils, après leur rapatriement.

La fin de l’espèce humaine

Et que dire des films de zombies, comme le classique «La nuit des morts vivants», ou le plus récent «Resident Evil»? Ces films révèlent deux images principales, explique Martine Roberge, professeure d’ethnologie à l’Université Laval. Celle de l’intégrité du corps, représentée par l’état de décomposition des zombies. Et celle de l’identité collective de l’espèce humaine, menacée par le régime alimentaire des zombies, exclusivement constitué de chair humaine. «Il s’agit ni plus ni moins d’une mise en scène de l’Apocalypse ou de l’autodestruction de l’espèce humaine.»

Malgré la banalité du scénario des films de zombies, ceux-ci demeurent pourtant très populaires. La mort fascine et répugne à la fois, constate Martine Roberge. «De tout temps, l’humain exprime deux grandes peurs: celle de la mort et celle des morts.» Régis Olry note que Freud parlait de la mort comme de l’inconnu absolu. Et l’inconnu fait peur, c’est connu! Quant au cadavre, «c’est le refuge idéal de la monstruosité», rappelle la chercheuse. Un cadavre qui recouvre la vie, un zombie, est donc le pire des monstres. Mais pourrait-il y avoir une fonction thérapeutique aux films de zombies? C’est ce qu’elle croit. «De la même manière qu’Aristote disait du théâtre qu’il purge les passions, on peut probablement prêter une certaine fonction thérapeutique aux films d’horreur.»

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Douleur et oeuvre d’art

Douleur et oeuvre d’art

(Agence Science-Presse) – Pour apaiser vos bobos, allez au musée! C’est ce que propose une équipe de l’Université de Bari, en Italie, qui a demandé à 12 personnes de contempler des oeuvres d’art qu’ils avaient au préalable classées comme laides ou magnifiques. En même temps, un rayon laser était envoyé irrégulièrement sur leur main, provoquant l’équivalent d’un picotement. Vous l’avez deviné : ceux qui regardaient l’oeuvre qu’ils jugeaient magnifique jugeaient la douleur un tiers moins intense que ceux qui regardaient une croûte…

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Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

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Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
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Une visite au Spectre de rue

Une visite au Spectre de rue

Sophie Moreau-Parent, stagiaire en intervention au Café-Graffiti

Dossier ToxicomanieProstitution et Sexualité, Itinérance

Je suis allée visiter le Centre de jour Spectre de rue dans l’après-midi du jeudi 8 janvier 2009. Suite à ma participation à un de leurs ateliers de poésie, j’ai pu me familiariser avec l’organisme et ses différents services. Au Spectre de rue, il y a un centre de jour, un centre fixe, du travail de rue, du travail de milieu, le projet TAPAJ et le projet Hépatite C. Tous ces services se retrouvent au même endroit, soit au coin de la rue Ontario et De la Visitation.

Cet organisme naît dans les années 1980 sous un autre nom et se transforme jusqu’en 1994, où l’ajout du site fixe et du centre de jour le font renaître sous le nom de Spectre de rue. Ce centre a plusieurs mandats: «Prévenir et réduire la propagation des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), du VIH/Sida et des diverses formes d’hépatites; sensibiliser et éduquer la population et le milieu aux réalités de ces personnes pour favoriser leur cohabitation et soutenir les démarches de nos membres vers la socialisation et l’intégration sociale (Spectre de rue, 2009).»

Sensibiliser la rue

La clientèle du Le Spectre sont des personnes marginalisées de 16 ans et plus qui habitent le territoire du centre-ville de Montréal et qui ont des difficultés liées à la toxicomanie, à la prostitution, à l’itinérance et à la santé mentale. Le centre de jour est un endroit de répit ou les gens de la rue peuvent venir passer du temps, poser des questions et répondre à des besoins divers. Il y a une infirmière qui est présente 2 après-midi par semaine.

Le site fixe s’occupe de la distribution de matériel d’injection/d’inhalation afin de prévenir la propagation d’infections transmises par le sang. De plus, ils récupèrent les seringues utilisées dans les rues de Montréal. Les intervenants du volet travail de rue se plongent directement dans le milieu des individus qui vivent des problèmes et les accompagnent dans leur cheminement.

Du la rue à la communauté

Le travail de milieu diffère grandement du travail de rue. Cet axe de l’organisme le représente au sein de la communauté en général. Ces intervenants informent et sensibilisent les gens sur les phénomènes qui sont vécus par les gens qui fréquentent Le Spectre de rue.

D’autre part, TAPAJ est un projet divisé en trois étapes qui permet aux gens de la rue de faire du travail rémunéré à la journée. De cette manière, ils peuvent subvenir à leurs propres besoins. Même si cet argent n’est suffisante pour répondre à leurs besoins que pour une courte période de temps, cette aide est grandement appréciée par les bénéficiaires et permet de les encourager à continuer à gagner leur propre sous. Enfin, le projet Hépatite C offre des activités d’information et de sensibilisation pour vivre en santé même s’ils sont atteints de cette maladie.

Une intervention valorisante

Ma visite au Spectre m’a été très agréable. J’ai pu discuter avec plusieurs personnes qui ont vécus des expériences très différentes de moi et qui en ont long à raconter. L’approche de réduction des méfaits et d’empowerment valorisés par cet organisme m’ont beaucoup plue. La réduction des méfaits, pour être plus exact, c’est une «approche centrée sur la diminution des conséquences négatives de l’usage des drogues plutôt que sur l’élimination de l’usage. (Spectre de rue, 2009)» Tandis que l’empowerment, c’est d’intervenir de sorte à redonner le pouvoir aux gens qui ne croyaient pas nécessairement en avoir. En fait, c’est de les aider à réaliser qu’ils ont le pouvoir de décision et de choix, qu’ils sont les acteurs les plus importants dans leur vie.

La valorisation de ces deux approches est très réaliste et efficace en ce qui concerne le milieu et la clientèle du Spectre de rue. Tous les intervenants m’ont accueillie à bras ouverts et remplie d’enthousiasme. Même extrêmement occupés, ils ont pris un moment pour m’expliquer leur rôle dans l’organisme. J’ai pu percevoir les efforts constants de ces intervenants et tout le temps qu’ils consacraient aux gens qui fréquentent le centre. Je compte y retourner au printemps pour offrir mon aide lorsqu’ils ramasseront les seringues souillées du quartier. Faute de temps, je ne sais pas si je pourrai retourner passer des après-midi en compagnie de ces charmants individus. Par contre, je peux assurément affirmer que j’ai passé de beaux moments à jaser de tout et de rien, à bricoler et à faire de la poésie avec les gens du centre.

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Autres textes sur Prostitution

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Art et jeune: une expérience des plus enrichissantes!

Art et jeune: une expérience des plus enrichissantes!

Élodie Bibeau

Vous avez surement remarqué, du moins peut-être 2 ou 3 personnes…, que je n’écris pas beaucoup de textes depuis mon arrivé au café graffiti. La raison est fort simple, je n’ai pas le temps!

C’est fou ça, au moment précis où je suis passé du journal de la rue (c’est l’endroit où tout ce qui attrait à la comptabilité et production de la revue Reflet de société s’effectue.) pour ensuite descendre au café Graff, l’action et la diversité de tâche sont apparurent dans ma vie!

Quel bonheur de travailler au café Graff! Cela me permet de faire plusieurs rencontres intéressantes avec des personnes qui ont toutes sortes de projets ou demandes différentes. Je parles là de personnes qui s’arrête au café soit par curiosité ou parce qu’ils en ont entendues parlé. Si vous avez la chance de passer, vous comprendriez la curiosité de tous, d’avoir envie d’entrer dans l’univers du café graff car il est très attrayant en tout point.

À première vue on remarque évidemment plus l’aspect visuel, les murs sont peinturés et tapissés de toiles fait par nos artistes, soit à la canette ou au airbrush. Chaque jour il y a des nouveaux visages qui se présentes soit pour venir chercher conseil, chercher de l’information sur les artistes pour d’éventuelles contrats ou vente de toile, avoir de l’aide afin de réaliser leur projet, faire des tournages télévisés sur plusieurs thèmes différents et j’en passe….

J’ai aussi l’opportunité d’avoir une grande liberté pour proposer mes idées et pour des projets futures. C’est- à- dire, j’ai pu instaurer des ateliers d’art thérapie, qui autrefois étaient des cours de Graffiti, qui n’inquiétez vous pas amateurs de Graff, sont maintenant rendues tous les samedis. J’ai créer un atelier de poésie de A à Z qui s’avère à être très populaire jusqu’à présent. Les résultats sont très concluants jusqu’à date et pour cela je suis très fière.

Nous allons, Sébastien (un stagiaire dans le cadre de son cour en ARC à l’UQAM ) et moi organiser des vernissages, lancements de livre et événements rassemblant plusieurs formes d’art, dont la musique, des artistes à la cannette (Graffeur) , des poètes et autres.

J’ai aussi eu l’occasion de faire partie des personnes représentant le café graff et journal de la rue, durant la semaine du salon de livre. Ce fut une expérience enrichissante , très divertissante et aussi assez exigeante! Notre présence consistait en, faire la présentation de l’organisme et expliquer quelle est notre mission. Bien sûr, si vous parcourez notre site vous aurez toutes les informations nécessaires afin de répondre à vos questions, s’il y a lieu. J’ai été enchantée de présenter, donner et vendre des produits (revue Reflet de société, livres, t-shirt, porte clé…etc) qui premièrement abordent des sujets, des valeurs qui me tiennent réellement à cœur et un appui financier pour des causes importantes.

Le magazine permet de dénoncer beaucoup de problématiques sociales et d’injustices souvent tabous. Nous encourageons autant les artistes que les personnes marginalisés (qui s’avère à souvent être un combiné des deux, artiste-marginal) à s’ouvrir, créer et briser leur isolement.

Je suis honoré de travailler pour un organisme qui n’a pas peur d’oser, de dénoncer ce qui est souvent ignoré ou dur à aborder et qui apporte, aide et soutien à plusieurs personnes qui ont chacun leur histoire, par le billet de la revue Reflet de Société , sur le blog de ce cher Monsieur Viger et en me permettant de m’occuper de programme de réinsertion tels que Interagir et Devenir.

Ceci, croyez le ou non, n’est qu’une parenthèse de ce qui se passe au café Graffiti et au Journal de la Rrue et de ce que je vis depuis mon arrivée qui est quand même assez récent… début juillet. Alors pour conclure, j’espère vous revenir pour l’année 2009 avec autant d’enthousiasme, la tête remplie d’ idées et vous invitez à des événements plus divertissants les uns des autres!
Élodie ( Intervenante sociale)

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