Le graffiti vs les Jeux olympiques de Vancouver?

Le graffiti vs les Jeux olympiques de Vancouver?

Raymond Viger    Dossiers Jeux olympiques ,  Graffiti, Ville de Vancouver

jeux-olympiques-vancouver-2010-olympic-winter-games La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Vancouver vient de se terminer. Déjà les graffiteurs de la scène de Montréal sont choqués et frustrés envers les organisateurs des Jeux olympiques de Vancouver. Une controverse vient d’éclater concernant des murales en direct pendant les compétition « free style » de ski et de snowboard.

Graffiti et Jeux olympiques

Un appel de candidature a été lancé pour présenter, du 13 au 27 février 10 graffiteurs pendant 14 jours au Cypress Mountain, soit une possibilité de 140 graffiteurs. Ces graffiteurs auront l’occasion de réaliser une oeuvre en direct, devant les spectateurs des Jeux olympiques et les caméras qui couvriront les compétitions « free style » de ski et de snowboard.

Sous le nom de 2010 Winter Olympic Street-style Art Demonstration, on pourrait s’attendre à y voir les meilleurs graffiteurs canadiens, sinon internationaux. Et c’est là que la controverse débute. Les graffiteurs de Montréal se questionne. Qui va les représenter dans leur art? Comment seront-ils perçus après cette présentation?

Montréal, capitale nationale du graffiti

murale-graffiti-francofolies-de-montreal-muralistes-evenementiels-animation-de-foule-peinture-en-direct1 Montréal est la capitale du graffiti au Canada. Les meilleurs graffiteurs canadiens se retrouvent à Montréal, en quantité et en qualité. Pour différents événements d’animation graffiti à travers le Canada, ce sont des graffiteurs de Montréal qui ont été sélectionnés pour faire l’animation et des murales en direct lors d’événements tels que le Kokanne Crankworx à Whistler, une compétition de BMX ou encore au Lake Louise pour une compétition de snowboard.

Vancouver et la répression graffiti

Vancouver est une ville où la répression envers les graffiteurs est très grandes. Les meilleurs graffiteurs ont un dossier pour des graffitis illégaux qu’ils ont déjà réalisés. Dans l’appel d’offre pour offrir la possibilité aux graffiteurs de se montrer pendant les Jeux olympiques 2010, il est stipulé que ceux qui veulent participer ne doivent pas avoir de dossier. Cela a dû être la raison qui a éliminé les graffiteurs les plus reconnus de Vancouver. Ville de Vancouver aura montré sa « fermeture » d’esprit envers les arts et la culture avec la destruction de murales à Vancouver en préparation des Jeux Olympiques.

Qui va représenter le graffiti aux Jeux olympiques?

photos_contrat_hiphop_murales_graffiti_artistes_du%20cafe_maison_simon6 Les graffiteurs de Montréal se demande bien qui va les représenter dans leur art à la face du monde? Ils connaissent les meilleurs graffiteurs du Canada et aucun ne serait présent aux Jeux olympiques! Les graffiteurs de Montréal se demandent pourquoi ils n’ont pas reçu l’invitation de se présenter aux Jeux Olympiques de Vancouver pour montrer le meilleur d’eux-mêmes. Dans l’appel de candidature, on n’exigeait pas que les graffiteurs soient exclusivement de Vancouver, mais d’être citoyen canadien. La question lancée par les graffiteurs: est-ce que les graffiteurs du Québec sont considérés comme des Canadiens?

Sans réponse du 2010 Winter Olympic Street style art demonstration

Nous avons voulu poser la question à la responsable du 2010 Winter Olympic Street-style Art Demonstration et du CYPRESS MOUNTAIN GRAFFITI EXPOSITION, Mme Rachel Rosengarten. Malheureusement, la ligne téléphonique publiée a été fermé, ainsi que son adresse courriel et les pages du site Internet concernant l’appel de candidature de cet événement. Les moyens pour rejoindre Rachel Rosengarten ont été fermé le 29 janvier dernier, date limite pour déposer sa candidature.

Le Québec a-t-il été boycotté par les Jeux olympiques de Vancouver?

Autre question que les graffiteurs posent. Puisque c’est au Québec que nous retrouvons le plus de graffiteurs professionnels, qu’ils voyagent partout à travers le Canada pour réaliser leurs oeuvres, pourquoi l’information ne s’est pas rendu dans le réseau?

Pour rejoindre les graffiteurs du Québec, ce n’est vraiment pas difficile. À Montréal, nous avons deux conventions internationales. Underpressure et Meeting of Styles. Connu de la ville de Montréal, tout comme le Café-Graffiti, personne n’a eu l’information.

Est-ce que les organisateurs des Jeux olympiques de Vancouver ont volontairement boycotté le Québec dans cette prestation? Est-ce que les organisateurs des Jeux Olympiques sont conscients de l’impair qu’ils sont en train de commettre pour la réputation des artistes graffitistes?

Un communiqué de presse provenant des organisateurs des événements pour les Jeux Olympiques titrait:

Annonceurs, DJ et artistes dans les gradins de renommée internationale enflamment les Jeux olympiques d’hiver de 2010 et inspirent les spectateurs.

Les graffiteurs auraient bien aimé que leur art et leur culture soient inclus dans cette énumération.

Histoire à suivre…

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Autre textes sur la destruction de murales à Vancouver en préparation des Jeux Olympiques.

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

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Francophonie pour Vancouver 2010

Francophonie pour Vancouver 2010

Lisa Melia           Dossier Jeux Olympiques

et  FrancophonieVille de Vancouver

Dès septembre 2009, la flamme de la Francophonie brûlera dans tout le Canada. Cette initiative de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures en partenariat avec les programmes d’éducation de Vancouver 2010 et le ministère de l’Éducation de l’Ontario visent à promouvoir les projets de francophones ou de francophiles, en vue des jeux olympiques et paralympique de Vancouver en 2010, dans les milieux scolaires et auprès des jeunes.

La flamme olympique

Le projet veut «dévoiler le visage d’une jeunesse allumée, active, engagée et créative» autour du symbole qu’est la flamme olympique, qui se passe de génération en génération, et rependre l’esprit olympique par le biais de la jeunesse canadienne francophone. «La flamme de la francophonie encourage les individus et les communautés à poursuivre leurs buts et à se surpasser», soutiennent les organisateurs.

Sur tous les supports et par tous les moyens, les jeunes d’âges scolaires sont invités à exprimer leur vision du monde et exploiter leurs talents dans un projet en français, afin de «communiquer de quelles façons ils sont porteurs de la flamme de la francophonie.»

Culture et citoyenneté

Pour leur venir en aide, un guide à l’attention des enseignants et des éducateurs a été réalisé par le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques, privilégiant les thématiques tels que le corps, la culture et la citoyenneté.

Pour proposer un projet, c’est le site Vancouver 2010 qu’il faut visiter. Le site officiel la flamme de la Francophonie donne davantage d’informations sur les projets existants.

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Les sites d’injection supervisée au Québec

Les sites d’injection supervisée au Québec

Robin Drevet         Dossiers MTS-Sida, Toxicomanie, Alcool et drogue, Vancouver, Site d’injections supervisées , Itinérance

Suite à l’article de Raymond Viger sur le site d’injection supervisée à Vancouver dans le volume 16 numéro 6 de septembre dernier, Reflet de Société s’est intéressé à la possible ouverture d’un tel service au Québec. Puisque toxicomanie et transmission du virus sont en lien direct, cet article fait partie du dossier sur le VIH.

Les sites d’injection supervisée sont destinés aux consommateurs de drogues par injection (héroïne, crack…) pour leur fournir un cadre plus sécuritaire que la rue. Pour comprendre où en est ce processus, nous avons rencontré Jean Sébastien Fallu, président et fondateur du GRIP (Groupe de Recherche et d’Intervention Psychosociale), et professeur adjoint à l’école de psychoéducation de l’Université de Montréal.

Les toxicomanes restent dans l’ombre

Lors de la semaine de prévention sur la toxicomanie au Québec, du 16 au 22 novembre 2008, des bénévoles du GRIP ont fait signer une pétition pour l’ouverture d’une piquerie au Québec. Au contraire de la campagne de dépistage du cancer du sein, cette semaine de prévention est passée inaperçue. «Le problème, c’est que les toxicomanes attirent moins d’empathie que des personnes atteintes du cancer. On considère ces derniers comme non responsables de leur état, ce qui d’ailleurs est vrai», explique le professeur Fallu.

Pourtant, la toxicomanie est un problème réel et très présent au niveau de la Santé Publique au Québec. Alors pourquoi ces tabous?

Site d’injection supervisée: précisions

Il faut d’abord savoir ce qu’est exactement un site d’injection supervisée. C’est un endroit propre où se procurer des seringues neuves. Ce qui permet de prévenir la transmission de maladies comme l’hépatite C ou le VIH, évite les risques de surdoses entrainant souvent le décès, et aussi réduire les nuisances publiques créées par les toxicomanes. Ce genre de centre met aussi à disposition une assistance pour ceux qui veulent s’en sortir, comme sur le site de Vancouver qui allie à la fois piquerie et centre de désintoxication.

«L’opinion publique n’est pas informée des problématiques concernant la toxicomanie. Une étude a démontré qu’après une campagne de sensibilisation sur les difficultés rencontrées par cette population, 53% des personnes interrogées étaient en faveur de l’ouverture d’un tel site», dit Jean Sébastien Fallu.

Besoin des intervenants et des toxicomanes

Au Québec, il y a une forte demande, à la fois des intervenants et de la clientèle, avec un certain consensus de tous les organismes, pour l’ouverture d’une piquerie. Même le Programme National de Santé Publique établi par le Ministère de la Santé Publique et des Services Sociaux du Québec préconise l’ouverture d’un site d’injection supervisée. M. Fallu explique l’imbroglio politique autour de cette question. Philippe Couillard, ministre de la santé de 2003 à 2008, avait donné son accord pour ouvrir ce site. Seulement, son successeur, le docteur Yves Bolduc, n’a pas repris cette initiative. Bien qu’après réflexion il se soit montré plus flexible, il ne peut revenir complètement sur sa décision par peur de perdre la face.

Site d’injection supervisée: problème politique ou éthique

Le problème est-il politique ou éthique? Car des problèmes éthiques sont à considérer. L’ouverture d’un tel site encourage-t-il la consommation de drogues? Légitime-t-on cette dépendance? On peut répondre à ces interrogations que, malgré toutes les politiques répressives mises en place dans de nombreux endroits, la consommation n’a pas reculé. Aux États-Unis il apparaît clairement que la politique répressive n’a pas fonctionné. Dans les années 70, environ 2% de la population américaine avait déjà testé une drogue. Aujourd’hui, sous l’approche répressive, on estime que la proportion de gens qui ont goûté à la drogue est passée à près de 46%.

Aujourd’hui, l’approche rappelle la politique du moindre mal à savoir des centres d’échanges de seringues, la distribution de kits sains avec seringue neuve et préservatif.

Jean Sébastien Fallu résume bien la situation au Québec, qui peut s’appliquer d’ailleurs un peu partout, en citant un politicien luxembourgeois: «On sait ce qu’il faut faire concernant la drogue, mais on ne sait pas comment être réélu après.»

Reflet de Société, Vol.17, No 2, Février/Mars 2009, p.25

À lire aussi : Insite de Vancouver: site d’injection supervisée

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Jeux de Vancouver 2010: jeunes journalistes francophones recherchés

Jeux de Vancouver 2010: jeunes journalistes francophones recherchés

Gabriel Alexandre Gosselin

Dossiers Jeux olympiques, Vancouver et   Francophonie

image001 Vous voulez à tout prix être de la partie pour les Jeux olympiques de 2010 à Vancouver? Vous aimeriez voir l’action de près, cotoyer des athlètes après leur performance? Vous rêvez de vous faire une place dans le monde des médias? Allez donc jeter un coup d’oeil au projet Franco médias 2010!

L’initiative de l’Alliance des radios communautaires du Canada (ARC) ainsi que du Réseau francophone d’Amérique (RFA) vise les Canadiens-français âgés entre 18 et 25 ans qui se passionnent pour le monde des médias. L’objectif: avoir une représentation médiatique franco-canadienne qui prendra part à un point de vue dit «jeunesse» sur les JO de 2010.  

En tout, 24 postes sont à combler, que ce soit comme journaliste écrit, à la radio, technicien en radiodiffusion/webdiffusion, ou même comme photographe. L’expérience vous tente déjà? Faites vite, vous avez jusqu’au 4 mars pour vous inscrire!

Pour faire des commentaires, dirigez vous sur le blogue de Raymond Viger.

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Éducation francophone dans l’Ouest du Canada

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
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Bénévoles francophones pour Vancouver 2010

Bénévoles francophones pour Vancouver 2010

Dossier OlympiqueVancouverFrancophonie     François Richard

À moins d’un an du coup d’envoi des Jeux olympiques d’hiver 2010, le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Vancouver (COVAN) est activement à la recherche de bénévoles francophones pour aider les organisateurs des Jeux dans la région de Vancouver.

Emplois variés pour les Jeux Olympiques

Vous pouvez faire du bénévolat avant et pendant les Jeux. Les périodes de travail, ainsi que les domaines dans lesquels il est possible de s’impliquer sont beaucoup trop nombreux pour être décrits ici, mais sachez que tous le monde y a sa place, du préposé au l’accueil au relationniste de métier, en passant par toutes sortes de tâches de manoeuvre, d’entretien ou de rédaction.

Je vous invite donc à consulter le site officiel des Jeux olympiques afin de prendre connaissances des offres de bénévolat et de vous inscrire, si vous souhaitez le faire.

Un siècle francophone à Vancouver

Si l’année 2010 est celle des olympiques à Vancouver, 2009 est plutôt celle du centième anniversaire de la ville francophone de Maillardville. Située dans la grande région de Vancouver, Maillardville est une communauté de langue française moderne et dynamique, qui a su conserver la langue française bien vivante à des milliers de kilomètres de la vallée du Saint-Laurent sans devenir folklorique pour autant. Pour ceux d’entre-vous qui passeront à Vancouver en 2009 et 2010, le détour en vaut la peine.

Raymond Viger y est d’ailleurs passé l’an dernier et en a profité pour rédiger un résumé de l’histoire de Maillardville. Pour d’autres renseignements, visitez la page de la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique.

Pour laisser vos commentaires sur Bénévolat pour les Jeux Olympiques de Vancouver.

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

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Les 100 ans de Maillardville: berceau de la francophonie dans l’Ouest Canadien et le Village international de la francophonie 2010 lors des Jeux Olympiques de Vancouver

Les 100 ans de Maillardville

Raymond Viger              Dossier Francophonie, Jeux Olympiques, Vancouver

Maillardville, berceau de la francophonie dans l’Ouest Canadien et le Village international de la francophonie 2010 lors des Jeux Olympiques de Vancouver

logo_village Maillardville est aujourd’hui un quartier de la ville de Coquitlam, en banlieu de Vancouver. Maillardville a été le berceau de la Francophonie en Colombie-Britannique.

L’année 2009 est une année toute particulière pour Maillardville. D’une part, c’est le centenaire de la fondation de Maillardville. D’autre part, Maillardville sera le Village international de la francophonie pour les Jeux Olympiques de Vancouver en 2010.

Fête et musique à Maillardville

C’est donc dire que Maillardville passe l’année 2009 à fêter ses 100 ans tout en se préparant pour les Jeux Olympiques de 2010. Si vous planifiez un voyage dans l’Ouest du Canada pour les 18 prochains mois, Maillardville doit se retrouver sur votre itinéraire.

Maillardville, c’est aussi le Festival du Bois, le Festival de musique de Maillardville, les 7 et 8 mars 2009. Une célébration culturelle francophone. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que La Bottine souriante fera partie du Festival de musique de Maillardville.

J’ai bien apprécié de découvrir l’histoire de la création de Maillardville. Je vous ai laissé le lien pour voir le texte original de la recherche de Jean Riou. Pour ceux qui le trouverait un peu long à lire, je me suis amusé à vous en faire une petite synthèse. Il est intéressant d’y voir la relation de travail entre les ouvriers Canadiens-français et les propriétaires anglophones, la présence de l’Église, du syndicat et l’arrivée des Caisses populaires dans la communauté de Maillardville.

L’histoire de la fondation de Maillardville

L’histoire de Maillardville a débuté lorsque la Canadian Western Lumber Co. Ltd a des difficultés avec sa main d’oeuvre, composé en partie de blancs turbulents venus de l’Europe centrale et d’asiatiques qui servent de cibles au racisme de l’époque.

Des Canadiens-français pour la Canadian Western Lumber

La Canadian Western Lumber décide de se tourner vers les Canadiens-Français, réputés pour avoir une grande expérience dans le travail du bois et dans le métier dur de bûcheron. Pour avoir une main d’oeuvre stable et régulière, la Canadian Western Lumber décide d’avoir une communauté canadienne-française proche regroupée autour d’une église.

Théodore Théroux, ainsi que le Père William O’Boyle se chargent du recrutement des ouvriers canadiens-français et leur famille. La compagnie s’engage de fournir gratuitement le bois pour construire l’église, le presbytère et l’école. Ces trois édifices devant être exempts des taxes foncières car la compagnie garantit à ses futurs employés de conserver leur langue et la pratique de leur religion.

Les Canadiens-Français pour acheter un âcre de terrain par famille et la Canadian Western Lumber s’engage à fournir le bois pour que chaque famille puisse se construire sa propre maison.

Notre-Dame de Lourdes, première paroisse de Maillardville

Le 27 septembre 1909, un train du Canadien Pacifique quitte Montréal en direction de la gare de Fraser Mills. Sous la direction du Père Edmond Maillard, curé fondateur de la paroisse Notre-Dame de Lourdes, le village prend forme.

La vie communautaire se développe rapidement. Une fanfare est formée. Des soirées de bingo sont organisées ainsi que des bazars. C’est en 1912 que la nouvelle communauté prend le nom de Maillardville, en l’honneur du Père Edmond Maillard, premier curé de la paroisse.

Maillardville VS Coquitlam; un débat politique

La communauté de Maillardville aurait pu devenir un village officiellement incorporé pour faciliter son expansion et l’épanouissement d’un village de langue française en Colombie britannique. Mais le gouvernement de Colombie-Britannique et le District de Coquitlam n’ont pas le goût d’avoir un village francophone. Maillardville demeura donc une partie de Coquitlam.

Les Canadiens-Français de Maillardville s’impliquent très activement dans leurs communauté. Un chef de police, Emery Paré, est nommé. D’autres se joignent à la brigade de pompiers, participent aux assemblées municipales et à la commission scolaire. Des organismes sociaux sont fondés, dont, le 16 mai 1917, la Congrégation des Dames de Ste-Anne.

Une fois la guerre 1914-1918 finie, la demande pour le bois baisse. Les relations de travail se détériorent. Les accidents de travail sont nombreux et le refus de faire un travail dangereux mène immédiatement au renvoi.

Le syndicat arrive à Maillardville

A partir des années 1927-28, le standard de vie baisse à Maillardville. Quatre coupures de salaire en l’espace de 20 mois ajoutées à plusieurs licenciements provoquent l’exaspération des travailleurs. Les Canadiens-français de Maillardville décident de joindre le syndicat Lumber Workers Industrial Union. Jusqu’à l’été 1931, le travail d’organisation se fait clandestinement.

Le 16 septembre 1931 les travailleurs votent la grève. Un comité de grève est formé : Harold Pritchet, un Canadien-français en est le président. Il deviendra, plus tard, le premier président du futur syndicat International Woodworkers of América (IWA).

La grève va durer trois mois et sera marquée par des altercations avec les forces policières et les grévistes. Les femmes sont même matraquées par la police. Le curé de l’époque, le Père Teck, essaie de faire retourner les ouvriers au travail. Il fait un sermon sur les dangers du communisme et la vengeance radicale et demande une prière pour la fin de la grève. Le Père Teck refusera l’absolution au confessionnal si les ouvriers grévistes ne rendent pas leur carte de membre du syndicat.

Caisse populaire de Maillardville; le centre nerveux de la communauté

La Deuxième guerre mondiale permet de redonner vie à Maillardville. Le 6 avril 1946, une demande d’incorporation pour former une Caisse populaire est signée sous le nom de Caisse Populaire de Notre-Dame de Lourdes. Ce nom sera changé quelques années plus tard pour celui de Caisse Populaire de Maillardville afin d’unir la communauté partagée entre deux paroisses. Tant sur le plan financier que communautaire, la Caisse Populaire de Maillardville est une réussite.

Depuis sa fondation, la Caisse Populaire agit comme centre nerveux de sa communauté. Elle devient même un point d’union pour la communauté divisée en deux paroisses. Après des expansions rapides et trois édifices, la Caisse Populaire de Maillardville est devenue rapidement l’une des plus importantes institutions de Maillardville.

Grève scolaire pour des écoles catholiques

En 1951, une grève scolaire s’organise par la Commission scolaire catholique des deux Paroisses de Maillardville, avec l’autorisation de Monseigneur l’Archevêque de Vancouver. Les Canadiens-français payent des taxes scolaires et foncières pour l’éducation publique laique et ils doivent se cotiser pour soutenir le financement de leurs écoles catholiques. Les Canadiens-français ne peuvent même pas utiliser les autobus scolaires de la municipalité!

Cette grève qui durera une année fait l’effet d’une bombe dans le pays d’autant plus que les grévistes sont de langue française dans cette province de langue anglaise.

Écoles église de Maillardville saisie par la municipalité de Coquitlam

En 1954, la municipalité de Coquitlam de revenir sur la promesse de 1909 d’exempter de taxes foncières l’église et les deux écoles catholiques de Maillardville. La Municipalité de Coquitlam exige les arriérés des taxes. Les écoles et l’église seront saisis en 1956 par la municipalité. Maillardville devra payer les arriérés de taxes de 1909 à 1956 pour récupérer son église. Les écoles catholiques auront gagné officiellement leur exemption. Malgré tout, l’enseignement du français ne deviendra officiel qu’en 1969.

Maillardville participe aussi à la vie communautaire de langue française sur le plan provincial. Ayant participé à la fondation de la Fédération Canadienne-Française de la Colombie-Britannique en 1945, Maillardville continue à participer au développement de cet organisme.

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Minorités francophones de l’ouest

Minorités francophones de l’ouest

Raymond Viger                     Dossier Francophonie, Éducation, Vancouver

En vacances avec Danielle à Vancouver, j’en profite pour faire un reportage sur les francophones hors-Québec. Je me demandais comment une communauté francophone peut survivre dans un milieu anglophone. Est-ce que nous, en tant que Québécois, avons des choses à apprendre des francophones pour nous aider à mieux vivre notre identité culturelle? Je m’attendais à un reportage simple, rapide et facile pouvant se combiner avec mes vacances. La réalité fut très différente!

Qui sont les élèves francophones dans un milieu anglophone?

En faisant le tour des écoles du grand Vancouver métropolitain, nous remarquons que les élèves francophones proviennent de partout à travers le monde: Europe, Île Maurice, Congo, Rwanda, Amérique du Sud, Vietnam. Les élèves québécois sont en minorité. Chez les enseignants, nous retrouvons une majorité de Québécois et plusieurs Français.

Les écoles qui ont une plus grande présence québécoise sont celles situées près des bases militaires ou de la Gendarmerie Royale du Canada. Pour les écoles francophones en Colombie-Britannique, la période d’inscription se fait 12 mois par année, au fur et à mesure que les parents arrivent.

Communauté francophone en milieu anglophone

Une école francophone en Colombie-Britannique  implique que les élèves doivent voyager beaucoup pour s’y rendre. Il n’y a pas d’école francophone dans tous les quartiers. En contrepartie, cela veut dire qu’elle sera petite, intime, que tout
le monde se connaît. La plus importante, l’école Gabrielle-Roy de Surrey, compte 540 élèves de la maternelle jusqu’à la 12e année. Certains niveaux n’ont pas le nombre minimum d’étudiants. Un peu comme dans nos régions rurales.

Une petite école, cela veut dire moins de décrochage, de meilleurs résultats scolaires, un meilleur encadrement, plus de services adaptés… De quoi faire rêver tous les parents à la recherche de la meilleure école pour leurs enfants. Certains professeurs enseigneront aux mêmes jeunes pendant plusieurs années.

Cette relation privilégiée entre les enseignants  et les élèves se vérifie par le slogan de l’école Gabrielle-Roy: « Nous sommes à construire un monde meilleur – un étudiant à la fois. »

Choisir le français en milieu anglophone

La directrice de Gabrielle-Roy, Irène Noël, lance un message clair aux parents qui auront à décider si leur enfant étudiera en français ou en anglais. «Certains parents francophones placent leurs jeunes à l’école anglophone en espérant que leur enfant puisse mieux se placer sur le marché du travail. Pourtant, à partir de la 10e année, les élèves de l’école francophone réussissent mieux dans les tests provinciaux que ceux de l’école anglophone! L’anglais, ça s’attrape! Il ne faut pas avoir peur de placer son jeune à l’école francophone.»

En fréquentant cette école, le jeune se rend compte qu’il n’est pas le seul à parler français, il a des amis avec qui parler. Le français n’est plus une langue utilisée seulement avec ses parents à la maison. Elle devient une langue d’usage courant qui donne un sens concret dans sa vie.

Yvon Fontaine, président de l’Association des universités de la francophonie canadienne (AUFC), est cité dans le plan d’action 2005-2010 du réseau de l’enseignement universitaire: «Pour préserver le maintien de la langue, on doit commencer dès la petite enfance et poursuivre jusqu’au niveau universitaire. Si nos étudiants n’ont pas la chance de faire des études universitaires dans leur langue maternelle, il y a de bonnes chances qu’ils y côtoient les gens de la majorité dans des universités de langue anglaise.»

Le privilège d’étudier en français dans une communauté minoritaire

La communauté francophone, en Colombie-Britannique, est tissée serrée. Les parents s’impliquent dans les écoles, un peu comme au Québec dans les écoles alternatives. Le sentiment d’appartenance est fort. Étudier en français est plus qu’un droit, c’est un privilège. Cette fierté développe une motivation pour le jeune qui peut sentir la présence de toute la communauté derrière lui.

Il y a une grande différence entre une école francophone et une école d’immersion en français. Une école d’immersion permet à un non-francophone d’étudier pendant un certain temps en français pour mieux maîtriser la langue française. L’école francophone donne des racines, des valeurs et une culture francophone aux jeunes qui la fréquentent. Cette confusion doit être expliquée régulièrement aux anglophones qui veulent inscrire leurs enfants quelques années en français. Ils sont dirigés vers une école d’immersion. Parce que pour pouvoir étudier dans les écoles francophones, il faut y avoir droit et démontrer  ses racines francophones.

Le français dans l’Ouest du Canada: un droit chèrement acquis!

La communauté francophone a dû se battre, pour être reconnue. Il ne faut pas penser que le gouvernement de la Colombie-Britannique a accepté d’emblée de soutenir les écoles de sa communauté minoritaire.
En 1989, l’Association des parents francophones de la Colombie-Britannique poursuivait le gouvernement provincial
pour obtenir la gestion des écoles francophones et créer un conseil scolaire francophone.

Déjà, d’autres communautés francophones du pays se battaient pour le même objectif. Pour faire respecter leur droit d’exister, les francophones de l’Alberta se sont rendus jusqu’à la Cour Suprême.

En 1990, notre plus haut tribunal reconnaissait l’importance de préserver  la culture de la minorité par  le système  scolaire. «Les écoles de  la minorité servent elles-mêmes de
centres communautaires qui peuvent favoriser l’épanouissement de la culture de la minorité linguistique et assurer sa préservation.

Ce sont des lieux de rencontre dont les membres de la minorité ont besoin, des locaux ou ils peuvent donner expression à leur culture», précisaient les juges de la Cour Suprême dans la cause Mahé contre l’Alberta.

La bataille des francophones de l’Alberta a aidé les francophones de la Colombie-Britannique. En 1996, un tribunal de la province confirme le droit à la minorité d’exister par son éducation.

«Le gouvernement de la Colombie-Britannique a échoué à répondre, conformément à la constitution fédérale, au devoir de garantir une éducation en langue française.» Ce jugement oblige le gouvernement de la Colombie-Britannique  à adopter une loi protégeant les droits à l’éducation en langue française et à assurer les moyens financiers et techniques pour y parvenir.

Aujourd’hui, suite à cette lutte pour le droit d’exister, le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique gère 39 écoles qui éduquent 4000 élèves. Autant d’institutions et de gens qui font rayonner notre culture et enrichissent la majorité anglophone de cette diversité.

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Éducation francophone dans l’Ouest du Canada

Éducation francophone en milieu anglophone. École Gabrielle Roy.

Éducation francophone en milieu anglophone. Écoles Rose-des-vents et Jules-Vernes.

Société francophone de Maillardville, bastion de la francophonie en Colombie-Britannique

La qualité du français dans la blogosphère

Meeting francophone. Le français est-il une maladie en voie d’extinction?

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