Donald Trump félicité par Trudeau et Obama

Justin Trudeau est-il intègre dans ses actions

Un encouragement  pour le racisme, le sexisme et la violence?

Raymond Viger     Dossiers RacismeInternational

unknown-2Si j’avais été Hillary Clinton… au nom de la démocratie je n’aurais pas concédé la victoire.

Avec 95 000 votes d’avance, j’aurais demandé des recomptages.

Cela aurait-il permis de trouver des anomalies dans le système? Possiblement que non. Mais j’aurais montrer ainsi que je ne peux pas endosser une telle aberration.

photo-jpgSi j’avais été Barrack Obama… au nom de la sécurité de mon pays, je refuserais de remettre les clés de la Maison Blanche à Donal Trump, un homme sexiste, raciste et violent.

C’est illégal me dit-on! Il a été élu démocratiquement me clame-t-on? Et bien soit. Tout comme Nelson Mandela ou Gandhi et bien d’autres, pour le respect de la démocratie, il faut parfois être prêt à faire de la prison et des illégalités pour soutenir nos principes et nos valeurs.

pm_trudeau_230x306_v3Si j’avais été Justin Trudeau… au nom de la liberté et de la paix sociale, j’aurais refusé de féliciter Donald Trump pour sa victoire pour la présidence des États-Unis.

Féliciter un homme raciste, sexiste et violent, est-ce un endossement de ce qu’il a fait et de ce qu’il est?

Je crois me souvenir que plusieurs dignitaires à travers le monde avaient félicité Adolph Hitler dans les années précédant la 2e guerre mondiale.

Sommes-nous à refaire les mêmes éternelles erreurs?

Autres textes sur Politique

couverture.jpgVanessa, Voyage dans les Caraïbes

Un roman humoristique sur la sexualité.

Un roman qui, je l’espère, pourra être lu autant par des jeunes qui s’éveillent à leur sexualité, qu’à des adultes qui veulent guérir des zones de grandes blessures.

Si vous avez peur que votre jeune ne soit pas encore assez vieux ou mature, accompagnez-le dans sa lecture. Soyez prêts à répondre à ses questions, à en discuter ouvertement avec lui.

Ce roman a été nourri par des années de travail de rue et de thérapie dans différents milieux. Des instants privilégiés qui auront permis de recevoir de grandes quantités de confidences sur un sujet, trop souvent tabou.

Bonne lecture et bon voyage dans les Caraïbes avec Vanessa.

Compte tenu du sujet développé, je ne peux pas affirmer que certains passages explicites ne choqueront pas certains. C’est pourquoi j’ai décidé de le classer 14 ans et plus. C’est l’âge à laquelle une jeune fille peut rencontrer une infirmière du CLSC et demander que les parents ne soient pas avisés de sa démarche.

14 ans et plus. Parental Guidance

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

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Autres livres pouvant vous intéresser:

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ADN et peuple: quelle relation?

L’ADN contre le racisme?

L’homme de Kennewick

En 1996, des spectateurs d’une course de bateaux dans l’État de Washington, au sud de Vancouver, eurent la surprise de trouver un crâne humain dans un réservoir.

Colin McGregor Dossier  Chronique du prisonnierRacisme

adnAu début, ils crurent qu’ils venaient de découvrir la scène d’un crime. On appela la police. Mais la datation au carbone établit l’âge de ce crâne à 8 500 ans.

L’homme de Kennewick, nommé ainsi du nom d’une ville proche, fut l’objet d’une grande controverse. La forme du crâne amena les anthropologues à conclure qu’il avait appartenu à un homme d’origine caucasienne, et non à un autochtone. Les Autochtones affirmèrent qu’il s’agissait d’une fraude. « C’est impossible, nous sommes arrivés les premiers », dirent-ils. « Il n’y avait pas d’hommes blancs, ici. Nous étions seuls jusqu’à ce que Christophe Colomb vienne tout déranger en 1492.» Une longue bataille juridique s’ensuivit entre les hommes de science et les peuples autochtones.

L’identité ethnique joue un grand rôle dans notre société, qu’on en soit conscient ou non. Durant des siècles, parmi la population anglaise et irlandaise de Montréal, les préjugés des vieux pays dominaient les relations sociales.

Les Irlandais, qui luttaient pour leur indépendance face à l’Angleterre, étaient considérés comme inférieurs à leurs voisins écossais et anglais soi-disant plus nobles. Les catholiques irlandais possédaient leurs propres écoles (telle que Loyola), leurs propres cabinets d’avocats, leurs propres entreprises et leurs propres quartiers – comme celui de Pointe-Saint-Charles, situé trop près du fleuve, soumis à ses vents en hiver et aux inondations printanières qui menaçaient leurs habitations.

Les recherches modernes sur l’ADN ont contredit beaucoup de prétentions racistes. Finalement, l’homme de Kennewick s’est avéré être un des ancêtres des peuples autochtones actuels – grâce aux analyses d’ADN qui ont permis de clore le débat.

L’évaluation de la forme d’un crâne n’est pas une science exacte. Les apparences peuvent être trompeuses. Et la science peut maintenant corriger la croyance séculaire des Britanniques sur l’infériorité génétique des Irlandais. Les Celtes anglais, irlandais et écossais descendent à 95 % d’un même groupe d’immigrants, arrivés dans les îles britanniques il y a 12 000 ans, en provenance du nord de l’Espagne. Nous sommes tous cousins. Espagnols, en fait. «Olé!»

En ce qui concerne les anciennes conceptions anglophones, heureusement disparues, sur l’infériorité des Québécois francophones, rappelez-vous que 40 % de ceux-ci possèdent au moins un ancêtre irlandais dans leur arbre généalogique. En définitive, le Québec est dans une large mesure une province irlandaise. Les anglophones et les francophones sont aussi des cousins.

Mes propres ancêtres McGregor arrivèrent à Montréal en 1847 à bord d’un bateau en provenance de Dublin, à la suite de la Grande Famine reliée à la culture de la pomme de terre. Pourtant, le nom McGregor est écossais, dans le recensement américain qui me donnera une origine écossaise et irlandaise, une classification ethnique dominante dans des lieux comme l’Arkansas. Les Écossais et Irlandais constituent le groupe de partisans le plus fiable du Parti républicain, si on considère ces groupes du point de vue ethnique. Ils ont créé la musique bluegrass.

Une de mes grands-mères était une pure catholique irlandaise; un de mes grands-pères descendait d’un noble Français ayant trouvé refuge en Jamaïque, il y a des siècles. J’ai des cousins chinois. Mais réellement, quelle différence cela fait-il dans un monde Internet de plus en plus petit?

Pour rendre le racisme encore plus ridicule, considérer le pauvre homme de Neandertal, ce barbare, cet homme des cavernes mal léché, tel qu’on nous le présente dans les films et à la télé. L’homme de Neandertal a occupé l’Europe et l’Asie, jusqu’à ce qu’il soit finalement éliminé par l’Homo sapiens plus évolué, son compétiteur et notre ancêtre, au cours de la dernière période glaciaire. C’est ce qu’on nous racontait autrefois. Mais en fait, presque chacun de nous possède un ancêtre néandertalien dans son arbre généalogique.

À un certain point, lorsque ces deux groupes humains rivalisaient pour des ressources de plus en plus rares dans la neige, ils décidèrent de poser les armes et de faire l’amour, au lieu de la guerre. Certains de nous ont jusqu’à 5 % d’origine néandertalienne – incluant, sans grande surprise, Ozzie Osborne, une des personnes les plus lourdement néandertaliennes que les généticiens aient trouvées. Je n’invente rien.

La génétique déboulonne constamment les mythes. Les Berbères marocains, qui habitent le désert, peuvent revendiquer une ascendance germanique; les nations belligérantes de l’ancienne Yougoslavie proviennent d’une même souche, pourtant elles se sautent à la gorge régulièrement. Vous voyez une personne mendier dans la rue et vous supposez qu’elle doit avoir fait quelque chose d’horrible pour ruiner ainsi sa vie. Mais grattez la surface et vous comprendrez que, parfois, la malchance frappe de bonnes personnes.

Nous jugeons tous les autres selon leurs apparences, que cela nous plaise ou non. C’est un réflexe acquis au cours de notre évolution, autrefois utile pour évaluer au premier contact si nous avions affaire à une menace ou à un allié potentiel, qu’il s’agisse d’un animal, d’une personne ou même d’une plante.

En ce qui concerne le racisme, il importe de comprendre que nous sautons tous aux conclusions. On peut juger de ce que nous sommes vraiment par la manière dont nous traitons les autres. Traitons chacun de manière égale, avec dignité et respect, et nous pourrons surmonter les réflexes de nos premières impressions.

On doit inhumer l’homme de Kennewick en terre autochtone, dans une réserve de 566 550 hectares que se partagent 12 nations amérindiennes, près de la frontière canadienne. Cette réserve est pauvre comme la poussière. L’éducation y dépasse rarement la 9e année ; les Blancs des villes avoisinantes ne donneraient même pas l’heure aux Autochtones. Eux qui habitaient déjà le pays avant la construction des pyramides.

Et de nos jours, les gens branchés envahissent les terres inondables du Sud-Ouest de Montréal. Elles ne sont plus réservées aux seuls Irlandais.

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autres textes de Chroniques d’un prisonnier

    Les livres de Colin McGregor

    Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

    Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

    love-in-3dLove in 3D.

    Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

    This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

    Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

    teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

    Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

    This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

    Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

    quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

    Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

    Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

    Magazine The Social Eyessocial-eyes-web

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    Éric Salvail: Les  »negs » de Normand Brathwaite

    Larock Instigatt, Narra, Spook, Slinky et Profane

    Les negs de Miccalauréat

    Raymond Viger Dossiers RacismeTélévisionMédias

    4067831Amène tes Negs qu’on écoute Miccalauréat. Une expression qui peut surprendre. « Neg » est une expression créole qui veut dire « tes boys ».

    C’est dit en plaisantant, pas pour dénigrer. On peut même le dire à un Blanc. Cette expression se dit entre amis quand on se connait. Ça peut créer des évènements cocasses. Comme quoi il faut faire attention avant de juger ou d’interpréter ce que les gens disent!

    C’est un peu le sens du message que nous livre Miccalauréat, un groupe de cinq rappeurs Québécois-Haïtiens de St-Michel, Rivière-des-Prairies et Montréal-Nord. Une entrevue que Larock Instigatt a donné à Reflet de Société en mars 2002 lors de la préparation de leur 2e CD.

    Ce message de Larock Instigatt est-il différent de la controverse déclenchée par Normand Brathwaite à l’émission En mode Salvail de l’animateur Éric Salvail?

    Normand Brathwaite Éric Salvail ligue des Noirs racismeNormand Brathwaite lance devant Éric Salvail que Nègre est un beau mot. Il peut être mal utilisé quand tu dis « Ostie de nègre ». Assez similaire sur l’utilisation du mot Nègre par des rappeurs des années 2002 et Normand Brathwaite en 2016.

    Les exemples d’utilisation positive du mot Nègre dans la langue francophone sont multiples. À la télévision, le pasteur Martin Luther King se présente comme an American Negro. Pour lui, l’important réside dans le combat pour les droits civiques, les subtilités du vocabulaire étant très secondaires.

    Le nationaliste afro-américain Marcus Garvey crée aussi en 1917 la United Negro Improvement Association, UNIA, qui est toujours en activité.

    À l’École militaire, le mot « nègre » était utilisé pour désigner le major de promotion, c’est-à-dire l’élève le mieux classé.

    La ligue des Noirs se résume à 4 nègres avec un Fax

    Normand Brathwaite a une dent contre la ligue des Noirs. La ligue a une mission noble dont personne ne peut s’objecter:

    Défendre les droits de la Communauté Noire et représenter leurs intérêts.
    Servir d’instruments d’éducation populaire pour le respect des droits des citoyens.
    Sensibiliser les gouvernements, les secteurs public, para-public et privé de l’importance à donner des chances et des opportunités égales à tous les citoyens.
    Encourager la participation des citoyens dans tous les aspects de la vie économique, sociale, éducative et politique.

    C’est dans certaines plaintes jugées abusives par Normand Brathwaite que sa citation prend son sens. Il l’a dit en faisant référence aux plaintes que la Ligue des Noirs avaient faites envers Yvon Deschamps dans un monologue pour dénoncer le racisme.

    Normand Brathwaite n’est pas le seul Noir ou le seul mulâtre à considérer que le mot Nègre n’est pas péjoratif.

    Normand Brathwaite a le droit de penser que la ligue des Noirs devrait se remettre en question quand on fait des plaintes contre Yvon Deschamps.

    Les questions qui tuent

    La ligue des Noirs a répondu sur son site Internet.

    En essayant de suivre votre parcours au Québec, il nous est difficile de vous considérer comme un héros, comme un modèle de la communauté noire et de la société québécoise. Le rôle que vous jouez habituellement à la télévision ressemble plutôt à celui d’un bouffon qui ne donne pas l’impression de connaître l’histoire ni les problématiques de notre communauté. Vos valeurs ne sont pas celles que nous essayons de promouvoir parmi les membres de notre communauté et auprès de la société québécoise»

    • Est-ce que la ligue des Noirs, en traitant Normand Brathwaite de bouffons, aide leur cause ou s’ils réagissent sur la défensive?
    • Est-ce que la ligue des Noirs a manqué une belle occasion de sensibiliser les citoyens et de répondre à sa mission en étant sur une telle défensive?

    Source : En mode Salvail – Normand Brathwaite

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    Racisme au hockey et PK Subban

    Journal de Montréal et Twitter

    Journalisme et réseaux sociaux

    Quel est notre responsabilité vis-à-vis cette violence?

    Raymond Viger Dossiers Conflit d’intérêtJournal de MontrealRacisme

    racisme pk subban défenseur canadiens de montréal propos racistes twitterDans son édition de samedi, le Journal de Montréal nous parle du racisme que subissent les joueurs de hockey Noirs dans la ligue Nationale.

    En gros caractère, le Journal de Montréal reprend et présente les propos racistes qu’a subi PK Subban. Le sens de l’article est de dénoncer ces gestes racistes. Cependant est-ce éthique et nécessaire de montrer les propos racistes?

    Ces commentaires disgracieux sont une forme de violence. En les reprenant, le Journal de Montréal ne devient-il pas tout aussi violent que ceux qui les ont mis en ligne sur Twitter? En les publiant ainsi et en leur donnant une telle visibilité, le Journal de Montréal n’encourage-t-il pas ces gens à continuer?

    Notre responsabilité sociale

    Quand on gère un blog nous sommes responsable non seulement de ce que nous publions mais aussi de tous les commentaires qui peuvent être publiés sur notre blog. Twitter n’a-t-il pas sa part de responsabilité envers une telle forme de violence? Twitter n’aurait-il pas le devoir de censurer rapidement de telles commentaires? Twitter ne devrait-il pas bannir et fermer les comptes des internautes qui se servent des médias sociaux pour lancer leur venin?

    Si en tant que société nous mettions nos culottes et réagissions contre ces formes de violence, celles-ci diminueraient. Un dicton présente bien la problématique: qui ne dit mot, consent.

    Dénonciation

    • Je suis contre le racisme et toute forme de violence, verbale, physique ou autre.
    • Je suis contre le journalisme qui publie inutilement ces violences et leur donne une visibilité.
    • Je suis contre les réseaux sociaux qui ne sont pas capables d’assumer leur responsabilité envers ces violences.
    • Je suis contre les internautes qui se servent des réseaux sociaux pour déverser une telle violence.
    • Je suis contre l’idée qu’au nom de la liberté d’expression nous ne puissions rien faire et que nous soyons obligé de subir et d’endurer de telles aberrations.

    VOS COMMENTAIRES SUR  PK Subban et le racisme au hockey

    Autres textes sur le Mois de l’histoire des Noirs

    Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

    guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

    Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

    Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet:http://www.editionstnt.com/livres.html

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    Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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    Le football, le racisme et Lilian Thuram

    Le mois de l’histoire des Noirs

    Redonner ses couleurs à l’histoire

    Né en 1972, Lilian Thuram a connu une grande carrière de footballeur. En 2008, il a mis sur pied la fondation Éducation contre le racisme. Nous avons parcouru son livre Mes étoiles noires, chaudement recommandé par Johnny Walker Bien-Aimé.

    Normand Charest Dossier Racisme

    Enfant, Lilian était le seul Noir de sa classe, et il constata bien vite que l’histoire de ses ancêtres était absente des livres d’école. La seule fois où on en parlait, c’était pour dire que les Noirs avaient été les esclaves des Blancs. Cela l’a choqué. Il s’est «senti estampillé, marqué au fer, et bien seul dans cette classe que je regardais désormais autrement et qui me regardait aussi peut-être d’une autre façon».

    Déjà, ce début d’introduction est génial, parce qu’il réussit parfaitement à nous mettre dans la peau de cet enfant Noir. À nous faire ressentir directement son désarroi. C’est clair. On comprend bien maintenant le but de son livre : celui de fournir aux enfants une histoire et des modèles où ils pourront se retrouver.

    «Il est aberrant que les enfants ne sachent toujours pas qu’il n’y a qu’une seule espèce d’homme, l’Homo sapiens… le jour où l’histoire des grandes civilisations africaines, asiatiques ou amérindiennes, telles que celles du Mali, de l’Inde ou du Mexique, sera enseignée, les mentalités évolueront.»

    «Si nous voulons vraiment changer notre société, lutter contre le racisme, ce n’est pas sur la discrimination positive ni sur le communautarisme qu’il faut compter… Il n’y a pas d’histoire noire ou d’histoire blanche. C’est tout le passé du monde que nous devons reprendre pour mieux nous comprendre et préparer l’avenir de nos enfants. Par ce livre, j’espère y contribuer.»

    Des pharaons noirs

    Dans la quarantaine de chapitres qui suivent, l’auteur survole l’histoire de l’humanité. Nous apprendrons, entre autres, l’existence d’une dynastie de pharaons noirs en Égypte. Certains historiens avanceront même que la population égyptienne serait descendue graduellement de l’Éthiopie jusqu’à la mer, en suivant le Nil.

    Le penseur Ésope de l’Antiquité grecque (7e-6e s. av. J.-C.), auteur de fables qui ont influencé l’Europe, était en réalité un esclave nubien, avant d’être affranchi. Ses fables, très populaires au 17e siècle, ont été reprises par La Fontaine qui leur a donné la forme rimée que l’on connaît bien.

    Fables de Lafontaine

    «Tous les enfants connaissent les fables de La Fontaine. Il serait bon que les professeurs expliquent le lien entre Ésope et La Fontaine, le Noir et le Blanc. Dire aux élèves que l’intelligence n’a pas de couleur, c’est éduquer contre le racisme avec sensibilité, intelligence et humour.»

    On aimerait citer au complet le «Serment des chasseurs du Manden», composé dans l’empire du Mali, en 1222. On y parle du respect de toute vie, ainsi que de la fin de l’esclavage:

    «Chacun dispose désormais de sa personne,

    Chacun est libre de ses actes,

    Chacun dispose désormais des fruits de son travail.

    Tel est le serment du Manden À l’adresse des oreilles du monde entier.»

    Une reine d’Angola au 17e siècle instaure la parité homme femme dans l’administration. Lorsque les Portugais arrivent au Kongo en 1482, ils découvrent un grand royaume dont les habitants sont «civilisés jusqu’à la moelle des os! L’idée du Nègre barbare est une invention européenne», écrit l’anthropologue allemand Leo Frobenius en 1911.

    Au 18e siècle, un garçon du Cameroun deviendra page du sultan d’Istanbul. Avant d’être adopté par le tsar Pierre le Grand de Russie, qui l’élèvera comme son fils. Il deviendra le général en chef de l’armée impériale russe.

    Poète russe Noir

    Alexandre Pouchkine (1799-1837), le plus grand poète russe, sera son descendant: «Il n’y a que moi dans la littérature russe qui comptasse un Nègre parmi ses ancêtres», écrira-t-il. Dans ses écrits, il défendra la cause de ses «frères noirs» contre leur esclavage aux États-Unis. Malgré la blancheur de ses parents, il avait hérité de la peau bistre et des cheveux ondulés de son lointain aïeul.

    Au 18e siècle, le chevalier de Saint-Georges, grand musicien et compositeur, deviendra le premier colonel noir de l’histoire de France. Un de ses chefs d’escadron sera Thomas Alexandre Dumas, d’origine haïtienne, père de l’auteur des Trois Mousquetaires et du Comte de Monte-Cristo.

    Martin Luther King

    Au niveau de la science, le livre nous offre un plein chapitre de personnalités: «Avant de partir au travail, disait le pasteur Martin Luther King, sachez que la moitié de toutes les choses et des appareils que nous avons utilisés chez nous ont été inventés par des Noirs.»

    Lampe électrique, réfrigérateur, antenne parabolique, divan convertible, lit pliant, planche à repasser, arroseur de pelouse, manèges, piano mécanique, plume à réservoir, taille-crayon, sucre en morceaux, moissonneuse, baratte, véhicules frigorifiques, poussette, feux de circulation, boîte de vitesse automatique, masque à gaz, première opération à cœur ouvert, transfusion sanguine, stimulateur cardiaque, opération de la cataracte au laser, téléphone cellulaire, disquette informatique… et la liste continue.

    En définitive, l’auteur atteint son but avec ce livre : celui de nous démontrer que nous formons une seule grande famille humaine. Et que nous pouvons exceller dans tous les domaines de la vie: quels que soient notre couleur, notre ethnie, notre sexe, etc. Ce que l’histoire nous montre bien… À condition de la libérer de la censure qui l’avait obstruée jusqu’à maintenant!

    Le livre: Lilian Thuram, Mes étoiles noires, éd. Philippe Rey, 2010; version de poche aux éd. Points.

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    L’histoire du Québec et les noirs

    Une histoire du Québec méconnue

    Pendant longtemps, nos livres d’histoires n’en n’ont pas parlé mais c’est un fait avéré que les Noirs ont été présents chez nous depuis le début de la colonie.

    Normand Charest Dossier Racisme

    Un Noir, Mathieu Da Costa, accompagnait déjà Samuel de Champlain en 1606-1607, avant la fondation de la ville de Québec. Il agissait comme interprète, parce qu’il connaissait la langue des Micmacs, avec lesquels Champlain faisait la traite des fourrures.

    Esclaves et domestiques

    Le premier cas d’esclavage documenté en Nouvelle-France est celui d’un jeune noir ayant «appartenu» à des Anglais et «acheté» par Guillaume Couillard. En 1709, une ordonnance légalise l’esclavage. Les deux tiers des esclaves sont des Amérindiens, tandis que les Noirs forment l’autre tiers (soit 1400 sur une période d’un siècle) travaillant surtout comme domestiques.

    On connaît maintenant le cas tragique de la jeune domestique Marie-Joseph-Angélique, pendue près de la Pointe-à-Callière, après avoir prétendument allumé un feu qui brûla la moitié de Montréal. Elle aurait réagi ainsi après que sa maîtresse l’ait empêché de marier celui qu’elle aimait.

    L’esclavage continue sous le régime anglais. On annonce même la vente d’esclaves dans la Gazette de Québec. La première marche contre l’esclavage a lieu à Montréal en 1793, mais son abolition officielle ne se fait qu’en 1833. Les Noirs libérés se mêlent alors à la population, se mariant à des Amérindiens ou des Français.

    Il existe maintenant une rue Mathieu-Da-Costa à Québec et une autre à Montréal, dans le quartier Pointe-aux-Trembles. On a aussi inauguré, en février 2012, une place Marie-Josèphe-Angélique à côté du métro Champ-de-Mars, à proximité du Vieux-Montréal.

    Chemin de fer et jazz

    La révolution industrielle amène de grands changements à Montréal. Le canal Lachine est creusé en 1825, le rail apparaît autour de 1850, le pont Victoria en 1860, tandis que les usines se multiplient, attirant beaucoup de travailleurs.

    Le chemin de fer est le principal employeur des Noirs qui s’installent à proximité des gares, dans Saint-Henri et la future Petite-Bourgogne. Ils travaillent d’abord à sa construction pour ensuite devenir «porteurs», une appellation qui inclue les postes de service à l’intérieur des trains. L’habitude de réserver ces postes à des Noirs vient des compagnies américaines. Cette tradition sera encore bien vivante chez nous jusqu’à la fin des années 1950.

    Mais les Noirs de Montréal se font surtout connaître par la musique. Dès l’ouverture du Rockhead’s Paradise en 1928, le jazz de Montréal attire des amateurs de partout, bien avant l’actuel Festival de jazz. Les célèbres Oscar Peterson et Oliver Jones sont tous deux des «petits gars de Saint-Henri».

    Vie militaire

    On remarque la participation de la communauté noire à la vie militaire au Canada dès la guerre de 1812 contre les États-Unis, durant laquelle la Company of Coloured Men combat dans la région des Grands Lacs. Durant la Première Guerre mondiale (1914-1918), on voit même un Canada’s Black Battalion basé en France.

    Ils sont aussi nombreux à vouloir s’engager pour la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945), à cause de la crise économique et du chômage, mais la discrimination est encore très présente. À certains endroits, on affiche même: «Negroes need not apply», ce qui change tout de même à partir de 1941, autant au Canada qu’aux États-Unis.

    Jusqu’au début des années 1950, les Noirs ne peuvent être servis dans certains établissements de Montréal. D’un autre côté, les Canadiens français sont aussi mal accueillis dans certains restaurants et commerces de l’ouest montréalais où ils sont obligés de parler anglais, et cela, jusqu’à la fin des années 1960.

    Immigration noire

    De 1900 à 1930, la communauté noire de Montréal est formée en grande partie d’Américains travaillant pour le chemin de fer et de domestiques antillaises, les vieilles familles noires canadiennes ne représentant pas plus de 10% de leur communauté.

    Pendant longtemps, le gouvernement canadien décourage l’immigration noire. Jusqu’à l’instauration d’une politique non discriminatoire en 1967, qui favorise une entrée massive d’Antillais à Montréal. En 1967, il s’y trouve aussi 3000 étudiants Noirs provenant du tiers-monde.

    De 1963 à 1972 arrivent 3539 professionnels haïtiens, des «exilés politiques volontaires», qui travaillent pour la plupart comme professeurs, médecins, infirmières, etc. Une proportion moins importante est due à l’immigration d’Américains voulant échapper aux préjugés du sud ou au service militaire.

    Une deuxième vague d’immigration haïtienne, à partir de 1968, place ce groupe culturel au premier rang de la communauté noire de Montréal.

    Contrairement à la première, cette deuxième vague est surtout composée de travailleurs peu ou pas spécialisés.

    Les Antillais forment la moitié de la communauté noire anglophone. Tandis qu’une immigration africaine, moins importante, s’est ajoutée, autant anglophone que francophone, dont les représentants sont en général très instruits ou riches.

    Depuis longtemps, les communautés noires ne sont plus limitées à leurs anciens quartiers. Elles se sont déplacées dans tous les quartiers de Montréal, mais aussi sur la Rive-Sud et sur la Rive-Nord.

    Éloge de l’autre, TAHAR BEN JELLOUN

    «Celui qui marche d’un pas lent dans la rue de l’exil

    C’est toi

    C’est moi

    Regarde-le bien, ce n’est qu’un homme

    Qu’importe le temps, la ressemblance, le sourire au bout des larmes

    L’étranger a toujours un ciel froissé au fond des yeux

    Aucun arbre arraché

    Ne donne l’ombre qu’il faut

    Ni le fruit qu’on attend

    La solitude n’est pas un métier

    Ni un déjeuner sur l’herbe

    Une coquetterie de bohémiens

    Demander l’asile est une offense

    Une blessure avalée avec l’espoir qu’un jour

    On s’étonnera d’être heureux ici ou là-bas.»

    (Que la blessure se ferme, poèmes, Gallimard, 2012)

    Biographie

    Français d’origine marocaine, Tahar Ben Jelloun est surtout connu comme romancier. Mais il a aussi publié de nombreux essais, ainsi que de la poésie. Il faut aussi souligner deux de ses petits livres destinés à la jeunesse, dont le thème convient bien à notre dossier. Ce sont

    Le racisme expliqué à ma fille (1998 et 2009) et L’islam expliqué aux enfants (2002 et 2012). Deux excellentes publications.

    Un Noir à Québec au 18e siècle

    Le plus grand roman québécois du 19e siècle, Les Anciens Canadiens (1863), par Philippe Aubert de Gaspé père, était jadis au programme de nos écoles secondaires. Ce n’est peut-être pas très frappant, mais on peut tomber par hasard sur une note vers la fin du livre où il est question d’un Noir vivant à Québec au 18e siècle: «À mon arrivée à Québec, vers l’âge de 9 ans [en 1795], pour aller à l’école, on semblait regretter un bon bourreau nommé Bob; c’était un nègre dont tout le monde semblait faire des éloges. Cet Éthiopien aurait dû inspirer l’horreur qu’on éprouve pour les gens de son métier; mais tout au contraire, Bob entrait dans les maisons comme les autres citoyens, jouissait d’un caractère d’honnêteté à toute épreuve, faisait les commissions, et tout le monde l’aimait. Il y avait, autant que je puis me souvenir, quelque chose de bien touchant dans l’histoire de Bob: il était victime de la fatalité, qui l’avait fait exécuteur des hautes œuvres à son corps défendant. Il versait des larmes quand il s’acquittait de sa cruelle besogne.»

    La présence des Noirs dans la société québécoise d’hier et d’aujourd’hui, Gouvernement du Québec, 1995. Dorothy W. Williams, Les Noirs à Montréal (Blacks in Montreal: 1628-1986), VLB Éditeur, 1998.

     Références, voir aussi:

    Denyse Beaugrand-Champagne, Le procès de Marie-Josèphe Angélique, Libre Expression, 2004, 295 p.

    Paul Fehmiu Brown, Marie-Josèphe-Angélique, 21 juin 1734, Saint-Léonard, Éditions 5 continents, 1998, 122 p.

    Les Mains noires, réalisation Tetchena Bellange, scénario Bianca Bellange et Tetchena Bellange, documentaire, 52 minutes, 2010.

    Angélique, réalisation Michael Jarvis, scénario Peter Farbridge, court-métrage (en anglais), 22 minutes, 1999.

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    Le mois de l’histoire des Noirs vu par Johnny Walker Bien-Aimé

    Le mois de l’histoire des Noirs

    Rencontre avec Johnny Walker Bien-Aimé

    Johnny Walker Bien-Aimé travaille au Café Graffiti depuis 1997. D’abord professeur de danse hip-hop, il a par la suite suivi plusieurs formations qui lui ont permis de devenir l’intervenant fort apprécié que connaissent bien les habitués du café.

    Normand Charest Dossier Racisme

    haiti toiles exposition vernissage mois des noirsLors d’une première conversation, Johnny nous a fait part de ses réserves sur une certaine façon de parler du racisme ou du Mois de l’histoire des Noirs, ici à Montréal. C’est de manière fort sympathique et chaleureuse qu’il poursuit maintenant sa réflexion avec nous:

    «Est-ce bien utile de commémorer tous les côtés sombres du passé, de fêter les massacres? Ne devrions-nous pas tout oublier pour aller de l’avant?… Bien sûr, il faut connaître toutes ces choses, pour ne pas qu’elles se répètent. Mais, en même temps, on ne doit pas vivre que sur des souvenirs négatifs.»

    «Je respecte tous ceux qui se sont battus pour la reconnaissance des droits civiques des Noirs, dans le passé. Aujourd’hui, la situation n’est plus la même pour notre génération, et cela crée un certain malaise», dit-il.

    «On se pose la question suivante: s’il y a un Mois des Noirs chez nous, ne devrions-nous pas aussi fêter l’histoire des autres ethnies? Il n’y a pas de Mois de l’histoire des Chinois ou des Juifs, par exemple.»

    En effet, n’y a-t-il pas une contradiction entre ces commémorations ethniques et le fait de vouloir être reconnus comme citoyens à part entière, dans notre société? On a souvent reproché aux nationalistes québécois d’utiliser un «nous» qui ne représentait que les «pures laines» d’origine française. On objectait, avec raison, qu’il ne pouvait y avoir deux classes de citoyens, quelle que soit notre origine.

    C’est pourquoi Johnny refuse de demander des subventions réservées aux minorités visibles (pour des écoles de danse). Il préfère agir dans un cadre plus large, non restrictif, qui inclut tous les citoyens du pays.

    D’un pays à l’autre

    La réflexion sur la pertinence de cet événement nous amène à réaliser que la situation n’est pas la même partout.

    Selon sa propre expérience, Johnny a pu constater que la ségrégation n’est pas la même aux États-Unis, en France ou au Québec. Et que, par le fait même, le Mois de l’histoire des Noirs  devrais prendre un sens différent à chacun de ces endroits.

    En Floride, par exemple, les Noirs, les Hispaniques et les Blancs forment des communautés bien séparées. Et les couples mixtes ne sont pas bien vus. Des Noirs ne peuvent pas se promener librement dans des communautés protégées de retraités Blancs même si ce sont des Noirs et des Hispaniques qui travaillent dans les résidences et que plusieurs des retraités soient des Québécois.

    Ségrégation

    haiti toiles exposition vernissage mois noirEn France, les banlieues des grandes villes sont presque exclusivement africaines et maghrébines. Dans le 10e arrondissement de Paris, un beau quartier, il se rappelle avoir été considéré comme un voyou, seulement parce qu’il était jeune et Noir.

    Mais, surprise, la dame qui l’avait traité de voyou, à Paris, était maghrébine. «C’est terrible de se nuire ainsi entre nous, Maghrébins et Africains», lui avait-il répondu, «avant même que les Blancs n’interviennent. Le fait d’imposer une image de voyou aux jeunes Noirs ne va pas les aider. Au contraire, c’est ce genre d’attitude qui les pousse au gangstérisme, parce qu’ils ne voient pas d’autres issues: toutes les portes leur étant fermées d’avance.»

    La ségrégation semble plus forte en France qu’ici. Le fait qu’elle commence déjà parmi les minorités est encore plus triste. Même les Noirs des plus hautes classes sociales peuvent bloquer ceux des cités. «Les Blancs n’ont même pas besoin d’intervenir», nous dit Johnny, à demi sérieusement.

    Modèles d’hommes Noirs positifs

    Nous avons touché la question de la pertinence et des différences entre les pays. Mais il nous reste à reconnaître que la question identitaire est importante pour chacun de nous. Et que cela apporte un côté positif à cette célébration.

    L’enfant noir, dans un pays de Blancs, est confronté à des modèles auxquels il ne ressemble pas. Il doit pouvoir en trouver qui conviennent à sa quête d’identité et à son estime de soi. Car chacun, quel qu’il soit, doit s’épanouir selon sa propre beauté et ses origines.

    Les enfants ont besoin de modèles positifs auxquels ils puissent ressembler. Si on leur en offre dans leur communauté, on les éloignera ainsi des gangs de rue vers lesquels ils pourraient avoir la tentation de se réfugier.

    Les modèles de Noirs ne doivent pas se limiter aux rappeurs, aux 50 cents, aux sportifs, aux danseurs, aux musiciens, nous dit Johnny. Nous devons tous réaliser (et les jeunes avec nous) que les Noirs peuvent être présents à tous les échelons de la société (comme c’est déjà souvent le cas), et non pas seulement dans les sports et les spectacles.

    Il y a là beaucoup d’éducation à faire, puisque les documents sur la contribution des Noirs à l’histoire commune ne sont pas très nombreux. Dans certains marchés haïtiens de Montréal, on trouve des affiches qui vont dans ce sens. Ces documents devraient être connus de tous.

    Sait-on qu’il y a eu des philosophes africains durant l’Antiquité? Connaît-on les inventeurs noirs, les hommes de science, les artistes, les très nombreux écrivains et poètes noirs?

    «Le footballeur français Lilian Thuram a écrit un livre formidable sur le sujet, qui porte le titre de Mes étoiles noires. Je le recommande à tous.

    Ce genre d’informations fournirait un merveilleux tremplin pour éduquer les enfants des diverses ethnies, et pour les éloigner de la fausse solution du gangstérisme», nous dit Johnny avec beaucoup de conviction.

    Un Noir chez les Amérindiens au 16e siècle

    On trouve aussi ce passage dans un récent livre de Serge Bouchard, C’était au temps des mammouths laineux (2012), à propos d’un Noir chez les Amérindiens au début du 16e siècle:

    haiti toiles exposition vernissage mois noirs«L’aventure espagnole en Amérique, c’est aussi Esteban, un Noir mahométan, originaire du Soudan, mais esclave en Égypte, capturé par les chrétiens espagnols en Méditerranée avant de rejoindre l’armada pour les Amériques, au service aveugle des conquistadores Narvaez et Coronado, explorateurs débridés, malheureux, Esteban qui survécut pendant une décennie dans des territoires inconnus, pieds nus entre Tallahassee et Santa Fe, passant pour un grand dieu noir aux yeux des Amérindiens, jusqu’à ce que ceux-ci, las de s’interroger, l’égorgent dans un pueblo zuñi, pour avoir séduit des vierges et offensé un chef.»

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