Ma vie… un jour à la fois

Ma vie… un jour à la fois

Les mots de Marilou

Jusqu’à vingt ans, j’ai été principalement sous l’influence de mes parents.  Dans une famille traditionnelle avec un père, une mère et plusieurs frères et sœurs.  Mes parents m’ont inculqué certaines valeurs, plus par leur exemple que par leur parole.

Ma mère admirait mon père. Elle lui était dévouée et elle était fière de ses enfants.   C’était une personne marquée par son enfance et par la religion.  Elle a beaucoup souffert psychologiquement.  Elle a fait tout ce qu’elle a pu avec les moyens dont elle disposait.  Cela m’a rendu consciente des limites de l’être humain

J’ai reçu de mon père le goût d’apprendre.  C’était un autodidacte. Il était inventif, créatif et fidèle. Ensuite, j’ai rencontré mon conjoint. Il m’a grandement influencé, que ce soit dans ma façon d’être, l’éducation de nos enfants, mon engagement au travail, de croire en la vie et en mes moyens.

Depuis le décès de mon conjoint, je me retrouve seule face à moi-même, sans projet, sans engagement, sans énergie.  Qu’est-ce que je fais de ma vie maintenant?  À quoi me raccrocher?  J’ai peur de la solitude.  J’ai peur de ne pas bien utiliser le temps qui m’est donné.  Je cherche un sens à ma vie. 

Depuis trois ans, je marche dans le brouillard. J’ai essayé différentes avenues, mais j’ai dû souvent rebrousser chemin.  J’ai rencontré plusieurs obstacles : la maladie et le décès de ma sœur, une fracture au pied et quelques mois plus tard, à l’épaule.

Cet été, j’ai décidé d’en finir avec la recherche de projet, d’intégration, d’engagement.  J’ai décidé de lâcher prise, de vivre au jour le jour. Et je suis bien.

J’ai aidé mon fils lors de son déménagement à l’extérieur du Saguenay Lac-Saint-Jean. J’ai joué avec mes petits-enfants. J’ai restauré mon patio, ce qui me donne une nouvelle pièce à ma maison, et m’incite à profiter du beau temps. J’ai pris le temps de visiter mon autre fils.  J’ai joué au bridge. J’ai pratiqué mon anglais en faisant des mots croisés, en lisant. 

J’ai pris des vacances du deuil, de la retraite, de mes angoisses. Mon mari a atteint sa destination finale.  Moi je suis encore en chemin.  Je ne sais pas où la vie va me mener.  Peu importe, à chaque jour, à chaque échec, à chaque succès, un peu de brouillard se dissipe et la composition prend forme.

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Ma grande amie l’écriture

Ma grande amie l’écriture                      Le mot de Marilou

La conjointe d’un ancien compagnon de travail m’avait dit: «Je me suis fait une grande amie: l’écriture. Ça me permet d’exprimer ma rage, ma douleur, ma peine». Son mari souffrait d’un cancer en phase terminale.

À Noël 2004, après avoir reçu le diagnostic de cancer de mon mari, une de mes sœurs me donne un de ces beaux livres pour écrire mon journal. Je commence l’écriture en me demandant ce que je vais bien pouvoir dire. J’avais déjà essayé auparavant mais j’avais arrêté. Je trouvais que cela ne m’aidait pas. Au contraire, je me sentais encore plus malheureuse.
J’avais quitté mon emploi en 1994 pour des raisons d’éthique. Je commençais sérieusement à ressentir le besoin de mettre à profit mon expérience, mes connaissances. Je voulais les exploiter pendant que j’étais encore relativement jeune. En 1994, un retour au travail passé 40 ans, n’était pas aussi facile qu’aujourd’hui. Je me suis dit: si j’écris, il faut que cela soit positif. Comment faire, alors que mon mari a le cancer? Dans le cadre de son travail, mon conjoint a suivi un cours de gestion de soi. Dans ce cours, on lui suggérait ce petit test quotidien:

  • Qu’avez-vous appris de nouveau aujourd’hui?
  • Dans vos rêves, qu’est-ce qui vous arrivera de mieux demain?
  • Demain, qu’est-ce qui vous fera plaisir?
  • Quels sont les cinq plaisirs que vous avez eus aujourd’hui?
  • Quelle souffrance positive avez-vous eue aujourd’hui?

Ce petit test quotidien m’a permis de garder le cap. J’ai continué à apprendre, à rêver. J’ai continué à être réaliste, à reconnaître les petits plaisirs de la vie et à devenir une meilleure personne.

Je n’ai plus mon conjoint pour verbaliser mes états d’âmes, relativiser les situations.  L’écriture aujourd’hui me permet de prendre du recul. Grâce à elle, je prends le temps de réfléchir sur ma situation, mes sentiments, mes angoisses. Je définis et redéfinis mes objectifs, mes priorités. Je me recentre sur ce qui est important. Je laisse dans mon cahier tout ce qui m’empêche d’avancer et d’être heureuse.

Parfois, je le relis et je constate tout le chemin parcouru. Grâce à cet appel téléphonique à la conjointe de mon compagnon de travail, j’ai pu apprivoiser cette grande amie, l’écriture.

Bonne écriture.

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Apprendre à être heureux

Apprendre à être heureux

Je pense qu’il n’est pas toujours vrai de dire que les gens heureux n’ont pas d’histoire. Je me suis entraînée à être heureuse, j’ai choisi d’être heureuse comme un athlète choisi un sport olympique et décide de s’entraîner chaque jour en vue d’atteindre son objectif.

Ma mère a été marquée par l’époque où il fallait faire son devoir, faire des sacrifices et où le plaisir était suspect. C’est la conception de la vie que j’avais également à l’adolescence.

Mon conjoint, un professeur de catéchèse, avait une conception toute différente de la vie. Pour lui, nous sommes sur la terre pour être heureux, pour participer à la création. Nous sommes sur la terre pour nous dépasser, oui, mais cela ne doit pas nous rendre malheureux. Au contraire, cela doit nous combler, nous devons en tirer une satisfaction. Nous n’avons pas à être masochiste, nous n’avons pas à cultiver le malheur.

Je pensais qu’il fallait gagner son ciel, que je ne pouvais pas réellement être heureuse sur la terre, que cela viendrait plus tard. Pour moi, la vie n’avait pas réellement de valeur. Je la trouvais trop difficile.

À partir du moment où j’ai choisi le bonheur, ma vie a été transformée.

J’ai choisi d’avoir des enfants malgré la crainte que j’avais qu’ils aient à souffrir comme j’ai souffert dans mon adolescence. J’ai choisi d’accepter le handicap de mon plus vieux. J’ai choisi d’accepter l’homosexualité de mon plus jeune. Aujourd’hui je les vois heureux et épanouis.

J’ai compris et accepté que la vie n’est pas comme dans les contes de fées: «Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants». Tous les jours, dans les grandes difficultés comme dans les petites, je refais constamment ce choix. Parce que je fais ce choix, les solutions que je cherche à mes problèmes ne sont plus les mêmes.

Durant la maladie de mon mari atteint du cancer, j’ai, encore là, décidé d’être heureuse. De quelle façon? En étant présente, souriante, attentionnée, aidante, prévenante. Lorsque mon conjoint est décédé à 58 ans, il était serein, heureux de la vie qu’il a vécue, même s’il aurait bien aimé pouvoir en profiter encore quelques années.

Il avait la foi en la vie éternelle qui nous est promise dans la religion catholique, même s’il n’en avait pas la certitude. Il voulait occuper sa vie de retraité à rendre grâce, dire merci pour le bonheur que cette vie lui a apporté.

Je choisis de croire qu’il a été exaucé au-delà de ses espérances, comme moi j’ai été et suis heureuse au-delà de toutes mes espérances.

Voilà ce que je vous souhaite à vous aussi.

P.S. J’ai été obligée d’écrire ce texte avec ma main gauche, lettre par lettre, car je me suis fracturé l’épaule droite. Je choisi de mordre dans la vie et aujourd’hui, vous écrire m’apporte de la joie et de la satisfaction.

Apprivoiser la mort

Le mot de Marilou – Retraite

Apprivoiser la mort

Marilou, Volume 16, no. 4, Avril-Mai 2008

Comment réagir? Le médecin avise mon mari qu’il a le cancer. Sa fête de retraité a lieu dans trois jours. Nous recevons la famille pour Noël dans trois semaines. Nous avons décidé de garder le silence. Les fêtes auraient lieu comme prévu. Un cancer ne veut pas dire mort instantanée. Profitons au maximum de ces beaux moments à venir.

J’ai une expérience traumatisante de la maladie. À l’âge de douze ans, j’ai dû arrêter l’école un mois pour surveiller ma mère atteinte de dépression majeure. Sa santé fragile a eu un impact important sur mon adolescence et ma vie de jeune adulte. Ne pouvant me révolter contre ma mère, je faisais des crises de colère qui se retournaient le plus souvent contre moi-même. Je ne savais pas comment exprimer ma douleur, mon désarroi. J’avais peur de la vie. J’avais peur que cette souffrance n’ait plus de fin. Je ne voulais pas avoir d’enfants de peur de leur faire subir le même sort.

Lorsque j’ai rencontré mon conjoint, il a identifié mes difficultés à reconnaître mes sentiments, à les accepter et à les exprimer sans me blesser et sans blesser les autres. Il était confiant qu’avec le soutien approprié, je pourrais me reconstruire. Il m’a appris à faire de mon mieux en toutes circonstances.

J’ai beaucoup lu pour faire face à la maladie de mon mari et pour l’aider. Ça m’a aidée à reconnaître les symptômes de détresse émotionnelle, d’anxiété, de dépression et d’agressivité. Cela se fait en analysant la façon dont on se sent, agit, pense et dont notre corps réagit. J’ai pu trouver ma place, faire face à l’instabilité, suivre le programme de mon mari, ne pas lui imposer le mien et m’informer sans devenir une experte.

Mon mari a pu vivre sa maladie comme il l’entendait. Pour lui, la mort fait partie de la vie. Il a choisi de partager l’évolution de sa maladie avec son entourage. À chacune des étapes, il envoyait un message Internet. Tout le monde avait la même information en même temps. Il terminait chaque message sur une note positive même dans les dernières semaines de sa vie. Il a accompli chacun des deuils que sa condition exigeait : conduire, cuisiner, aller en forêt etc. Il a préparé avec soin ses funérailles, afin que moi et les enfants puissions vivre les premiers instants de notre peine sans ces soucis.

La manière de vivre la maladie de mon mari a été très différente de celle de ma mère. Je l’ai vécue avec sérénité, avec tout l’amour dont j’étais capable pour cet être cher qui est parti trop vite.

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La mort d’un rêve

La mort d’un rêve
Mot de Marilou
Marilou, Volume 16, no. 3, Février-mars 2008

La planification de la retraite se fait en plusieurs étapes. Même bien préparée, elle réserve parfois de grosses surprises.

Mon mari et moi avons commencé tôt à nous préparer financièrement. Comme projet de vie, nous voulions avoir plus de temps pour les activités que nous pratiquions déjà. Dans cet esprit, en 1999, nous avons fait l’acquisition d’un camp de pêche. Voilà de quoi occuper une bonne partie de nos étés de retraités!

Au cours de l’année 2002, mon mari a décidé qu’il prendrait sa retraite à l’automne 2003. Pour lui, elle représentait un achèvement. Il avait le goût de rendre grâce pour la vie qu’il a vécu, pour tout le bonheur qu’il a eu, pour la satisfaction que le travail lui a procuré et d’être encore plus présent auprès de sa famille. C’est ce qu’il a fait.

Quelques mois plus tard, je me suis posé la question. Et moi, qu’est-ce que je fais? Est-ce que je continue de travailler ou j’arrête? Je ne voyais pas ce que je pouvais donner de plus au travail. J’avais le sentiment d’avoir fait le tour. Je voulais être disponible pour mon mari au cas où il voudrait voyager, aller au camp, faire du bénévolat.

Quel plus beau projet de vie pouvions-nous avoir après nous être si bien investis dans nos carrières respectives et dans notre famille? À quelques reprises, avant de prendre ma retraite, je disais à mes collègues: « Je ne voudrais pas avoir à dire un jour ‘‘J’aurais donc dû’’». Voilà ce qui m’a motivée à arrêter en même temps que mon mari.

Nous avons profité pleinement de notre première année de retraite ensemble, en prenant soin de nos enfants, petits-enfants, en voyageant, en rénovant notre camp, en faisant des activités ensemble et individuellement.

À l’automne 2004, mon mari décide d’aller chez le médecin pour un examen de routine. Peu de temps après, nous recevons l’invitation pour souligner son départ à la retraite. Nous nous réjouissions d’avance de cet heureux moment.

Mais voilà qu’un événement imprévu survient: le médecin convoque mon mari à son bureau. Un indicateur dans sa prise de sang n’est pas normal, cela pourrait indiquer soit un cancer des intestins, soit un cancer du poumon. Comme mon mari a déjà fumé, le médecin lui recommande d’aller prendre une radiographie des poumons. Ce que mon mari a fait peu de temps après.

Nous sommes sur le qui-vive. Est-ce possible? Qu’est-ce qui va se passer avec la fête? Dans quel état serons-nous? Comment faire face?

Nouvelle convocation chez le médecin. Le verdict tombe : cancer du poumon. Nous n’avions pas envisagé cette hypothèse. Aurait-t-on pu la prévoir? Sûrement pas. Nous aurions bien aimé que les événements se déroulent autrement, mais cela fait partie des éléments de la vie sur lesquels nous n’avons aucun contrôle.

Nous avons pu constater que lorsque le cancer entre dans une famille, toutes les priorités changent, les activités habituelles sont mises de côté, des examens de toutes sortes sont planifiés. J’ai dû rapidement faire le deuil de ma retraite rêvée et m’adapter à cette nouvelle réalité.  Face à une situation semblable, on n’est plus en mode «retraite» mais en mode «survie».

Notre vie venait de changer.

Marilou

https://journaldelarue.wordpress.com/2007/12/16/la-retraite-bouleversements-a-apprivoiser/

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La retraite, bouleversements à apprivoiser

Le mot de Marilou
La retraite, bouleversements à apprivoiser

Marilou, vol.16 no.2 déc.-janvier 2008

(Agence Science-Presse) Je m’appelle Marilou, je demeure dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. J’ai proposé cette chronique afin de partager avec vous mon vécu, mes réflexions, mes doutes, mes questionnements et peut-être aussi quelques certitudes.

Je suis la 4e d’une famille de 8 enfants. Notre enfance a été marquée par les maladies de notre mère : dépression, diabète, etc. Dès l’âge de 12 ans, j’ai dû interrompre pendant un mois mes études afin de prendre soin des plus jeunes, de la maison, tout en ayant le mandat de surveiller ma mère en dépression majeure.

À l’époque, les options pour les femmes étaient enseignantes, infirmières ou secrétaires. Mes parents n’avaient pas les moyens de payer pour de longues études. J’ai donc entrepris des études en secrétariat sur la recommandation de ma mère: «En secrétariat, tu n’auras jamais de problème à te trouver un emploi».

À 17 ans, une amie et moi avons décidé de nous inscrire à des cours de catéchèse aux adultes donnés par un prêtre stagiaire dans notre paroisse. Cet événement a été à la source d’un changement majeur dans ma vie.

Cela m’a permis de me questionner sur ce que je désirais, moi, et sur ce que je ne désirais pas. Déjà, à cet âge, j’ai pris conscience que je ne voulais pas faire vivre à des enfants les souffrances que j’ai vécues. Ce prêtre stagiaire a été très précieux dans mon cheminement.

Après avoir fait du bénévolat aux côtés de ce prêtre, après avoir travaillé deux ans en entreprise privée, j’ai rencontré mon conjoint, un professeur de catéchèse. Nous avons été mariés trente et un an, «jusqu’à ce que la mort nous sépare». Après un an de retraite, il est décédé d’un cancer du poumon diagnostiqué lors d’un examen de routine.

J’ai 2 garçons, 3 petits-enfants, une belle-fille et un gendre (j’ai un garçon qui est homosexuel et qui est en couple).

Pendant 17 ans, j’ai occupé différents postes de commis de bureau, dans des entreprises de transport, d’assurance, et dans la fonction publique provinciale. Ensuite, j’ai pu mettre à contribution les études universitaires en administration que j’ai complétées tout en élevant mes enfants. J’ai travaillé comme gestionnaire dans une grande entreprise de distribution et dans de plus petites entreprises de services par la suite.

Le décès de mon mari, il y a deux ans, a remis en question tout mon avenir. Je me retrouve seule du jour au lendemain, sans emploi. Ce n’était pas ce que j’avais planifié lorsque j’ai pris la décision de prendre ma retraite en même temps que mon mari. Dans le prochain numéro de Reflet de Société, je vous ferai part des conséquences qui en ont résulté dans ma vie.

Je suis très excitée par cette nouvelle expérience. J’ai la tête pleine de sujets de chronique. Par exemple: Prendre sa place dans la société. Drop-out du marché du travail. La gestion du temps. Choisir d’être heureux. Être au service d’une communauté ou être au pouvoir pour le pouvoir. Quels modèles sommes-nous pour les jeunes? Refuser certains héritages. Suis-je une extra-terrestre? Les coûts de santé avant l’assurance-maladie. Pourquoi je boude les médias. Les liens d’amitié précieux.

Vous pouvez enrichir cette chronique en me faisant part de vos propres expériences sur ces sujets ou sur d’autres sujets qui vous tiennent à cœur.

Au plaisir de vous lire!
Marilou
redaction@refletdesociete.com

https://journaldelarue.wordpress.com/2008/02/15/la-mort-dun-reve/

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Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

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Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
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Les aînés, la retraite, être veuf: les mots de Marie-Lou

Les aînés, la retraite, être veuf: les mots de Marie-Lou

Dans son magazine, Reflet de Société, une nouvelle chronique sera présenté à compter du 1er décembre: Les mots de Marie-Lou. Une réflexion et un débat sur les gens du 3e âge, le moment de la retraite, devenir veuf… Une série de question existenciel qui peut en mettre plusieurs en crise.

Le débat mérite d’être soulevé. Les médias nous parlent d’une société vieillissante, des soins de santé de plus en plus dispendieux. Est-ce que les médias sont en train de tuer le rêve de vivre une belle retraite bien méritée? Notre rédactrice en chef, Annie Mathieu va aussi développer une série d’article sur ce sujet.

Reflet de Société est disponible par la poste en appelant au (514) 256-9000. Vous pouvez aussi consulter les archives du magazine.

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

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Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

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