Demander de l’aide à 12 ans

Demander de l’aide à 12 ans

Texte de Patricia Turcotte, St-Georges de Beauce.

C’était au cours d’art plastique du secondaire 1, appelé à l’époque 1968-1969, la 7ième année du primaire, à l’École Sainte Jeanne-D’Arc de ma ville natale, à Saint Georges QUÉBEC. J’avais 12 ans et je m’ennuyais à mourir durant ce cours, même si notre professeur était vraiment sympatique et compréhensif; heureusement pour moi. Parce que j’ai commit mon premier et dernier acte d’élève rebelle, à travers mon premier Graffiti.

Ce n’était pas le côté artistique de ce cours d’art plastique qui me révoltait, à ce moment-là. À vrai dire, on traversait dans ma famille, une bien grande épreuve. Chacun la vivait à sa façon personnelle, mais vu que j’étais la plus jeune à la maison, j’entendais, je voyais et je savais bien des choses pour une petite fille de mon âge. Sous mes airs d’adolescente paisible, joyeuse et heureuse, j’ai vécu dès l’âge de 8 ans jusqu’à 15 ans, soit jusqu’à la mort tragique de mon frère Serge, qui s’est enlevé la vie à l’âge de 22 ans.

Mon grand frère Serge, qui était pourtant un jeune adulte doux et généreux avec tout le monde, me faisait très peur après être devenu malade psychologiquement. Parfois, il voulait sûrement m’emmener avec lui dans la mort, parce qu’il me serrait très fort le cou, jusqu’à en perdre le souffle. Soudainement, il s’arrêtait et en me regardant droit dans les yeux, il me chuchotait à l’oreille: « Je reviendrais terminer cela cette nuit ». Le suicide, tout comme les problèmes de santé mentale étaient des sujets tabous. Je ne confiais jamais à qui que ce soit, le drame que je vivais à la maison; ni même à mes camarades de classes, et encore moins à ma grande amie d’enfance.

Un talent caché pour les Graffitis

 

Je me souviens comme si c’était hier, qu’en plein milieu du cours d’art plastique, je me suis faufilée dans la salle de bain, avec les couleurs et les pinceaux, en prenant soin de demander à mes amies, de ne pas me stooler. Alors sans réfléchir plus longtemps, me voilà en train de peinturer en couleurs psychadéliques, mon premier Graffiti. Sauf que dans la salle de cours, il n’y avait qu’une seule fenêtre, malheureusement située dans la salle de bain. Je crois avoir dessinée toute la colère, la peine et l’impuissance que je ressentais dans mon for intérieur. Même le professeur me laissait voir que ma peinture Graffiti était peu banale et représentative de profonds chagrins.

Heureusement qu’à travers mon malheur d’avoir été dénoncée par mes soi-disant amies, je suis parvenue à négocier avec mon professeur, pour payer la somme de $1. en dédommagements causés par mon beau Graffiti. J’ai réussi à me transformer en avocat du diable, en la convaincant de m’éviter une importante punition, qui ne ferait qu’ajouter de la détresse à mes parents. Elle a consentie à garder le silence sur ce geste plutôt révolutionnaire, pour une étudiante habituellement, calme et studieuse comme moi. Personne de ma famille, ni les amies de mon entourage familial, ne soupçonnaient mon petit côté révolutionnaire pacifique artistique qui sommeillait en moi, à l’étât latent. En réalité, je dois avouer le grand bien-être intérieur que m’avait procuré l’effet de dessiner mes émotions négatives, trop longtemps refoulées au creux de mon être.

Prisonnière du fantôme de mon grand frère

 

Et, la mort de mon grand frère Serge n’était la fin de mes misères. Deux ans plus tard, mon père Vic est décédé d’un infarctus du myocarde, sous mes yeux. Trois jours plus tard, à travers un songe du petit matin, celui-ci est venu me visiter en me disant à deux reprises: « Patricia, demande de l’aide ». Mais à qui voulait-il que je m’adresse ? Je n’avais pas appris à demander de l’aide. Pourtant, j’ai bien reconnu des années plus tard, que j’étais prisonnière du souvenir de mon grand frère, qui me suivait et me harcelait.

Comment se fait-il que personne n’aborde ou n’explique aux jeunes, ces phénomènes-là ? L’aide passe par le cœur, les yeux, les mains et les talents des autres personnes autour de nous.

L’importance des organismes communautaires pour les jeunes.

Les jeunes qui traversent ce genre de situations ont grand besoin de ressentir un sentiment d’appartenance, comme par exemple, en se rendant auprès d’un organisme communautaire, tel le Café-Graffiti. Tout comme ils ont sûrement besoin de recevoir l’accompagnement d’amis et de professionnels pour des problèmes tels que le suicide, l’alcool, la drogue, la prostitution, le crime, etc.

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Temoignage Les soubresauts de ma vie

Témoignage

Les soubresauts de ma vie

Patricia Turcotte         DOSSIERS Suicide, Santé mentale

Au début des années 1980, je menais une vie de rêve. Courtier d’assurance-vie, j’étais mariée et l’heureuse mère d’un magnifique garçon. Nous habitions un splendide condo dans ma ville natale. Ma vie idyllique a toutefois pris une tournure dramatique quand un accident d’automobile m’a laissée avec des douleurs chroniques pour le reste de mes jours.

Les séquelles de mon accident m’ont obligé à déclarer faillite. Je me suis effondrée. Moi, le pilier financier de la famille, je ne savais plus quel sens donner à ma vie. Avec gêne, j’ai dû joindre les rangs des assistés sociaux et des personnes invalides.

Excédée par ce qui m’arrivait, j’ai senti le besoin d’aller à l’hôpital psychiatrique. J’ai mentionné à un médecin mon intention de tuer mon époux et mon garçon. Les personnes que j’affectionne le plus au monde! Ma place se trouvait réellement en milieu psychiatrique.

En sortant de l’hôpital, j’ai quitté le nid familial afin de réapprendre à vivre à mon rythme. Ce fut douloureux de l’annoncer aux miens. Le remords de les laisser me rongeait le coeur. Ils comprenaient l’importance pour moi de quitter le foyer.

Suicide de mon frère

J’ai commencé à penser à mon frère Serge, qui s’est suicidé à l’âge de 22 ans. À cette époque, je n’avais que 15 ans. En rêve, j’ai vu Serge se tenant debout devant son cadavre dans une mare de sang. Il semblait désemparé et isolé. Ce rêve m’a déroutée et incitée à demander de l’aide.

J’ai confié au médecin mes pensées suicidaires. Sur sa recommandation, je me suis rendue à l’hôpital. Peu de temps après ma sortie, je suis allée déjeuner avec mes deux amours. Ces moments chaleureux ont toujours représenté pour moi un grand réconfort et ils me permettent de poursuivre ma thérapie. En nous séparant, j’ai regardé mon garçon. Il m’a dit au revoir, accompagné d’un triste sourire. Le souvenir de Serge a alors émergé avec une force exceptionnelle. Ma fragilité émotive et psychologique ajoutée à une douleur chronique «qui rend fou», m’a poussée à tirer ma révérence.

À mon retour, je me suis préparée pour une très longue nuit. Mon cercueil temporaire fut la baignoire à côté du lavabo où j’avalai de multiples «remèdes» pour en finir avec la souffrance. Le souvenir de ce tragique instant restera toujours dans ma mémoire.

Puis, dans un semi-coma aux soins intensifs, j’ai entrevu ma famille à mon chevet. J’ai entendu à deux reprises une douce et apaisante voix intérieure. Je me suis dit: «Merci mon Dieu, tu me laisses une deuxième chance.»

Ma tentative

Les conséquences de mon geste furent catastrophiques. La situation a de plus évoqué chez mes proches le suicide de Serge. Certains se sont éloignés de moi à tout jamais. Ils m’ont fait leurs adieux dans la chambre d’hôpital. Un de mes frères a attendu quelques années pour me quitter. «Tu n’es qu’une schizophrène! » m’a-t-il crié devant une dizaine de personnes de la famille, qui sont toutes parties avec lui.

Mon ex-conjoint et mon fils sont demeurés mes vrais amis, au-delà de leurs peines. Le père de mon enfant, qui m’avait retrouvée dans la baignoire, ne m’a jamais fait de reproches.

Quelques années plus tard, j’ai eu la possibilité d’établir de nouveaux liens d’amitié avec mon fils. Jamais il ne m’a fait de reproches, même si j’ai pu constater sa peine et sa déception.

Redécouverte

Dès mon réveil du semi-coma, la joie de vivre m’est revenue malgré les épreuves traversées: mes douleurs, la peine causée à mes proches et ma perte d’autonomie.

Ma tentative de suicide a eu un tel impact positif sur ma personne que je pourrais écrire des millions de pages pour raconter mon bonheur de vivre depuis ce jour où la vie m’a donné une seconde chance. À mon avis, il faut demander de l’aide dès que l’on commence à ressentir ce découragement et frapper à toutes les portes, jusqu’à ce que des gens capables d’aider nous répondent.

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Psychiatrie et médecine

Psychiatrie et médecine

Patricia Turcotte, internaute de St-Georges de Beauce

Il y a deux semaines, c’était la semaine de la sensibilisation aux dons d’organes dans le monde médical, c’est-à-dire, de la santé physique. Se pourrait-il qu’il y ait aussi les dons d’organes dans la santé mentale ? Comme citoyenne, je soulève le courage hors du commun de toutes les personnes humaines touchées par les maladies mentales, et ce, bien sûr, au-delà de toutes étiquettes. Perdre du jour au lendemain, ou encore très lentement, une partie de son cerveau, de son génie ou de son esprit, ce n’est pas drôle du tout, croyez-moi. Cela signifie que l’on perd quelquefois sans possibilité de retour des morceaux de sa vie émotive, affective, sentimentale, cérébrale, intellectuelle et spirituelle; quand ce n’est pas la perte temporaire ou permanente de son libre arbitre. C’est vraiment sérieux ces histoires-là. Puisque la semaine de la santé mentale vient aussi de se terminer, je partage quelques-unes de mes nouvelles réflexions sur le sujet.

Je considère que les gens touchés par les maladies mentales, et qui collaborent volontairement ou involontairement aux soins médicaux psychologiques et psychiatriques, apportent une réelle contribution aux dons d’organes invisibles de l’être humain. En plus de la population qui voit s’améliorer graduellement la qualité des soins psychiatriques, à qui profite tous ces dons invisibles faits gratuitement par ces personnes, souvent les plus défavorisées de la société? Personnellement, je n’ai pas encore été en mesure de me pencher sur ces réponses. Et vous ?

Maladie mentale et lobotomie

Je pense aussi à tous les êtres humains qui on eu à prendre piteusement les froids sentiers de la maladie mentale dans les années plus anciennes. Trop de nos êtres chers, parents, amis et grand-parents n’ont plus de voix pour raconter leur touchant vécu en ce domaine. Bien souvent, ils subissaient une lobotomie à froid, sans même y consentir, comme s’ils étaient des bêtes sans cœur, sans esprit et sans âme. Seuls leur corps semblaient exister dans les temps plus anciens.

Des personnes racontent parfois à voix basse et presque honteusement leurs malheureuses histoires d’horreurs à faire dresser les cheveux sur la tête. Ce qui ne peut faire autrement que de sensibiliser les gens à cette cause qui a tout de même évoluée, fort heureusement, quoique les contentions chimiques ont des effets à ne pas négliger sur l’être humain.

Plusieurs femmes ont passé leur vie entière dans des asiles de fous, souvent suite à une dépression survenue après un accouchement. On signait leurs sorties acceptées par les professionnels de la santé seulement si les conjoints consentaient à leurs départs. Quelles graves injustices sociales et humanitaires ! Je soulève aussi les désolantes situations de trop de femmes, d’hommes, d’adolescents (es) et d’enfants qui sont, encore aujourd’hui, traités comme des malades mentaux, alors que ces gens souffrent de maladies physiques véritables.

Alice Roby, Émile Nelligan et santé mentale

On a qu’à se référer aux personnes qui souffrent de la fibromyalgie, de la douleur chronique, la fatigue chronique, etc. Bien sûr, on a parfois la chance d’entendre ou de lire d’excellents témoignages des rares survivants de ces abominables crimes humanitaires. Je cite Madame Alice Roby qui a eu le courage de nous partager ses années d’enfer à travers ses livres, ses chansons et ses témoignages, ainsi que le film sur sa vie. Cela a contribué à aider énormément la cause des personnes touchées par les maladies mentales. On se souvient tous du célèbre poète Émile Nelligan, qui après avoir demandé l’hospitalisation psychiatrique pour quelques semaines, fut enfermé injustement à l’asile pour le reste de ses jours. Il y a eu aussi la grande cause des enfants de Duplessis. Combien d’autres personnes, peu à peu, sortent heureusement des sentiers de l’ombre?

Reste à souhaiter qu’il existera toujours dans la société des médias professionnels, des groupes sociaux, médicaux, gouvernementaux et religieux pour les encourager à continuer leurs œuvres ou assurer leur défense et leurs droits humains. Parce que ces personnes humaines ont tout de même participé à l’avancement de la science médicale psychiatrique en donnant des organes à la science médicale, tels leur cerveau, leur génie, leur cœur invisible et leur esprit, tout en végétant dans un corps physique souvent en très mauvaise condition. Ce sont nos martyrs vivants ou décédés de l’an 2000.

Ne cessons jamais de nous lever  lorsque vient le temps de les accompagner, de les défendrent ou de se souvenir de leurs humbles passages silencieux sur terre, ne serait-ce dans mon pays que le jour de la Toussaint, le jour du souvenir, ou à la messe du dimanche, et lors de tant d’autres célébrations commémoratives.

VOS COMMENTAIRES SUR LA SCIENCE MÉDICALE ET PSYCHIATRIQUE.

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L’avortement, réflexions personnelles

L’avortement, réflexions personnelles

Patricia Turcotte, internaute de St-Georges de Beauce

Dossiers Avortement, Sexualité.

Dans ma jeunesse, je rêvais d’un monde idéalisé, où il n’y aurait jamais de chicanes, d’indifférences, de vols, de meurtres, d’agressions sexuelles sur des enfants et des femmes, ni de gestes de cruauté envers les animaux domestiques, ainsi que pour les bêtes de toutes sortes. Par la suite, j’ai aussi espérée une terre des hommes, où il n’y aurait plus ni corruption, ni injustices sociales, racisme, et encore moins de guerres ou d’avortements. Après tout, on avait bien enseigné aux enfants que la planète Terre était autrefois le paradis terrestre. Mensonge, utopie ou vérité ?

Heureusement que les êtres humains vivent, occasionnellement seulement et pas très longtemps, des petits coins de paradis. Car plus de deux minutes dans un état aussi angélique, et notre cerveau humain décrocherait de la réalité pour de bon, sans possibilité de revenir à la normale. Alors, ce serait un état de béatitude à longueur de journée, comme par exemple, les personnes trisomiques. Elles sont presque toujours souriantes, avec un bel humeur et une candeur admirable, si agréables à côtoyer. Une chatte ou une chienne, par exemple, qui attend des petits, ne se demande pas s’ils doivent venir au monde, puisque ceux-ci ne possèdent pas la faculté de choisir librement. La réalité des êtres humains est tout autrement, car rien n’est vraiment facile ni tout prêt à l’avance; surtout lorsque survient un drame dans la vie des adolescentes et des femmes.

L’humour d’André Sauvé

Pour emprunter l’expression de l’humoriste André Sauvé: je ne suis génétiquement pas construite pour aborder le délicat sujet de l’avortement; mais surtout pour me prononcer. POUR ou CONTRE ? Ayant promis à Isabelle Bérubé de Rimouski, qui a témoignée sur l’avortement, sur le site: http://journaldelarue.com/ de Raymond Viger, je m’exécute.

Rares sont les occasions de lever mon chapeau aux députés, aux ministres et aux premiers ministres du Québec, du Canada et de tous les pays parce qu’ils ont à méditer souvent sur des sujets délicats comme l’avortement, qui exigent non seulement du cran et de l’humilité, mais aussi d’importantes responsabilités et examens de consciences. Tout comme ils se prononcent souvent sur des sujets peu banals tels, mourir dignement, l’euthanasie pour les personnes agonisantes, l’assistance au suicide aux grands malades chroniques, la sexualité des personnes âgées et handicapées, décriminaliser et légaliser la prostitution, la marijuana, etc.

Dr Henry Morgentaler et les avortements

Jusqu’à ce que je traverse ma crise du milieu de la vie, ou crise de la quarantaine, j’entrais dans la catégorie des personnes conservatrices, quoique je possédais des idées libérales sur des tas de sujets sociaux et humanitaires. Sans même réfléchir bien longtemps sur l’avortement, ma réponse était sans hésiter, et ce, jusqu’à l’âge de 40 ans: CONTRE, sans aucune possibilité de changement. Ainsi, ne connaissant que le célèbre Dr Henry Morgentaler, comme professionnel de la santé spécialisé dans les avortements médicaux, je considérais sincèrement que celui-ci et ses aidants médicaux, comme pratiquant des actes de cruauté physiques et mentales sur les femmes, ainsi que des gestes criminels sur les enfants assassinés; rien de plus, rien de moins. Parce qu’une crevette ou une sardine sont bien de la famille des poissons, tout comme les embryons et fœtus sont bien des personnes humaines à part entière.

Tout serait si simple, si toutes mes croyances et valeurs de base n’avaient pas été entièrement pulvérisées par un spectaculaire volcan. Pire encore, d’importants tremblements de terre évalués souvent à une force de 8.5 à l’échelle Ritcher ont complété les dégâts déjà désastreux. Vu sous ce nouvel angle bousculant, j’ai dû redonné au Dr Morgentaler un titre de très grand médecin humain et professionnel, faisant preuve de vraie humilité, d’une audace hors du commun et courageux dans ses convictions. Pourquoi ?

L’avortement et le milieu médical

Dans le cas d’un avortement, je considère chaque cas comme une situation unique. Si on consent à donner à une femme accès à un avortement pratiqué dans un milieu médical sécuritaire, humanitaire et professionnel, on épargne alors la santé et la vie de cette femme qui subit l’avortement; bien sûr, on vient d’enlever la vie à un enfant. Par contre, si on refuse à cette même femme l’accès à l’avortement, il y a un grand risque de placer en réel danger, non seulement la santé et la vie de cette personne, mais aussi celle de l’enfant. Dans les pires situations, j’opte toujours pour la décision la moins lourde de conséquences. Il est évident que de jouer à l’autruche en continuant d’opter contre l’avortement serait une solution plus facile, du moins au regard des autres. Parce qu’une femme qui désire interrompre sa grossesse se tournera vers les actes chirurgicaux clandestins à des prix faramineux et à hauts risques de dangers pour deux êtres humains plutôt qu’un seul.

Avortement et moyens de contraception

Selon ma perception personnelle, le corps d’une femme lui appartient totalement, tout comme un homme est aussi propriétaire de son corps physique. Je ne prône quand même pas l’avortement comme moyen de contraception. Quoique je n’en démords pas, chaque femme a droit à son choix libre, comme elle devrait aussi avoir accès à de l’accompagnement médical et humanitaire, avant de prendre son choix final éclairé, mature et libre. En cas d’abus à ce sujet, il pourrait y avoir une équipe multidisciplinaire dans les CLSC et les établissements de santé pour venir en aide aux femmes. Il devrait y avoir davantage d’information, de prévention et d’éducation populaire auprès des jeunes étudiants dès la puberté. Voilà la plupart de mes réflexions sur ce grand débat de société qui nous concernent tous quelque part.

VOS COMMENTAIRES SUR POUR OU CONTRE L’AVORTEMENT.

 

 

Autres textes sur l’avortement:

 

Ressources sur Internet:

Canadian for choice

Fédération du Québec pour le planning des naissances

Coalition pour le droit à l’avortement au Canada

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Consultation, maladie mentale et dépression

Consultation, maladie mentale et dépression

Patricia Turcotte, Internaute de St-Georges de Beauce.

Dossier Santé mentale

Aller faire soigner notre esprit égaré ou malade ne devrait pas nous intimider plus, que de se rendre à l’hôpital pour recevoir des soins médicaux pour nos reins, nos hanches, nos poumons, ou tout autre problème physique.

Quant une personne traverse un choc émotif, une séparation difficile avec l’être aimé, un divorce déchirant, le décès inattendu d’un être cher, la perte soudaine de son travail ou un épuisement moral, pour ne nommer que ceux-là, il est très possible qu’une dépression légère ou sévère se pointe, sans aucun avertissement. Parfois, c’est le système nerveux qui lâche sans crier gare. De temps en temps, un épuisement physique et moral qui traînait depuis de longs mois, s’aggrave en une seule journée. Voilà que tout bascule si vite. Si on ne reçoit pas les soins médicaux d’urgences, c’est le drame qui risque d’éclater.

Bouleversement intérieur, santé mentale et mythes

Pourquoi se moquer, pourquoi juger ou ridiculiser les personnes touchées par les maladies mentales? C’est pourtant un signe que ces gens sont simplement des êtres humains qui ressentent un malaise ou un bouleversement intérieur. Le pire scénario n’est-il pas de ne pas se faire soigner et vivre son drame dans le silence et la solitude complète? Il y en a dans notre entourage, de ces personnes mal en point depuis bien longtemps, qui risquent de se retrouver comme tant d’autres, touchées par la maladie mentale. Personne n’est à l’abri de se retrouver un bon matin, avec un tel fardeau.

Consultation, dépression et santé mentale

L’important est d’aller consulter et ne pas attendre qu’il soit trop tard. Je connais des gens qui n’ont jamais été soignés suite à une dépression sévère. C’est tellement désolant de les voir végéter du matin au soir. Tout devient tellement difficile à supporter, pour leur entourage immédiat. Toutes les personnes impliquées dans une telle situation, risquent de craquer un bon matin.

Est-ce qu’une personne qui se fait soigner pour une crise de foi ou une crise de cœur, a honte de raconter son histoire médicale ? Bien sûr que non ! Alors, pourquoi ressent-on de la gêne et de la honte, de partager son vécu lors d’une hospitalisation, au département de la santé mentale ? C’est parce que dans la société, il y a trop de préjugés nourris et non dénoncés.

Maladie mentale et famille

Dans nos vies personnelles, commençons à démystifier la maladie mentale auprès de nos proches, de nos voisins plus familiers, de nos amis, de nos collègues de travail, et même sous formes de témoignages à l’occasion, auprès des médias. Ainsi, nous contribuerons à diminuer les misères de tant de personnes qui se débattent souvent pour faire reconnaître leurs droits, leurs valeurs et leurs dignités humaines.

Textes sur la dépression des jeunes.

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Suicide, tentative de suicide et ses conséquences

Suicide, tentative de suicide et ses conséquences

Dossier Suicide

Suite à la publication du texte sur le suicide de Sunny Boy, Patricia Turcotte nous a fait parvenir ce billet.

Est-ce que cela vous arrive de temps en temps, de ressentir une honte de faire partie de la race humaine ? Quant à moi, cela m’arrive en certaines occasions, par exemple, après avoir lu le récit émouvant de Sunny Boy. Un jeune adulte qui songe au suicide, depuis si longtemps….depuis trop longtemps. Voici un bref résumé synthétisé de son touchant récit, publié au complet dans le site de Raymond Viger, sur Reflet de Société: www.refletdesociete.com Voici quelques extraits, d’ici à ce que vous alliez lire la suite. PASSAGES NUAGEUX, SUR CIEL ENSOLEILLÉ

« En 2006, j’ai essayé de me pendre. Les gens qui songent au suicide ne le font pas toujours sur un coup de tête, mais y pensent, y travaillent, l’envisagent pendant de longs mois ou des années, consciemment, patiemment, méticuleusement. Désirer se tuer sincèrement est une chose, et passer à l’acte est une autre chose. Mais la seconde ne vient pas, si on ne passe pas à la première. Quiconque n’a jamais pensé au suicide, ne devrait pas être autorisé à faire des reproches et des accusations, à ceux qui vivent avec cette idée depuis des années, ou encore, prétendent que la vie est super belle. C’est son avis, sa vision de la vie. C’est peut-être sa vie, mais ça n’a rien à voir avec la souffrance de l’autre. Les mauvais conseillers n’écoutent qu’eux-mêmes, et n’essaient pas de se mettre dans la peau de l’autre, de celui qui souffre. L’empathie ne s’apprend pas à l’école. Depuis l’adolescence, je pensais à mettre fin à mes jours. Je ne me sentais pas à ma place. C’est souvent le cas : viols répétés…! À 24 ans, j’ai cherché les meilleures méthodes pour me pendre….. »

Mon commentaire suite à la lecture du témoignage de Sunny Boy: Je me sens si pauvre et démunie pour venir en aide à Sunny Boy, même si je suis moi-aussi passée par ces chemins de souffrances indescriptibles.

Je suis convaincue que ce jeune homme reçoit sûrement un excellent soutien de l’équipe de Monsieur Raymond Viger, à Reflet de Société. Sunny Boy m’a ouvert les yeux, car je crois que ne serai plus capable d’écrire que la vie est tellement cool, si belle. Parce que la vie est belle parfois, mais bien plate à d’autres occasions. Là est la réalité, la mienne pour aujourd’hui.

Le Ministère de l’Éducation et François Legault

Je me rappelle il y a environ 7 ans, une jeune fille que je vais surnomme ici Sylvie, afin de respecter son identité. Étudiante du Cégep, elle s’était confiée à moi après avoir entendu mon partage, lors d’une réunion du mode de vie des 12 étapes.

Sylvie était complètement démolie, épuisée et découragée. Quelle détresse ! Elle se battait sans relâche, avec les procédures administratives et bureaucratiques de l’école, des « ci et des ça », pour obtenir sa bourse; jusqu’à ce qu’elle baisse les bras, en se laissant abattre par la fatigue insurmontable et les idées suicidaires.

Bien sûr, d’autres raisons étaient aussi présentes dans sa vie: le divorce de ses parents, le suicide de sa meilleure amie, notamment. Finalement, je lui ai conseillé d’écrire au ministre de l’éducation à cette période: François Legault. Celui-ci me semblait apprécié et à l’écoute des jeunes.

Quelle heureuse surprise d’apprendre que cette fille avait finalement obtenu sa bourse d’étudiante; tout s’était réglé facilement. Depuis, Sylvie a poursuivie ses études à l’Université, pour devenir pédiatre. Et tant d’autres histoires semblables à celles de Sunny Boy et de mon amie Sylvie, mais toutes des histoires réalités, tellement différentes et uniques!

VOS COMMENTAIRES SUR LE SUICIDE ET SES CONSÉQUENCES

suicide se suicider suicidaire vouloir mourir se tuer Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

Autres textes sur le Suicide:

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Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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