La marche pour la réinsertion des jeunes

Guérison au lieu de répression

«La réinsertion des adolescents en grande difficulté par la marche à pied»

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossiers Famille, Personnes âgées

Les Autochtones le savaient déjà : la guérison est préférable à la répression. Cela est particulièrement vrai au niveau de la jeunesse. Basée sur ce principe, l’association française Seuil aide les jeunes délinquants par de longues marches. Cet organisme a été fondé par un journaliste français, Bernard Ollivier. 

débats société réflexions sociales social communauté citoyenÀ 60 ans, Bernard Ollivier est mis à la retraite, mais pour lui cela signifie qu’on le met « à la casse ». Il est veuf, ses enfants ont quitté le foyer : il se retrouve donc seul et, sans son travail, il déprime. Il trouve une solution pour s’en sortir : partir de Paris, traverser le pays à pied et faire le chemin de Compostelle. Par la marche, un pas devant l’autre, par la bonne fatigue et le plein air, ses idées noires et tous ses soucis disparaissent. Il vient de découvrir une nouvelle forme de thérapie, qu’il voudra partager avec d’autres.

Une nouvelle raison de vivre

Après Compostelle, il veut continuer, et il prépare le projet d’une très longue marche qui le mènera de la Turquie jusqu’en Chine. Il racontera cette Longue marche en trois livres qui le rendront célèbre et lui procureront un bon revenu. Grâce à ses droits d’auteur et inspiré par l’exemple de la justice belge, il fondera l’association Seuil pour aider les jeunes délinquants. Le principe consiste à remplacer du temps d’emprisonnement par une longue marche, le jeune étant accompagné par un marcheur bénévole qui le prend en charge. Avec ce projet, il vient de trouver une nouvelle raison de vivre en aidant.

débats de société la vie commence à 60 ans bernard ollivierLa mise sur pied de cet organisme ne se fera pas facilement, car il devra lutter contre une bureaucratie rigide qui n’aime pas les nouveautés, surtout lorsqu’elle ne vient pas de ses ministères et des spécialistes. Les aidants bénévoles sont considérés comme des «amateurs» : «En France, cela ne pardonne pas», écrit-il. «Si notre cause est difficile à défendre face aux interlocuteurs de l’administration, elle rencontre un écho incroyablement favorable auprès de la population.» Ainsi, on l’invite à donner des conférences un peu partout, les salles sont pleines et il recueille des contributions spontanées.

«Jeter un pont entre jeunes et vieux»

Tout en étant utile aux jeunes en difficulté, l’association donne aussi une raison de vivre à de nombreux retraités très qualifiés en divers domaines qui peuvent ainsi se rendre utiles de manière valorisante, plutôt que de se laisser aller à l’ennui ou aux loisirs infantilisants et de perdre leurs capacités.

« Passer de l’adolescence à l’âge d’homme est une épreuve. Je le constate chez ces jeunes que des éducateurs à bout de solutions nous confient. Passer de la vie “active” à la retraite est tout aussi difficile. Dans un cas comme dans l’autre, certains sont déboussolés, surtout s’ils ne peuvent s’appuyer sur des soutiens affectifs solides. »

Bernard Ollivier nous raconte cette expérience dans un livre intitulé La vie commence à 60 ans (éditions Phébus). Les titres des deux derniers chapitres peuvent d’ailleurs donner une bonne idée du livre : « Jeter un pont entre jeunes et vieux » et « Qui n’a pas de projet est déjà mort ».

  • Voir l’association Seuil sur Internet («La réinsertion des adolescents en grande difficulté par la marche à pied»).

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Quand vieillesse rime avec breakdance

Quand vieillesse rime avec breakdance

Glenn Curtis, G-man breaker

À 69 ans, Glenn Curtis est un sportif invétéré. Pour rien au monde il ne troquerait ses cours de breakdance pour disputer des parties de Scrabble dans une maison de retraite. Portrait d’un grand-père de 4 petits enfants dont la pratique du hip-hop permet de préserver la jeunesse.

Estelle Gombaud   Dossier Break-dance, Hip Hop, Culture

 

glen-curtis-g-man-burlington-usa-breakdance-breaker Originaire de San Francisco en Californie, Glenn a toujours été un fervent amateur d’activités extrêmes. Après avoir été enrôlé dans la US Air Force jusqu’à l’âge de 43 ans, il décide de devenir entraîneur privé pour un centre proposant des programmes de remise en forme. Il y restera 20 ans.

Désormais à la retraite, il est installé depuis 2007 dans le Vermont aux États-Unis. Malgré la distance, Glenn n’hésite pas à parcourir plus de 180 km plusieurs fois par semaine pour venir pratiquer son sport favori au studio de danse Sweatshop au centre-ville de Montréal. La métropole est la seule à proposer des cours de danse hip-hop à moins de 3 heures de chez lui.

Entretenir une jeunesse éternelle

glenn-curtis-breakdancer-age-d-or-aine-break Après avoir testé une multitude de sports, de la danse moderne à la pratique du trapèze en passant par l’entraînement physique en salle, Glenn décide finalement de se tourner, à 51 ans, vers la danse hip-hop.

Du haut de ses 5 pieds 3, cet Américain est un homme souriant et dynamique qui considère la danse comme un antidote aux effets de l’âge. «Oui je suis vieux mais je me sens vraiment jeune», dit-il avec un large sourire. «J’ai vraiment du fun quand je pratique avec les autres élèves et j’aime le rythme des musiques hip-hop sur lesquelles on s’entraîne», ajoute-t-il.

Sa pratique sort de l’ordinaire. Habituellement déconseillée pour les personnes âgées, c’est parce que cette danse est réputée pour sa complexité qu’il en a fait son passe-temps. La difficulté des figures lui permet de se surpasser chaque jour un peu plus et d’entretenir ainsi une santé de fer.

g-man-glenn-curtis-breaker-age-aine-breakdance Le head spin (action de tourner au sol sur la tête) en est un exemple. «Quand on voit ce qu’il est capable de faire, on n’a plus aucune excuse! Il suit aussi les cours de wacking, les plus difficiles que nous proposons. C’est un style très athlétique qui utilise beaucoup de poses et de mouvements des bras», explique sa professeure, Jennifer Casimir.

Le but de Glenn est aussi de combattre les idées reçues. Les autres danseurs sont généralement très surpris de ses performances. «La première fois qu’il est venu pratiquer, je pensais qu’il allait être incapable de faire ce que le professeur demandait. J’ai été très surpris de voir qu’il était plus à l’aise que moi», se souvient un élève du studio Sweatshop, Mickael.

Rester jeune à tout prix

En 2 ans, Glenn a développé des capacités techniques et physiques solides qui lui permettent, malgré son âge avancé, d’acquérir chaque fois plus de force et de rapidité. Glenn rencontre cependant des limites. «C’est sûr que je ne peux pas tout faire mais je ne baisse pas les bras, le but étant de m’entraîner pour rester jeune et en forme», explique-t-il.

glenn-curtis-g-man-breakdance-breaker-usa-burlington Il est conscient que, dans quelques années, il n’aura peut être plus la force physique de continuer à s’entraîner mais il compte encore profiter de sa bonne santé. «C’est quand je n’y arriverai plus du tout que j’arrêterai mais pour le moment ça va très bien», confie-t-il.

«Plusieurs personnes ici me disent que j’ai progressé depuis que je suis arrivé et je le sens, je vais mieux», affirme Glenn. «Je pense que quand on veut, on peut», ajoute-t-il. Selon lui, vivre mieux et plus longtemps, rester en bonne santé et retarder l’œuvre du temps n’est pas uniquement le fruit du hasard, c’est aussi une question d’état d’esprit. Il assure qu’alimentation saine et activité physique sont de mise pour garder la forme et ralentir les effets inéluctables du vieillissement. C’est d’ailleurs le message que tente de faire passer Glenn aux personnes de son âge dont l’envie de reprendre une activité sportive s’est envolée.

Photos François Laplante-Delagrave.

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Chez-Nous: Centre communautaire pour aînés

Des aînés plus jeunes

Au centre communautaire pour aînés « Chez-Nous » de Mercier-Est, exit les clichés des personnes âgées qui passent leurs journées au bingo ou dans les centres commerciaux. Les aînés qui le fréquentent sont en excellente forme physique, allumés et fiers; de quoi faire pâlir de jalousie bien des jeunes.

Ève Lemay         Dossiers Communautaire, Personnes âgées

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

Deuxième maison pour beaucoup d’aînés, le centre, qui est situé sur la rue Hochelaga, existe depuis 25 ans. Environ 600 personnes d’âge mur le fréquente, dont 180 qui donnent de leur temps bénévolement.

L’implication des personnes âgées

Des groupes de marche dynamique, des cours de taï chi, des ateliers de cuisine réservés aux hommes en passant par des cours de danse baladi et la ligue d’improvisation théâtrale, des ateliers sont offerts pour tous les centres d’intérêt et tous les âges entre 55 et 85 ans. « Ça fait quelques années que je suis des cours de danse en ligne et je suis rendue au niveau intermédiaire», s’exclame une des « p’tites jeunes » bénévoles avec ses 65 printemps, Sara Sabourin.

Réunies à chaque semaine pour partager quelques mailles mais surtout leurs histoires de la vie quotidienne, les Joyeuses tricoteuses sont affectueusement surnommées « les joyeuses placoteuses » par la directrice générale du Chez-Nous, Patricia Charland. Celle-ci souligne au passage que ce rassemblement d’aînées destiné au tricot est l’un des plus courus au centre.

Le jardinage des aînés

L’été, moins d’activités sont offertes. Mais les plates-bandes de l’édifice de deux étages occupent le comité horticole du centre, composé d’une quinzaine de bénévoles. Ceux-ci veillent non seulement à ce que l’endroit demeure fleuri tout l’été mais aussi, à ce qu’il ne soit pas envahi par les mauvaises herbes.

Les bénévoles qui n’ont pas le pouce vert peuvent choisir entre une multitude de tâches à effectuer, et ce, tout au cours de l’année : de réceptionniste à membre du conseil d’administration jusqu’à cuisinier ou organisateur du Festival âges et culture. La fierté du Chez-Nous? Sa chorale, qui, en collaboration avec la Maison de la culture de Mercier, y donne un concert.

Auto-formation

Le secret du succès du centre réside notamment dans le fait que ce sont les aînés qui choisissent les cours qui seront offerts aux différentes sessions. Et ce sont ces mêmes aînés qui enseignent la plupart des cours. Ainsi, les participants du centre se tiennent terriblement occupés. « Ils ont besoin d’avoir des agendas », rigole Patricia Charland. En voyant celui, bien rempli de réunions et de cours, de l’enseignante à la retraite et bénévole dévouée, Renée Beauchemin, 75 ans, on en comprend que la farniente n’est pas faite pour eux.

Pour les personnes en légère perte d’autonomie, le centre dispense aussi différents services. Des volontaires appellent ou se rendent chez les bénéficiaires des services afin de combattre l’isolement ou les accompagnent lors de visites chez le médecin, des bénévoles peuvent aussi se rendre chez les gens pour effectuer de menus travaux.

Au Chez-Nous il règne un véritable esprit de famille, il n’y a qu’à voir Sara et Renée discuter ensemble et rire aux éclats pour le comprendre. Une chose est certaine : malgré la moyenne d’âge, il n’y a certainement pas de vieillards au Chez-Nous de Mercier-Est.

7958 rue Hochelaga (coin Honoré-Beaugrand), Montréal, QC, H1L 2K8

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Dire du mal ne fait pas de bien

Dire du mal ne fait pas de bien

(Agence Science-Presse) – Dites toujours du bien de vos grands-parents… et vous vivrez plus longtemps!

L’étrange relation provient d’une psychologue de l’Université Yale qui, en analysant les données d’une étude sur le vieillissement qui s’est étalée sur 30 ans, a cru découvrir que les participants qui avaient le plus de préjugés à l’égard des personnes âgées, étaient plus susceptibles que les autres d’être morts d’un problème cardiaque.

Les 386 participants à cette étude avaient jadis rempli, à l’âge de 50 ans, un questionnaire sur leurs attitudes et leur santé. La psychologue Becca Levy, qui ne croit pas aux mauvais sorts, suggère que les gens dotés d’attitudes négatives sont également plus sujets au stress —donc, aux problèmes cardiaques.

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

show_image Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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La mémoire dans l’estomac

La mémoire dans l’estomac

(Agence Science-Presse) – Moins manger améliorerait la mémoire des personnes âgées. On savait déjà que ça accroissait l’espérance de vie, mais améliorer ce qu’on appelle les capacités cognitives, voilà qui est neuf. Hypothèse: ceux qui mangent moins ont un plus faible apport en glucose et en insuline dans le sang, ce qui, d’autres études l’ont déjà démontré, améliore la performance du cerveau.

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quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

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Suicide: Impact sur la famille

Suicide: Impact sur la famille

Dominic Desmarais              Dossiers Suicide et Famille

Un être en détresse s’enlève la vie. Il laisse derrière lui sa famille, ses amis. Pour eux, la vie continue. Il faut préparer les funérailles du défunt. Reflet de Société vous propose le regard de ceux qui sont en première ligne après l’acte fatidique, l’entreprise funéraire.

 

La mort, Claude Poirier connaît. Depuis 50 ans, il travaille pour l’entreprise familiale Magnus Poirier qui offre des services funéraires. Un demi-siècle à vivre avec la mort sous toutes ses formes. Aujourd’hui directeur-général, il a fait le tour du jardin. De son entreprise comme de la mort. S’il vit de la mort, il ne la banalise pas pour autant. L’homme est sensible au désarroi des autres. Il a appris, avec le poids des années, qu’il vaut mieux exprimer sa douleur que la conserver pour soi.

Le suicide: un sujet tabou

«Il y a quelques années, le suicide était un sujet tabou. Les familles disaient que le défunt était mort d’une maladie. Aujourd’hui, on voit que les gens sont un peu plus ouverts» affirme M. Poirier, calé dans son fauteuil. L’homme a la verve facile. Il s’ouvre sans se faire prier. Il en a tant à dire qu’il reprend son souffle tout en parlant. C’est que des gens éprouvés par le suicide d’un proche, il en rencontre fréquemment. Beaucoup plus que ce que laissent croire les médias. «Le suicide est une cause de décès des plus fréquentes» raconte-t-il avec compassion.

Si les gens ont tendance à s’ouvrir un peu plus qu’hier, c’est peut-être en raison de la place moins grande qu’occupe la religion, croit le directeur-général de l’entreprise funéraire. «Autrefois, lorsqu’il s’agissait d’un suicide, les curés ne se déplaçaient même pas. Ce n’était pas accepté. Le défunt pouvait même ne pas recevoir de service religieux pour son enterrement. C’est dire la frustration vécue par les familles. Aujourd’hui, il manque de curés. Les salons funéraires ont pris leur place. Et nous, on a commencé à s’informer pour aider les familles.»

Famille: culpabilité et isolement

Les causes du suicide ne regardent pas M. Poirier. Ce sont les victimes collatérales qu’il rencontre. «Le pire pour la famille, c’est de ne pas savoir pourquoi. Les gens culpabilisent. Ils se sentent responsables, dit-il. C’est évident qu’ils ont besoin d’un support psychologique. Il faut éviter qu’ils s’isolent», considère le directeur-général qui, dans ses temps libres, est président fondateur de Réseau Ado, un organisme qui fait de la prévention du suicide auprès des jeunes.

Tension aux funérailles

Si chaque funéraille a son histoire, M. Poirier est catégorique: celle touchant la mort par suicide est bien différente. «Avec un certificat de décès indiquant un suicide – c’est aussi vrai pour le sida et le VIH – on sait que la cérémonie sera très émotive. Les esprits sont échauffés, très tendus. Que ce soit un jeune ado ou un homme de 50 ans, il y a deux côtés à la famille. Il arrive des frictions entre eux. La famille du défunt pointe du doigt le conjoint. Elle veut même l’exclure du salon funéraire. On l’a vécu à quelques reprises. Une famille qui engage une compagnie de sécurité pour empêcher l’autre côté de la famille d’avoir accès au salon.»

Approche différente

L’approche du salon funéraire est différente dans les cas de mort par suicide. «Avec ces gens, l’écoute prime, explique François Vézina, directeur de succursale chez Magnus Poirier. On ne commence pas à parler de cercueil. S’il faut prendre 3 ou 4 heures pour la rencontre, nous allons le faire. On se fie à la famille, on s’adapte à eux.

J’ai déjà eu une rencontre de 5 heures. Que puis-je faire quand la famille pleure? Je les laisse. Ils ont besoin d’être seuls. Je me retire et les attend dans une pièce à côté. C’est de la chaleur humaine que ça prend.» Ce jeune homme, aux allures de professionnel avec ses cheveux bien taillés en brosse et ses lunettes stylisées, est lui-même passé par l’emploi de conseiller auprès des familles pour organiser les funérailles. Il affiche une maturité et une ouverture d’esprit peu communes.

Décision à la famille

«C’est la famille qui décide de la tournure de la rencontre. S’ils sont froids, je n’ai pas à les juger. Je ne connais rien d’eux. Je n’ai pas le mort devant moi. J’ai la famille qui reste. Mon fils s’est suicidé à la suite d’une rupture amoureuse. Il y a l’émotion, là. Il peut y avoir de la rancune, comme si c’était la faute de l’ex, si leur fils est mort. Mais il faut leur faire comprendre que la petite amie a peut-être besoin d’aide. On ne peut plus rien pour le défunt. Sauf qu’il y a son entourage. C’est de ces gens qu’il faut s’occuper. Tout ce qui touche la mort subite, c’est de voir comment les gens sont dépourvus. Ils n’ont plus de moyens. Peu importe leur statut social.»

François replonge dans ses souvenirs pas si lointains de conseiller. Il se souvient des difficultés – et des préjugés – ressentis par les familles dont un membre s’est enlevé la vie. «Voulez-vous une annonce pour offrir des dons pour la prévention du suicide?» Bien non, ils ne veulent pas dire que leur enfant s’est suicidé. C’est pire encore s’il s’agit d’une personne âgée. C’est une honte. Et si le conjoint se suicide, immanquablement, ils vont se demander si c’est de leur faute.»

Vie fragile

La culpabilité de ne pas avoir su, de n’avoir rien fait, d’être la cause du départ de l’être aimé. Une culpabilité qui n’a pas d’âge. «Ce que nous avons remarqué, reprend François, c’est que le suicide touche toutes les catégories d’âge. Des fois, les familles n’ont aucune idée. Tout allait bien… Elles ne l’ont pas vu venir.»

Pour se protéger de la détresse qu’il côtoie au quotidien, François se met une barrière. «Moi, je me dis qu’ils vivent un deuil, comme j’en ai vécu et que j’en vivrai encore. Tu prends conscience que la vie est fragile. Les gens planifient pour plus tard, pour la retraite. Moi, quand j’ai envie de faire telle chose maintenant, je le fais. J’en ai trop entendu des mon mari est parti travaillé, il n’est jamais revenu.»

Reflet de Société, Vol.17, No2, Février/Mars 2009 p.16-17

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364  SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

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Les vieilles

Les vieilles

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) Quand devient-on vieille? Femmes, âge et travail au Québec 1940-1980 est un livre qui s’adresse peut-être un peu plus aux femmes, des mères aux filles. Aline Charles y trace le portrait du vieillissement des femmes alors que s’instaurait au quotidien, avec la Seconde Guerre mondiale, le travail salarié.

Le lecteur suivra avec intérêt le passage du travail gratuit à celui rémunéré au sein des hôpitaux, la trame de fond de l’ouvrage. Le portrait des femmes actives se modifie avec la progression d’une reconnaissance du travail féminin et de sa rémunération, mais aussi de l’essor de la retraite « au féminin ».

Difficile de vieillir

À quel âge devient-on trop vieille pour travailler dans cette période où féminin ne rime pas toujours avec retraite? Cet ouvrage met en perspective le vieillissement des salariées et celui des femmes issues des communautés religieuses et des bénévoles.

Il offre un visage pas si suranné de femmes vieillissantes où déjà émergent des problèmes très actuels : l’âgisme et les préjugés, le temps partiel, l’activité post-retraite, etc., jusqu’au difficile état d’être vieille compris entre 53 et 77 ans.

« Quand devient-on vieille ? Femmes, âge et travail au Québec 1940-1980 » par Aline Charles, collection Culture & société, Les Presses de l’Université Laval, 3ème trimestre 2007.

 

 

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

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