Hip Hop: mode ou gang de rue?

Hip Hop: mode ou gang de rue?

Murielle Chatelier             Dossier Hip Hop et Gang de rue

Ils sont «yo». Ils rejettent les normes. Ils ont adopté la culture hip-hop. Ce sont parfois des Québécois d’origine étrangère, haïtienne, latino-américaine, chinoise, parfois des Québécois dits de souche. Ils font des «fuck you» à la police. Ils ont l’air de petits truands. Ces jeunes sont-ils des membres de gangs de rue?

Les adeptes de la culture hip-hop ne passent pas inaperçus. Pantalons au ras des fesses, chandails amples aussi longs que des robes, bijoux style «bling-bling», démarche trop cool pour être naturelle, avec en prime une attitude de hors-la-loi. Ils passent encore moins inaperçus quand ils sont impliqués dans des actes de nature criminelle et qu’ils font les manchettes. Mais ils trouvent que les médias les associent trop vite aux gangs de rue, comme lors de la mémorable émeute de Montréal-Nord, en août dernier. «Dès qu’on parle des jeunes qui adoptent le style hip-hop, tout est classé gang de rue», s’exapère Dub-D, un producteur de musique hip-hop qui vit dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Avec sa peau blanche et son style «yo» plutôt décent, il ne se sent pas moins opprimé que les jeunes issus de communautés culturelles. «On est peut-être des jeunes de rue, mais pas nécessairement des membres de gangs de rue!» Tatoué de toutes parts, il revendique constamment haut et fort son statut de contribuable, mérité à la sueur de son front.

Gang de rue: stéréotypes tenaces

Charles Ali Nestor, le fondateur de l’école d’arts martiaux Ness Martial – et aussi le personnage principal du premier documentaire de Dan Bigras, Le Ring intérieur – ne comprend pas non plus pourquoi on parle tant des membres de gangs de rue dans les médias. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n’en a répertorié qu’entre 300 et 500 sur toute l’île de Montréal. « Les événements de Montréal-Nord et les débats sur les gangs de rue qui s’en sont suivis sont un bon exemple du mauvais lien que font les gens avec les gangs de rue.»

Ayant lui-même fait partie de gangs de rue dans son adolescence, le boxeur de 34 ans – et son âge rappelle du même coup que le phénomène des gangs n’a rien de nouveau – en a ras le bol de ces équations. « Aujourd’hui, on ne peut plus associer la culture hip-hop aux gangs de rue. Quand il y a eu l’émeute, on a parlé de gangs et de Noirs, et ça n’avait rien à voir! Les jeunes qui ont fait de la casse étaient des frimeurs. Et le vandale qui transportait une grosse télé volée sur sa tête et qu’on a tous vu dans les médias n’était pas un Noir!»

Pour se faire accepter par la société, Nestor s’est résolu à changer de style, à remonter ses pantalons et à couper ses cheveux. «Dans mon jeune temps, à la fin des années 80, je n’avais pas le choix de changer pour faire ma place. À cette époque, le hip-hop était un mouvement de rébellion des Noirs. Aujourd’hui, c’est une vaste culture urbaine qu’on retrouve dans le monde entier,. Il y a des groupes de Blancs qui adhèrent à la culture hip hop et qui ne se tiennent pas avec des Noirs.»

Profilage gang de rue et hip-hop

Se faire arrêter constamment par la police, les jeunes au style hip-hop en ont marre. « Les policiers outrepassent leurs droits d’agents de la paix, estime Dub-D. On dirait qu’ils se croient tout permis.»

Malgré son statut de personnalité publique, Charles Ali Nestor a déjà fait l’objet de profilage racial. «J’allais à un gala de boxe avec des jeunes, et je m’étais habillé comme eux pour la circonstance. Je conduis une Jeep de l’année, et on m’a arrêté sans raison. Un Noir avec des vêtements hip-hop au volant d’une belle voiture, c’est souvent suspect. Quand les policiers ont vu mon nom sur mes pièces d’identité, ils ont dit : «Ah, vous êtes le boxeur». Et ils m’ont laissé aller, sans autre forme de procès.»

Dub-D affirme avoir lui aussi été victime de ce genre de discrimination. «Le problème du profilage  touche tous les jeunes, dans tous les quartiers. J’ai déjà été à un party dans un appartement situé sur la rue Mont-Royal, et les policiers sont arrivés sans aucune raison pour nous disperser. C’était pourtant une soirée «relax» bien ordinaire.»

Charles Ali Nestor estime que les médias ont une part importante de responsabilité dans cette vision négative du hip-hop. «Souvent, les médias ne rapportent pas la bonne information. Ils sont les premiers à faire du profilage en associant continuellement les Noirs habillés selon le style hip-hop aux gangs de rue. Ce serait bien qu’ils commencent à parler plus des différents organismes qui sont là pour écouter ces jeunes qui vivent dans la marginalité.»

Gangstérisme et Hip Hop

L’un des traits caractéristiques des «jeunes de la rue» est leur besoin de se masser en gang. Rencontré dans une pizzéria de Montréal-Nord, Général, un jeune rappeur d’origine africaine, ne voit rien de mal à se regrouper entre amis et à boire sur le coin d’une rue en fumant un joint. «Dans notre langage, on appelle ça un «chilling». C’est comme un 5 à 7, sauf que c’est dans la rue et que ça dure peut-être plus que 2 heures.»

No Luv, un infographe rencontré au cours d’un de ces «chilling» dans le nord de la ville, croit que le style vestimentaire ne peut pas déterminer une personnalité. «Tu me vois là comme ça avec mon allure de «gangster», mais demain matin, je vais travailler de 9 à 5 comme tout le monde.» Propriétaire d’un condo, il dit avoir dû verser plusieurs mois d’acompte avant d’en prendre possession. «À cause de mon apparence.»

Tous des enfants de chœur et des travailleurs honnêtes alors? «Euh, non, peut-être pas, bafouille Général, mais ce n’est pas une raison pour nous associer inévitablement à un gang.» Combines, trafic d’armes et de drogue sont des termes pourtant courants dans leur langage. Et les activités illicites semblent faire partie de leur quotidien. «Pourquoi veux-tu que je travaille pendant une semaine pour 500 $ si je peux faire le même montant en un jour», me questionne un «chilleur».

Bien que ces jeunes refusent obstinément d’être identifiés à des gangs de rue, ils correspondent aux profils dressés par le Service de police de la Ville de Montréal qui indique que «lorsque la violence et la criminalité prennent le dessus sur la vie de groupe, on s’approche, selon divers degrés, vers le profil d’un gang de rue».

Parole de jeunes sur le Hip Hop et les gangs de rue

Les jeunes adeptes du hip-hop se sentent victimes de profilage par les policiers en raison de leur habillement, identique à celui des membres de gangs de rue qui font eux aussi partie de la même culture.

Qu’en est-il des crimes commis par des gens vêtus de veston-cravate? Issus d’une culture qui implique le port du costume, les Vincent Lacroix de ce monde forcent-ils les policiers à arrêter tous les biens vêtus de la province? Y a-t-il profilage de la part des policiers dès qu’une personne bien habillée, conduisant une dispendieuse voiture, passe sur leur chemin? Les policiers, de même que la société, sont-ils en mesure de différencier les Vincent Lacroix des hommes d’affaires honnêtes? Les policiers débarquent-ils chez les fraudeurs à cravate, dont les dommages se comptent par centaines de millions, pour associer à leurs combines toutes les personnes qui gravitent autour d’eux?

Introduction Histoire des gangs de rue

Autres textes sur Gang de rue

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Manifestation Fredy Villanueva, invitation de Will Prosper de Montréal-Nord Républik

Manifestation Fredy Villanueva, invitation de Will Prosper de Montréal-Nord Républik

Raymond Viger Dossiers Montréal-Nord, Journal de Montréal

Plusieurs jeunes vivant à Montréal-Nord et d’autres qui y entretiennent des liens très rapprochés avec la communauté de Montréal-Nord m’ont invité à une manifestation en l’honneur de Fredy Villanueva et dénonçant la brutalité policière.

Plusieurs membres et artistes de la communauté Hip Hop seront présents: Sans Pression, Dramatik et Imposs (Muzion), Dupuis, Cyrano de MTL, Diaspora, Le Voyou, Catburglaz, MFG, Nomadic Massive, Metazon.

Je reçois à plusieurs reprises un sorte de communiqué de presse sur les revendications qui animent cette manifestation suivi d’un texte pour une conférence de presse. Un texte similaire, mais pas identique se retrouve sur le Facebook de la Coalition contre la répression et les abus policiers (CCRAP).

J’ai plusieurs questions sur toute cette information que je reçois. Le texte est signé par une vingtaine d’organismes communautaires. Je décide de vérifier leur niveau d’implication. Grande surprise! Un des signataires dit ne pas avoir signé ce texte et ne pas être d’accord avec plusieurs points de cette manifestation.

Cela ne fait que remonter toutes une série de questions.

– Dans les messages reçus, je n’ai aucune idée qui m’a vraiment envoyé le message, ses intentions…

– Dans le message, je n’ai pas de vrais signataires, ni de coordonnés pour rejoindre les personnes derrière le message.

– Plusieurs organismes ne sont pas de Montréal-Nord.

– Est-ce que les organismes de l’extérieur qui viennent manifester dans Montréal-Nord ont pris contact et travaillé avec les organismes déjà implantés dans la communauté?

– Est-ce que les artistes Hip Hop impliqués dans cette manifestation sont au courant de toutes les implications de celle-ci ou est-ce que leur générosité à vouloir aider la communauté les y amènent sans trop savoir avec qui ils travaillent?

– Le texte dénonce le Journal de Montréal qui aurait:

…semé la peur volontairement en diffusant de fausses informations sur la manifestation. C’est juste du sensationnalisme! Nous dénonçons le manque d’éthique journalistique du Journal, qui se plaît à discréditer une initiative politiquement juste et légitime. Pourquoi le Journal occulte les revendications? Pourquoi le Journal ne dit pas que la coalition est composée et appuyée par plusieurs groupes et individus de la communauté de Mtl-Nord? Pourquoi le Journal ment-il au sujet de nos intentions?

– Tout le monde, sans discernement serait de gros méchants:

Nous savons que la police, les autorités municipales et les vendus du communautaire entretiennent un climat de peur à Mtl-Nord

– Sur le site de la Coalition contre la répression et les abus policiers (CCRAP), les organismes communautaires se font pointer du doigt assez vertement, malgré que la coalition prétend qu’une vingtaine d’organismes auraient signé leur document:

Nous ne tomberons pas dans la dénonciation facile des émeutes, comme l’ont fait quelques groupes communautaires en manque de fonds gouvernementaux.

Je suis convaincu de la bonne foi des jeunes qui vont manifester à Montréal-Nord ainsi que des artistes qui prêtent leurs noms et notoriété à cette cause. Mais je me questionne sur le déroulement de l’événement et les moyens de communications utilisés.

Dans une heure 15 minutes la manifestation débutera. D’autres nouvelles à suivre.

VOS COMMENTAIRES SUR LA MANIFESTATION FREDY VILLANUEVA.

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Dossier Montréal-Nord. Vidéo-clip pour: Freddy Villanueva, David, Maniack, Michael St-Gervais…

Dossier Montréal-Nord. Vidéo-clip pour: Freddy Villanueva, David, Maniack, Michael St-Gervais…

Général est un rappeur de Montréal-Nord. Avec K-Nice, il a réalisé une chanson en l’honneur des disparus. Patparazzi a produit le vidéo-clip.

Cette chanson mérite d’être écouté et réécouté. Elle mérite aussi qu’on prenne le temps d’écouter le message et l’expérience de la rue que Général nous présente. Depuis l’âge de 13 ans, Général a vu plusieurs amis mourir sous les balles, dont un dans ses bras en le protégeant. Ce n’est pas par hasard que Général nomme les rues Pascal et Matte, qu’il parle de ses amis en prison…

Cette chanson en l’honneur de ses amis disparus n’est pas opportuniste, mais plus une témoignage d’une réalité qui fait rage dans Montréal-Nord et dans plusieurs quartiers de Montréal. Découragé ou désabusé de voir que la violence est partout, même entre membres d’un même gang de rue!

Général dédie cette chanson à Freddy Villanueva. À la demande de ses amis qui le soutiennent, nous présentons son clip dans le Dossier Montréal-Nord.

Merci Général pour ce message que tu nous livres humblement et simplement.

Ce billet est le 5e du Dossier Montréal-Nord. Le premier billet fait la présentation de la réalisation d’un reportage sur les événements de Montréal-Nord qui ont amené à la mort de Freddy Alberto “Pipo” Villanueva. Le deuxième traite de l’habillement, culture Hip Hop et gang de rue. Le troisième traite des pistes de solutions. Le 4e traite du soutien à offrir à l’occasion de la présence de Kent Nagano dans Montréal-Nord.

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Montréal-Nord, Martin Petit, Kent Nagano et l’orchestre symphonique de Montréal

Montréal-Nord, Martin Petit, Kent Nagano et l’orchestre symphonique de Montréal

Dans mon dernier billet sur Montréal-Nord, je proposais que nous investissions dans les sports et la culture pour aider la communauté de Montréal-Nord à prendre la place citoyenne qui lui revient. BackGroundPhoto

Les nouvelles nous annoncent que Kent Nagano et l’orchestre symphonique de  Montréal feront une prestation à Montréal-Nord le 6 septembre prochain à 19:30 heures devant la mairie de Montréal-Nord.

C’est excellent que le maestro Nagano se produise gratuitement à Montréal-Nord avec l’orchestre symphonique de Montréal. Cela peut donner le goût à des jeunes de faire de la musique. M. Nagano peut devenir un personne significative pour certains. Je n’ai que des félicitations et des remerciements à faire à Kent Nagano et à son équipe.

Mais il ne faut pas se limiter à une seule prestation de l’orchestre symphonique et s’attendre d’avoir tout réglé à Montréal-Nord. Si on donne le goût aux jeunes de jouer de la musique, il faut maintenant leur trouver des instruments de musique, des lieux pour se pratiquer, des artistes pour leur enseigner, des événements pour se produire, des studios pour enregistrer, des distributeurs pour diffuser les CD underground de ces artistes…

mitsou La veille de l’annonce de la présence de Kent Nagano à Montréal-Nord, l’humoriste Martin Petit nous montrait une photo de lui-même, le piquet de grêve à la main et Mitsou de l’autre pour dire NON aux coupures du fédéral dans la culture.

N’y a-t-il pas conflits d’intérêts ou une incohérence entre vouloir aider Montréal-Nord et en même temps dire qu’on coupe dans la culture? Kent Nagano est un exemple concret que la culture peut aider les communautés. En coupant dans les subventions de la culture, est-ce que Kent Nagano aura encore l’occasion de soutenir Montréal-Nord avec des prestations gratuites? En coupant dans la culture, aurons-nous les moyens de former et d’embaucher les prochains Kent Nagano?

Merci à Martin Petit pour la photo et son soutien à la culture blogue. Photo de Kent Nagano provenant de son site officiel.

Ce billet fait parti d’un Dossier Montréal-Nord. Le premier billet fait la présentation de la réalisation d’un reportage sur les événements de Montréal-Nord qui ont amené à la mort de Freddy Alberto “Pipo” Villanueva. Le deuxième traite de l’habillement, culture Hip Hop et gang de rue. Le troisième traite des pistes de solutions. Le 4e traite du soutien à offrir à l’occasion de la présence de Kent Nagano dans Montréal-Nord. Le 5e billet est la présentation d’un clip du rappeur Général qui témoigne de ce qu’il a vécu à Montréal-Nord.

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Montréal-Nord: prévention gangs de rue ou épanouissement des jeunes?

Montréal-Nord: prévention gangs de rue ou épanouissement des jeunes?

Dossier Gang de rue

On parle de violence à Montréal-Nord, de gangs de rue et d’émeutes. Comment doit-on regarder ces jeunes?

Un jeune, qu’il soit à Montréal-Nord ou dans tout autre quartier, qu’il soit Blanc, Noir, Bazanné ou de toute autre couleur est-il un prospect pour un gang de rue, un artiste, un sportif ou un citoyen?

Si je dérape avec mon automobile, pour reprendre ma route, on nous enseigne qu’il faut regarder là où je veux aller. Si je regarde la route, je risque fort de pouvoir reprendre le contrôle de la situation. Si je regarde le fossé, c’est là que je vais terminer ma course.

Est-ce que nous focalisons notre attention sur le problème ou sur ses solutions? Si je regarde chaque jeune en ayant peur qu’il soit membre d’un gang de rue, est-ce que je l’aide dans son épanouissement? Si je l’aide à définir ses besoins et que je le traite comme un citoyen à part entière, n’est-ce pas plus facile d’établir une relation significative avec lui?

Si au lieu de voir un membre de gang de rue je voyais en lui un artiste, un sportif, un citoyen qui a des besoins. Si nos investissements sociaux, au lieu de mettre l’accent sur la prévention gang de rue, mettaient leurs énergies sur le développement artistique, sportif et social des jeunes? Si nos interventions se concentraient sur un espace citoyen à mettre à la disposition des jeunes?

Je rêve pour les jeunes de Montréal-Nord, non pas de voir débarquer une présence policière accrue, mais qu’émerge des bénévoles qui veulent s’impliquer comme entraîneur de boxe, soccer, baseball, ballon-panier… Que l’on puisse y avoir plus de terrains de jeux. Une nouvelle bibliothèque avec plus d’ordinateurs et de livres. Des studios de musique pour que les jeunes puissent enregistrer leur musique, des caméras pour les prêter aux jeunes et qu’ils réalisent des vidéo-clips, des documentaires… Des pinceaux, des canettes pour créer des murales… Chaque artiste, chaque sportif, chaque exemple positif qui provient d’un quartier devient un exemple positif à suivre pour la génération qui va suivre.

Combien d’Anthony Kavanagh, Grégory Charles ou de Luck Mervil sommes-nous en train de tuer dans Montréal-Nord? Et qui sait, la prochaine Céline Dion ou un futur Premier Ministre? Un proverbe africain mentionne que ça prend un village pour élever un enfant. Quel village voulons-nous offrir aux jeunes de Montréal-Nord?

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Ce billet est le 3e du Dossier Montréal-Nord. Le premier billet fait la présentation de la réalisation d’un reportage sur les événements de Montréal-Nord qui ont amené à la mort de Freddy Alberto “Pipo” Villanueva. Le deuxième traite de l’habillement, culture Hip Hop et gang de rue. Le 4e traite du soutien à offrir à l’occasion de la présence de Kent Nagano dans Montréal-Nord. Le 5e billet est la présentation d’un clip du rappeur Général qui témoigne de ce qu’il a vécu à Montréal-Nord.

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L’habillement, les gangs de rue et le Hip Hop

L’habillement, les gangs de rue et le Hip Hop

Dossier Montréal-Nord, 2e billet

Une question a été lancée par Carole Beaulieu dans sa Lettre aux jeunes de Montréal-Nord dans son éditorial de L’actualité de septembre. Sur ce blogue, Martin Dufresne, dans notre dossier Montréal-Nord, a critiqué cette affirmation de Carole Beaulieu : « Pourquoi vous habillez-vous parfois comme de petits truands de Los Angeles si vous êtes de si gentils garçons? »

Je connais plusieurs de ces jeunes. Certains sont des artistes de la culture Hip Hop : graffiteurs, break-dancers, rappeurs et DJ. D’autres sont membres de gang de rue. Quel est le rapport qu’ils entretiennent avec l’habillement?

Je vais dépeindre quelques portraits de jeunes que j’ai rencontrés pour illustrer certaines de ces différences. Enfants d’immigrants, insécures, non scolarisés, habitant Montréal-Nord, Hochelaga-Maisonneuve ou tout autre quartier. Pour montrer qu’ils ont réussi, ils ont besoin de montrer tout leur attirail : bijoux, lunettes signés, linges exclusifs… Leur réussite, leur estime de soi passent par le nombre de carats qu’ils peuvent exhiber. Même de fausses dents en or font parti de leurs habits de sortie.

Certains se paient tout cet artifice par des activités illicites telle que la drogue, la prostitution, le taxage ou encore différentes formes de fraude. D’autres sont des artistes et se font commanditer leurs apparats pour créer une mode. Parce que derrière tout ce linge et ces bijoux on retrouve des commerçants: habits, cravates et cheveux gris et qui font leur argent à mousser la tenue vestimentaire de tout ce beau monde.

Finalement, il y a des blancs qui sont aussi des artistes et qui font parti du même milieu, de la même culture et chantent les même chansons. Mais ils n’ont pas besoin de bijoux pour sentir qu’ils ont réussi. Au contraire, un chanteur m’a confié qu’il a décidé de s’éloigner de ce type d’habillement parce que cela lui amenait trop de troubles, que l’habillement était devenu un stéréotype trop lourd à porter.

Vous allez croiser un groupe de jeunes, tous habillés de la même façon. Le premier est membre d’un gang, le second est un artiste, le troisième veut être un artiste mais se finance à partir d’un gang pour montrer qu’il en est un et le dernier fait partie du fan club qui veut s’habiller comme ses idoles. Et ce dernier, il peut demeurer chez ses parents à Outremont, Westmount ou ailleurs. C’est peut-être votre fils qui ne cesse de vous harceler pour avoir ces vêtements griffés.

Comme quoi l’habit ne fait pas le moine.

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Ce billet est le 2e du Dossier Montréal-Nord. Le premier billet fait la présentation de la réalisation d’un reportage sur les événements de Montréal-Nord qui ont amené à la mort de Freddy Alberto « Pipo » Villanueva. La suite se retrouve sur le billet: Les pistes de solutions. Le 4e traite du soutien à offrir à l’occasion de la présence de Kent Nagano dans Montréal-Nord. Le 5e billet est la présentation d’un clip du rappeur Général qui témoigne de ce qu’il a vécu à Montréal-Nord.

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Freddy Alberto “Pipo” Villanueva, Montréal-Nord, les gangs de rue et la brutalité policière

Freddy Alberto “Pipo” Villanueva, Montréal-Nord, les gangs de rue et la brutalité policière

Avant même que l’émeute ne se propage dans Montréal-Nord, j’avais déjà reçu plusieurs demandes: “Est-ce que Reflet de Société va prendre position dans la mort de Freddy Villanueva?”

Plusieurs jeunes qui nous ont posé la question nous ont relaté des faits qui méritent de faire un reportage. Nous avons mandaté un journaliste pour les rencontrer et débuter l’histoire écrite de Montréal-Nord et de ces jeunes. Un autre journaliste va tenter de faire un documentaire sur cette histoire. Présentement, nous en sommes à évaluer la possibilité d’entrer une caméra pour les entrevues sans que les personnes concernées ne soient intimidées ou dérangées par celle-ci.

Donc, à la question posée, oui, nous allons faire un reportage sur les événements qui ont provoqué la mort de Freddy “Pipo” Villanueva. Nous ne pourrons pas parler de Montréal-Nord sans parler des gangs de rue. Nous avons déjà fait un reportage sur la genèse des gangs de rue, le défi des gangs de rue et les filles dans les gangs de rue. J’ai aussi fait un billet sur la responsabilité des médias lorsque nous avons eu à désarmer des jeunes à l’école Henri-Bourassa. Ces reportages seront actualisés à la lumière des nouveaux témoignages que nous recevront.

D’un côté, nous sommes un bimestriel. En publiant aux 2 mois, il est difficile de publier l’actualité des événements régulièrement. Cela  ne fait pas parti de notre mission. D’un autre côté, nous ne voulons pas nous limiter aux seuls événements. Nous nous devons d’aborder le sujet avec un certain recul pour nous permettre de connaître les racines du malaise, les pistes de solution et les perspectives d’avenir.

Nous avons décidé de présenter le “making of” du reportage, les témoignages et notre démarche dans ce blogue. Vous aurez l’opportunité d’être les témoins du reportage. Nous vous invitons à laisser vos commentaires sur les événements de Montréal-Nord, la mort de Freddy “Pipo” Villanueva et les gangs de rue. Ceux-ci pourront influencer notre démarche. Vous aurez ainsi l’occasion d’être un acteur de ce reportage.

De plus, nous vous proposons de laisser des liens vers des sites ou des blogues qui ont parlé du sujet. Ceux que vous avez aimé et aussi, ceux que vous n’avez pas aimé. Dites-nous pourquoi, cela nous aidera tous dans notre réflexion.

Au plaisir de vous lire. Je me ferais un devoir de vous répondre.

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Ce billet fait parti d’un dossier Montréal-Nord. Le 2e billet porte sur L’habillement, les gangs de rue et le Hip Hop. Le 3e billet aborde les pistes de solutions. Le 4e traite du soutien à offrir à l’occasion de la présence de Kent Nagano dans Montréal-Nord. Le 5e billet est la présentation d’un clip du rappeur Général qui témoigne de ce qu’il a vécu à Montréal-Nord.

Commentaires de l’électron libre sur Fredy Villanueva et les émeutes de Montréal-Nord.

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