Des artistes du Québec en Bourgogne

Graffiteur et break-dancers du Québec en Bourgogne

Par Gabriel Alexandre Gosselin Dossier Forum Jeunesse France-Québec 2010, Graffiti

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

Sur son blogue, Raymond Viger en parle depuis quelques mois: 9 artistes québécois issus de la culture hip-hop iront en France au Forum de la Jeunesse de Tonnerre 2010. La chose est maintenant bien réelle et notre équipe journalistique est sur place pour vous informer et commenter ce forum. Joseph Elfassi, de l’UQAM, Estelle Gombaud, de l’Université de Bordeaux 3, ainsi que moi, Gabriel Alexandre Gosselin, journaliste pour Reflet de Société, sommes prêts à couvrir les événements, autant sur ce blogue que sur le blogue officiel du Forum de la Jeunesse de Tonnerre 2010.

Portrait de Tonnerre

Mais à quoi ça rime ce fameux forum? Je vous dresse un portrait :

La municipalité de Tonnerre compte environ 6 000 habitants. La source de revenue principale relève de la viticulture, ce qui signifie que les terres ne sont bonnes à à peu près rien d’autre. Des infrastructures assez importantes et très suffisantes pour les Tonnerrois sont érigées dans la petite ville donnant accès à toute sorte d’activités sportives, à une bibliothèque, à des concerts ou des expositions.

La difficulté aujourd’hui pour les Tonnerrois réside dans le fait que la municipalité est bien équipée, mais que ça coûte certes un peu cher pour le bassin de population concerné. Le manque de possibilités d’emploi en est la principale cause: les citoyens désertent et de ceux qui restent, une part de plus en plus grande dépend de l’aide sociale. Du coup, ces infrastructures ne sont pas suffisamment utilisées et manquent d’entretien. Par exemple, un hospice construit vers le 13e siècle est inutilisé presqu’à longueur d’année sauf pour la foire annuelle.

Récemment, une réalité propre à la région de l’Yonne, territoire de Bourgogne dans lequel se situe la ville de Tonnerre, s’est révélée: les citoyens marchent tête basse, les jeunes manquent de motivation et d’espoir en un avenir possible dans leur localité d’origine. Encore une fois, un obstacle se dresse devant ces jeunes: le train est le seul moyen de quitter la ville pour aller travailler ailleurs. Les heures de départ limitées n’encouragent personne à l’utiliser quotidiennement.

C’est pourquoi Christine Burtin Lauthe, directrice-générale du Centre social de Tonnerre et le maire de Tonnerre, André Fourcade, en sont arrivés à cette solution: créer un forum de la jeunesse pour porter et faire entendre leurs voix, susciter l’engouement dans la région, donner l’énergie et l’inspiration nécessaires pour remettre cette jeunesse sur les rails de l’initiative et de la réussite!

Le rôle des artistes québécois

C’est dans cette optique que Christine Burtin Lauthe a fait venir ces 9 artistes du Café-Graffiti, pour lequel elle a œuvré pendant 4 années à Montréal, de 2002 à 2006. Ainsi, le graffiteur Fluke et les 8 break-dancers Johnny Skywalker, Asian, Bgirl Cheeco, Goldylocks, Prototype, Monstapop, Dingo et Bgirl bounce seront à Tonnerre pour deux semaines d’activités intenses. La première se consacre aux ateliers donnés aux jeunes Tonnerrois; la deuxième semaine veut concrétiser la première avec les performances des artistes québécois et des jeunes qu’ils auront formés. Également au menu, des soirées de débat sur la jeunesse, des prestations d’artistes locaux et bien d’autres.

Pour suivre le Forum de la jeunesse de Tonnerre 2010 et les artistes du Café-Graffiti à travers cette aventure, Estelle, Joseph et moi vous invitons à lire ou regarder nos prochaines apparitions sur le blogue de Raymond Viger, section Forum jeunesse 2010 ou sur le blogue du Centre social de Tonnerre.

Vos commentaires sur le graffer et les break-dancers québécois en Bourgogne

Pour rejoindre les artistes du Café-Graffiti (514) 259-6900

Photos de Murales et fresques urbaines.

Autres textes sur le  Graffiti:

Arpi: Muraliste et designer d’intérieur

Inauguration de la fresque de Fluke avec RFF

Vidéo murale graffiti pour l’agence de communication ID3 (idées aux Cubes)

Murale graffiti, animation de foule, peinture en direct, T-shirt

Mural de Michael Jackson au Festival de Jazz avec les graffiteurs Fluke et Omen

Mural graffiti en direct par Fluke

Fluke pour Oxygen

Video clip graffiti hiphop et breakdance gratuit

Projet graffiti pour Oakley

Graffiti calligraphie El Seed

Le mural Jean Talon

Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde

Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes

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Difficultés d’apprentissage: comment apprendre différemment

Spécial rentrée scolaire – Septembre/octobre 2009

École à la maison, école musulmane, école en milieu autochtone, école spécialisée en musique et cheminement scolaire marqué par la dyslexie, Reflet de Société vous offre pour la rentrée un grand dossier sur l’éducation. Hors des sentiers battus, nous vous invitons à découvrir les 1001 visages de l’école au Québec

Témoignage

Difficultés d’apprentissage: comment apprendre différemment

J’ai toujours été un premier de classe. Je n’ai pas grand mérite, les études ont toujours été faciles pour moi. Ma mère m’avait déjà appris à lire, écrire et compter avant que je ne débute l’école. L’année avant mon entrée au primaire, elle m’a demandé de lui donner un coup de main: sous sa supervision, transmettre à mon jeune frère mes connaissances pour qu’il arrive aux mêmes résultats que moi.

Raymond Viger            Dossier École à la maison

Quand j’ai commencé mon primaire, bien maîtriser les acquis initiaux m’a permis de sauter quelques années et de devancer les programmes d’études. Grâce à l’expérience acquise avec mon frère dans la transmission de connaissances à un autre, je me suis souvent retrouvé assistant de l’enseignant.

Malgré mon jeune âge comparé aux autres élèves, étant plus grand que la moyenne, je me sentais en pleine confiance pour faire la discipline auprès des fortes têtes du groupe. L’intimidation physique ne m’inquiétait pas.

En devenant père de famille, je rêvais de transmettre cette tradition à mes enfants.Mon garçon a eu plus de difficultés. Il apprenait différemment et avait des résultats différents. Je réussissais tout de même à lui enseigner plus facilement que d’autres ce qu’il avait à apprendre.

Mon garçon a vite reçu un diagnostic de trouble de l’apprentissage et a eu recours à des services spécialisés. En découvrant le sens de cette différence et la façon dont il apprenait, je me suis rendu compte que j’avais le même problème! Plusieurs troubles de l’apprentissage ont une forte composante génétique, c’est donc un héritage que j’ai transmis à mon garçon.

Mais comment concilier un trouble de l’apprentissage et être en même temps premier de classe tout au long de son parcours d’étudiant? Comment se fait-il que je n’aie pas eu de difficultés dans mes études et que tout m’ait semblé si facile?

Avoir appris à lire, écrire et compter avant de commencer mon primaire a été un héritage important de ma mère qui m’a permis de vivre différemment mon trouble de l’apprentissage. En débutant l’année scolaire, je regardais ce que nous avions à apprendre. Je faisais la liste des choses que je ne maîtrisais pas et je les apprenais seul avant qu’elles ne soient vues en classe. Quand ce jour-là arrivait, c’était une forme de révision et la matière ne m’inquiétait pas. Ce n’était pas les enseignants qui me disaient quoi étudier ou sur quoi travailler. Je faisais ma propre grille de travail.

Entrer dans la danse

Même avec un trouble de l’apprentissage, je n’ai jamais eu à vivre de «crise» liée au fait d’être limité dans mes actions par cette différence. Jusqu’au jour où j’ai débuté un cours de danse. Contrairement à ma conjointe, pour moi, prendre des cours implique des heures et des heures de pratique pour réussir.

Nous nous entendons sur l’objectif d’avoir du plaisir. On fait du mieux que l’on peut et si on n’a pas le temps de se pratiquer, ce n’est pas grave.

J’arrive dans un domaine complètement inconnu pour moi. Dès le premier cours, je suis dépassé. Je ne comprends rien au premier pas de base que déjà le professeur en montre un 2è! Rendu au 3è, je n’ai toujours rien compris aux 2 premiers, et là, il faut tout enchaîner. C’est la panique dans mon cerveau. Plus rien n’entre, je veux retourner chez moi, tout abandonner…

Pour survivre à cette «crise», je me suis inscrit à une pratique supplémentaire et j’ai dû prendre des leçons privées pour en arriver à rester dans le groupe et persévérer.

Ce cours de danse aura été une belle occasion de vivre ma différence d’apprentissage sous toutes ses formes. Cela m’a permis d’identifier ma façon d’apprendre pour éviter la crise. C’est simple: connaître la matière d’avance.

J’espère que le témoignage que j’apporte ici pourra aider des parents et des jeunes qui vivent cette réalité. Si votre enfant apprend différemment et qu’il n’a pas compris le contenu d’un cours, ce n’est pas la matière passée qui est importante, mais celle à venir. Commencez par vous assurer qu’il la maîtrise avant de la voir en classe. Cela va lui permettre de vivre de petites victoires dans ses cours tout en évitant de vivre une crise, une panique totale.

Quand un jeune qui apprend différemment ne veut plus aller à l’école, ce n’est pas qu’il ne veut pas apprendre. C’est qu’il ne veut pas vivre ce sentiment de panique, d’échec et de crise. Les gens avec des troubles de l’apprentissage apprennent simplement différemment.

Les troubles de l’apprentissage

Les troubles de l’apprentissage ont une origine neurologique. Ils affectent l’apprentissage chez des gens ne souffrant pas de déficience intellectuelle et n’étant pas confrontés à des contraintes sociales, culturelles ou économiques qui les empêcheraient de progresser au même rythme que les autres. Les activités affectées par les troubles de l’apprentissage sont principalement la lecture, l’écriture et le calcul.

Bien que l’on ne puisse pas guérir un trouble de l’apprentissage, il existe différents moyens d’en atténuer les effets, principalement par un apprentissage adapté à la personne atteinte. Il est important pour les gens touchés par ce trouble de bien connaître et d’exprimer ses besoins afin que leur environnement scolaire ou professionnel puisse s’adapter à leur condition.

Les troubles de l’apprentissage les plus connus sont la dyslexie et le trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité.

François Richard

VOS COMMENTAIRES SUR LES PROBLÈMES D’APPRENTISSAGE

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Concert bénéfice pour le Café-Graffiti

orchestre-symphonique-pop-de-montreal-concert-benefice 50 musiciens de l’Orchestre symphonique pop de Montréal nous présenteront un répertoire de musique de films tels que Spiderman, Mission Impossible, James Bond… Sept danseurs de Breakdance seront présents sur scène avec l’orchestre symphonique. Le 28 novembre à 19:30 heures à l’Église St-Jean-Baptiste.

Pour le prix d’un spectacle, vous soutenez un organisme jeune, intense et dynamique. Pour l’achet de vos billets du Concerto aHÉROSol, par téléphone au (514) 256-9000, sur le site Internet de l’organisme ou encore sur le Réseau Admission.Pour plus d’informations sur le concerto en aHÉROSol de l’Orchestre symphonique pop de Montréal.

Trois familles ont fait ce choix

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Trois familles ont fait ce choix

Dossier École à la maison

 L’école à la maison est une réalité difficile à concevoir pour ceux qui ne la vivent pas. C’est pourquoi, dans son dossier sur l’éducation à domicile, Reflet de Société présente 3 portraits illustrant le phénomène: une jeune famille qui prévoit enseigner à la maison, une mère qui a retiré son fils de l’école, ainsi qu’une adolescente de 17 ans qui poursuit au Québec sa 9e année dans le système scolaire américain.

Gabriel Alexandre Gosselin 

1. Entamer l’école à la maisonLa famille d'Esméralda et de Lestat

Comment envisage-t-on l’enseignement à domicile lorsqu’on ne l’a encore jamais reçu ou donné? Pour Geneviève Riffon et Francis Vlayen, jeunes parents dans la mi-vingtaine, l’aventure est déjà entamée avec leur fille Esméralda, âgée de 4  ans et demi, ainsi qu’avec Lestat, qui n’a pas encore 2 ans.

L’apprentissage fait partie de la vie de tous les jours et ne s’apprend pas que dans les manuels scolaires. C’est du moins la philosophie de Geneviève et Francis, qui croient que les mille et une questions qui habitent un jeune enfant ne doivent jamais rester sans réponse. «Ils veulent déjà tout savoir», s’exclame Geneviève, visiblement fière de la curiosité de sa progéniture à tout ce qui l’entoure.

Le projet de Geneviève et Francis en est d’abord un d’expérience familiale, mais le père ne cache pas les mauvais souvenirs qu’il associe à l’école: «En deuxième année, je me faisais battre dans la cour de récréation. J’ai côtoyé la Direction de la Protection de la Jeunesse et les Centres jeunesse. On m’a jeté dans la rue quand j’ai eu 18 ans. Disons que ça m’a aidé à bâtir un regard critique sur l’éducation qu’on donne chez nous et sur ceux qui l’encadrent.»

Conscients des difficultés liées à leur choix, le couple redoute déjà d’avoir à affronter leur commission scolaire ou de vivre leur projet familial dans la clandestinité. «Qu’on ne se le cache pas, c’est une source de stress même à ce stade-ci», remarque Geneviève. Par contre, les deux parents s’entendent pour dire qu’ils n’empêcheraient jamais leurs enfants d’entrer à l’école s’ils en faisaient la demande, chose qui survient souvent à l’adolescence.

Ils sont également conscients des préjugés qui existent sur l’école à la maison, notamment celui selon lequel les enfants sont tenus à l’écart de toute vie sociale. «C’est une idée totalement fausse. On sait qu’il existe des réseaux pour qu’ils rencontrent d’autres jeunes. Puis, comme pour n’importe quel enfant, il y a le voisinage. On n’a jamais fait garder nos enfants, c’est vrai, mais on trouve ça ridicule de les confier à une garderie! On ne veut pas se déresponsabiliser de nos propres enfants», tranche un Francis aux idées claires.

2. Quand la maison remplace l’école… et fait des miracles!

La famille de Cédric

Maren et Christian ont trois enfants. L’aînée, âgée de 15 ans, étudie dans une école privée anglophone unisexe. La seconde, 13 ans, suit un programme sport-études en soccer dans le système public. Si Cédric, le cadet de 9 ans, reçoit aujourd’hui l’école à la maison, c’est parce que ses parents jugeaient cette seule option comme seule valable.

Tout allait bien pour le petit Cédric jusqu’à sa 3e année dans une école privée internationale. «La professeure ne fonctionnait tout simplement pas avec lui», explique en anglais sa mère quadrilingue originaire de Finlande. Aujourd’hui, la décision porte ses fruits. «Je réalise beaucoup de choses depuis qu’on a fait ce choix. Notre vie familiale est plus enrichissante», note-t-elle.

L’ancienne bête noire de Cédric, c’étaient les devoirs. «Cette tâche supplémentaire aux 7 heures de cours par jour lui paraissait inutile. Il avait de la difficulté à suivre le fil de sa charge de travail par manque d’intérêt et ça lui créait des problèmes», explique sa mère. Le garçon a désormais une tout autre conception des devoirs. «J’ai adapté mon enseignement à lui. Par exemple, je le laisse faire ses travaux sur l’ordinateur parce qu’il est plus à l’aise sur un clavier, explique Maren. Avant, il perdait ses soirées sur des devoirs qui ne le motivaient pas. Aujourd’hui, il a du temps libre en soirée, mais il a aussi beaucoup de temps dans la journée s’il travaille bien!»

En plus d’avoir réussi à remettre Cédric sur les rails, l’école à la maison rend son emploi du temps beaucoup plus intéressant. Captivé par la musique, Cédric pratique le piano, la guitare et la batterie. Il aime non seulement jouer de tous ces instruments, mais il compose beaucoup également. Ces nouvelles heures de liberté lui ont permis d’écrire la musique pour une pièce de théâtre à laquelle il a participé.

Maren n’exclut pas que Cédric puisse un jour demander à retourner à l’école, mais elle avoue elle-même avoir appris de cette expérience, «par exemple que l’apprentissage, ce n’est pas juste à l’école que ça se fait».

3. L‘autonomie d’apprendre

Depuis l’âge de 5 ans, Stéphanie (nom fictif) reçoit un enseignement particulier. Élevée jusqu’à l’âge de 12 ans par son père d’origine allemande et sa mère québécoise, elle choisit de poursuivre son éducation à distance dans le système américain. Aujourd’hui, l’adolescente de 17 ans est en 9e année de lycée. Qui lui enseigne? Elle-même!

«C’est sûr, à travers tout ça, j’ai eu des downs. Il y a eu des périodes où je me suis demandé si je ne serais pas mieux à l’école. Quand j’y repense, je sais que j’ai pris la bonne décision en restant dans cette voie.» Stéphanie semble assumer entièrement son choix de vie. «La période où je me questionnais, c’était parce que je n’avançais pas et que je manquais de motivation.» Étant elle-même responsable de son apprentissage, elle fait désormais preuve de beaucoup de maturité face à son éducation. «Cette épreuve m’a donné une force de caractère que je n’aurais jamais acquise autrement. En plus, j’ai dû apprendre à me motiver moi-même et à organiser mon temps.»

Stéphanie trouve aussi beaucoup d’avantages au système scolaire américain, comme une plus grande liberté dans les choix de cours. «Moi, les maths, la science et tout ça, c’est pas trop mon truc. Je trouve ça pratique de pouvoir apprendre en profondeur des matières que j’aime plus. Je ne néglige pas pour autant celles que j’aime moins. J’ai juste pas besoin de les pousser super loin.»

Passionnée par son bénévolat à titre d’étudiante ambassadrice pour Jeunesse J’écoute, où elle affirme avoir rencontré la plupart de ses très bons amis, Stéphanie s’est trouvée une passion pour la psychologie sociale. «L’an prochain, je pourrai choisir des cours dans ce domaine. C’est l’avantage de ma situation.»

Reflet de Société, Vol 18, No. 1, Septembre/Octobre 2009, p. 14-15

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent “Le Choc des Cultures”. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
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Les bébés bilingues apprennent plus vite

Les bébés bilingues apprennent plus vite

(Agence Science-Presse) — Comment les bébés qui grandissent dans un foyer bilingue font-ils pour se débrouiller dans deux langues? Une nouvelle étude révèle qu’ils développent des habiletés cognitives avant même d’apprendre à parler.

Des chercheurs de l’École internationale supérieure d’étude avancée de Trieste, en Italie, ont entraîné 40 enfants âgés de 7 mois, issus de familles unilingues et bilingues, à anticiper une récompense visuelle après avoir reçu un signal verbal.

Lorsque la récompense — l’image d’un chiot — était déplacée sur l’écran d’un ordinateur, les enfants bilingues avaient plus de facilité à la suivre du regard. L’étude suggère qu’il s’agit d’une augmentation des «fonctions exécutives» dans le cerveau, ce qui contribue à acquérir simultanément deux langues.

 

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Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

show_image Extreme Supreme Science
Vidéo VHS, compétition de break-dance.

Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
Vidéo VHS 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
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Lève-tôt ou oiseau de nuit?

Lève-tôt ou oiseau de nuit?

(Agence Science-Presse) – Chacun a ses moments de la journée où il ou elle est plus efficace. Comme cela se traduit par un cerveau plus alerte, une plus grande facilité à mémoriser ou à accomplir des tâches intellectuelles, des neurologues belges et suisses ont «branché» sur des appareils d’imagerie à résonance magnétique, différentes personnes appartenant à différents cycles de la journée.

Les lève-tôt seront déçus d’apprendre qu’après 10 heures de veille, il subsiste moins d’activités dans les zones de leurs cerveaux liées à l’attention, que chez les gens qui préfèrent travailler le soir. Ils sont également moins rapides du côté des tâches qu’on appelle psycho-motrices.

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

show_image Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
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On ne nait pas Mozart

On ne naît pas Mozart…

(Agence Science-Presse) – Des observations du cerveau d’une trentaine d’enfants de six et sept ans, avant et après des leçons de musique d’une durée de 15 mois, révèlent des différences significatives. Assez significatives, écrit Gottfried Schlaug dans The Journal of Neuroscience, pour confirmer qu’on ne naît pas Mozart, on le devient.

Il faut savoir que des études précédentes avaient démontré que les musiciens ont, au sein de leur matière grise, des structures différentes des non-musiciens.

Or, ce que cette nouvelle étude ajoute, c’est que ces différences commencent à se dessiner chez les enfants qui ont suivi ces leçons: les zones de l’audition et de la dextérité manuelle sont déjà plus développées.

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show_image Poésie urbaine. Jours de Nuit. Roberto Mayer. 11,95$

Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

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Des bonnes notes au bout du bâton

Des bonnes notes au bout du bâton

(Agence Science-Presse) – Pour faire avancer un âne, on agite une carotte. Mais qu’est-ce qui motive nos brillants rats d’université? Ils l’avouent à demi-mot: la performance et les bonnes notes prennent souvent le pas sur l’envie d’apprendre.

Telles sont les conclusions des chercheurs d’un laboratoire de psychologie sociale et cognitive, qui ont demandé aux étudiants d’évaluer leurs chances de réussite selon leur comportement.

Si l’esprit de compétition risque de déplaire aux professeurs, les étudiants estiment qu’il vaut mieux faire plaisir à papa en rapportant un bulletin bien garni. Les chercheurs suggèrent que le système d’éducation refasse ses devoirs, sous peine de voir les stratégies superficielles (le «par-cœur», la triche, etc.) continuer de hanter les bancs universitaires.

Certains diplômés mériteraient-ils donc un bonnet d’âne?

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Donner son corps à la science: l’ultime don de soi

Donner son corps à la science, l’ultime don de soi

Dossier vécu et préparé par Luc Dupont

(Agence Science-Presse) «Monsieur Dupont, c’est avec reconnaissance que nous vous faisons parvenir une carte de don de corps, accompagnée d’un dépliant explicatif. […] Veuillez prendre note que votre corps ne pourra être exposé dans un salon funéraire, car l’institution ira le chercher dans les 24 à 48 heures suivant votre décès.»

Dans le dépliant accompagnant cette lettre, envoyée par l’Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale, qui gère le service de don de corps à la science, on m’explique que mon corps, pour être accepté, doit satisfaire à certaines conditions précises: ne pas avoir été embaumé ou autopsié; ne pas avoir été déformé par la maladie; ne pas être celui d’une personne brûlée ou décédée d’une maladie infectieuse. J’apprends aussi qu’après son séjour en faculté, ma dépouille sera inhumée dans un cimetière, sans aucuns frais pour mes proches, ceux-ci ayant même droit à une cérémonie organisée par l’université, en l’honneur des familles des donneurs!

Ne me reste plus qu’à signer et à faire contresigner par deux témoins cette petite carte blanche et plastifiée qui atteste dès lors ma dernière volonté.

Cadavre «frais» ou «fixé»?

«C’est peut-être rare qu’on aille jusqu’à vous demander cela, Dr Désaulniers, mais est-il possible de connaître assez précisément les utilités pédagogiques qu’aura mon corps lorsqu’il se retrouvera entre les mains des jeunes médecins?» Chirurgien de formation et directeur de la division d’anatomie au département de chirurgie de la Faculté de médecine de l’Université Laval, M. Désaulniers a «vu neiger» et même beaucoup, puisque ses premières démonstrations sur cadavres, devant des étudiants, remontent déjà à plus de 20 ans. Il coordonne aujourd’hui la formation des jeunes médecins.

«On garde au laboratoire d’anatomie deux types de corps», dit-il. Le cadavre «frais» et le cadavre «fixé», chacun ayant des vertus pédagogiques différentes.

Le cadavre «fixé» est celui étant parvenu à la faculté dans les normes, c’est-à-dire sans aucune des détériorations biologiques qui disqualifient souvent les corps qu’on a tardé à réfrigérer au moment du décès. Dès son arrivée, le corps fait l’objet d’un processus d’embaumement spécial appelé «imbibition». Pendant trois à cinq mois, les chairs sont plongées dans le formol et le glycérol, deux substances de conservation qui «fixeront» les tissus, c’est-à-dire qui en retarderont la décomposition durant une période pouvant aller jusqu’à cinq ans. «Cette période correspond d’ailleurs au temps maximal d’utilisation des corps par la faculté, la moyenne étant de trois ans», précise le chirurgien. C’est dans cette longue durée de «vie utile» que réside l’immense avantage des cadavres «fixés» par rapport aux cadavres «frais».

Ceux-ci ayant été plus ou moins altérés, ils sont congelés dès leur arrivée à la faculté pour n’être ensuite décongelés – et utilisés – qu’une seule fois. «Ce qui qualifie cependant le cadavre “frais” aux yeux des formateurs et des étudiants, c’est qu’il donne au bout des doigts, un senti, une réaction physiologique se rapprochant assez d’un patient vivant.»

Le tableau de Rembrandt

Et à quel moment de leur formation les apprentis médecins touchent-ils à leur premier cadavre?

«Les étudiants accèdent graduellement aux corps», m’explique le scientifique. En première et en deuxième années, ils assistent, devant des chirurgiens-démonstrateurs, à des séances de dissection, en petits groupes de 8 à 10. «Et si vous me le demandez, je vous dirai que oui cette étape ressemble encore au fameux tableau “Leçon d’anatomie du docteur Tulp” de Rembrandt, qui traduisait si bien ce qui se passait dans les laboratoires du 17e siècle à l’Université de Paris ou de Bologne», raconte le chirurgien.

Ultime exercice de vulgarisation

«Vous me demandiez tantôt les utilités qu’aura votre corps? Eh bien, on peut estimer que chaque corps donné à la médecine aura été vu par 1 500 étudiants au moins. Et si chaque jeune praticien a bien pris soin de remettre en l’état les tissus après chaque séance (entre chaque utilisation, les corps retournent à leur bain de formol), chaque corps pourrait avoir servi, au total, plus de 100 fois.»

Bon… me voilà renseigné. Maintenant, faisons le compte: j’ai aujourd’hui 49 ans. Si j’atteins l’âge que me réserve mon espérance de vie et si mes proches respectent bien mes dernières volontés, bref si tout se passe bien, mon corps deviendra disponible pour sa première leçon d’anatomie dans plus ou moins 30 ans.

Choisir de donner mon corps comme vecteur d’apprentissage aux futurs médecins est, en quelque sorte, pour moi — et c’est ce qui m’a inspiré depuis le début — une opportunité magnifique de témoigner de ma reconnaissance aux nombreux médecins et scientifiques qui, durant toute ma carrière de journaliste, m’ont offert si généreusement temps, explications et patience. Et c’est aussi pour moi — pourquoi pas? — un ultime exercice de vulgarisation scientifique.

 Pour en savoir plus — Le don de corps à la science Selon M. Denis Borgia, responsable jusqu’en 2008 du service de don de corps au gouvernement du Québec, 511 dossiers de personnes décédées (qui avaient fait don de leur corps), furent traités en 2007. De ce nombre, 209 ont vu leur dépouille acceptée par les Facultés de médecine de la province.

Pour plus d’informations, visitez le site Santé et Services sociaux du gouvernement du Québec

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show_imageConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Body painting à l’école de médecine

Body-painting à l’école de médecine

Marine Corniou

(Agence Science-Presse) – Qui a dit qu’art et science ne faisaient pas bon ménage? Pour enseigner l’anatomie, un professeur australien articule ses cours autour… du body-painting.

«Peindre les organes sur un corps est la meilleure manière de rendre l’anatomie vivante», assure Paul McMenamin, de l’Université de Western Australia.

Pénurie de cadavres

En fait, c’est le manque de cadavres destinés à la dissection qui a conduit ce professeur à utiliser le body-painting, moins morbide et plus ludique! Après 4 ans de «peinturages» concluants, Paul McMenamin a publié un article dans le journal Anatomical Sciences Education pour promouvoir cet enseignement original.

«Peindre les muscles, les nerfs ou les organes sur un corps a un impact visuel très fort qui facilite l’apprentissage, explique-t-il. On a l’impression de voir les muscles se contracter ou les poumons se gonfler». En outre, l’exercice aide les élèves à se familiariser avec la palpation d’un patient vivant.

En pratique, les étudiants se mettent deux par deux, l’un faisant figure de peintre et l’autre de modèle. Si 73 % d’entre eux apprécient les sessions, se retrouver en sous-vêtements devant sa classe ne plait pas à tout le monde. «Nous utilisons des salles spéciales pour recréer un environnement très “clinique”, avec un rideau si les filles souhaitent s’isoler», précise toutefois Paul McMenamin. Persuadé de l’efficacité pédagogique du body-painting, il a déjà convaincu d’autres universités, notamment aux États-Unis, de suivre l’exemple. Au Québec, la méthode, jugée trop sensationnaliste par certains professeurs d’anatomie, ne fait pas l’unanimité…

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

show_image Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent “Le Choc des Cultures”. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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