Tricot-graffiti et le militantisme féminin

Des activistes tricottent les rues du Québec

Le tricot-graffiti

Ce jour-là, nous sommes à la terrasse d’un café. L’hiver arrive à grands pas tandis qu’elle est là, assise sur le banc avec son pull en laine. D’un sac en plastique, elle tire une pelote de laine et des aiguilles; notre discussion avance au même rythme que la future écharpe.

Delphine Caubet     Dossiers Culture

tricot graffiti activismeL’activiste a pour alias Tricot pour la paix et souhaite rester anonyme. Vous découvrirez au travers de cette femme une autre forme de graffiti: le tricot-graffiti.

Un art engagé qui n’a rien à envier à son pendant traditionnel.

Être activiste

Malgré son nom de code, Tricot pour la paix n’a pas toujours été une tricoteuse. La passion lui est venue sur le tard, en 2011 pour être précise. À ce moment-là, la jeune femme est à un tournant de sa vie; elle veut s’impliquer davantage dans notre société et faire une différence. À cette époque, elle tricote depuis un peu moins d’un an, pour le plaisir, pour évacuer le stress du travail.

Fin 2011, Montréal (et d’autres villes) est en émoi: le mouvement Occupy ou Occupons Montréal au Québec, fait un siège pour protester contre le capitalisme. «J’étais fascinée par le mouvement. J’y ai fait circuler des informations et du matériel», explique-t-elle. Mais elle voulait surtout lancer des ateliers de tricot pour les militants: «Les gars d’Occupons adoraient l’idée! Ils étaient stressés et l’hiver arrivait; le tricot leur aurait fait du bien, ça aurait permis de diminuer la pression.»

La nouvelle militante avait tout organisé. Elle avait le matériel, l’opportunité et l’envie. L’Histoire suivant son cours, elle ne donnera jamais ces ateliers car le mouvement de Montréal est démantelé, mais une chose émerge: la naissance de Tricot pour la paix.

Tricot pour la paix se fait un nom et ne tarde pas à rejoindre le collectif Villes-Laines, 5 femmes passionnées par les fibres qui participent autant à des événements, autant qu’elles taguent les rues.

Tricoter la politique

«Le tricot interrelie les gens entre eux. Il rend l’activisme doux», lance Tricot pour la paix. Elle, elle enlace des poteaux de laines multicolores et rajoute de la chaleur dans les endroits les plus miteux. Derrière ça, elle veut «changer de paradigme et passer d’un monde peur à un monde d’amour.»

Au moment où nous nous rencontrons, les médias ne parlent que des agressions de femmes dans les taxis montréalais. «Je veux encourager les femmes à prendre possession de la rue. Le street art est très masculin; le tricot c’est une touche de féminité dans nos rues. Je veux rassurer les femmes et les pousser à s’approprier l’espace urbain.»

Pandora, une autre tricot-graffiteuse, a également cette envie d’exposer de la chaleur et de la féminité dans les rues. «La ville, c’est de la vidange pour les yeux», explique la jeune mère. Le tricot-graffiti n’endommage pas le milieu où il se trouve et il se dégrade progressivement et naturellement. «Tout est bio», ponctue Pandora.

Excitationquébec activisme tricot

Et contrairement au graffiti traditionnel, le tricot a une grande différence: c’est un art éphémère. «Et j’adore ça, s’exclame Tricot pour la paix. Ce que je fais, je le donne à la communauté, après il ne m’appartient plus.» Pandora, autre artiste, acquiesce.

Toutes deux voient parfois disparaître leurs œuvres et là, c’est le comble de l’excitation pour ces dames! Quelqu’un l’a pris… c’est le début d’un questionnement pour tenter de comprendre qui et pourquoi.

À Québec se trouve le collectif Colifichet. Ces 4 amies ne se revendiquent pas comme des tricots-graffiteuses; elles sont simplement des tricoteuses.

En avril 2011, des artistes étaient invités à prendre possession d’un arbre. Elles ont choisi d’y tricoter un téléphone qui a été exposé pendant 10 jours. Mais à la fin, surprise! Il a disparu pendant la nuit… «J’ai adoré! Si quelqu’un l’a pris, c’est qu’il apprécie. J’adorais savoir qui c’est», plaisante Dominique, membre du collectif Colifichet.

Militantisme féminin

Le tricot-graffiti c’est l’habillage de monuments ou d’objets de nos rues par des textiles. Mouvement majoritairement féminin, il a atteint son apogée au Québec dans les années 2012-2013.

Ses connotations sont bien souvent féministes, puisqu’il impose dans la rue un art dit domestique pour femmes. Ces artistes peuvent choisir de poser des touches de couleurs qui peuvent passer inaperçues ou bien habiller des symboles; comme Louis Cyr par le magazine féministe Yiara.

Pour ce symbole de la puissance, les 4 universités montréalaises se sont réunies pour l’habiller. «Il représente un symbole masculin très puissant. Il y a un certain plaisir à recouvrir un homme, longtemps reconnu comme le plus fort du monde, de lainage doux et coloré. Cette action n’est pas une critique de Cyr lui-même, mais sur les conceptions stéréotypées du genre», explique Stéphanie Hornstein, rédactrice en chef du magazine.

Passage éclair

Avec Tricot pour la paix, je me joins à un accrochage Cet après-midi là, dans une rue dont les murs sont couverts de graffitis (petits clins d’œil aux artistes de la canette), elle se met en avant, sur un poteau.

«Penses-tu qu’il va rester en place?», lui demandais-je. «J’ai un doute, rit-elle. Je suis pas sûre qu’ils apprécient que je m’impose au milieu d’eux.»

Le contraste est hallucinant. Dans cette rue sombre où le vent froid s’y engouffre, les murs remplis de graffitis, son tricot trône là, interpellant pour le plus grand ravissement.

Cette après-midi-là, le temps est agréable, elle m’emmène sur son précédent champ d’action. En dessous d’une vieille enseigne d’une usine de textile, elle a voulu faire son clin d’œil en y ajoutant ses nouvelles fibres.

Engouement populairetricot pour la paix, activisme

Lorsqu’elle œuvre en solo,Tricot pour la paix agit à l’instinct. Rares sont les fois où elle prépare très à l’avance ses coups. Et si avec le collectif les Villes-Laines il est arrivé que les membres soient rémunérées, lors d’événements où elle est seule, notre tricoteuse agit toujours bénévolement. Et l’accueil des gens  est chaleureux.

Tricot pour la paix est toujours surprise de la variété de personnes faisant du tricot: «Lors de festivals, des motards sont déjà venus nous voir pour nous féliciter et nous dire qu’eux aussi faisaient du tricot.» Dé-mo-cra-tique on vous dit.

Pour elle qui a souffert d’anxiété, le tricot est presque une thérapie: «Ça relaxe énormément et ça t’oblige à accepter tes erreurs.» Ce pour quoi elle donne maintenant des cours à but thérapeutique.

L’initiation au maniement des aiguilles est l’autre plaisir de Tricot pour la paix. Elle a enseigné à des personnes âgées comme aux plus jeunes, et a lancé des événements et des ateliers.

Depuis 2012, elle a donné des cours pour les mères monoparentales, aidé à préparer des Tricothons pour la cause des sans-abris (en partenariat notamment avec l’organisme humanitaire Médecins aux pieds nus) et organisé des rencontres mensuelles de tricot pour tisser des liens et discuter de problématiques de son quartier.

Police attendrie

Que ce soit Tricot pour la paix, Pandora ou le collectif Colifichet, toutes disent avoir un bon accueil par la population et les forces de l’ordre.

Peut-être parce qu’il s’agit d’un art qui n’altère pas durablement son environnement (un coup de ciseau et les œuvres disparaissent), le regard qu’on leur porte est lui aussi différent.

Un art méconnu

Après plusieurs demandes à des graffeurs, le tricot-graffiti semble encore méconnu des artistes de la canette.

Raymond Viger, directeur artistique du Café Graffiti, précise qu’en 22 ans de carrière dans le milieu hip-hop, il n’en a entendu parler qu’une seule fois: lors d’un tour organisé par l’Autre Montréal pour présenter l’art urbain montréalais.

Pour en savoir plus sur cet art activiste et découvrir Tricot pour la paix, rendez-vous sur: tricotpourlapaix.com

Bienfaits du tricot

Les bienfaits du tricot ne sont pas nouveaux, et médecins et psychologues ne tarissent pas d’éloges sur cette activité. L’Association canadienne pour la santé mentale en a d’ailleurs fait un article.

Le tricot, avec ses gestes lents et mesurés, favorise la relaxation et diminue le stress,  tout en permettant de se concentrer sur une tâche précise. Selon l’Association, il aide à maintenir une bonne santé mentale. D’ailleurs, l’ancien gardien de but des Canadiens de Montréal, Jacques Plante, a raconté qu’il tricotait avant ses matchs.

En 2014, la Société Alzheimer a fait une campagne sur le thème du tricot-graffiti. Le tricot, en plus de symboliser le diagnostic (le fil) qui relie à la vie, a aussi servi de source de financement pour l’organisme. Tous étaient appelés à tricoter un myosotis qui était vendu au profit de la Société Alzheimer du Canada.

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Bistro le Ste-Cath

bistro restaurant resto bonne bouffe où manger est montréalUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

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Valeur des enfants; miroir des parents

Vie de guide touristique

La confrontation de valeurs et de populations

J’exerce le métier de guide touristique depuis presque 8 ans. Je fais des circuits guidés dans un site historique du Vieux-Montréal et l’été, à l’occasion, je fais des visites thématiques de quartier.

Annie Dion-Clément dossiers Culture, Éducation

valeurs enfants parents sociétéCe que j’aime de ce travail c’est qu’il m’apporte beaucoup sur le plan humain. Je rencontre des gens de différents pays, de toutes les classes sociales et de tous les âges. Ces rencontres me nourrissent et me font réfléchir aux valeurs que je respecte. Parfois, certaines rencontres peuvent m’amuser ou me troubler. Ce fut le cas l’été dernier, lors d’une visite du Vieux-Montréal, avec de jeunes enfants de niveau scolaire.

La question qui tue

Dans le gazon en mangeant une crème glacée, je discutais avec les petits lorsqu’une fillette de 8 ans me demanda:

«Est-ce que t’as une voiture Madame?»

Je lui répondis que non je n’en avais pas parce que vivant à Montréal et habitant à proximité de mon lieu de travail ce n’était pas nécessaire.

Elle poursuivit en disant:

«As-tu une maison?»

Non, je ne possède pas de maison. En ville, il n’est pas nécessaire d’avoir une maison. Il y a des immeubles à appartements ou des logements où on peut vivre.

«T’as quel âge?»

J’ai 31 ans.

«Wow, t’as pas l’air de ça! Ma mère a 30 ans et elle a deux enfants. Est-ce que t’as des enfants?»

Non.

«Est-ce que t’as un mari?»

Non et je ne suis pas certaine d’en vouloir un!

Elle lèche son bol de crème glacée d’un air songeur en me regardant et en ajoutant:

«Tu as les dents croches.»

Silencieuse, je pensais, oui, j’ai les dents légèrement croches depuis mon adolescence.

Sans avoir eu le temps de lui répondre, elle me dit:

«Les itinérants ont les dents croches aussi! Est-ce que t’es pauvre?»

Suis-je pauvre? C’est une excellente question! Je ne crois pas lui répondis-je.

Question de point de vue

Même si je n’ai pas de maison, pas de voiture, ni d’enfant et de mari et que j’ai les dents un peu croches, je me considère riche en exerçant un métier que j’adore, en m’impliquant bénévolement dans des projets créatifs passionnants, en ayant fait des études en histoire de l’art et en tourisme, en vivant dans un petit appartement, en voyageant régulièrement et en étant entouré de gens vrais. C’est là que je vois ma richesse!

Avec ses grands yeux, la fillette me fixa et demeura surprise de cette réponse. Elle mit fin à notre conversation abruptement pour retourner jouer avec ses amis.

L’équation que la fillette faisait entre l’apparence des choses et la pauvreté me stupéfiait. C’était probablement ses parents qui lui avaient transmis ce regard sur les autres. Ayant été élevé dans un milieu modeste à Montréal, je n’avais pas les mêmes valeurs.

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Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
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bistro@le-ste-cath.com

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Inuits: les jeunes étudient à Montréal

Changer sa communauté

Portraits de jeunes Inuits

Par une belle journée d’automne, ça rentre et ça sort dans tous les sens au Cégep Marie-Victorin à Montréal. Dans l’un des bâtiments, des jeunes femmes sortent en trombe des salles de classe tout en plaisantant et discutant. Je tends l’oreille pour comprendre ce qu’il se dit, mais la langue m’échappe complètement. À tel point que je suis incapable d’en reconnaître l’origine. Je me dirige vers mon lieu de rendez-vous, et l’un d’entre eux est là à m’attendre.

Delphine Caubet dossiers ÉducationAutochtone.

Cégep Marie-Victorin étude Inuits

Un peu mal à l’aise, il me serre la main et échange quelques mots en inuktitut avec un ami. Lui, c’est Daniel et on va passer l’après-midi ensemble avec 3 de ses collègues pour comprendre la réalité d’un jeune du Nunavik qui a quitté sa communauté pour étudier.

On m’avait prévenue: la culture inuite est une culture de taiseux, et qui plus est mon accent français n’aide pas à la communication. Mais Daniel et Igulik, l’une de ses acolytes, sont bien entourés par 3 membres de la commission scolaire Kativik (commission scolaire du Nunavik administrée pour et par les Inuits).

Profil

Daniel est au Cégep Marie-Victorin depuis août 2013 où il a terminé son année d’intégration-adaptation. Âgé de 22 ans, s’il est encore indécis sur le cursus qu’il choisira, il est bien décidé à terminer le Cégep. Avec un léger rire, il m’explique que d’après lui, «on n’est pas tout seul dans l’univers». S’il ne finira pas nécessairement explorateur de l’espace, le jeune homme a un clair penchant pour les sciences. Dans un mélange de français et d’anglais, il me raconte avec humour comment il travaille sa troisième langue, le français, grâce à des séries télévisées telles que Les parents, qu’il adore.

À côté de lui se trouve Igulik. Jeune femme de 23 ans plutôt timide, elle a un objectif clair: terminer sa technique d’éducation à l’enfance et peut-être rester à Montréal. Il faut dire qu’elle a été à bonne école; sa mère étant directrice de garderie à Kangiqsualujjuaq, Igulik a déjà travaillé auprès de ce jeune public et sait qu’elle aime ça. L’éducation, la famille a ça dans le sang!

C’est à ce moment qu’arrivent en trombe Anita et Jeannie. Micro tempête à langue bien pendue, Anita et Jeannie se refusent dans un premier temps à faire l’entrevue. Une pause de 10 minutes et une cigarette plus tard, elles reviennent d’elles-mêmes auprès de Daniel et Igulik.

Contrairement à leurs camarades, Anita et Jeannie sont très bavardes: «On doit même les faire taire en classe», plaisante Marie-Hélène, conseillère aux élèves.

Si l’un de ces jeunes devait incarner la volonté, ce serait Jeannie. À seulement 17 ans, elle dit être venue à Marie-Victorin pour accomplir des choses et être différente. Il faut dire que malgré son jeune âge, Jeannie en met plein les yeux. «Moi, je mets sur mon CV qu’elle a été mon élève», s’amuse Jacques, conseiller aux élèves.

Il faut dire que la jeune femme a remporté 2 prix pendant l’expo-sciences pancanadienne 2014 pour la construction d’un système de luminothérapie. Rien que ça. Lorsque je lui demande comment lui est venue l’idée, sa réponse est simple: «J’ai demandé à mon professeur ce qui me ferait gagner, et il m’a dit un système de luminothérapie.» C’est dit, c’est fait.

Grâce à quoi, elle est partie un mois en Israël faire un stage d’archéologie supervisé par des scientifiques. La jeune femme originaire de Salluit s’est retrouvée dans la chaleur d’une zone de guerre à dater des os en laboratoire. Les clichés sur les Inuits en prennent un coup.
À sa gauche se trouve Anita. Du haut de ses 19 ans, elle semble la plus mature du groupe. Et pour cause, j’apprends quelques minutes plus tard qu’elle a un enfant de 2 ans et qu’elle étudie pour être éducatrice spécialisée en protection de la jeunesse.

Anita, jeune femme au caractère bien trempé, a établi un plan pour son avenir: prochainement son conjoint ramènera son enfant à Kangiqsualujjuaq pour qu’il soit élevé par sa mère le temps qu’elle termine ses études. Après quoi, elle les rejoindra et fera changer les choses dans sa communauté. Tout un plan.

Vie étudiante

Nunavik quitter communauté

Étudier à Montréal n’est pas nouveau pour Anita. La jeune mère avait déjà fait une première tentative, mais avait arrêté. «C’était trop dur», explique-t-elle. Si le retard scolaire n’aide pas, l’éloignement de leur communauté finit par en décourager certains.

Mais une fois sur place, dans les résidences du Cégep, chacun doit trouver son équilibre. Daniel est monsieur sociabilité, et depuis plus d’un an à Montréal, il s’est fait des amis de différentes cultures. En tant que jeune homme d’une vingtaine d’années, il plaisante sur les soirées qu’il a passées au centre -ville avec ses amis, où après avoir manqué la fermeture du métro, ils ont dû attendre jusque 6h du matin pour pouvoir rentrer. Raconté sur le ton plaisanterie, le jeune homme apprécie cette liberté, même si elle entraîne des difficultés.

Pendant cet après-midi, Daniel répète plusieurs fois avec humour et fatalisme que le plus dur pour lui est de se lever le matin. À Marie-Victorin, on doit être à l’heure en cours, et il n’y a plus de parents pour aider avec les petites choses du quotidien.

Igulik, qui a essentiellement des amis Inuits, mise sur la solidarité entre membres. Et pour cuisiner, rien de mieux que de le faire entre copines! Les repas sont généralement basiques (les spaghettis en sont un élément clé), et il faut gérer le porte-monnaie.

Lorsque je leur demande ce qu’ils souhaiteraient voir améliorer, ils convergent tous vers un point: la nourriture traditionnelle! Trois de nos quatres jeunes acolytes souhaitent rester à Montréal après leurs études, mais le country food leur manque cruellement. Mais point positif qui leur remonte le moral: les prix! C’est leur réponse spontanée quant aux avantages de la métropole.

Espoir

Daniel, Igulik, Jeannie et Anita sont l’avenir de leur communauté, chacun dans la voie qu’ils choisiront. Leurs conseillers au Cégep, Marie-Hélène et Jacques, parlent de cette quinzaine de jeunes chaque année comme la crème de la crème.

Leur retard scolaire et les difficultés linguistiques sont parmi les plus gros handicaps qu’ils doivent surmonter, mais certains d’entre eux s’accrochent. Et pour ceux qui décrochent, ils bénéficient de cette expérience sur le plan personnel et professionnel pour trouver du travail dans leur communauté.
D’après leurs intervenants, environ 80% d’entre eux repartiraient dans leur village, et seule une faible minorité resterait à Montréal.

Marie-Hélène ponctue cet après-midi en m’expliquant que la plupart de ces jeunes sont là pour aider leur communauté. À noter que ces pionniers sont bien souvent des pionnières avec une large majorité féminine. Une chose est certaine, ce n’est pas la volonté et la résilience qui manque à ces jeunes gens.

D’ici quelques années, peut-être pourra-t-on retrouver Daniel Adams tête dirigeante en recherche de vie extraterrestre, Igulik Emudluk reprendre la garderie de sa mère à Kangiqsualujjuaq au côté de sa petite sœur qui lui manque tant. Non loin de là se trouverait Anita Annanack qui élèverait son fils tout en aidant les jeunes les plus récalcitrants à accepter une main tendue. La jeune femme s’est d’ailleurs taillée une bonne réputation dans ce domaine. Enfin, Jeannie Kakayuk après l’archéologie en Israël poursuivrait ses aventures scientifiques. Et qui sait, peut-être sera-t-elle la complice de Daniel dans ses recherches spatiales.

Vous noterez que je laisse mon imagination s’emballer quant à l’avenir de ces 4 jeunes Inuits, mais après tout, ils ont réussi le plus difficile en venant étudier à Marie-Victorin. Alors pourquoi ne pas leur donner le temps de ces quelques lignes un avenir extraordinaire à l’image du parcours qu’ils ont déjà effectué.

Le retard scolaire au Nunavik

Michel Pruneau est conseiller pédagogique responsable du programme d’exploration et d’intégration pour la commission scolaire Kativik au Cégep Marie-Victorin.

Selon lui, le retard scolaire des Inuits s’expliquerait par la culture et la tradition orale de ces peuples. La réalité scolaire est un phénomène nouveau pour eux, et elle n’occupe pas la même place dans leur esprit. L’école n’est simplement pas en haut des priorités. S’ajoute à cela une culture qui donne à l’enfant sa propre sagesse et qui lui impose peu de choses.

Généralement, les jeunes Inuits ont d’excellentes capacités en anglais (voire meilleures que dans le reste du Québec), mais le français est la discipline qu’ils leur fait le plus défaut. Avant d’entrer au Cégep, la plupart d’entre eux font une année de précollégial (ou préCégep) pour se mettre à niveau. Ceux allant au Cégep Marie-Victorin font une année d’exploration et d’intégration avant de commencer le programme de leur choix.

Marie-Victorin accueille entre 10 et 15 nouveaux Inuits chaque année.

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Montréal et son réseau cyclable

Vélo à Montréal

Vélorues: la méthode Ferrandez en question

Le maire de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal, Luc Ferrandez, a annoncé une série de mesures visant à améliorer le réseau cyclable au début du mois de juin 2014. Si l’intention est louable, sa façon de faire n’est pas du goût de tout le monde.

Éléonore Genolhac dossiers  Ville de Montréal,Politique

Vélo Montréal cycliste accident protectionL’arrondissement du Plateau Mont-Royal est celui où la pratique du vélo comme mode de transport est la plus répandue. Selon l’étude sur les ménages de 2011 de Statistique Canada, 11,6% de ses habitants utilise le vélo pour se rendre à leur travail quotidiennement. Un chiffre qui n’a de cesse d’augmenter et qui ne va pas sans poser de problèmes.

Vélorues

Les cyclistes du Plateau sont aujourd’hui trop nombreux pour les infrastructures en place. Certaines pistes cyclables, notamment celle longeant la rue Brébeuf, se retrouvent saturées aux heures de pointe. Et la cohabitation avec les voitures devient elle-aussi délicate.

Luc Ferrandez a décidé de prendre le taureau par les cornes en annonçant la création de vélorues dans son arrondissement. Il affirme lors de cette conférence de presse que «si nous n’arrivons pas à implanter ces mesures ou à réduire le nombre de morts et de blessés sur nos rues, ça voudra dire que nous sommes inutiles et moi, je vais offrir ma démission.»

Ces «nouvelles» rues donneront la priorité aux bicyclettes et aux piétons sur les véhicules motorisés. Le but est de fluidifier le trafic de certaines pistes cyclables et de permettre aux vélos de rouler en toute sécurité, loin des artères jugées dangereuses. La création de ces vélorues s’accompagnera d’une réduction de la vitesse à 30km/h dans les rues et à 40km/h sur les grandes artères du Plateau.

Effet d’annonce

Annoncé en grandes pompes lors d’une conférence de presse, certains acteurs du Plateau déplorent néanmoins «un effet d’annonce». «On nous Effet annonce nouvelles rues annonce en trombe la création de ces vélorues, mais on ne sait pas ce que ça va donner dans les faits. M. Ferrandez ne nous donne pas de détails. C’est cavalier de sa part» déclare un des membres de l’Association des commerçants et des résidents du Plateau Mont-Royal qui préfère garder l’anonymat, se disant victime d’intimidation de la part de certains membres du parti de M. Ferrandez.

Le Plateau Mont-Royal doit maintenant travailler avec la ville centre (Montréal) pour la mise en œuvre de ce projet. Car si l’arrondissement peut décider de réaliser des aménagements de la vitesse, le développement du réseau cyclable quant à lui relève de la compétence de Montréal, comme le souligne Marc Jolicoeur, directeur de la recherche chez VéloQuebec.

C’est là que le bât blesse pour certains qui reprochent à l’équipe de M. Ferrandez de mettre la charrue avant les bœufs: «on nous rapporte quelque chose qui n’est même pas travaillé», continue ce représentant.

Manque de concertationVélorues, Ferrandez, Plateau Mont-Royal

Ce n’est pas le seul grief qui est adressé à l’équipe municipale: «Personne n’a été consulté avant que M. Ferrandez ne donne cette conférence de presse, pas même les services d’urgence», affirme le membre de l’Association des commerçants et des résidents du Plateau Mont-Royal.

Interrogé sur le sujet, le service des Pompiers nuance quelque peu ces propos. Si l’arrondissement n’avait effectivement pas échangé avec eux avant de présenter cette série de mesures, il semble que le contact soit maintenant établi: «le Service de sécurité incendie de Montréal a été mis au courant des projets de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal dernièrement. Il faut rappeler que ces mesures ne sont pas encore instaurées» nous confiait Mélanie Drouin, chargée de communication du Service de sécurité incendie de Montréal.

Elle ajoute: «nous sommes en attente d’un retour de l’arrondissement quant à une future rencontre ainsi que pour tout document relatif au projet. Nous devrions donc être amenés à contribuer au projet afin d’évaluer tous les impacts en tenant compte de notre réalité opérationnelle et législative.»

Argument que reprend Michel Tongay, chargé de communication à la mairie du Plateau Mont-Royal: «Nous en sommes encore au tout début du projet. Il est encore trop tôt pour la concertation. Il va falloir maintenant voir avec la ville centre pour son implantation.»

Si l’intention de l’équipe Ferrandez est louable par son innovation, l’idée des vélorues n’est encore qu’un projet et elle laisse perplexe sur sa mise en pratique.

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Décès de la chanteuse Lhasa de Sela; les Français pointent du doigt Louis Lacroix du 93,3 à Québec

Décès de la chanteuse Lhasa de Sela

les Français pointent du doigt Louis Lacroix du 93,3 à Québec

Raymond Viger   Dossier CultureMédias et publication et Internet,  Francophonie

fm-93-quebec-radio-louis-lacroix Mercredi matin, je me retrouve sur un site français que je fréquente régulièrement. Scoopeo.com. Je remarque le titre d’un billet de mon ami Vincent Didier: La mort de Lhasa annoncée par une radio canadienne. Ayant déjà donné mon opinion sur le polémique de l’utilisation de Twitter et Facebook lors du décès Lhasa de Sela, je ne pouvais pas résister à l’envie d’aller voir ce que Vincent Didier voulait nous dire.

La France souligne nos bêtises radiophoniques

Vincent Didier avait fait un lien sur les commentaires que Louis Lacroix avait fait sur le 93,3 à Québec. J’ai été outré par ce que j’ai entendu. Je voulais commenter sur la pitoyable et scandaleuse performance de Louis Lacroix et de ses collègues en onde avec lui. Le temps me manquant, ce n’est que jeudi soir que je peux y revenir. Entre-temps, plusieurs blogueurs se sont chargés de régler le cas de Louis Lacroix; Patrick Lagacé et Cécile Gladel pour n’en nommer que deux.

93,3 FM se retire des ondes

La station 93,3 a retiré des ondes le reportage de Louis Lacroix. Le lien sur le billet de Vincent Didier ainsi que Cécile Gradel ne fonctionne plus. D’un côté, je suis content que l’émission ait été retiré, parce que c’était d’un indécence totale. De l’autre, c’est dommage qu’on ne puisse plus présenter Louis Lacroix sous son vrai jour.

Entre Louis Lacroix de Québec et les blogueurs de Montréal, certains osent parler d’une guerre Montréal-Québec. Désolé pour ceux qui peuvent penser cela. C’est un français, Vincent Didier (de France pas juste francophone) qui a souligné:

C’est un peu honteux non ? FM93 Québec.

Et c’est une belge, Wizzil qui a commentée:

Quel plouc, ce commentateur… no comment

Fini la guerre Montréal-Québec. Avec la venue de l’Internet et des blogues, quand on dit une connerie à Québec, c’est le monde entier qui l’entend et qui peut en juger. Malheureusement, c’est le pays tout entier qui se fait taxer, indépendamment que nous soyons de Montréal ou de Québec.

Moi qui lisait des blogues européens pour oublier les petites chicanes du Québec!

Notre ami Charles Messier qui avait fait le montage a mis les commentaires de Louis Lacroix concernant le décès de Lhasa de Sela sur Youtube dont voici le lien direct:

Billet de Patrick Lagacé, Cécile Gladel et de Vncent Didier.

Excuses de Louis Lacroix dans le Soleil. Je vais rapporter cette nouvelle à mes amis Européens!

VOS COMMENTAIRES SUR DÉCÈS DE  LHASA DE SELA, LOUIS LACROIX ET 93,3.

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Concerto en aHÉROSol, un spectacle haut en couleur

Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

Spectacle hip hop au Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo)

Concerto en aHÉROSol, un spectacle haut en couleur

orchestre symphonique pop de montréal OSPM breakdance graffiti hiphop concerto en ahérosol

Avec tout le tapage viral qui a été fait sur le Concerto en aHÉROSol, je ne pouvais pas terminer cet événement sans vous en faire un retour.

Les breakdancers ont tripé fort d’avoir la chance de partager la scène de l’Église St-Jean Baptiste avec l’Orchestre symphonique pop de Montréal. Le public a été charmé par le mix orchestre symphonique et art urbain.

Breakdance et orchestre symphonique

Dès la générale, la veille de l’événement, je voyais l’impact que l’Église St-Jean Baptiste et l’orchestre symphonique faisait sur l’équipe de breakdancers. En les regardant, je savais que le spectacle serait un succès.

La Matrice, orchestre symphonique et Breakdancing

Félicitations à la chorégraphe Cindy Goldylocks Macauliffe qui a fait une excellente chorégraphie sur la musique du film La Matrice. Félicitations aux breakdancers Bboy Victor Vicious Sono, Johnny Skywalker Bien-Aimé, Patrick Prototype Jean-Charles, Ricky Bowtox Saint-Jusna, Sandy Sunday Béland, Yan Asyan Fradette et Joe-Danny Dingo Aurelien.

Graffiti et Église Saint-Jean Baptiste

Côté graffiti et décoration de l’église, pour être honnête, les 10 toiles qui avaient servi à habiller les vitrines de la Maison Simons, paraissaient toute petite malgré leur 10 pieds de longueur et l’éclairage personnalisé qui tentait de les mettre en évidence. Elle est grande et haute l’Église St-Jean Baptiste. Nous avions installé 12 autres toiles graffiti pour accompagner les 10 premières. Un total de 22 toiles grand format, en plus des 2 toiles accompagnant l’écran géant. Pas encore assez pour donner l’impact que j’aurais espéré.

Merci à tous les graffiteurs qui ont participé à l’événement; Zeck, Rodz One, Arpi, Fluke, Hérézy, Axe, Fléo, Deake…

Guillaume Girard sur scène

Le comédien Guillaume Girard a bien rempli son rôle d’animateur. La veille il a fait le tour des artistes et artisans du concert. Tel un journaliste, il faisait consciencieusement ses entrevues pour préparer son animation. Un vrai professionnel qui a été à la hauteur de la commande.

Merci à toute l’équipe de Reflet de Société qui s’impliqué et mouillé dans ce spectacle: Lyne Déry, Johanne Bélanger, Mélissa Tuttle, Juan Carlo Sanchez (créateur du logo aHÉROSol, bande annonce et montage vidéo), Daniel Lauzon, Louis-Félix Blanchet, Sylvain Marchand, Annie Viger, Vanessa Yelle, Tanya Fortin, Sylvie Parent, Michel Caron, Mélissa-Jade Caron, Antoine Malouin  ainsi que les amis et parents de plusieurs de ceux-ci.

Un gros merci à toute l’équipe qui m’a secondé (et soutenu) dans la réalisation de ce spectacle avec l’Orchestre symphonique pop de Montréal: Laurent Verville, Pierre Gagnon, Johanne Pelletier, François Ranger de Sonorisation Ranger et Anthony Ranger à la programmation de l’écran géant.

Un merci spécial à la co-directrice de l’organisme, Danielle Simard qui en a travaillé tout un coup pour ce concert.

Juan est en train de terminer le montage du vidéo des breakdancers avec la musique du film La Matrice. Je devrais pouvoir vous présenter le tout dans le courant de la semaine prochaine.

Au plaisir de vous présenter le clou de la soirée!

P.S. Grégory Charles n’est pas venu nous visiter. Sniff! Sniff!

VOS COMMENTAIRES SUR CONCERTO EN AHÉROSOL SPECTACLE HAUT EN COULEUR.

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Exposition et vernissage du collectif Traces multiples

Exposition et vernissage du collectif Traces multiples

Raymond Viger          Dossier Culture, Hip-hop, Graffiti

Vendredi le 11 décembre, au Café-Graffiti, le collectif artistique Traces multiples vous invite à un vernissage à compter de 18:00 heures. Ils seront présents au Café-Graffiti du 11 au 18 décembre. Pour informations, www.cafegraffiti.net (514) 259-6900.

vernissage traces multiples collectif artistique the group traces multiples

Liste des artistes présents à l’exposition:

  • Baudhuin Léa. – Canada
  • Bressan Emmanuelle. – Québec. Canada
  • Bressan Pauline. – Québec. Canada
  • Bussière Margot. – Québec.Canada
  • Campillo Marcia. – Canada/Mexique
  • Collet Jean-Claude. – Canada/ Suisse
  • De Jesus Nicolas. – Mexique
  • Deshaies Jacques.- Québec/Canada
  • Deza Enrique. – Argentina
  • Gallegos Elsa. – Canada/Mexique
  • Gonzalez « Che » – Canada/El Salvador
  • González Katia. – Canada/Mexique
  • Hernandez Carolina.-Canada/Mexique
  • Hernandez de Coll, Alicia-Venezuela
  • Hutt Krista. – Québec. Canada
  • Labbé André. – Québec. Canada
  • Navarro Carlos. – Canada/Mexique
  • Olivera Hector. – Canada/Uruguay
  • Pablo Mateo. – Canada/Guatemala
  • Ramírez Osvaldo. – Canada/El Salvador
  • Rios Romeo. – Canada/Guatemala
  • Rochefort Dominique. – Canada/France
  • Sorto Miguel. – Canadien/Honduras
  • Torres Elsy. – Canada /Colombia
  • Valiente Vladimir. – Canada / El Salvador
  • Vela Lesvia. – Canada/Guatemala
  • Vásquez Dora. – Canada/GuatemalaVOS COMMENTAIRES SUR LE VERNISSAGE DU COLLECTIF ARTISTIQUE TRACES MULTIPLES.

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