Michael Phelps, les Jeux Olympiques, la natation et la préparation

Michael Phelps, les Jeux Olympiques, la natation et la préparation

Isabelle Burgun – Agence Science-Presse  Dossier Jeux Olympiques.

Le champion du monde de natation Michael Phelps paraît imbattable. Figurant parmi les dix meilleurs athlètes des Jeux olympiques 2008, il possède une forme physique exceptionnelle et… un mental gagnant!

« La manière dont l’athlète aborde la compétition fait souvent toute la différence. Est-ce pour lui une menace ou un défi? Pour gagner, il importe d’avoir la tête claire et d’être bien préparé mentalement », soutient Wayne Halliwell, professeur au Département de kinésiologie de l’Université de Montréal.

Consultant auprès de nombreux athlètes d’élite, le Pr Halliwell travaille cette année à la préparation mentale et la motivation de nageurs de l’équipe olympique canadienne, tels Mathieu Bois, Andrew Hurd, Victoria Poon et Geneviève Saumur.

Volet important du support à l’athlète, la préparation mentale s’avère tout aussi indispensable pour décrocher une médaille que la préparation physique. En fait, les deux sont indissociables.

Comme un poisson dans l’eau

Il faut au départ prendre conscience des exigences des tâches propres à la discipline sportive. « Pour la natation, ce sera un bon départ, une grande fluidité pour les entrées et les sorties de l’eau et un virage efficace. Ce sera différent pour le sprint ou le ski acrobatique », relève le Pr Halliwell.

Championne des bosses féminines aux Jeux Olympiques de Turin en 2006, la skieuse acrobatique Jennifer Heil possède aujourd’hui un mental de fer. C’est beaucoup grâce à la préparation du Pr Halliwell. « Je l’ai aidé à se concentrer, par des mots-clés, et aussi à éliminer du stress lié à la compétition », explique-t-il.

Quatre principales techniques forment la préparation mentale : concentration, respiration, discours interne et visualisation. Pour améliorer sa concentration, l’athlète peut ainsi travailler sa présence dans l’eau et le processus. Il va ainsi visualiser des tronçons de course (50 m, 100 m, etc.) en laissant de côté la technique.

Des mots-clés, générés par ses sensations (fluide, léger, efficace…), vont l’aider à se concentrer sur le moment présent. « Nager doit devenir naturel et automatique. L’athlète doit se concentrer sur ses sensations dans l’eau et cultiver sa confiance en lui », explique le spécialiste en psychologie sportive.

Il faut apprendre à ne pas focaliser sur la médaille, écarter les problèmes et se sentir confiant. Cet exercice prend toutefois des mois, voire des années, de préparation selon la personnalité du sportif.

Seul face à lui-même

Ces habiletés mentales se développent plus ou moins facilement selon l’athlète. Une question de tempérament, mais aussi… de sexe! La préparation mentale serait plus aisée pour les filles. « Elles sont généralement plus sensibles et à l’écoute de leur corps. Le travail devient alors facile », relève l’entraîneur.

Écoute, rencontres et témoignages d’anciens champions, différentes méthodes aident à bâtir le plan de préparation propre au sportif. Membre d’une équipe, son sentiment d’appartenance contribue aussi à garder un mental gagnant (support, ressources, expériences).

Si le sentiment de collectivité joue un rôle crucial pour les sports d’équipe — où il importe alors de développer un bon niveau de cohésion sociale — ce n’est pas le cas en individuel. Le niveau d’autonomie élève le stress. « C’est plus exigeant. L’athlète se sent plus responsable d’un succès ou d’un échec », relève M. Halliwell.

Lorsque résonne le signal, l’athlète doit pourtant se jeter à l’eau. Il compose alors avec la somme de ses préparations physique et mentale. La compétition constitue l’accomplissement du processus. « C’est la règle des 3 P : planification, préparation et performance. On doit lui avoir permis de réaliser l’athlète qu’il est », soutient l’entraîneur. Et les futurs médaillés seront ceux qui n’en doutent plus!

Référence :

Coming up for air. Bruce Arthur, National Post

http://www.nationalpost.com/scripts/story.html?id=9497bf46-e2be-4ae5-a0ff-7a800c90582c&k=18283

A framework of mental toughness in the world’s best performers.

The Sport Psychologist. Jones. Hanton. Connaughton.

http://www.humankinetics.com/tsp/viewarticle.cfm?aid=8472

Page web de Wayne Halliwell

http://www.kinesio.umontreal.ca/departement_bref/Pages_Professeur/halliwell_wayne.htm

Canadian Society of Sport Psychology

http://www.scapps.org/

 Les Jeux olympiques de Vancouver veulent-ils discréditer le graffiti?

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Famille nature – Jouer dehors au Québec, Michel Lebœuf

Famille nature – Jouer dehors au Québec, Michel Lebœuf

Isabelle Burgun Chronique de livre

(Agence Science-Presse) – Avec le retour du beau temps, les fourmis nous chatouillent les jambes et, tout comme les enfants, nous avons le goût de mettre le nez dehors. Pour varier les destinations et les activités, rien de tel qu’un guide d’excursions nature pour toute la famille.

Bien sûr, l’idée n’est pas nouvelle – il existe plein de livres sur le sujet — et avec internet, pourquoi acheter un autre ouvrage qui risque de sommeiller sur la banquette arrière de l’auto? Pour mettre un peu de sciences dans ces journées de congé et renouveler ses sorties en bonne compagnie.

Le vulgarisateur et biologiste Michel Lebœuf est un ornithologue passionné et un amoureux des arbres qui connaît la nature comme le fond de sa poche et pose sur elle un regard toujours curieux.

Que ce soit à l’autre bout de la province ou derrière chez soi, l’auteur propose ainsi d’aller à la rencontre des géants de la forêt (arbres et écorces), de découvrir la salamandre ou le monde mystérieux de l’étang. Les 200 sites naturels recensés deviendront autant de terrains de jeux.

Famille nature – Jouer dehors au Québec par Michel Lebœuf, Éditions Michel Quintin, 2008, 29,95$ http://www.sciencepresse.qc.ca/node/18032

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Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

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Le secret pour être riche et célèbre

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Contrôle de l’appétit, dépendance à la nourriture, perte de poids et rester mince

Contrôle de l’appétit, dépendance à la nourriture, perte de poids et rester mince

Isabelle Burgun

Agence Science-Presse. Dossier Anorexie

Une simple image de gâteau au chocolat vous fait saliver au point de ne plus pouvoir penser à autre chose? Si c’est le cas, c’est que votre cerveau fonctionnerait, en ce moment précis, comme celui d’une personne dépendante, prétend une récente étude québécoise publiée en couverture de l’édition de mai de Cell Metabolism.

À qui la faute? Au ghrelin ! Cette « hormone de la faim » produirait d’importantes modulations dans les zones du cerveau responsable de l’appétit. « Elle jouerait un rôle très important pour ceux qui éprouvent de la difficulté à perdre du poids », soutient même le neurologue Alain Dagher.

L’hormone métamorphoserait ainsi les personnes affamées en véritables « junkies » de la nourriture. Produite par l’estomac, cette hormone circule dans le sang et agit, par le biais de récepteurs, sur les cellules du cerveau. « Ces récepteurs sont présents dans l’hypothalamus, qui est le centre de contrôle de la prise de nourriture, et sur les neurones de dopamine, qui jouent un rôle important dans le sentiment de récompense », explique le chercheur.

Miam ! Miam !

Quand vous arpentez affamé les rayons de votre supermarché, la nourriture vous paraît plus attirante. Votre hormone — en plein travail à ce moment — doit vraisemblablement permettre à l’organisme de constituer des réserves. Cette stratégie très utile en période de disette devient inutile alors qu’à chaque coin de rue les dépanneurs et autres magasins regorgent de nourriture. Ce serait même néfaste pour votre organisme.

« Ghrelin est un puissant stimulant de l’appétit. Nous voulions vérifier son rôle dans l’acte de manger sans contrôle », confirme le chercheur. Pour parvenir à comprendre comment on devient « accro » à la bouffe, les chercheurs ont administré cette hormone par intraveineuse à des volontaires tandis qu’ils regardaient des images de gâteaux et autres douceurs. Et les images ne trompent pas, la réponse neurale aux photos de nourriture augmente fortement au sein de différentes régions du cerveau.

Ce qui ne surprend guère le spécialiste des troubles de la motricité et de l’imagerie du fonctionnement du cerveau de l’Université McGill qui fait de la recherche sur les dépendances depuis quelques années. Selon lui, cette hormone de la faim joue un rôle important dans la surcharge de poids. Agir sur cette hormone en la bloquant pourrait fournir une nouvelle piste pour le traitement de l’obésité.

Pour en savoir plus

L’article paru dans Cell Metabolism
http://www.cellmetabolism.org/content/article/abstract?uid=PIIS1550413108000788

La page web du chercheur Alain Dagher
http://www2.bic.mni.mcgill.ca/research/people/faculty/profile_aladag000

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Pétrole et crise énergétique

Pétrole et crise énergétique

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Présent dans notre vie sous diverses manières — en commençant par la voiture, des composés au carburant, jusqu’aux routes sur lesquelles elle roule —, il est difficile de faire l’impasse sur le pétrole, ce combustible fossile qui donne des produits dérivés aussi divers que des solvants, de la vaseline ou encore des engrais.

Des livres sur le pétrole et la crise énergétique, il y en a beaucoup, mais peu issus du Québec et s’adressant spécifiquement à sa population. Aujourd’hui, Normand Mousseau, professeur au département de physique de l’Université de Montréal, apporte son regard sur le sujet avec la publication de son premier ouvrage Au bout du pétrole: Tout ce que vous devez savoir sur la crise énergétique.

ASP — Comment avez-vous eu l’idée d’écrire un livre sur le pétrole?

Normand Mousseau — J’ai lu de nombreux livres sur le sujet qui ne répondaient pas à mes questions, de plus aucun ne présentait la perspective canadienne et québécoise. J’ai tenté d’offrir une analyse plus fine en répondant à des questions précises dans une perspective plus globale avec la présentation des autres combustibles et des alternatives notamment. J’ai découvert que le principal problème n’est pas qu’il n’y ait plus de pétrole, mais que la production commence à chuter de manière irrémédiable et ne permet plus de réponde à la demande planétaire qui ne cesse d’augmenter. Que va-t-on réussir à extraire dans 100 ans, 5 % de ce que l’on extrait aujourd’hui? C’est un problème urgent et tout le monde doit s’ajuster!

ASP — Quel intérêt y avez-vous trouvé, à la fois comme physicien et comme vulgarisateur?

NM — Vulgariser permet d’aller derrière l’emballage et d’approfondir le sujet. Il y avait de nombreuses questions non traitées au sein de mes lectures, au-delà des questions économiques, que j’avais envie de creuser. Comme physicien, je suis habitué à chercher la réalité derrière les choses.

ASP — Vous avez d’abord décidé, comme le témoigne le premier chapitre de votre livre, d’y voir plus clair dans les chiffres…

NM — Comprendre les chiffres, c’est important. En 1985, les données montraient qu’il nous restait 40 ans de pétrole. En dépit d’une consommation qui s’accroit rapidement depuis 20 ans, le niveau des réserves a également augmenté de plus de 60 % depuis le milieu des années 80 ce qui fait qu’il resterait toujours 40 ans de pétrole! C’est fantastique, non? Si l’on annonçait un comportement similaire dans une publication scientifique, où la consommation et la découverte de nouveau gisement s’équilibrent de manière à assurer 40 ans de réserve année après année, personne ne me croirait. Comme scientifique, les chiffres ne m’énervent pas alors je peux analyser les données officielles et relever, sans hésitation, les incongruités. Je n’ai rien à perdre ou à gagner. Cela me permet d’avoir un regard indépendant sur la question.

ASP — Les 2/3 de la production de pétrole servent à alimenter le transport. Revoir cette consommation règlerait-elle une partie du problème?

NM — Le transport est un point central pour deux raisons. Il touche les gens au quotidien dans leurs déplacements, dans le prix des matières de base (plastique, etc.), mais tout changement majeur demande aussi un investissement massif et long (jusqu’à 50 ans) dans les infrastructures. Par exemple, le pont de l’autoroute 25 entre Montréal et Laval [attendu pour 2011] possèdera un tablier traversant la rivière des Prairies sans qu’il y ait de voie d’autobus ou de train, de piste cyclable ou encore de trottoir. Alors que dans 30 ans, le prix du pétrole risque d’être très élevé, le trafic sur ce pont se fera rare. Il n’est pas adapté aux besoins futurs; sans compter qu’avec les PPP (partenariat public privé), on risque de le payer deux fois.

ASP — Lorsque l’on parle de pétrole, on pense tout de suite à notre dépendance. Un bon exemple est l’agriculture…

NM — Ce sont surtout les pays en voie de développement qui risquent, du côté des denrées alimentaires, de souffrir de la situation de la hausse du pétrole. Si les prix sont multipliés par deux et que les familles consacrent 75 % de leurs revenus en alimentation — contrairement à 15 % pour les pays occidentaux —, cela conduit droit dans un mur. Dans la conjoncture actuelle, la production d’éthanol est une aberration dans les pays du sud, car une grande partie des terres agricoles sont ainsi détournées de l’agriculture destinée à nourrir la population.

ASP — Les réserves non conventionnelles de pétrole, tels les sables bitumineux, offrent-elles un espoir?

NM — L’exploitation des sables bitumineux est plus compliquée que l’on pense et s’avère dramatique pour l’environnement en raison de la pollution et de la dévastation écologique que cela va entraîner. L’Alberta manque aussi d’eau et cette exploitation consomme déjà 7 % de ressources aquatiques de la province, sans compter les dommages qu’elle risque d’entraîner aux nappes phréatiques. Les pétrolières produisent environ 1,2 million de barils de pétrole par jour à partir des sables bitumineux. Avec les problèmes que je viens de mentionner, il est peu probable que la production puisse augmenter encore de manière significative. Donc oui, les réserves non conventionnelles permettront de produire du pétrole encore longtemps, mais elles ne pourront compenser la diminution de la production de pétrole conventionnel.

ASP — On parle beaucoup de la diminution des réserves moins de l’exploitation du pétrole et de ses problèmes. Faisons-nous trop confiance à la science pour trouver des solutions?

NM — Nous sommes aveugles. Sans compter que nous n’investissons pas tant que ça dans la recherche de solutions alternatives. Les États-Unis se tournent vers le charbon, un autre combustible fossile. Le public fait effectivement trop confiance à la science… Développer une technologie ne se fait pas en criant  » lapin « , cela nécessite 10-15 ans de recherche en laboratoire, des investissements et une mise au point de la technologie qui peut prendre une trentaine d’années.

ASP — Avez-vous eu des surprises en écrivant ce livre?

NM — Je reste surpris par l’imminence du problème. C’est pour demain et personne ne fait rien. C’est épouvantable. Cela dépasse les gestes et les interventions individuels. Il est temps de faire pression sur les politiciens pour amorcer des solutions et investir dans les infrastructures facilitant les transports en commun, notamment le train. En prenant exemple sur la ville de Paris et son  » vélo libre  » ou les villes de Hollande où tout est accessible grâce aux pistes cyclables. Personnellement, j’ai investi dans une Smart et l’été, je circule en vélo!

Normand Mousseau est aussi titulaire de la Chaire de recherche du Canada en physique numérique des matériaux complexes. Il se passionne pour la vulgarisation et collabore d’ailleurs depuis deux ans et demi au blogue de physique de l’Agence Science Presse.

Au bout du pétrole/Tout ce que vous devez savoir sur la crise énergétique, Normand Mousseau, Éditions MultiMondes, 2008, 156 pages, 24,95 $

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La vie utile des arbres morts

LA VIE UTILE DES ARBRES MORTS

Par Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Lorsqu’un arbre meurt, ce n’est pas la fin. Au contraire, voilà que commence une seconde vie presque aussi féconde que la première. Une réalité dont il faut tenir compte pour maintenir la bodiversité de la forêt mâture.

 » Le bois mort n’a pas qu’une valeur commerciale. Habitat pour de nombreux oiseaux, nourriture pour les insectes, etc., il est tout sauf mort « , annonce le professeur au département de sciences biologiques de l’UQAM, Pierre Drapeau. L’écologiste dirige depuis dix ans un corpus de recherches et de connaissances sur le bois mort.

C’est en effectuant des relevés d’oiseaux dans de très anciennes forêts québécoises que Pierre Drapeau a mis en évidence l’importance du bois mort.  » C’est un habitat que fréquente les oiseaux mais aussi les petits mammifères comme l’écureuil ou la martre d’Amérique « , souligne ce membre actif du Centre d’étude sur la Forêt (CEF) et de la Chaire industrielle en aménagement forestier durable.

Mourir debout

Cette vie  » après la mort  » varie d’une essence à l’autre. Dans sa thèse de doctorat sur la  » Dynamique des arbres morts en forêt boréale « , Virginie-Arielle Angers s’est penchée sur la dégradation de quatre espèces de notre forêt: l’épinette noire, le pin gris, le sapin baumier et le peuplier faux-tremble.

Quelle est leur longévité? Combien de temps restent-ils debout mais aussi se dégradent-ils?  » On connaît bien peu de choses sur la destinée des arbres « , rappelle la jeune chercheuse qui s’est attelée à dresser des courbes de  » survie  » et de dégradation.

En prélevant des galettes d’arbres morts et en les sablant, l’étudiante a fait ressortir les cernes de croissance lui permettant de retracer les dernières années de vie de l’arbre (dendrochronologie).

Elle a également établi la  » mi-vie « , c.-à-d, le temps qu’il faut à l’arbre mort pour chuter. Il faut en moyenne 15 ans à l’épinette noire et au peuplier faux-tremble, contre 18 ans au sapin baumier et 24 ans au pin gris. Plus l’arbre tarde à tomber, plus il retarde sa décomposition.  » Ce  » bois frais « , qu’on on appelle le jeune bois mort, offre une plus longue disponibilité d’habitat et de nourriture », explique Virginie-Arielle Angers.

Cette longue longévité du pin gris –jusqu’à plus de 38 ans au sein de vieux peuplements !- et son moindre pourrissement lui donne donc une valeur ajoutée au sein de l’écosystème forestier.

Bois mort utile

Cette ingénieure forestier de formation a passé un an dans les forêts suédoises où l’aménagement y est plus intensif qu’ici. Ce qui engendre beaucoup de problèmes au niveau de la biodiversité.  » Il ne fallait rien perdre ni gaspiller. De nombreuses espèces (oiseaux, insectes…) associées au bois mort ont vu leur population chuter de près du tiers, se retrouvant sur la liste rouge des espèces menacées » raconte la jeune chercheuse.

Un problème que l’on retrouve ici, dans le Nord-Ouest canadien avec la disparition annoncée de la chouette tachetée du Nord, l’emblème de la conservation des vieilles forêts. En raison du recul de son habitat, il ne resterait plus que 22 individus au Canada –contre 200 en 1991 (1)- ce qui la classe aujourd’hui dans la liste des espèces en voie de disparition.

Aujourd’hui, la Suède révise ses pratiques. Et certains pays, comme la Finlande, cherchent à  » fabriquer du bois mort  » -étêtant les arbres ou en les annelant- pour laisser des arbres de 4-5 mètres sur pieds dans les zones de coupes disponibles pour leur seconde vie.

Ici, le Pr Drapeau participe activement au comité de travail sur la gestion des forêts du Ministère des ressources naturelles du Québec qui vise à établir des lignes d’aménagement dynamique des forêts matures. Sur deux fronts –écologie animale et fonction biologique du bois mort- il y défend l’importance de conserver une portion de forêt mature.

Combien d’arbres morts sont-ils nécesaires à la vie de la forêt ?  » Le piège serait de donner un chiffre. Le bois est un système dynamique. Pour maintenir des arbres morts, il faut des arbres vivants « , sanctionne Pierre Drapeau. Et l’écologiste estime à 25-30% la portion de forêt mâture à conserver.

Abri et garde-manger

Plus d’une centaine d’espèces dépendent du bois mort pour nicher, s’abriter ou encore manger. Parmi elles, le pic à dos noir a développé une spécialisation pour chercher les larves de longicornes dans les arbres morts en abondance dans les secteurs d’incendie. Les feux sont l’une des grandes sources de mortalité des arbres de la forêt boréale. Perdant leur défenses chimiques, ils conservent toutefois leurs propriétés nutritives et leur rôle fonctionnel pour les vertébrés.(1) Communiqué d’Environnement Canada à propos de la protection de la chouette tachetée du Nord.

Référence:

http://www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=714D9AAE-1&news=A898C06C-C205-44E3-B9A2-CACF42F573B5

Les pages du Pr Pierre Drapeau : http://www.bio.uqam.ca/professeurs/drapeau_p.htm

http://web2.uqat.uquebec.ca/cafd/chercheurs/drapeau/pdrapeauF.asp

La page de Virginie-Arielle Angers : http://www.cef-cfr.ca/index.php?n=Membres.VirginieArielleAngers

Centre d’étude sur la Forêt (CEF) http://www.cef-cfr.ca/

Chaire en aménagement forestier durable : http://web2.uqat.uquebec.ca/cafd/

Baleines à bosses, petits rorquals et cétacés en péril

Baleines à bosses, petits rorquals et cétacés en péril

Isabelle Burgun

 

(Agence Science-Presse) – L’appétit des baleines revient annuellement sur la table de la Commission baleinière internationale. Accusés par le Japon notamment d’être responsables du déclin des stocks mondiaux de poissons, ces cétacés sont au cœur d’enjeux politiques. Assistera-t-on au retour de la chasse à la baleine?

 » Les gens voient ça de manière simpliste : un prédateur = baisse des prises de poissons. Dans la réalité, ce n’est pas aussi évident à prouver surtout que la présence des baleines peut être aussi bénéfique pour le maintien de certaines espèces « , explique Lyne Morissette, boursière postdoctorale à l’Arizona State University et travaillant en collaboration avec l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER).

La chercheuse donnait récemment une conférence au Musée-UQAR sur  » L’étude des écosystèmes au service des enjeux politiques mondiaux: l’exemple de la chasse à la baleine « . Elle collabore au projet Whales eat fish des chercheurs Leah Gerber de l’Arizona State University et Kristin Kaschner de l’Université de St. Andrews en Grande Bretagne.

Actuellement, les baleines sont protégées par le moratoire signé en 1986 qui interdit la chasse commerciale. Pourtant, près de 935 cétacés — 850 petits rorquals, 50 rorquals communs et 50 baleines à bosses — font l’objet de la  » chasse scientifique  » du Japon, dans le cadre d’un programme visant à les étudier (JARPA). L’Islande et la Norvège pratiquent encore la chasse à la baleine, ainsi que les autochtones de différentes régions.

Le retour de la chasse à la baleine?

 

Dans ses travaux de recherche, Lyne Morissette explore les impacts possibles — à l’aide de simulations informatiques — d’une importante pêche commise par ces cétacés.  » Il n’y a, pour l’instant, aucun effet d’une chasse intensive des baleines sur la biomasse « , soutient la chercheuse.

Pourtant, la problématique baleines versus pêcherie revient régulièrement dans les discussions visant à réhabiliter la chasse à la baleine. Elle est même le point central de discussion de la Commission baleinière internationale (IWC) pour établir les quotas de la chasse scientifique.

Un argument contestable, pense Lyne Morissette, car jusqu’à présent il n’y avait jamais eu d’étude sur le sujet.  » Cet argument [du déclin des poissons dû aux baleines] n’est pas basé sur des connaissances scientifiques. Pour la plupart des chercheurs, c’est une aberration évidente, ce qui explique le manque d’argent alloué jusqu’à présent pour le démontrer « , affirme la chercheuse.

Pourtant le Japon, favorable au retour de la chasse à la baleine, s’est fait des alliés. Des pays de la côte nord de l’Afrique (Mali), les îles Salomon (Océanie) ou encore l’île de la Dominique (Pacifique), appuient aujourd’hui le retour de cette chasse.

 » Il existe trois zones de conflits politiques dans des zones de reproduction des baleines. Pourtant durant la période de reproduction, elles ne s’alimentent pas « , tranche la Rimouskoise qui avoue avoir dû se plonger dans des eaux inconnues, celles de la politique internationale. Elle participera en juin prochain à la Commission baleinière internationale — la 60e édition se déroule du 23 au 27 juin à Santiago au Chili — plus exactement à la rencontre préliminaire du comité scientifique où elle présentera les avancées de son projet.  

 
 

Référence

International Whaling Commission (IWC): http://www.iwcoffice.org/

Petite biographie de Lyne Morissette:    http://www.fisheries.ubc.ca/students/lmorissette/

Examining the Impacts of Whales on Commercial Fisheries

, projet de recherche du Lenfest Ocean Program (July 2007 – April 2009) de Leah Gerber, Lyne Morissette et Kristin Kaschner :

http://www.lenfestocean.org/Gerber.Whales.summary.pdf

Le site Baleines en direct: http://www.baleinesendirect.net/index.html

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Journée internationale de la Terre

Journée internationale de la Terre Isabelle Burgun

Agence Science Presse, dossier réchauffement de la planète.

Irremplaçable maison de l’humanité, la Terre sera célébrée le 22 avril prochain par la Journée internationale de la Terre. Cette journée particulière s’inscrit au sein d’une Année internationale qui lui est dévouée.

Pour souligner cette journée, l’Agence Science-Presse a rejoint : Michel Jébrak, professeur au département des Sciences de la Terre et de l’atmosphère de l’UQAM et représentant du Québec au comité canadien pour l’Année Internationale de la planète Terre proclamée en 2008 par l’UNESCO.

ASP — Pourquoi avez-vous accepté d’être le représentant du Québec pour l’Année internationale de la planète Terre ?
Michel Jébrak — Tout simplement parce que je souhaite sensibiliser tout le monde aux grands enjeux de notre planète… on n’en a pas de rechange ! Pour la journée du 22 avril, le Canada s’est choisi cinq thèmes qui dessinent la Terre: environnement, eau, énergie, ressources et risques naturels.

ASP — Les sciences de la Terre sont un vaste chapeau qui regroupe plusieurs disciplines, comment nous touchent-elles dans notre quotidien?

MJ — Le logo de l’Année internationale représente les différentes zones de notre planète:

– Rouge pour la planète profonde, qui nous affecte par ses mouvements (séismes, tsunamis, volcans) et nous fournit ses ressources non renouvelables. C’est le domaine de la géologie, de la géodynamique;

– Bleu pour l’océan et ses richesses, ses courants qui gouvernement les pêches; c’est le domaine de l’océanographie;

– Bleu clair pour l’atmosphère, avec les changements climatiques, la météo;

– Vert pour la vie.

Nous sommes les enfants de la Terre, et cela nous touche tous les jours.

ASP — Dans quels domaines scientifiques le Canada et le Québec possèdent-ils de l’expertise?

MJ — Le Canada a une très bonne expertise dans plusieurs grands domaines, tels que :

— Les ressources minérales. Nous sommes un grand pays producteur de quantité de métaux de base (nickel, cuivre, etc.) et précieux (or et platine), de produits minéraux, de pétrole, d’uranium et même de diamants — le 3e producteur mondial!

— L’environnement, en particulier dans le domaine des l’étude des lacs, aussi bien naturels que des barrages. Le Canada possède le tiers des ressources en eau douce de la planète; nous travaillons beaucoup à les préserver.

— La datation des roches : nous avons les meilleurs laboratoires du monde dont le GEOTOP à l’UQAM.

— Les changements climatiques, avec par exemple le centre Ouranos à Montréal.

ASP — Quelle est la contribution canadienne à l’avancement des sciences de la Terre et ses principales recherches actuelles?

MJ — Il est difficile de résumer en quelques lignes les travaux de toute une communauté. Savez-vous par exemple que les plus vieilles roches du monde ont été découvertes au Québec? Que la connaissance du passé récent, le Quaternaire, y est l’une des plus avancée du monde? Qu’un réseau de senseurs ausculte en permanence le fond du Pacifique au large de Victoria?

ASP — Quels sont les principaux enjeux et défis des sciences de la Terre?

MJ — On manque terriblement de géologues et de personnel à tous les niveaux; on s’arrache les étudiants alors qu’ils ont à peine fini leurs études… et les salaires n’ont jamais été aussi bons. Le problème, c’est que ça prend du temps à former un géologue, au moins trois ans, et l’on en a besoin maintenant.
ASP — On parle souvent d’épuisement des ressources. Quelle est la situation au Canada?

MJ – Le Canada a des ressources immenses, mais il a négligé de les renouveler il y a une dizaine d’années. Ce qui fait que plusieurs mines importantes ont fermé et que la production a parfois baissé. Les découvertes actuelles laissent penser que nous rétablissons la situation. Il faut comprendre que la notion de ressources dépend du prix; quand les prix sont élevés, comme aujourd’hui, on peut exploiter beaucoup plus de ressources et mieux les gérer sur tous les plans.

ASP — Pensons-nous également économie durable en matière d’exploitation? Existe-t-il un virage vert?

MJ — Oui, très net, mais pas encore assez rapide. Les compagnies font des efforts; par exemple, des compagnies québécoises ont créé un fond pour nettoyer le Nord-du-Québec des déchets laissés par d’autres compagnies il y a longtemps. Il faut poursuivre cet effort et l’accélérer. Et il faut aussi responsabiliser l’ensemble du public en terme de gaspillage, de recyclage ainsi que de comportement économe d’énergie et de ressources.

Pour en savoir plus

22 avril, Journée internationale de la Terre :

http://ww2.earthday.net

2008, Année internationale de la planète Terre :

http://www.iypecanada.org

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Stress, burn out et travail

Stress, burn out et travail Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Près d’un travailleur québécois sur quatre aurait connu un épisode dans les dernières années, selon l’Ordre des psychologues du Québec. Alors que l’épuisement professionnel poursuit sa progression, une équipe de recherche de l’Université de Sherbrooke vient de mettre en place un programme de prévention au burn-out passant par l’autoformation.

« Nous travaillons avec les personnes pour les aider à changer ce qui pourrait causer un burn-out, comme la difficulté à s’affirmer ou le manque de contrôle sur l’environnement », explique Catherine Boulé du Groupe de recherche sur l’épuisement professionnel (GREP). Ce programme d’autoformation repose sur différents modules de lectures et d’exercices pratiques ainsi que sur l’accompagnement. Ils abordent des thématiques telles que l’exténuation, le désengagement au travail et la gestion du stress. Et cela, en amont de l’intervention. Un rapport des meilleures pratiques d’intervention était d’ailleurs paru l’an dernier (voir: Lorsque le travail stresse: http://www.sciencepresse.qc.ca/node/16913

Stress au travail

À ne pas confondre avec la dépression, l’épuisement professionnel s’avère orienté vers le travail. Manque de motivation, lourdeurs des tâches, le burn-out résulte d’un stress chronique produit par l’activité professionnelle. La dépression afficherait des troubles de l’humeur plus généralisés dans toutes les sphères d’activité. Bien que cela puisse déborder dans la vie familiale. « C’est parfois difficile à distinguer, la vie peut être teintée de noir, mais cela reste généralement plus orienté vers le travail », convient Catherine Boulé.

Comment prendre l’épuisement professionnel à bras le corps avant qu’il fasse des ravages et laisse le travailleur sur le carreau? Cela passe d’abord par une meilleure connaissance de soi, pense l’étudiante au doctorat en psychologie clinique. Les personnes perfectionnistes et anxieuses seraient plus sujettes au stress. Et donc de bons candidats au burn-out. « Une personne bien adaptée connaît ses limites. Mais la technologie et la volonté de performance peuvent augmenter la charge de travail de l’employé », rappelle la chercheuse.

Les modules d’autoformation fournissent également une liste de trucs pour ne pas se faire envahir par son travail ou le surmenage : délimiter le temps sur internet, éviter les longues conversations, etc.

Ciblant des personnes, dans la région de Sherbrooke, qui ne vivent pas actuellement de l’épuisement professionnel, la sollicitation et le recrutement des participants pour tester ce nouvel outil ne s’avèrent pas si faciles. « Les personnes attendent souvent d’être en burn-out pour aller consulter », soutient l’étudiante.

Pour en savoir plus

Groupe de recherche sur l’épuisement professionnel (GREP) :

http://www.usherbrooke.ca/psychologie

http://www.usherbrooke.ca/psychologie

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