Decroissance et developpement durable: utopie bourgeoise ou realite ecologique?

Décroissance et développement durable: utopie bourgeoise ou réalité écologique?

Robin Drevet

Le terme de décroissance est venu ces dernières années concurrencer férocement la question du développement durable.

Qu’en est il aujourd’hui ? Quels sont les enjeux de ces deux modèles économiques dit respectueux de l’environnement ? Sont ils viables dans le contexte actuel d’extrême pauvreté de certains pays ?

Pour répondre à toutes ces questions, il est nécessaire de s’interroger sur la définition même et l’origine de ces concepts.

Un développement durable insoutenable ?

Le développement durable est la première fois énoncée par la ministre de l’environnement norvégienne Gro Harlem Bruntland en 1987 dans un rapport qui porte son nom.

Ce rapport définit alors que le développement durable est «un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.» Évidemment cela reste vague bien que ce principe est devenu le filin conducteur des politiques environnementales mais aussi économiques adoptées par diverses instances internationales ou nationales durant la dernière décennie.

La directive la plus connue est le protocole de Kyoto ratifié par 172 pays à l’exception notable des États-Unis (bien que nous pouvons espérer un changement de cap de la nouvelle administration Obama). Ce sommet a permis d’engager des mesures concrètes en ce qui concerne la baisse d’émission des gaz à effet de serre obligeant les pays signataires à diminuer ces émissions.

Mais ce protocole est plein de défauts venant autant du système qui l’a instauré que ceux qui tentent de l’appliquer. Lorsque l’on évoque le système, on pense au capitalisme et en particulier à la mondialisation et au libre-échange. En effet Kyoto permet à chaque pays de disposer d’un permis de polluer basé sur sa population et sa part de production dans le commerce mondial, mais là où se pose un problème, c’est la possibilité de revendre ou d’acheter ces dits permis entrainant un commerce de la pollution réduisant à néant les limites imposées. À cela s’ajoute le fait que l’on demande le même effort à un pays occidental développé type Union Européenne, qu’à un pays en voie de développement type pays d’Afrique Noire. Seulement leurs capacités sont bien différentes, l’un vit tandis que l’autre survit, l’un se soucie de son avenir pendant que l’autre affronte le présent.

Pour le moment le développement durable et parfois dit soutenable ne l’est pas pour tous, car ce concept fut créé sans concertation et sans tenir compte des réalités de la planète, et l’on ne peut pas nous demander de faire passer la planète de manière prioritaire tant que tous les hommes ne sont pas capable de subvenir à leurs besoins essentiels (nourriture, eau, logement, soin, alphabétisation…).

La décroissance, faut il faire passer la planète avant l’être humain?

Dans une perspective bien différente et avec des moyens autres, la théorie de la décroissance prend de plus en plus de place dans le débat public.

À la base, cette théorie économique est développée par Nicholas Georgescu-Roegen, homme politique roumain et universitaire. La base est une contestation de l’idée que la croissance économique pourrait être durable en raison de la raréfaction des ressources naturelles, et des dommages sur le climat et l’écosystème.

Cette théorie a surtout été reprise par des mouvements proches de l’extrême-gauche ou par des organismes comme Attac. Se dire de la décroissance revient à se battre contre le système lui-même puisque nous évoluons dans une société productiviste qui vise toujours un meilleur rendement au moindre coût.

Les théories économiques restent souvent à l’état abstrait avec une forte difficulté de démonstration mais si l’on y regarde de plus près toutes les conditions pour arriver à une décroissance sont réunies, épuisement du pétrole mais aussi du gaz, du charbon, du cuivre, du nickel ou du cobalt. Or sans ces ressources, les principales industries mondiales (automobiles, acier, construction…) sont vouées à produire moins s’ils s’adaptent ou à disparaître s’ils restent sur la même lignée de production.

Malheureusement, encore une fois, les partisans de cette perspective économique oublient que tous les êtres humains ne peuvent pas ralentir leur production, que nous vivons dans un monde où la croissance est le leitmotiv de toute économie qu’elle soit capitaliste ou socialiste, et bien que certains pays, comme le Brésil, sont parvenus à diversifier leur production dans un but de préservation des ressources (la production d’éthanol par exemple), de nombreux pays d’Afrique ne disposent ni du climat, ni de la formation adéquate pour se lancer dans de telles diversifications.

La décroissance est une belle utopie, qui si on veut qu’elle fonctionne, doit être faite de façon globale et donc que les pays dits riches soient en mesure de supporter leur propre baisse de production et celles de leur voisin moins développé. Et je crois que tout le monde peut s’accorder à dire que l’altruisme n’est pas la ligne directrice des pays développés.

La crise économique est liée d’une certaine façon à la crise écologique et la réponse qui doit être donnée ne peut être que globale, et non pas localisée. C’est l’occasion de refonder un système qui pour le moment ne favorise ni l’Homme, ni la planète. La réunion du G20 à Londres n’a finalement été qu’une mascarade où l’on a joué le jeu du politiquement correct avec la liste dévoilée des paradis fiscaux, ou les aides données au Fonds Monétaire Internationales qui continuera d’appliquer des politiques d’ajustement typiquement occidentales dans des pays qui ne le sont pas.

Vos commentaires sur ce texte

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Comment la science peut résoudre la crise financière

Comment la science peut résoudre la crise financière

(Agence Science-Presse) – Il n’y a pas que les politiciens qui parlent de réformer le capitalisme. Pour un nombre croissant d’experts, réformer le capitalisme est la seule façon de sauver… la Terre. Engloutir d’autres centaines de milliards de dollars n’est pas la solution.

Halte à la croissance

Sous le titre sombre «Comment notre économie tue la Terre», le New Scientist lance un «halte à la croissance» en des termes plus savants et plus élaborés que l’appel du même nom, il y a des décennies.

Sa démonstration, diront les écologistes, relève du gros bon sens: la consommation de ressources de notre planète augmente plus vite que ce que la planète peut supporter. Cela ne peut donc pas continuer indéfiniment.

Sauf qu’alors que le discours écologiste propose traditionnellement de réduire nos émissions de CO2 ou d’adopter un mode de vie plus durable, ce sont là des efforts futiles, disent de plus en plus d’experts de divers milieux (dont d’autres écologistes). Aussi longtemps que notre système économique sera fondé sur le dogme d’une croissance perpétuelle, nous serons condamnés. «La croissance est, pour la plupart des économistes, aussi essentielle que l’air que nous respirons», ironise le journaliste du New Scientist, et c’est de ce dogme dont il faut se départir, si nous voulons vraiment sauvegarder notre planète. Il est temps de bannir le dieu de la croissance, renchérit l’éditorial.

Les experts scientifiques contre la croissance économique

Parmi ces experts, Herman Daly, le père de l’enviro-économie, Gus Speth, qui fut conseiller à l’environnement du président américain Jimmy Carter (un conseiller à l’environnement à la Maison-Blanche dans les années 1970!) ou l’économiste britannique Andrew Simms qui s’en prend à un mythe: celui selon lequel la croissance serait la seule façon d’éliminer la pauvreté.

Considérez, écrivait ce dernier dans The Guardian, «qu’il a fallu aux États-Unis et à la Grande-Bretagne seulement une semaine pour laisser tomber des décennies de pratiques économiques bien établies afin de sauver le système financier… Nous devrions nous demander pourquoi il faut plus de temps pour sauver la planète de son réchauffement galopant.»

Pas facile, en effet, d’en convaincre les politiciens, concède le vulgarisateur et activiste canadien David Suzuki. Un appel à la décroissance, ça se glisse mal dans un programme électoral…

Produire plus avec moins

Mais «halte à la croissance» n’est pas synonyme d’âge des ténèbres, insiste Herman Daly. L’innovation technologique peut nous permettre de tirer davantage des ressources que nous avons — autrement dit, produire plus avec moins.

En soi, ce n’est pas une idée hérétique du tout: John Stuart Mill, un des fondateurs des études économiques classiques, écrivait en 1848 dans ses Principes d’économie politique, qu’une fois les objectifs de la croissance économique atteints, une économie «stationnaire» pourrait voir le jour, davantage dévolue à l’amélioration des conditions de vie, de la culture, de la morale, plutôt qu’à l’accumulation de richesses.

L’économie moderne, et par extension la politique moderne rejette cette idée comme utopique et naïve.

Mais la destruction des écosystèmes depuis 20 ans, assortie de l’épuisement des ressources pétrolières et à présent de la crise financière, rend cette idée plus difficile à balayer du revers de la main.

Pour en savoir plus

Comment notre économie tue la Terre (en anglais)

 

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Muhammad Yunus, le père du micro-crédit

Muhammad Yunus, le père du micro-crédit

Lisa Melia

DOSSIER CONSOMMATION

Prix Nobel de la paix 2006: Muhammad Yunus

En 2006, le bangladais Muhammad Yunus a reçu le prix Nobel de la paix. Ce qui a pu surprendre ceux qui le connaissaient déjà: Yunus est en effet un économiste. Né en 1940 dans ce qui était encore à l’époque une partie de l’Inde sous colonisation anglaise, il étudie d’abord près de chez lui. Il visite cependant pendant sa jeunesse l’Amérique du Nord, l’Europe, et une partie de l’Asie.

En 1957, il part à l’université de Dakha étudier l’économie, obtient son diplôme et devient enseignant. Il s’essaie à diriger une entreprise, et rencontre le succès. Mais il décide finalement de partir étudier aux États-Unis, où il obtient son doctorat.

Il restera pour travailler, mais en 1971 éclate la guerre de libération du Bangladesh. Muhammad Yunus soutient les indépendantistes Muhammad Yunus le 17 mars à Tokyo. Photo AFP/Yoshikazu Tsunoet s’implique. Il rentrera finalement chez lui en 1972, quelques mois après la déclaration de l’indépendance du Bangladesh.

Une banque pour le développement: la Grameen Bank

Il occupe alors le poste de responsable du département d’économie de l’université de Chittagong. La pauvreté qui règne le choque: «Une terrible famine frappait le pays, et j’ai été saisi d’un vertige, voyant que toutes les théories que j’enseignais n’empêchaient pas les gens de mourir autour de moi.»

En étudiant la situation des pauvres, il en vient finalement à la conclusion que le principal problème vient du fait qu’ils n’ont pas accès à des capitaux. Les banques refusent de prêter et les usuriers locaux pratiquent des taux d’intérêts à la limite de l’indécence. L’idée germe alors. En utilisant son propre argent, ils proposent à quelques villageois des «micro-prêts» de quelques dollars, dont les conséquences s’avèrent très positives. En 1977, il crée finalement sa propre banque, la Grameen Bank, qui se consacre au micro-crédit.

Le micro-crédit: qu’est-ce que c’est?

Le fonctionnement est relativement simple. Lors de ses recherches, Yunus a rencontré un groupe d’artisans ayant besoin de 27 dollars pour acheter du bambou. Les banques refusaient de prêter une si petite somme à des clients soi disant insolvables. Yunus a finalement prêté les 27 dollars de sa propre poche, ce qui a permis aux artisans d’acheter le bambou, donc de produire, et même de créer de nouveaux emplois. Ils ont remboursé le prêt sans difficulté. C’est là tout le principe du micro-crédit.

La Grameen Bank propose à des artisans ou entrepreneurs à l’échelle locale des petits prêts à taux d’intérêt nul, ce qui leur permet de financer leurs activités et d’entrer dans une dynamique de production et de profit. L’impact sur le développement social est considérable car le micro-crédit profite à divers secteurs et directement aux plus pauvres qui peuvent alors améliorer leur situation économique par leurs propres moyens.

Cela a également permis l’accès aux services sociaux de bases, ainsi que la revalorisation de la place et du travail de la femme dans plusieurs pays en développement, car ce sont les femmes qui utilisent en majorité ce système de prêt. Le micro-crédit est donc un vecteur de pacification social et d’amélioration de la vie de ses utilisateurs.

C’est pour cela que Muhammad Yunus et son institution la Grameen Bank ont reçus en 2006 le prix Nobel de la paix. La Grameen Bank a soutenu quelques 2,4 millions d’emprunteurs. Selon la Banque mondiale, il y aurait maintenant près de 10 000 institutions de micro-crédit dans 85 pays qui brassent 30 milliards de dollars. Environ 300 millions de personnes dans le monde en bénéficient.

Profiter de la crise économique pour changer le monde

Muhammad Yunus est intervenu ce mardi à Tokyo, où il a estimé que la crise financière était une opportunité de changer le fonctionnement du monde de la finance à l’échelle mondiale en faveur des plus démunis.

Dans le journal Le Monde, il a ainsi déclaré: «Le système financier doit être entièrement repensé. Il ne fonctionne pas pour le peuple de toute façon ! Pour les riches, oui ! Les grandes entreprises, oui ! Mais pas pour le peuple […]. Un petit nombre de personnes d’un seul pays avaient créé une situation désastreuse pour le monde entier, [ce qui démontre] la fragilité du système capitaliste actuel.»

VOS COMMENTAIRES SUR LE MICRO-CREDIT 

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Halte à la consommation excessive

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Halte à la consommation excessive

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Nous sommes inondés de publicités de toutes sortes nous vantant toujours les bienfaits des produits qui nous sont proposés. Achetez la dernière tondeuse à gazon, la dernière télévision-plasma, le dernier vêtement de marque ou la voiture de sport la plus performante.

La consommation est devenue la nouvelle religion que nous vénérons sur l’autel du capitalisme présent dans les centres commerciaux, ces lieux de culte moderne.

La consommation excessive, c’est nous!

L’Amérique du nord contient 6% de la population, mais consomme 45% des ressources de la planète. De même, les autres pays industrialisés représentent 19% des habitants de la terre, et utilisent 30% des ressources naturelles. De plus notre demande actuelle dépasse de 40% les capacités de régénération annuelle des richesses naturelles et la tendance ne cesse de s’accentuer depuis 1986.

La consommation au détriment de la société

La tendance à la surconsommation reflète un défaut majeur de nos sociétés. L’argent est devenu le centre de toutes nos préoccupations au détriment des relations humaines et de l’entraide communautaire. Les nouvelles technologies et l’exclusion sociale isolent les individus. Ces derniers se croient seuls devant une situation de détresse qui touche, en fait, une part bien plus importante de la population qu’on ne le croit.

Une société malade de sa consommation

L’Occident est malade, malade d’individualisme, de matérialisme et d’une absence complète de spiritualité. Nous nous réfugions dans la consommation afin d’oublier nos véritables tracas, la détérioration de l’environnement ainsi que les problèmes sociaux autour de nous. Cela explique la consommation maladive et l’endettement massif via les cartes de crédit de toutes sortes qui est à l’origine de la présente crise financière mondiale. Soyez heureux maintenant et payez beaucoup plus cher plus tard!

À moins de vivre dans le fond des bois ou d’être sans-abri, nous sommes tous enclin à la consommation. Que voulez-vous? Nous n’avons aucune alternative afin de vivre dans la société qui est la nôtre. Que cela soit pour éviter une pauvreté extrême à nos enfants ou pour leur permettre un environnement matériel digne de ce nom, nous n’avons guère le choix.

Nous sommes tous des consommateurs dans cette société capitaliste et nous tentons en tant que simples individus d’en tirer ce qu’il y a de meilleur. Mais cela ne veut pas dire de consommer sans tenir compte de nos convictions en surconsommant de manière irresponsable.

Influencer l’économie par nos choix de consommation

Le livre de Laure Waridel, «Acheter, c’est voter», nous démontre qu’il est possible de consommer et d’influencer l’économie par nos choix de consommation. L’achat de biens ne se limiterait plus seulement à la satisfaction des besoins matériels, mais pourrait influer sur des choix politiques ou socio-économiques. En fait, le plus important est de choisir le mieux possible nos achats en favorisant les produits locaux à teneur écologique ou en choisissant des marchandises étrangères issues du commerce équitable. Mais le plus important est de limiter nos pulsions consommatrices rendues excessives à cause de la publicité envahissante.

Pour résumer, la solution à ce problème de consommation réside en nous même. Ainsi, nos choix individuels deviennent la seule voie possible pour atteindre un équilibre psychologique dans nos vies et préserver l’environnement de notre consommation incessante.

Le changement vers un monde écologiquement sain ne s’applique pas seulement par la promulgation de lois environnementales, mais par une remise en question essentielle de notre mentalité ainsi que de notre mode de vie.

Reflet de Société, Vol.17, No 2, Février/Mars 2009, p.32

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Le prix du pétrole et l’OPEP

Le prix du pétrole et l’OPEP

Le Journal de Montréal rapportait le 16 octobre dernier un article de l’agence France-Presse sur l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

L’OPEP a convenu de baisser sa production de barils de pétrole. La motivation est de faire remonter le prix de ce fameux baril, jugé trop bas.

Je suis scandalisé à chaque fois que je vois un groupe de personne décider de magouiller ensemble pour contrôler les prix que le consommateur va payer. Malgré toutes les formules mathématiques inventées pour donner un prix au baril de pétrole en fonction de l’offre et de la demande, à partir du moment où quelques chefs des grandes familles arabes décident ensemble de la quantité produite, nos formules mathématiques ne valent plus rien.

J’ai la même aversion lorsque j’entends des agriculteurs tuer des bêtes pour faire augmenter le prix ou encore le Canada qui a déjà fait du «dumping» de son blé, encore une fois pour faire augmenter les prix.

Il existe pourtant une loi contre de telles coalitions. Mais nos lois sont-elles suffisamment appliquées pour répondre à la protection du consommateur? Nous avons aussi une loi contre les monopoles. À partir du moment où différents concurrents se regroupent en association pour faire la pluie et le beau temps, pour décider ensemble, nous ne sommes plus dans les lois du marché de l’offre et de la demande. Cette organisation devrait être considérée comme un monopole et nous devrions pouvoir réagir à cela.

Les situations de monopoles et de coalition sont contraires aux règles du capitalisme.

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/11/les-petrolieres-et-le-consommateur/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/les-tentacules-de-lor-noir/

Ressources protection du consommateur

Office de la protection du consommateur du Québec
Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs
Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

Protégez-vous

Rédaction
courrier@protegez-vous.ca
2120, rue Sherbrooke Est, bureau 305
Montréal (Québec) H2K 1C3

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Le désengagement du gouvernement dans le communautaire

Le désengagement du gouvernement dans le communautaire

Par Raymond Viger. Volume 13.6, Août 2005

Le gouvernement du Québec veut permettre aux organismes communautaires d’émettre des parts sociales à des actionnaires: une mise à mal de notre gestion démocratique et une porte ouverte aux plus belles fraudes…

Je me souviens d’une histoire qui est arrivée à un de mes proches. Il travaillait pour une entreprise où il était un cadre important. L’entreprise voulait faire une restructuration majeure. Son ancienneté empêchait l’entreprise de le mettre à pied. En lui faisant miroiter que l’entreprise voulait l’aider à faire encore plus d’argent, ils l’ont convaincu de partir à son compte pour ouvrir un magasin. C’était un coup fourré et il faisait face à la faillite en peu de temps.

Le gouvernement du Québec est-il en train de faire la même chose avec le communautaire? Le gouvernement veut se désengager du financement du communautaire depuis un bon bout de temps. Il cherche des idées pour se débarrasser de ses obligations sociales. Les lois régissant le communautaire étant nombreuses et désuètes, il veut faire une réforme. Est-ce là une belle occasion pour se laver les mains?

Dans la révision des lois existantes, le gouvernement veut donner aux organismes communautaires un nouvel outil de financement: l’émission de parts sociales. Mais attention! Est-ce vraiment pour le bien du communautaire?

Dans une entrevue au Journal de Montréal, le 2 juillet dernier, M. Bernard Lemaire, président de Cascades, mentionnait: «On est en train de tuer le capitalisme. Les nouvelles règles comptables et les nouvelles normes rendent de plus en plus compliquée la gestion quotidienne d’une entreprise publique. On doit tout vérifier, contre-vérifier, on crée de la paperasse, on rend la vie impossible. Ce n’est pas normal que la paperasse représente 7 à 10% du chiffre d’affaire.» M. Lemaire envie aujourd’hui les entreprises qui sont demeurées privées et qui n’ont pas vendu d’actions.

De l’autre côté, on se souvient des fraudes telles qu’Enron. Pour satisfaire l’appétit des actionnaires, les administrateurs ont trafiqué les bilans de leur entreprise.

Finalement, on se souvient aussi du questionnement sur les salaires faramineux des administrateurs d’entreprises. C’est à coup de millions qu’il faut les payer pour en trouver un capable de satisfaire les besoins de rendement court terme des actionnaires. Et tout ça se fait souvent au détriment de l’entreprise

Vote des actionnaires ou des démunis

C’est là que le gouvernement veut pousser le communautaire?!? D’une part, dans une gestion démocratique, peut-on parler d’actionnaires et de rendement sur le capital? Dans une gestion sociale, veut-on donner un droit de parole et un droit de vote aux plus démunis ou à ceux qui ont les moyens d’investir dans un organisme? Le rendement demandé par les actionnaires se fera-t-il au détriment de la mission de l’organisme?

Parfois je me pose de grandes questions qui demeurent sans réponses. À quoi peut penser notre gouvernement quand il avance de tels projets? Quelles sont ses intentions réelles derrière ces beaux discours?

Vendre une action, c’est donner un droit de parole, de gestion et un rendement sur le capital à un actionnaire. Vendre une action, c’est aussi se créer une dette et des obligations face aux actionnaires.

Nous avons présentement des obligations dans notre charte d’organisme communautaire. S’il y a des surplus, il doivent être réinvestis dans la mission, non pas à des actionnaires. En cas de fermeture de l’organisme, les actifs doivent être redistribués à un autre organisme communautaire ayant une vocation similaire.

Si ce projet de loi passe, en cas de dissolution d’un organisme, les actionnaires pourront se diviser les actifs! La porte est ouverte pour les plus belles fraudes que nous n’ayons jamais vues. J’ai déjà déposé un mémoire au gouvernement demandant la création d’un ombudsman communautaire, parce qu’il y a déjà trop de fraudes  qui demeurent impunies. Et voilà que le gouvernement veut miner le terrain. C’est à n’y rien comprendre.

Drôle de hasard que ces questions se posent dans un numéro basé sur le bénévolat et l’implication des citoyens.

Va-t-on continuer d’intéresser des gens à s’impliquer bénévolement, sachant que des actionnaires empochent les surplus?

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