Droits des enfants

Droits des enfants

Par Mario St-Pierre, Trois-Rivières.

Célébrer la Journée nationale de l’enfant, c’est confirmer le rôle essentiel que doivent jouer les enfants dans leur propre vie et celle de leur collectivité, c’est reconnaître qu’ils sont des citoyens à part entière qui peuvent, et doivent contribuer de façon significative aux décisions qui permettront que leur pays soit digne des enfants.

Les Etats-Unis bafouent les droits des enfants

Nos voisins du pays de l’Oncle Sam prétendent être les grands défenseurs des droits de humains, déclarent la guerre au nom de la liberté et revendiquent le titre de policiers du monde. Pourtant, ils s’entêtent à ne pas ratifier la Convention relative aux droits de l’enfant . La peine de mort, l’emprisonnement à vie et les droits des adultes semblent primer sur le respect de leurs propres enfants.

Avec la Somalie les Etats-Unis sont les seuls à ne pas avoir ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant qui célèbre son 15e anniversaire cette année. En fait, 25 États américains refusent d’abolir la peine de mort pour des crimes commis par des mineurs, des handicapés ou des mineurs atteints de maladies mentales reconnues. De telles pratiques vont carrément à l’encontre de la convention qui prône, entre autres, le droit à la vie et le meilleur intérêt possible de l’enfant. Plus particulièrement l’article 37 de la Convention qui protège l’enfant contre toute forme de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants y compris la peine capitale ou l’emprisonnement à vie sans liberté de libération.

Les Etats-Unis ont du mal à s’engager face à ce document de droits internationaux. La première raison mise de l’avant stipule que la convention fragilise le droit des parents sur les enfants. On jumelle cet argument à l’avortement. Il faut souligner que les Etats-Unis s’opposent à l’avortement en propageant l’idée de l’abstinence sexuelle comme solution miracle. De nombreux lobbies, soutenus par le Sénateur Jesse Helms, laissent croire que cette Convention brime les parents. On le surnomme «sénateur du non» pour son opposition systématique aux traités internationaux. Il a quitté ses fonctions en janvier 2003. Après avoir consacré sa dernière année au Congrès américain pour lutter contre le sida. Atteint d’un cancer et d’une maladie musculaire l’obligeant à utiliser une chaise roulante, Monsieur le Sénateur aurait-il eu des remords face à ses positions intransigeantes? Osons espérer que oui!

En mai 2002, plus de 7 000 personnes provenant du monde entier se sont rassemblées à New-York pour prendre part à la Session extraordinaire des Nations Unies sur les enfants, la plus importante jamais réalisée. Mais encore là, les Etats-Unis ont largement handicapé l’événement en s’opposant à toutes référence à la Convention. En décembre 2003, les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils désiraient ratifier la Convention mais qu’ils souhaitaient auparavant déposer une réserve sur l’article 37 qui condamne le recours à la peine de mort contre les enfants. Certains des 25 États américains, qui conservent la peine capitale dans leur arsenal juridique applicable à des mineurs, n’hésitent pas à l’appliquer concrètement. N’ayant visiblement rien compris à l’essence même de la Convention, leur demande a été rejetée.

Au nom de la liberté, combien d’autres décisions nos voisins justifient : guerre, tuerie d’innocents, refus de protéger des gens en situation de pauvreté… Comment, en tant que société sensible aux droits fondamentaux, pouvons-nous tolérer ces comportements? Imaginez, un instant, qu’au Québec l’on mette à mort un enfant pour un crime commis. Nous assisterions à tout un tollé de protestations et d’indignation de toutes parts. Il faut dénoncer cette « toute puissance américaine » qui ne respecte aucun droit humain fondamental en déclarant la guerre à qui mieux mieux, en tuant, en laissant mourir des enfants dans leur propre pays. Le Président Bush dénonce l’avortement mais il se garde bien le droit de tuer des enfants de leur vivant!

Des centaines de jeunes condamnés à mort

Une vingtaine d’États américains dont le Texas, ont recours à la peine capitale pour des personnes qui ont commis des crimes alors qu’ils étaient mineurs ou, dans certains cas sont exécutés alors qu’ils n’ont pas encore 18 ans.

La section canadienne francophone d’Amnistie internationale nous invite à écrire au Gouverneur du Texas pour demander de commuer les sentences de mort prononcées contre tous les mineurs.

Consulter le site: www.amnistie.qc.ca ou par téléphone: (514) 766-9766

NDLR: Les États-Unis sont contre le Tribunal international. Ils ne veulent pas être jugé par d’autres gouvernement. De plus, le processus juridique pour ratifier et signer une entente internationale est très lourd. Les États-Unis ont mis 30 ans pour ratifier la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Après 17 ans, ils n’ont pas encore ratifier la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes! Malgré tout, ils peuvent prendre la décision d’attaquer un pays beaucoup plus rapidement.

«Ceux qui prétendent conférer la légitimité doivent eux-mêmes l’incarner; ceux qui invoquent le droit international doivent eux-mêmes s’y soumettre.» Extrait du message du Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, 21 septembre 2004.

Regroupement des organismes Espace du Québec

Le 20 novembre est la journée consacrée aux enfants. Cette date a été désignée suite à l’adoption par l’Organisation des Nations Unies (ONU), de la Déclaration et de la Convention des droits de l’enfant.

Il est essentiel de promouvoir des rapports égalitaires et basés sur le respect entre les adultes et les enfants. Prenons le temps aujourd’hui de faire quelque chose de spécial avec notre enfant, pour lui démontrer qu’il est important et qu’il occupe une place essentielle dans notre vie.

Aujourd’hui, prenons le temps…

  • de lui préparer un repas aux chandelles avec, comme musique d’ambiance, son disque favori.…
  • de lui réserver un «vrai 15 minutes» pour jouer avec lui…
  • de lui raconter de beaux souvenirs lorsqu’il était bébé (ses premières dents, ses premiers pas…)…
  • de l’écouter, l’encourager et s’émerveiller de tout ce qu’il a à offrir et du sens particulier qu’il donne à notre vie…
  • et particulièrement aujourd’hui, pensons à lui dire combien nous l’aimons.

Textes sur la famille:

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/14/les-quebecois-sont-fous-de-leurs-enfants/

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La Soirée du Hockey: Un moment priviliégé entre son père et son fils

La Soirée du Hockey: Un moment priviliégé entre son père et son fils

Par Alain Martel

Hé! Je vous entends là. Je vous entends dire: «mais qué cé que tu veux que ça me fasse à moi, la soirée du hockey?»… C’est sûr que ce n’est plus pareil. Les millionaires, un peu capricieux, sont de plus en plus loin de la vraie vie. La vraie vie, c’est-y nécessairement une vie de misère? Être millionaire, ça règle-t-y vraiment tous les problèmes? Yvon Deschamps lui-même, dans sa grande sagesse, disait qu’il valait mieux être riche et en santé que pauvre et malade. Bon! On ne s’obstinera pas.

Mais ce qui a écoeuré les amateurs, les fans, tout le monde, ce sont les grèves, les demandes salariales qui ne nous sont même pas accessibles dans nos rêves les plus fous. On dirait qu’ils ne se rendent pas compte de leurs privilèges. Être payés pour JOUER! On pourrait bien parler de leurs vies et de ce que ça amène comme difficultés mais c’est pas mon sujet. De quoi je veux parler d’abord? J’y arrive.

Quand j’ai su que la Soirée du Hockey était retirée de l’horaire, je me suis surpris à avoir de la peine. Je suis un amateur et un fan du Canadien… Hep! On ne peut être parfait… Quelle est la différence entre regarder le hockey à Radio-Canada ou à RDS? Aucune, à condition d’habiter une région desservie par le câble et d’être abonné (c’est-à-dire, payer). Sauf que je me rappelle quand j’étais petit. Mon père était policier et je ne le voyais que rarement. Mais LE moment de la semaine, c’était la Soirée du Hockey. Le samedi soir. On s’asseyait sur le divan, un à côté de l’autre. On s’émerveillait à chaque exploit de Jean Béliveau, puis de Guy Lafleur. On s’excitait à la vue de toutes ces feintes, ces arrêts et ces buts. Après la première période, généralement, mon père dormait. Ça me rendait fier, complice avec mon père. Il me semblait qu’il me faisait confiance. Je le regardais ronfler, l’entendais surtout. Quand le Canadien gagnait, on avait une belle semaine. Sinon, on était un peu triste. Dans ce temps-là, on n’était pas triste souvent… malheureusement, ce n’est plus comme ça aujourd’hui…

Le hockey a fait partie de mes rites de passage. Je suis passé à un niveau supérieur dans la vie quand j’ai pu écouter le hockey à la télé avec mon père. Plus tard, à l’adolescence, mon père et moi nous ne nous croisions que rarement, nos horaires étant incompatibles. Ce qui animait nos conversations, c’était le Canadien. J’ai eu l’impression qu’on m’enlevait tous ces merveilleux moments, ces souvenirs avec mon père, cet épisode que j’idéalise sans doute. La nostalgie…

L’autre raison, c’est que ça enlevait toute possibilité à une catégorie de gens d’en faire autant. Comme c’est souvent le cas aujourd’hui, les gens pauvres devenaient les victimes de la grosse machine à piastres. Pour de l’argent, les dirigeants du Canadien se privaient de l’appui des gens qui ont fait leur fortune avec les années. De plus, ils empêchaient une grosse partie de la population de s’identifier encore à ces joueurs, de rêver. Et les enfants, de devenir eux aussi les idoles…

Le Canadien, c’est l’histoire d’une équipe de hockey et d’une population, pour qui c’est devenu un moyen de se libérer de ce qui lui faisait mal. Le sport est tellement malade que plus ça va, plus il faut faire partie de l’élite pour s’y intéresser. C’est donc pour ces raisons que je suis heureux que la soirée du Hockey demeure à l’antenne de Radio-Canada. Maintenant, qui en fait la description, on s’en fiche, non?

S’intéresser au Canadien, c’est s’intéresser à une partie de notre culture, de notre inconscient collectif québécois qui fait de nous ce que nous sommes. Il y a bien des gens qui ne seront pas d’accord. Tant pis, tant mieux. Mais peu importe que ce soit le Canadien ou les Expos, l’Impact, ou quoi encore, ce qui est important, c’est que les parents prennent du temps avec leurs enfants afin d’alimenter leurs rêves, peut-être, mais surtout de créer ce moment privilégié qui fait qu’un enfant se sent important pour son père ou sa mère. Il sera comme moi, il s’en rappellera toujours. Alors, prenez donc la chance… En passant, ce n’est pas seulement une histoire de gars, je l’ai fait avec ma nièce. Mais ça, c’est une autre histoire… Merci de me lire. Merci de me publier.

Textes sur la famille.

Un père veut aider son fils

Papa rapper

Le courage d’une mère aveugle

Commentaires de Renart L’Éveillé sur le Hockey.

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Famille : des ressources tout près de chez vous

Famille : des ressources tout près de chez vous

Mario St-Pierre, Trois-Rivières.

Un bébé ça change pas le monde, sauf que… ça chamboule complètement l’univers des nouveaux parents. Ceux-ci ont eu beau suivre des cours prénataux et la maman avoir reçu plein d’informations à l’hôpital, beaucoup de nouveaux papas et mamans (jeunes ou moins jeunes) se retrouvent rapidement dépassés par les événements.

La culpabilité s’installe. Plusieurs se considèrent comme étant de mauvais parents et incompétents face à ce nouveau rôle. Pourtant nul ne vient au monde parent. La compétence parentale ça s’apprend et pas nécessairement dans les livres. C’est la vraie vie qui outille les parents en ce sens. De nombreuses ressources sont disponibles pour faciliter et mieux vivre cette période, parfois troublante, pour tous les membres de la famille. Le réseau des organismes communautaires FAMILLE peut répondre à vos inquiétudes et contribuer à prévenir les difficultés d’ordre personnel et familial.

Les organismes communautaires Famille respectent les grands principes de l’action communautaire. Issus du milieu, ils sont créés par et avec les familles. Ils prennent les couleurs du milieu dans lequel ils sont implantés. Favorisant l’émergence de solutions collectives, alternatives et novatrices, ces organismes constituent un moyen que se sont donné les familles pour répondre à leurs besoins. Selon la Fédération québécoise des organismes communautaires Famille, plus de 250 membres sont présents dans les 17 régions du Québec. Il y a donc une ressource tout près de chez-vous. L’appellation varie, allant de Maison de la Famille à Carrefour familial en passant par Parent’aime, contactez votre CLSC le plus près de chez-vous pour connaître la ressource à fréquenter.

Plusieurs services et activités sont offerts : halte garderie, répit parental, aide aux devoirs et leçons, dîners communautaires, conseils en prévention et promotion de la santé, ligne d’écoute, droit de visite et de sortie pour les parents en processus de séparation, etc. Tous ces services ont un but commun: valoriser le rôle du parent tout en partageant l’enrichissement de l’expérience parentale à travers des activités qui peuvent prendre diverses formes et toucher tous les styles et cycles de vie. Chose certaine, le nouveau parent désespéré trouvera des solutions et une attention particulière à ses besoins. Le lien de confiance est primordial dans les démarches des intervenants du milieu.

Un programme qui a fait ses preuves

La majorité des organismes Famille offre le programme Y’APP (Y’A Personne de Parfait). C’est un programme de promotion de la santé et de soutien à la compétence parentale, à l’intention des parents qui ont des enfants de 0 à 5 ans. Cette initiative qui a vu le jour dans les provinces Atlantique en 1987, va dans le sens du virage préventif en matière de politique familiale.

Le programme Y’APP vise à briser l’isolement des parents, à créer un réseau d’aide naturelle, à augmenter la compétence parentale et à favoriser la prise en charge des parents par eux-mêmes. De par son intervention précoce auprès des parents vivant des difficultés, il favorise la baisse des taux de signalements à la DPJ et diminue la négligence et la violence à l’égard des enfants. On fait en sorte que les parents mettent sur pied des mécanismes de supports, qu’ils développent plus de confiance en eux-mêmes, de façon à manifester des attitudes et des comportements appropriés à toute situation envers leurs enfants. Ces rencontres d’une durée de deux à trois heures sont généralement réparties sur une période de cinq à dix semaines. Aisément installés entre gens qui vivent les mêmes situations, la situation devient propice aux confidences. Ces rencontres portent toujours sur les préoccupations et les expériences vécues par les parents présents. De nouvelles amitiés prennent forme. Certains participants continuent à se rencontrer après la fin du programme.

Inutile de demeurer isolé avec ses craintes face au nouveau rôle de parent. Les organismes Famille sont là pour vous. Leurs programmes, services et activités sont soigneusement mis au point pour répondre à vos besoins. N’hésitez pas à passer par chez eux!

Textes sur la famille:

La soirée du hockey: un moment privilégié entre un père et son fils

Familles homoparentales: une réalité à respecter

Amour sans frontières

Conflit de générations

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
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Pour la dignité et le bien être des personnes âgée

Pour la dignité et le bien être des personnes âgées

Mario St-Pierre, Trois-Rivières

«De toutes les sciences que l’homme peut et doit savoir, la principale, c’est la science de vivre de manière à faire le moins de mal et le plus de bien possible» (Tolstoï, Lettre à Romain Rolland, 1887).

Dans les années 60, on se penche sur le cas des enfants maltraités. Les années 70 laissent davantage de place aux femmes. Les années 80, quant à elles, nous apportent le respect des minorités visibles. Le 14 décembre 1990, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies proclame le 1er octobre, Journée internationale des personnes âgées.

Pourquoi? Parce que la population vieillit. En effet, le pourcentage de personnes âgées devrait atteindre 33% de la population en 2041, selon l’Institut de la statistique du Québec. Et qui dit population vieillissante, dit apparition d’un nouveau phénomène: l’abus auprès des aînés.

Les médias traditionnels nous ont appris à reconnaître l’abus auprès des aînés lorsqu’il s’agit de mauvais traitements prenant la forme de négligence. En réalité le phénomène est beaucoup plus sournois, moins spectaculaire mais tout aussi dévastateur. L’abus peut être physique ou psychologique.

Le plus alarmant c’est que l’abuseur est souvent un proche de la personne âgée qui vit lui-même de sérieux problèmes. En fait, on peut facilement traduire cette relation comme étant la rencontre de deux grandes solitudes. Une personne âgée isolée physiquement et une personne plus jeune isolée par des problèmes d’argent, de consommation de drogue ou d’alcool ou même menacée et violentée par son conjoint.

Souvent, ni l’abusé, ni l’abuseur ne se reconnaît dans les profils généralement véhiculés. On ne se reconnaît que dans la souffrance de l’autre sans être apte à la nommer et, encore moins, à la prévenir. On nage alors en pleine détresse et seul un observateur extérieur peut intervenir, contacter des ressources et élaborer ensemble un plan d’aide.

Selon Madame Denise Proulx, coordonnatrice de la Table de concertation Abus auprès des aînés de Trois-Rivières, le problème majeur avec lequel les organismes et les aidants doivent conjuguer c’est le silence. «Lorsqu’ils sont abusés, les aînés se taisent. Ils ont peur.» Il devient alors très difficile de trouver de l’aide, des ressources. Surtout si la personne vit seule ou qu’elle est dépendante. «Les aînés ne savent pas toujours qu’il sont abusés. Pour certains c’est normal de souffrir. Ils ont peur et honte. La situation s’améliore en autant qu’on en parle et que des dénonciations sont effectuées» souligne Madame Proulx.

Des pistes de prévention doivent être mises en œuvre avant que la problématique ne s’installe. Des visites plus régulières par les membres de la famille ou par les amis peuvent aider à briser l’isolement de la personne âgée et à la rendre moins vulnérable. D’autres moyens plus techniques comme l’amélioration de la sécurité de la maison, des recours à des services d’accompagnement ou de rencontres réduisent les risques d’abus. Plusieurs ressources sont disponibles. Il ne faut surtout pas hésiter à les contacter.

Comme pour tous les autres types d’abus, c’est collectivement que nous réussirons à agir de façon directe. Les ressources se multiplient, consultez-les. Et un petit truc, que ce soit en institution ou à la maison faites une visite à vos parents à des heures qui vous sont inhabituelles. L’effet de surprise pourrait vous en apprendre long sur des problèmes qui se vivent au quotidien et en silence.

Quelques ressources:

Votre CLSC

FADOQ : Mouvement des aînés du Québec 1 800 828-3344, www.fadoq.ca

Commission des droits de la personne et droits de la jeunesse: 1 800 361-6477, www.cdpj.qc.ca

Ligne Info-Abus aux aînés : 1 888-489-2287

AQDR, Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraites, 1 877 935-1551, www.aqdr.qc.ca

La Fondation pour le bien-vieillir: 514-287-1070

Table de concertation Abus auprès des aînés de Trois-Rivières, 819-376-4150

Autres textes sur la famille:

Conflit de générations

Sexualité et aînés

Les aînés mal-aimés

Le courage d’une mère aveugle

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La famille de l’an 2000

La famille de l’an 2000

Raymond Viger

Un dossier sur la famille, en pleine période des Fêtes. Pour certains, les Fêtes sont une période de l’année où l’on se rapproche les uns des autres, on revoit des membres de la famille que l’on n’avait pas vus depuis longtemps. Pour d’autres, le souvenir des derniers disparus. C’est peut-être le premier Noël à passer après une rupture douloureuse, ou encore le suicide d’un être cher…

Nous n’avons pas voulu tomber dans le mélodrame, ni dans des clichés trop faciles. Les Fêtes apportent toutes sortes d’émotions que l’on ne peut banaliser. De son côté, la vie en famille peut être une source de réconfort, de solidarité, de soutien, autant qu’elle peut avoir été aussi un lieu de blessures intenses et très intimes.

La famille de l’an 2000 reste encore à être défini. Pour notre organisme, nous formons une famille reconstituée, une famille sociale. Autour de notre grande table de conférence, ce sont les émotions d’une quarantaine de jeunes qui entrent en relation avec autant de parents, de grands-frères et de grandes sœurs. Pour nous, la famille n’est pas un lien biologique, mais une relation que nous vivons dans un milieu de vie qui nous est propre.

Longtemps, Danielle et moi avons été considérés comme les parents de cette grande famille qu’est le Café-Graffiti. Depuis, le local a été emprunté pour les baptêmes des enfants de ceux qui sont passés chez nous. Même ceux qui fréquentent encore le local nous présentent leurs enfants. Nous avons à nous assumer maintenant dans un rôle de grands-parents! Pas évident pour moi qui me sens encore un adolescent rebelle et révolutionaire. Non, ce ne sont pas des cheveux gris que vous voyez sur mes tempes. Ce sont sûrement le reflet des lumières ou encore un peu de neige qui est demeuré dans mes cheveux.

L’être humain est fait pour vivre en collectivité, en famille. Lorsque la famille conventionnelle ne réussit plus à pourvoir à ce rôle, nous pouvons nous créer une nouvelle famille, une micro-société dans laquelle nous pourrons évoluer et grandir. Les enfants de notre société sont la responsabilité de tout le monde. Nous avons tous à nous assumer dans un rôle de citoyens impliqués dans l’ensemble de nos jeunes.

Nous avons voulu traiter de ce sujet avec un angle différent et original. Nous avons tracé le portrait de trois familles bien ordinaires, mais qui font et vivent des choses spéciales et qui sortent de l’ordinaire. Ce qui ressort de ces entrevues intimistes, c’est la capacité de se développer un réseau pour nous aider et nous soutenir dans l’éducation des enfants. Peu importe les rêves que nous avons, peu importe les objectifs que nous avons, il y a moyen de trouver un équilibre dans nos vies et de faire une place importante pour nos jeunes, une place qui leur revient de droit parce qu’eux aussi sont des citoyens de ce monde.

Lorsqu’un enfant vient au monde, il est entouré de milliards de parents qui vont influencer sa vie, son devenir. Nous avons une responsabilité individuelle et sociale envers ces jeunes, nos enfants qui font autant partie de nos vies, que nous faisons partie de la leur.

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Le deuil de ma soeur

Le deuil de ma soeur

Par Diane Carter

Il y a quelques mois, ma sœur est décédée. J’ai passé plusieurs mois près d’elle à l’accompagner sur le chemin de la mort. Même si je savais qu’elle allait mourir, quelque chose en moi ne voulait pas, j’étais comme dans un état second.

J’étais incapable de pleurer ou de lui parler de cette mort qui arrivait à grand pas; on savait toutes les deux, juste à se regarder, que nous devions nous séparer. J’étais là pour elle, pour lui dire et l’entendre dire «je t’aime ma sœur, ma seule et ma vraie amie».

Vendredi 7 septembre 2001, ses yeux s’ouvrent, ils brillent, une lumière éclate dans son regard et soudain plus rien, elle ne respire plus. Prise de panique, je fais sortir tous les membres de ma famille pour rester seule avec elle, je ne sais pas quoi faire. J’essaye, pour un court moment, de la réanimer… Plus rien. Je me suis mise à pleurer.

Depuis, il est vrai que j’ai consulté pour être aidée. Mais, j’ai menti à mon thérapeute, en parler faisait trop mal. J’ai fait semblant que tout allait mieux. J’ai voulu me protéger pour ne pas souffrir.

Aujourd’hui, je comprends que c’est important de faire son deuil car si la tête s’efforce d’oublier, le corps, lui, s’en souvient. Je suis au prise avec de l’angoisse constante, mon corps tremble de peur, mon âme se noie, j’ai de la difficulté à voir le soleil briller. Les gens autour de moi qui m’aiment, je les fuis, par peur qu’eux aussi partent, alors, je me coupe de tout cet amour. Je sais que j’ai encore du chemin à faire, mais ça m’a fait du bien d’en parler.

Ressources

  • Deuil-secours : (514) 389-1784
  • Renseignez-vous auprès du CLSC de votre quartier, ils peuvent vous offrir support et référence.

Guide d’intervention auprès d’une personne suicidaire

Suicide d’un ami

Textes sur la santé.

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

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Le suicide de Léon Lafleur

Le suicide de Léon Lafleur                          Dossier Suicide

Par Raymond Viger

Une personne qui se suicide, ça dérange. Toutes sortes d’émotions montent en nous: tristesse, colère… Des émotions que nous n’avons pas toujours appris comment gérer et qui nous portent à vouloir réagir. Trouver un coupable. Crier notre désarroi, notre désespoir, notre injustice.

Ces émotions nous appartiennent. Nous sommes responsables de leurs trouver un canal pour les exprimer et éviter qu’elles nous grugent à l’intérieur. Comment puis-je exprimer ma colère sans me faire mal et sans blesser mon entourage? Je peux devenir un justicier. En prenant position, je cherche un coupable, un bouc émissaire. En voulant trouver un responsable pour cette colère qui m’habite, je risque d’accuser un innocent. Je me déresponsabilise face à ces émotions qui sont les miennes.

Quand il y a un suicide, il n’y a pas UN coupable. C’est une série d’événements qui, mis bout à bout, amènent une personne face à une situation désespérée, dans une crise qui dure un certain temps. Il n’y a pas UNE parole suffisamment blessante pour pousser quelqu’un au suicide. Il n’y a pas UNE personne assez méchante pour en pousser une autre à se suicider. C’est un ensemble de facteurs. Plusieurs événements sont venus miner la vie de cette personne pour qu’elle ne voit plus de solutions à son désespoir, qu’elle ne puisse plus voir la lumière au bout du tunnel. Cette personne voit le temps s’échapper. Chaque seconde semble devenir une éternité de souffrances interminables.

Après un suicide, beaucoup de questions font surface. Pour pouvoir y répondre, il faut connaître tous les faits, mais surtout les intentions réelles de toutes les personnes qui ont participé directement ou indirectement aux événements. Une chose est certaine, un suicide ça dérange et ça nous bouleverse. Un suicide, c’est un de trop. Il faut en parler. Prendre le temps de se vider le cœur. Il existe des ressources pour nous aider à traverser cette période de remise en question. Il y a 35 centres de crise à travers le Québec. Les téléphonistes peuvent vous fournir les coordonnés de la ressource la plus proche. Dans les CLSC, des intervenants sont disponibles gratuitement pour vous aider. Ces émotions qui remontent en nous nous appartiennent et nous sommes responsables de trouver une solution. Il faut l’exprimer, sans se faire de mal, sans faire mal à notre entourage.

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le  suicide:

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